Le combat spirituel démystifié, de Daniel Kolenda

À l’écart des messages habituels sur le sujet, cet enseignement de Daniel Kolenda vaut le détour. Quelques minutes utiles pour reconnecter avec le réalisme spirituel. Indispensable.

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« Si vous avez déjà fait du vélo, vous avez probablement remarqué que vous pouvez « ressentir » une côte, même si vous ne la voyez pas. Certains dénivelés sont trop peu visibles à l’œil nu, surtout s’il y a de nombreuses distractions le long du chemin qui se disputent toutes votre attention : des arbres, des passants occasionnels, des chiens qui aboient. Mais vos jambes ne se laissent pas berner. Elles savent quand la progression est difficile et quand elle est facile. Elles peuvent même percevoir la moindre élévation qui résiste à leur effort.

Se donner à fond, affronter et endurer

Tout comme il y a de la résistance physique, il y a également de la résistance spirituelle. L’apôtre Paul dit aux Éphésiens : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12). Une leçon évidente du verset ci-dessus est que même s’il est invisible, le combat est réel. Comme lorsque nous pédalons sur une pente très légère mais réelle, nous ne voyons généralement pas les forces bien présentes qui s’opposent à notre avancée. Mais nous les sentons néanmoins. Nos jambes spirituelles ne mentent pas. À ce moment-là, nous devons choisir de nous donner à fond, d’affronter et d’endurer jusqu’à ce que nous ayons terminé la course.

Cette perception de résistance invisible est ce que les chrétiens identifient comme le combat spirituel. Ils se préparent peut-être à un voyage missionnaire et une chose après l’autre tourne mal. C’est comme si quelqu’un essayait de saboter leurs plans. Ou peut-être qu’ils vivent des défis inhabituels avec leurs enfants ou dans leur vie de couple qui semblent inquiétants. Les gens impliqués ne se comportent pas comme ils ont l’habitude de le faire. Ils semblent être tombés dans une sorte de crise spirituelle. Ou peut-être que des maladies étranges surgissent sans cesse dans leur corps ou celui d’un être cher. Ou bien, leur entreprise ou leurs finances semblent être attaquées sans cesse. Toute cette résistance semble sortir de nulle part, et il y a une impression claire qu’elle ne vient pas du domaine naturel. Dans de tels moments de la vie, la chose à faire n’est pas toujours évidente. Parlons de ce qu’est vraiment le combat spirituel et obtenons une certaine sagesse sur la façon de s’y préparer.

La terminologie

Comme beaucoup de termes utiles, l’expression ‘combat spirituel’ n’apparait pas dans les Écritures en tant que telle. La formulation est plutôt enracinée dans l’utilisation d’analogies militaires scripturaires pour décrire la façon dont les disciples de Christ doivent se préparer et repousser le mal, sous forme d’injustice et de tentation. Peut-être que l’exemple le plus célèbre se trouve à la fin de la lettre de l’apôtre Paul destinée à l’église d’Éphèse.

« Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints ». Éphésiens 6:10-18

Un soldat dans l’ancien empire Romain mettait son équipement de combat complet avant d’attaquer l’ennemi. De même, dit Paul, nous devrions également être entièrement revêtus de l’armure spirituelle – avec les éléments défensifs et offensifs – conçus pour protéger et faire progresser notre vie spirituelle. Un soldat expérimenté a compris que chaque centimètre d’une tenue de guerrier fournit une protection spécifique. N’oublier ne serait-ce qu’une partie peut s’avérer être une erreur fatale. Puisque nous faisons face à un ennemi décidé à nous éradiquer, nous devrions considérer la lutte contre le mal comme une question de vie ou de mort – et nous équiper en conséquence.

S’équiper !

À ce stade, vous vous attendez peut-être à ce que je fasse un commentaire point par point sur l’armure de Dieu pour montrer comment chaque pièce fonctionne spirituellement. Par exemple, les gens disent souvent que la justice est une cuirasse parce qu’elle sécurise nos cœurs. Ou le salut est un casque parce qu’il protège nos pensées etc. Néanmoins, je ne pense pas que ce soit ce que Paul essaie de dire. Il utilise plutôt toute l’armure comme une métaphore pour nous aider à comprendre la façon dont les batailles sont menées en général. Tout comme les batailles physiques sont menées avec des armes physiques, les batailles spirituelles demandent un équipement spirituel. C’est le point principal de Paul. Ce n’est pas que la justice protège seulement nos cœurs tandis que le salut protège uniquement nos pensées. Ce genre d’interprétation emmène trop loin la métaphore. Nous le savons parce que Paul utilise des métaphores semblables de différentes façons ailleurs. Par exemple, bien que la foi soit un bouclier dans Éphésiens, elle prend d’autres formes dans d’autres contextes. Elle est une porte dans Actes 14:27 et une cuirasse dans 1 Thessaloniciens 5:8. En outre, l’Écriture utilise des boucliers comme métaphores pour des vertus autres que la foi. David utilise l’image du bouclier pour symboliser le salut (2 Samuel 22:36), la grâce (Psaumes 5:13) et le Seigneur Lui-même (Psaumes 33:20). Le langage est souple. Il ne faut pas surinterpréter avec une rigueur qui nous détourne du sens principal.

Équipement de combat spirituel

Paul veut dire que tous ces éléments de l’armure sont les types d’équipements que Dieu a mis à notre disposition pour notre protection dans l’Esprit. Le combat spirituel exige de nous que nous cultivions la vie dans l’Esprit indépendamment de notre personnalité. Cela veut dire que la vérité, la justice, la paix, la foi et le salut sont bien plus que des vertus divines. Ce sont des armes de combat spirituel. Nous avons besoin de ces vertus pour être de bons témoins mais aussi pour être des soldats efficaces. Nous devons donc, pour ainsi dire, nous envelopper de ces défenses spirituelles afin d’être prêts à combattre toutes sortes de maux. 

De plus, la métaphore de Paul doit être comprise dans son contexte biblique plus large. Bien qu’il ait adapté la métaphore à ses propres fins, Paul ne l’a pas inventée. Une audience juive reconnaissait immédiatement ce passage de l’armure de Dieu comme une allusion à la description qu’Ésaïe fait de Yahweh se ceignant pour la bataille contre Ses ennemis spirituels.

« La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Éternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture. Il voit qu’il n’y a pas un homme, il s’étonne de ce que personne n’intercède ; alors son bras lui vient en aide, et sa justice lui sert d’appui. Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, et il met sur sa tête le casque du salut ; il prend la vengeance pour vêtement, et il se couvre de la jalousie comme d’un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis ; il rendra la pareille aux iles ». Ésaïe 59:15-18

Encore une fois, si le casque du salut signifie que le salut est destiné à protéger la pensée du chrétien, alors pourquoi Dieu le met-Il dans ce passage ? Il n’a pas besoin de salut et Sa pensée n’a pas besoin de protection. Ces vertus se réfèrent plutôt à des attributs du caractère de Dieu qui prennent une toute nouvelle signification dans le contexte du combat spirituel. C’est pourquoi, il ne faut pas interpréter les différentes pièces de l’armure de façon trop stricte. Cependant – et c’est le point principal – la métaphore parle de l’intention du porteur de l’armure de vaincre le mal et l’injustice, avec une passion digne d’une guerre totale.

En empruntant l’image divine d’Ésaïe et en l’appliquant aux chrétiens, Paul communique à ses lecteurs qu’ils doivent traiter le mal de la même façon que le Seigneur : comme un ennemi à vaincre complètement. Nous sommes les enfants de Dieu dans la paix ; nous sommes aussi Ses enfants dans la guerre. Nous nous revêtons du salut, de la justice et de la foi afin de pouvoir tenir ferme contre les stratagèmes du diable alors que nous combattons les souverainetés et les autorités du mal dans le monde invisible.

La normalité radicale du combat spirituel

Pour beaucoup de chrétiens – surtout charismatiques et pentecôtistes – l’idée du combat spirituel est souvent concrétisée de façon physique. Vous verrez parfois des réunions de prières avec des intercesseurs agitant des drapeaux, soufflant dans des shofars, dansant prophétiquement, ou même faisant des gestes physiques qui ressemblent à un combat physique avec un adversaire invisible. Il est crucial pour nous de comprendre néanmoins, que la plupart des guerres spirituelles ne sont pas du tout combattues de cette façon. Le combat spirituel prend souvent la plus banale des apparences. Certaines des choses les plus destructives qu’un chrétien peut faire endurer au royaume sombre de Satan se produisent au travers d’une vie de pureté, d’actes de bonté, du pardon comme Christ pardonne, de l’humilité et de l’abnégation.

Même lorsque le combat spirituel devient extérieurement dramatique et physique, il ressemble souvent à autre chose qu’à une victoire impressionnante. Considérez par exemple l’arme spirituelle ultime : le sang de Jésus est la bombe thermonucléaire du combat spirituel qui a changé le jeu à jamais et a déjà fait de Satan un ennemi vaincu. La croix de Christ fut l’acte ultime du combat spirituel Pourtant, elle ne ressemblait guère à une démonstration théâtrale de pouvoir militaire éternel. Au contraire, elle ressemblait à une faiblesse absolue, à une perte totale et à un échec complet. Ce qui semble puissant et efficace dans la chair est souvent complètement impuissant dans le domaine spirituel. De même, ce qui semble faible et petit à l’œil humain peut faire trembler le royaume des ténèbres. Le combat spirituel le plus efficace se produit sous la surface, dans les profondeurs de notre caractère, dans la piété et le sacrifice. 

La racine de la victoire

Pour souligner combien le combat spirituel est pratique, considérez les armures énumérées pour nous dans Éphésiens : la vérité, le salut, la justice, l’Évangile de paix, la foi et la Parole de Dieu. Ce sont tous des attributs invisibles rendus visibles seulement par un style de vie chrétien. De plus, chaque élément mentionné ici contredit directement l’esprit du siècle – l’esprit démoniaque antéchrist dont nous avons parlé plus haut. Ceci devrait renforcer la vérité que notre alignement intérieur avec Dieu et le comportement qui en découle sont d’une importance cruciale dans le combat spirituel.

En effet, ils sont la racine même de la victoire dans toute bataille spirituelle. Si le message de Paul dans Éphésiens n’est pas assez clair sur ce point, considérez la façon dont il remet en contexte l’armure spirituelle dans l’épitre aux Romains. 

« Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises ». Romains 13:11-14

Se lever et mener le combat !

Notez que cette terminologie militaire est utilisée pour aborder notre propre guerre spirituelle contre le péché. J’insiste là-dessus car certains lecteurs pourraient penser que je noie cette terminologie de combat spirituel et en minimise l’importance en l’appliquant à nos luttes intérieures. Je veux que ce soit clair : le combat spirituel biblique commence en nous. Ici, Paul insiste spécifiquement sur le fait que notre armure spirituelle ne protège pas seulement contre les puissances mauvaises extérieures, mais aussi contre la pratique intérieure et personnelle du péché. Paul exhorte ses lecteurs dans les deux passages à se protéger contre le mal et le péché en « portant », pour ainsi dire, une pensée juste, des actions pures et la présence réelle de Dieu.

Paul utilise un langage militaire fort par souci profond de sainteté personnelle de son auditoire (nous, inclus). Il ne veut pas que les églises – les précieuses personnes dans lesquelles il a investi sa vie entière – soient anéanties par une attitude désinvolte à l’égard du mal sous toutes ses formes. Il les encourage à se préparer au combat contre la tentation. Et une fois qu’ils ont fait tout leur possible pour se préparer, il les encourage à se lever et à mener la bataille. 

Se préparer ; rester prêt

Il est essentiel d’être prêts en tout temps car nous ne savons pas toujours quand une attaque spirituelle surviendra. D’autres fois, nous pouvons ne pas être en mesure de faire dès le début la différence entre une attaque spirituelle et les difficultés normales de la vie. Mais une personne prête à se battre est capable de gérer tout ce qui lui arrive.

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde »(1 Pierre 5:8-9).« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde » (1 Pierre 5:8-9).

Sans devenir superstitieux ou craintifs, nous restons prêts pour le combat en gardant nos cœurs et nos pensées alignés avec Christ. Parfois, nous ferons l’objet d’attaques démoniaques et d’autres fois nous nous contenterons de gérer les aléas de la vie. Nous ne saurons pas toujours les différencier mais notre préparation nous assurera que dans chaque situation, nous serons plus que vainqueurs. »

Extrait de TERASSER LES DRAGONS de Daniel Kolenda, chapitre 6

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Daniel Kolenda succède à l’évangéliste de renommée internationale Reinhard Bonnke et il est le président et directeur général de Christ pour toutes les Nations, un ministère qui a organisé les plus grands événements d’évangélisation de l’histoire. Daniel anime également un programme international de télévision.

Venant d’une lignée de cinq générations de prédicateurs, Daniel est un prédicateur talentueux dont le ministère est marqué par une onction puissante pour l’évangélisation et est accompagné de miracles incroyables selon le modèle de Jésus : prêcher, enseigner et guérir. Les aveugles recouvrent la vue, les paralysés marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent – il a même expérimenté des résurrections de morts – mais bien plus important encore, les pauvres entendent l’Évangile. C’est l’emphase mise sur l’Evangile qui rend le ministère de Daniel Kolenda et de Christ pour toutes les Nations si unique au monde.

3 comments On Le combat spirituel démystifié, de Daniel Kolenda

  • RG
    Le chrétien est celui qui a la révélation que Christ est le sauveur de son âme. Le St-Esprit va désormais lui enseigner à connaître son sauveur et à s’identifier à Lui dans Sa victoire sur le péché et la mort. Par sa foi en Lui, il rentre dans le combat pour sa vie, en laissant toujours plus la place à Celui par qui il est plus que vainqueur.

    Ce champ de bataille se trouve à la porte de notre coeur, qui est devenu pour Dieu une source de vie.

    Christ ne peut pas toujours demeurer en celui sur qui Il ne peut pas avoir la prééminence. C’est pour cela que nous devons garder notre coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. Proverbe 4 : 23.

    Il nous demande de dominer sur le péché qui se couche à sa porte. Genèse 4:7.

    La guerre que nous menons révèlera si nous avons gardé sa parole, veillant sur elle afin qu’aucune ne tombe à terre.

    Fraternellement

    • Merci Gérard pour le commentaire. Vous dites : «La guerre que nous menons révèlera si nous avons gardé sa parole, veillant sur elle afin qu’aucune ne tombe à terre». Oui, c’est effectivement un point majeur. On pourrait presque dire : « La guerre, SI nous la menons, révèlera si nous avons gardé sa parole, veillant sur elle afin qu’aucune ne tombe à terre». Parce que beaucoup d’enfants de Dieu ne sont pas en guerre, alors qu’ils le devraient.

      Vous connaissez le fameux verset : «Au temps où les rois entrent en campagne (pour leurs guerres) … David se promenait sur le toit de la maison royale, et il aperçut de là une femme qui se baignait … » (2 Samuel 11). Et ce sera le début d’un épisode dramatique de la vie de celui qui était pourtant appelé «un homme selon le cœur de Dieu».

      C’est en cela que cet article de Daniel Kolenda est puissamment inspiré : pour rappeler à tous que le combat spirituel démystifié n’est pas une option de la vie du croyant, mais que nous naissons de nouveau pour entrer dans une guerre que nous n’avons pas voulue, et qu’il ne faut pas fuir. «Le combat spirituel le plus efficace se produit sous la surface, dans les profondeurs de notre caractère, dans la piété et le sacrifice » parce que le Saint-Esprit travaille pour que nous soyons amenés à la ressemblance de Christ, qui n’a perdu aucun des combat contre sa volonté propre.
      «Le combat spirituel prend souvent la plus banale des apparences. Certaines des choses les plus destructives qu’un chrétien peut faire endurer au royaume sombre de Satan se produisent au travers d’une vie de pureté, d’actes de bonté, du pardon comme Christ pardonne, de l’humilité et de l’abnégation».

      À l’heure où bien des églises ferment leurs portes, je me demande où est le peuple de Dieu en guerre ! nous devrions voir apparaître des réponses spirituelles de la part des chrétiens assoiffés et engagés : la création de groupes de maisons dynamiques, le partage de la Parole du témoignage par de nouvelles manières, et une présence affermie dans la communion fraternelle et le service que nous avons reçu dans le culte. Ce qui nous arrive aujourd’hui est un acte de guerre d’une certaine nature, qui nécessite une réponse proportionnée. Les vacances spirituelles ne sont pas un concept de l’Esprit.

  • En effet, si le juste se sauve avec peine que deviendront les impies et les pêcheurs : 1 Pierre 4:18. La justice du juste vient de l’oeuvre parfaite de Christ où Christ devient sa vie. Toutes les paroles qui ont dirigé sa première naissance adamique et qui ont fait de lui sa personnalité, seront à sa nouvelle naissance mises à mal par la parole de Jésus qui sera désormais sa sagesse afin de se conformer au dernier Adam.

    Sa force dans ce combat pour sa vie c’est l’amour qu’il a de la vérité. Il a tout donné pour avoir cette perle inestimable qui est la vérité. Revêtu de son armure ce guerrier veille sur la muraille de son coeur sous le regard bienveillant de son chef, veillant à ce qu’aucune pierre ne tombe, qu’aucune brèche ne se fasse. Il sait que si la parole de Dieu est avec lui qui sera contre lui. Il se réjouit quand la vérité triomphe et est atterré quand elle doit battre en retraite.. Sa joie vient de l’espérance du règne de Jésus où tout genoux fléchira et toute bouche le confessera.

    L’iniquité faisant son chemin dans le coeur des croyants, je pense que nous sommes arrivés à la parole prophétique de Jean dans apocalypse 22:11 : Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore et que le juste pratique encore la justice et que celui qui est saint se sanctifie encore.

    Le désir du juste qui est le combat de sa vie est de s’identifier à Jésus qui est le premier d’entre tous, et qui n’a ni ajouté ni retranché un iota à la parole de Son Père.

    Que la grâce de Dieu nous conduise dans cette oeuvre parfaite.

    RG

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