L’Éternel lèvera un étendard

« Et, depuis le couchant (l’Ouest), ils craindront le nom de l’Eternel, et du lever du soleil (l’Est), sa gloire. Quand l’ennemi viendra comme un fleuve, l’Esprit de l’Eternel lèvera un étendard contre lui ». Ésaïe 59:19

Tous nos fruits sont, à l’image de la nature, les objets d’un processus dans nos vies. Ici, nous comprenons que l’étendard de l’Eternel se lève pour ceux qui craignent l’Eternel, sur toute la terre, depuis l’est jusqu’à l’ouest. Nous avons tellement besoin de l’étendard de Dieu, de la réponse céleste du Seigneur dans nos difficultés !

Peut-être savez-vous par l’expérience ce que signifient exactement ces mots, de voir l’ennemi, votre ennemi, arriver dans votre existence comme une marée montante, comme un fleuve qui déborde, et qu’aucune digue ne puisse retenir. Peut-être savez-vous ce que signifie «être submergé» par une offensive sur le plan de votre santé, quand sonne l’heure du bilan, que le médecin a fini de parler, et que vous avez le sentiment d’avoir été bombardé, votre espérance soufflée comme une chandelle.
Ou peut-être avez-vous expérimenté la montée d’une convoitise qui touche a une partie de vous-même que vous savez ne pas pouvoir maîtriser, pas encore, et dont vous avez l’impression qu’elle pourrait renverser même jusqu’à l’autel de Dieu dans votre coeur.
Ou peut-être encore sentez-vous un certain domaine de votre vie encore non crucifié, une racine rebelle, un esprit de colère qui s’enflamme et consume tout à l’intérieur de vous et empoisonne votre entourage, malgré vos efforts et vos repentirs …

Quand l’ennemi vient comme un fleuve, Dieu a promis de lever un étendard contre lui !… Il y a une réponse de Dieu préparée, toute prête, forte et puissante, majestueuse et magnifique, c’est la réaction de Dieu à la présentation de l’ennemi. La réaction divine !
C’est la voix de l’Eternel, celle qui brise les cèdres du Liban (Psaume 29/5), qui dit à la mer «jusqu’ici, pas plus loin !!» (Job 38/11), « c’est le Seigneur ! ».

Dieu empêchera-t-il l’ennemi de nous toucher ? ce n’est pas sûr, mais Son étendard sera là, et nous pourrons nous confier dans Sa guerre, Son combat, Sa réponse. Ce verset est la confession divine que Dieu veut se charger du problème, et qu’Il est le seul à pouvoir le gérer. C’est la Grâce de Dieu !
La trouverons-nous ? Allons-nous rester à subir l’humiliation, à boire l’amertume à petite dose ou à grands traits, nous laisser aller à accuser les autres, l’ennemi, ou allons-nous utiliser les yeux de notre esprit et nous attendre à voir apparaître l’étendard que l’Esprit de l’Eternel a préparé ? Il faut lire Esaïe 63 de 7 à 10 : Sa bonté, Sa grâce et Sa jalousie !!

Pour que l’étendard de l’Eternel paraisse, il est nécessaire … que l’ennemi paraisse aussi : Goliath était comme un fleuve d’insultes et d’outrages, et l’Esprit de Dieu avait préparé son étendard, dans la foi, le courage et l’amour de Son nom.
Job a vu également arriver l’ennemi comme un fleuve, et ravager toute son existence bénie. Pierre a quant à lui été prévenu que satan avait réclamé les disciples pour les cribler comme le froment … pourquoi ? pour faire le tri du vrai et du faux dans leurs coeurs, pour séparer l’enveloppe du grain, pour que soit «nettoyée» la semence … «MAIS J’AI PRIE POUR TOI, AFIN QUE TA FOI EN MOI NE DEFAILLE PAS» (Luc 22/32).

Pourtant, nous voyons dans la vie de Job comme dans celle de Pierre bien des défaillances, bien des amertumes se glisser dans la faille. Jésus n’a pas dit «j’empêcherai satan de te faire du mal», mais «je serai avec toi lorsqu’il frappera». Oui, tu as connu ou tu connaîtras des expériences que tu aurais préféré ne jamais connaître. Mais le mal que l’ennemi a pensé nous faire, Dieu l’a changé en bien, car toutes choses concourent ensemble au bien de ceux que Dieu aime, de ceux qui sont appelés selon son dessein (Romains 8/28), et qui sont nés non de leur propre volonté, mais qui sont nés de la volonté du Père (Jean 1). C’est parce que nous pouvons nous prévaloir de cette déclaration, que nous pouvons nous saisir de la victoire, au sein même de notre épreuve, quelle que soit sa nature.

Même si, comme Jonas, c’est notre rebellion qui nous a conduits dans le ventre du poisson, Dieu y entendra notre cri, car Il entend toutes les prières, même (et surtout) celle du malheureux, même la prière de celui qui est perdu à ses propres yeux, et même l’appel pressant et désespéré de celui qui est déjà dans le séjour des morts, quoiqu’apparemment encore vivant. «Eternel! tu as fait remonter mon âme du shéol; tu m’as rendu la vie, d’entre ceux qui descendent dans la fosse» (Psaumes 30:3).

«Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Eternel.» (Ésaïe 54:8).

Article de Jérôme Prékel/paru dans le n°35 du Sarment

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