Coronavirus: le Réseau Evangélique Suisse encourage les Eglises à renoncer à la Sainte-Cène

Source de l’article: http://www.evangeliques.info.

La branche germanophone du Réseau Evangélique Suisse (RES) encourage les Eglises à renoncer à la distribution de la Sainte Cène dans les deux semaines qui viennent.

Dans un communiqué de presse, le RES rappelle les consignes de sécurité émises par le gouvernement helvétique (cliquez ici ). Parmi ces dernières, l’annulation des rassemblements de mille personnes ou plus. En Suisse, très peu d’Eglises sont concernées par cette restriction.

Commentaire du Sarment : Chaque année, plusieurs millions de personnes dans le monde sont affectées par le virus de la grippe et 650 000 en meurent, dans une certaine indifférence médiatique. Le nombre de décès en Europe serait de 60 000, d’après le Directeur de l’OMS Europe, le belge Hans Kluge.

Le Covid-19 partage certains symptômes grippaux avec l’influenza, mais sa létalité serait supérieure (de 1 à 2 % vs 0,05 % pour la grippe). Face à l’inconnue du développement de l’épidémie, il est donc compréhensible que les autorités envisagent des mesures restrictives afin de réduire les risques de transmission.

Le monde entier a les yeux fixés sur le nombre de nouveaux malades, et sur le nombre de morts. Facteur inévitable : le virus de la peur, (même souche que celui de la prudence, mais beaucoup plus contagieux), est entré dans la partie et ses effets ne sont pas mesurables. Pour les chrétiens, c’est l’occasion de réviser les classiques et l’ordonnance est vite faite : Psaume 91 tous les matins avec possibilité de reprise avant le coucher.

Illustration Nicolas Ciarapica, sans copyright

Mais on commence à se demander si le virus ne va pas gripper l’économie mondiale, entraînant une baisse de la consommation et des conséquences difficiles à anticiper aujourd’hui. Selon un rapport de Bloomberg Economics, l’économie chinoise fonctionnait entre 40% et 50% de sa capacité, et si d’autres pays sont touchés de la même manière, c’est un véritable coup de froid économique qui pourrait s’installer. La bonne nouvelle, c’est pour la planète : une réduction d’un quart de la production de CO2 de la Chine sur les deux premiers mois de l’année 2020, soit 100 millions de tonnes métriques. Il y a donc des conséquences inattendues, et pas seulement dramatiques, notamment chez les fabricants de gel hydro alcoolique, qui doivent se frotter les mains.

28 comments On Coronavirus: le Réseau Evangélique Suisse encourage les Eglises à renoncer à la Sainte-Cène

  • Nicolas C.
    Dans la quasi totalité des églises évangéliques, on a déjà renoncé à la Cène : on rend pratiquement un culte à la déesse « hygios » (la santé*) devant laquelle on se prosterne avec de petits gobelets individuels. Qu’est-ce que l’on voudrait supprimer de plus ?

    (* La Bible nous recommande pour la Cène de communier aux souffrances du Christ ET de nos frères et soeurs. Le faire dans des gobelets individuels par peur des maladies dénote 1- un refus de porter la maladie de notre prochain et un refus de la notion de corps et 2- un défaut dans la compréhension de notre position face à la maladie. L’apôtre Paul le dit d’ailleurs clairement en établissant une relation entre maladie ET Cène, ou jugement contre soi-même, que nous avons réduit à une introspection personnelle. Notre manque de puissance face à la maladie vient d’un positionnement erroné, corporativement et individuellement. Les responsables spirituels ont-ils encore des oreilles pour entendre ? La Cène dans des gobelets en plastique individuels est une marque claire d’un glissement loin de la vérité biblique : Christ ne prenait jamais que ce qu’il avait sous la main, un verre usuel, une coupe toute simple. La religion moderne a fait fabriquer des « instruments de culte », en Chine la plupart du temps, qui ne peuvent servir à rien, tant leur contenance est faible. Et si l’on discute du jus de raisin fermenté ou non, ou du pain levé ou non, là, on a en face de soi des gens qui sont en « transe ». Rappelons-le : la religion est l’activité favorite des puissances d’égarement. Reprendre le terrain sur cette réalité nous permettrait, sans doute, de revenir à un meilleur positionnement dans notre pratique personnelle de la Cène, de la notion de corps, et de notre position d’autorité acquise par Christ face à la maladie et à la mort. Et je précise pour terminer que, dans la plupart des églises où je vais qui me proposent la Cène sous forme de gobelets individuels, je ne rentre même pas en discussion : je prends ce que l’on me propose de communion « individualiste » ou même « consumériste » car je ne sais jamais si les responsables spirituels sont capables de comprendre qu’on puisse voir les choses différemment. Qu’en pensez-vous ?)

    • Je confirme : Partout où les communautés ne sont pas un corps, (dont Christ est la tête ) mais un assemblage d’intérêts (fussent-ils nobles, religieux ou même spirituels à vue humaine), les questions de coupes, des gobelets, du pain levé ou pas, de la périodicité, etc … sont complètement superfétatoires. Et pourtant, elle occupent un tel espace !
      Si le Fondement n’est pas posé dans les cœurs, si l’essentiel n’est pas visé par les vies, si la soumission à Christ n’est pas consommée, tout revient à des questions d’opinion dans lesquelles l’orgueil occupe une place toujours trop importante. La question de la forme de la Cène est donc à mon avis l’arbre qui cache la forêt, et le symptôme qu’elle représente ne devrait pas nous détourner de traiter plutôt les causes. On parle beaucoup de la cruche, ce qui a pour effet de faire oublier qu’elle est vide.

  • Ce qui m’a le plus surpris dans la pratique « gobeletmatique » de la Sainte Scène, c’est sa continuité même après le passage de la contagion. En plein risque de pandémie, cela peut se comprendre, et même s’excuser. Mais non, pourtant cette façon de prendre la Sainte Cène continue juste par mesure d’hygiène. Je peux dire que cette pratique a encore de beaux jours devant elle. Le chrétien moderne du 20ème siècle a pris le contrôle de la destinée de sa vie, et ce petit gobelet est l’un des signes en aval de ce contrôle. Etre témoin, oui, mais de quel Evangile ! RG

  • On dirait que le médicament « Psaume 91 » cité plus haut n’a pas eu l’effet escompté sur l’Eglise de la Porte Ouverte de Mulhouse :
    http://www.evangeliques.info/articles/2020/03/04/france-l-eglise-de-la-porte-ouverte-a-mulhouse-touchee-par-le-coronavirus-21118.html

    Cette église est pourtant souvent citée en exemple dans le milieu évangélique, et elle était réunie pour une semaine de jeûne et prière … Qu’en penser ?

    • Jérémie
      Merci pour cette question. La situation est effectivement déconcertante : l’église et les chrétiens ne devraient-ils pas être à l’abri de ces choses — ce que justement exprime le Psaume 91 «Celui qui demeure à l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant».
      Beaucoup d’enseignements chrétiens affirment à juste titre que la bénédiction (la foi) est une protection, mais ce serait une erreur d’en faire une loi. Trois réflexions :

      1. On peut associer la santé avec la bénédiction, mais on ne peut pas faire de la maladie un critère d’échec de la foi. Tout le livre de Job plaide le contraire. Il est vrai que Moïse nous est décrit comme étant en pleine santé à 120 ans : « sa vue ne s’était pas affaiblie, et sa vigueur n’était point passée » (il avait pris une femme éthiopienne après ses 80 printemps) – Deutéronome 34/7. Mais en même temps, nous voyons que le grand prophète «Elisée était atteint de la maladie dont il mourut» (2 Rois 13/14).

      2. Le pire qui pourrait arriver à un chrétien serait de penser que Dieu ne veut pas qu’il soit malade, et que la foi protège des épreuves — qui seraient alors réservées aux incroyants. En réalité, “la vie (la foi) ne consiste pas à éviter les orages, mais à apprendre à danser sous la pluie” (Sénèque).

      3. Le Psaume 91 traite en premier lieu de la peur : «Tu n’auras pas PEUR des frayeurs de la nuit, ni de la flèche qui vole de jour, ni de la peste qui marche dans les ténèbres, ni de la destruction qui dévaste en plein midi ». Seule, «la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence» (Phil. 4/7), celle qui est le fruit de «l’assurance des choses qu’on ne voit pas» (Heb. 11) — autrement dit la foi vivante — représente le véritable abri dont parle le psalmiste.
      Nous le voyons bien aujourd’hui, la peur est le sentiment qui se partage le plus facilement par ceux qui sont privés de la paix de Dieu. Jésus explique que dans les derniers jours, il y aura beaucoup de peur : les hommes seront même terrorisés face aux évènements, allant jusqu’à rendre l’âme de terreur (Luc 21/26), et le Psaume 91 parle peut-être justement de ça : « Il en tombera mille à ton côté, et dix mille à ta droite, et toi, tu ne seras pas atteint». La peur est le pire de tous les virus.

      Ce que nous devons penser de tout ça doit se nourrir de la synthèse de l’ensemble de la vérité et jamais d’un seul pan : oui le chrétien a reçu la promesse d’être victorieux, mais ceux qui combattent disent que c’est lorsqu’ils sont devenus faibles et sans forces, qu’ils deviennent forts (2 Cor. 12/10). Expériences déconcertantes. Le but de la vie n’est pas d’être forts ou faibles, triomphants ou crucifiés, mais que le Seigneur Jésus Christ entre dans son règne dans notre vie. Il faut que je diminue et qu’il grandisse. C’est lui l’Omega, ce n’est pas moi. Nous faisons trop d’ombre au soleil de Justice. Alors pour que Celui qui commande au vent et à la tempête se révèle comme le Tout-Puissant, il faut le vent, la tempête, et le réalisme de la mort, comme les disciples l’ont vécu: «Maître, nous périssons !» (Mat. 8/24).

  • Bonjour Jérôme et les autres,

    Ce sujet n’est pas si simple qu’il parait. Ce thème de la forme de la Cène ou de la maladie chez les Chrétiens ne devrait pas faire l’objet de généralité à mon avis. J’ai beau tourné l’histoire des gobelets/ coupe dans tous les sens j’en arrive à cette conclusion pour ma part.
    J’ai un peu de mal avec le fait de juger ceux qui font de telle ou telle manière. Je n’ai que peu été confrontée aux Gobelets mais à mon avis qu’on prenne des gobelets ou dans une coupe unique si le cœur n’est pas en règle le jugement contre soi est consommé. C’est mon avis je ne dis pas qu’il doit être partagé.
    Au milieu de nous on prend la Cène en maisons. Notre gestion en assemblée des épidémies en général de toutes façons, est que ceux qui sont malades de la grippe ou d’un rhume par exemple disent « je ne fais pas la bise… ». et quand on prend la Cène on essuie le rebord avec un Sopalin par souci pour les autres. C’est une attitude de protection bienveillante pour ne pas exposer les éventuels faibles.
    Il y a des années j’ai connu une sœur dont la fille de 3 ans est morte parce qu’une personne ayant la gastro les avait approché. Allez vous dire à la famille de cet enfant que c’est parce qu’ils n’avaient pas la foi ? C’est trop facile.

    Mais nous ne devons pas agir en Chrétiens TTS (très très spirituels) inconscients. Il y a une chose qu’égoïstement je voudrais garder pour moi sans la partager avec mes sœurs et frères c’est la maladie. Je le dis sans honte. Il y a 2 ans j’ai été durement frappée par la grippe. Je l’avais attrapée parce qu’une personne contaminée m’avait embrassée.

    Cette doctrine du Chrétien jamais malade fait beaucoup de mal à l’évangile alors qu’elle trouve à son appui bien peu de fondements bibliques. Paul dit aux Galates que c’est à cause d’une infirmité dans la chair qu’il leur a annoncé l’évangile la première fois (Galates 4/13 à 15). Hudson Taylor quant à lui, a semé l’évangile en Chine en y laissant la mort des siens. Dieu ne nous a jamais promis de nous éviter la mort et la souffrance auxquelles le monde est soumis. Et ce n’est pas parce que Dieu a promis de veiller sur nous que nous devons le tenter par de l’imprudence pour prouver notre grande foi.
    Perso, je ne veux plus être malade de la grippe comme il y a 2 ans alors je prends mes précautions. C’est ainsi que je suis allée en Chine en fin décembre avec du gel hydro alcoolique, ne touchant à rien à mains nues (même debout dans le métro), m’éloignant dès que quelqu’un crachait ou toussait, et me lavant régulièrement les mains alors que je ne savais pas qu’il y avait déjà le Covid 19 en circulation. Revenue en Janvier sans Corona je ne me pose pas la question de savoir dans quelle mesure j’ai été gardée. Mais je pense que les mesures de précautions prises ont été dictée par l’Esprit de conseil et de sagesse de Dieu qui agit de diverses façons.

    Nous n’avons pas toujours compris le principe de la victoire du Chrétien. Pourtant c’est dans la mort de Christ que se trouve la plus éclatante des défaites de l’ennemi.
    Peut être que le Seigneur est aussi en train de remettre en ordre notre façon de considérer certaines choses établies faussement comme bibliques. Ça recouvre beaucoup de choses. Ne serait ce que la forme des grands rassemblements actuellement ébranlée. Nos frères sont peut être un peu partout (Mulhouse, Brésil, Corée du Sud) mis à l’index en ce moment, peut être devrions nous prier pour eux peu importe qu’ils fonctionnement différemment.

  • Ce qu’il faut savoir sur l’Église PORTE OUVERTE CHRÉTIENNE de Mulhouse , c’est que pendant ce jeûne d’une semaine, il y a eu des guérisons chaque jour.
    De nombreux miracles , une femme en fauteuil roulant s’est levé de son fauteuil et s’est remise à marcher , des aveugles ont retrouvé la vue …toutes sortes de guérison, y compris des cancers , mais aussi des relations de couple etc ….

    Alors pourquoi le coronavirus au milieu d’eux ?

    C’est très simple , c’est la preuve que le royaume des ténèbres existe et combat le Royaume de Dieu , puisque Jésus dit très clairement que lorsque il y a des guérisons et des miracles , le Royaume de Dieu s’est approché de nous .
    Alors les puissances des ténèbres qui gèrent l’idolâtrie aux faux dieux, se lèvent pour arrêter le Royaume de Dieu ….

    Pourquoi ?

    Parce que là où le Royaume de Dieu est manifesté, les puissances des ténèbres qui gèrent ce monde sans Dieu, doivent reculer !
    Mais avant de reculer, elles déclarent la guerre contre ceux qui servent le Royaume de Dieu !

    Il y a donc un combat sur l’œuvre de Dieu qui se révèle dans cette église évangélique de Mulhouse ….
    Le combat est terrible, car il s’agit de sauver des âmes de la mort spirituelle.

    Mais j’ai UNE BONNE NOUVELLE A VOUS ANNONCER .
    Par le SANG de JÉSUS, l’agneau qui a le pouvoir de nous délivrer de tous nos péchés , nous sortirons vainqueur de cette épreuve.
    L’ennemi spirituel qui combat le Royaume de Dieu est vaincu.

    L’Église de Mulhouse va se relever pour porter la guérison à tous ceux qui ont été contaminé par le coronavirus, puissance qui sort d’un pays qui combat les œuvres de Dieu : La Chine !

    La puissance de JÉSUS ressuscité est plus grande que les puissances des faux dieux de la Chine …et nous encourageons les chrétiens de Chine à s’appuyer sur Jésus pour vaincre ce virus qui sera rendu inoffensif sur les disciples du Seigneur Jésus.

    Martine Galland.

  • Qu’importe le récipient , la foi ne se situe pas au niveau du récipient mais dans la puissance de celui qui à donné son sang pour nous sauver spirituellement …. Faire tout un tas de discours sur le mode de prise de la sainte scène au lieu d’enseigner sur la force de ce symbole puissant, au point que je l’utilise pour poser des actes prophétiques que le Seigneur m’ordonne de faire pour prendre des territoire et les lui consacrer … mériterait que l’on développe son utilisation pour la gloire du Seigneur Jésus . Martine Galland

    • On ne se pose peut-être pas les bonnes questions.
      La réalité est que la tradition religieuse a réussi à ritualiser et standardiser ce repas en enlevant tous les éléments qui en faisaient sa force: quasiment plus rien à manger et boire et plus d’échanges (nous ne sommes pas censés parler pendant la Sainte Cène).
      Alors pourquoi toutes ces vaines discussions sur la forme de cet acte dénaturé ?
      Pourquoi ne pas simplement revenir à la pratique originelle ?
      La dernière fois que j’ai pris la vraie Sainte Cène, c’était dans un restaurant après une soirée d’évangélisation. tous les éléments décrits dans les Écritures étaient réunis : plusieurs personnes autour de la même table, un vrai repas dont du pain et du vin et de profonds échanges !

      • Merci Marc!
        « Revenir à la pratique originelle » : toujours une bonne idée !
        Mais … nous sommes toujours dans le sujet de la forme même si je suis d’accord que la forme du repas que tu évoques a + de sens (plusieurs autour de la même table, vrai repas, profonds échanges).
        Paul décrit une telle configuration dans son passage de 1 Cor 11 sur la Sainte Cène, en pointant d’autres problèmes inhérents à cette formule (place excessive du menu, désordres, ivresse …). Est-ce que nous aurions été confrontés à d’autres écueils si nous avions conservé la « bonne » forme ? J’ai peur que oui. Je ne veux pas dire que la forme est sans importance, évidemment. Mais que le vrai sujet est certainement ailleurs.

        Par exemple les chrétiens ont fait du chapitre 11 de l’épître aux Corinthiens le cœur de l’enseignement de la Sainte Cène, puisque Paul dit qu’il a reçu directement du Seigneur cette vision. Et on se répète inlassablement les versets 23 à 26 (un peu moins les suivants). Mais on oublie que c’est dans ce chapitre-là (juste avant) que Paul reproche aux chrétiens de s’assembler «non pour devenir meilleurs, mais pour devenir pires» (11/17). Pourtant les Corinthiens sont décrits comme « sanctifiés en Jésus-Christ … comblés de toutes les richesses qui concernent la Parole et la connaissance » (ch. 1/2 et 5) !

        La solution : ne pas rater l’occasion de casser la croûte (rompre le pain) entre amis chrétiens, et proposer à chaque fois un moment pour la Cène. En mémoire du Seigneur. Et en se rappelant que le fait de boire dans la même coupe que lui signifiait d’accepter de prendre le même chemin que lui.

  • Comme je le disais précédemment, la façon de considérer le débat « Coupe Vs gobelets » me pose problème. Car je sens bien que ce n’est pas là le vrai problème qui doit nous préoccuper.
    Nous voudrions parfois revenir aux modèles du début or je ne crois pas que l’église soit appelée à copier un modèle ancien ; si nous devons revenir aux anciens sentiers cela ne signifie pas le modèle ancien mais revenir à la directive première qui est celle de l’Esprit, comment il a agit. Or ça c’est quand même difficile à figer hein !
    L’Esprit se meut avec le Trône de Dieu. On le voit avec Israël où Dieu a montré in fine que le temple n’était pas le lieu de Sa résidence même s’il avait laissé David lui construire ce temple (réalisé par Salomon) et répondu en cet endroit à toutes les prières qui montaient conformément à ce que Salomon avait demandé.
    A un moment Dieu a décidé de quitter ce temple comme Ézéchiel le décrit, mais pour autant Il n’a cessé de suivre son peuple là où celui-ci était déporté.
    Dieu bouge et nous suit dans nos réalités. Il n’est plus dans ce que nous appelons le modèle du début puisque nous sommes à aujourd’hui;
    et puis qui dit que ce que nous prenons comme modèle du début l’était réellement ? Parce que c’est ce que nous lisons ? Souvent on entend que LE modèle était Actes 2. 42. Est ce juste? Je ne le pense pas du tout. Dieu ne souhaitait pas qu’ils restent ensemble tous resserrés comme c’est dit dans Actes 2. Bien sûr c’’est super d’être ensemble on se fait du bien au chaud surtout quand il fait sombre et mauvais dehors; mais le deal était qu’ils aillent jusqu’aux extrémités de la terre, pas qu’ils vendent leurs terres et maisons pour rester cloîtrer ensemble.

    Dieu dans sa bonté n’a pas été contre et a accepté ce modèle de rester tous ensemble le temps qu’il fallait (temps peut être que l’église s’enracine dans la foi) mais Dieu savait que le temps allait venir pour que la grande commission commence enfin à s’accomplir et la pédagogie est passée par la persécution et la dispersion qui s’en est suivi.
    Le précédent était au temps de Noé : Dieu avait dit en Genèse 9/1 : « Soyez fécond multipliez et remplissez la terre ». Mais au lieu de faire comme Dieu avait dit (c’était LE modèle) ils ont préférer rester ensemble entre soi collés les uns aux autres et dans ce but ont construit une tour en disant exactement le contraire du MODELE que Dieu leur avait donné (Genèse 11/4) : « Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, AFIN QUE NOUS NE SOYONS PAS DISPERSES SUR LA FACE DE TOUTE LA TERRE. «
    Et c’est en quelque sorte le même mauvais choix que faisaient les disciples en vendant leurs biens pour rester ensemble.
    Evidemment cela parait très spirituel à nos yeux surtout avec le jugement de Ananias et Saphira qui pourrait faire croire que la séquestration de partie du prix de vente du bien était une validation du choix de la vente de bien comme modèle divin. Non ! il s’agissait juste là du jugement d’un cœur qui avait menti au Saint Esprit et pas d’un cœur qui avait désobéi au modèle divin.
    Aujourd’hui encore et surtout dans des moments difficiles qui évoquent la fin des temp,s on a beaucoup de gens qui pensent à vivre ensemble dans de vastes domaines pour vivre en autarcie; pourtant faut faire gaffe au complexe de babel qui guette régulièrement ces tentatives de regroupements d’entre soi. Car si la lumière se cache au moment où les ténèbres remplissent la terre comment feront ceux qui Dieu doit encore éclairer?

    Bref je voudrais en venir à l’histoire des coupes et gobelets. Je me disais que si c’est simple de partager la Cène autour d’une table cela ne peut pas être évident de partager exactement une même coupe si on est 500; puis j’ai descendu à 100 puis encore à 50 et j’ai compris que à moins d’une coupe magnum ou jéroboam, c’est impossible de passer la même coupe avec la même coulée de vin (c’est à dire sans remplir la coupe une ènième fois). Et si on utilise plusieurs coupes c’est exactement comme si on utilisait des gobelets donc…
    Et donc dans ce « modèle » Actes 2/42 qui parle des 4 persévérances des premiers chrétiens ;il est dit qu’ ils persévéraient ensemble au temple . Par on voit qu’ils ont eu du mal à partager la coupe du Seigneur dans le temple où ils s’assemblaient chaque jour tous ensemble. Certainement par simple « bon sens » ils ont choisi de rompre par contre le pain dans les maisons (Verset 46). Le reste pouvant être fait dans le temple.
    Mais plus tard, même le temple le Seigneur a fait en sorte qu’ils s’en détachent par un point de non retour :il fut détruit.
    Aujourd’hui c’est quoi le modèle permis ou interdit ? Ceux qui n’ont pas pu se rassembler aujourd’hui regrettent ils de pouvoir trouver en ligne grâce à la technologie quelque nourriture spirituelle ou du partage ? faut-il regretter de pouvoir prendre des nouvelles ou prier par watsapp ou skype ? ou de s’unir en prières par visio conférence ou même téléphone pour ceux qui peuvent pas ? Seront-ils culpabilisés de pas avoir la foi de braver les interdictions pour faire comme au commencement en allant tous ensemble au temple ? Quel modèle du commencement ?

    On peut pas reproduire un modèle juste parce que c’est ainsi que faisaient les anciens. Nous ne sommes plus dans le passé ; et c’est dans le présent que nous évoluons avec Dieu qui se meut avec nous au travers de nos réalités qui sont pas les mêmes que ceux des premiers disciples il reste juste des constantes : Dieu ne change pas et l’ennemi est toujours le même.

    Dans mon précédent Post je disais qu’il y a peut être des choses à reconsidérer par exemple la forme de nos rassemblements. Hier les autorités ont décidé que les édifices religieux pourraient rester ouverts mais que les offices ou rassemblements y seraient interdits.
    Je pense que ça peut poser question ou problème si pour nous rassemblement des croyants = édifice religieux. Pourtant le corps de Christ ne peut pas être dépendant des édifices sinon nous sommes en danger de disparaître dans des cas de 40taine ou de persécution.
    Paul était en prison pourtant il continuait et continue encore d’édifier l’église par ses lettre;s il a toujours été uni avec l’église primitive même en prison ; tout en étant dans les chaînes, il jugeait ceux qui agissaient mal (1 Cor 5/3) ou se réjouissait de voir prospérer l’ordre et la foi des croyants (Col 2/5) : parce que absent de corps il était uni avec eux en esprit. Et c’est dans les chaînes que le ministère de Christ au travers de lui a été si puissant.

    Rien ne peut arrêter le rassemblement de ‘église corps de Christ uni en esprit. Le bâtiment n’est important que pour le corps physique or c’est en esprit que les croyants sont un corps rassemblés, jamais physiquement sinon cela pourrait laisser croire que tous c’est l’édifice de pierre (ou d’un autre matériau physique) qui fait l’église.
    Du coup en quoi l’interdiction de se rassembler physiquement entrave t-il le fonctionnement du Corps de Christ ?
    En fait en rien en fin de compte …

  • Actes 20 : 7 Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit. 8 Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. 9 Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul ; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. 10 Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant : Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. 11 Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu’au jour. Après quoi il partit.

    Un chrétien évangélique « traduira » en général le premier verset de ce texte des actes de la façon suivante :
    « Le dimanche matin, nous étions réunis pour prendre la Sainte Cène ».

    On oublie un peu vite qu’à l’époque, le premier jour de la semaine, que l’on appelle Dimanche aujourd’hui, commençait à la fin du shabbat, le samedi soir à la tombée du soleil.
    Si Paul avait commencé sa prédication vers 10h00, disons 10h30, après la louange, comme nous avons tendance à nous l’imaginer, pour que son discours dure jusqu’au matin il faudrait qu’il ait tenu le micro de 10 h à 6-7 h le lendemain matin environ, soit plus de 20 h ! Record du monde !
    Ceci expliquerait que certains se soient endormis, certes, mais ce n’est assurément pas comme cela que cette scène s’est déroulée.
    Plus simplement, Paul a commencé son discours après la tombée de la nuit, le samedi soir. Il a prêché jusqu’au moment de la chute et de la mort de l’auditeur, vers minuit comme cela nous est rapporté. Il l’a ressuscité et, après avoir mangé, et encouragé par ce signe miraculeux, il a exhorté les frères jusqu’au matin. Soit 6 à 8 h de prédication tout de même, si on déduit le temps du repas et le temps nécessaire à ressusciter le jeune homme.
    Ça me semble largement plus logique.

    Mais le texte nous dit aussi autre chose : ils étaient réunis pour rompre le pain. Nous « traduisons » encore une fois un peu vite : « pour prendre la Sainte Cène ».
    Or, dans tous les autres textes du Nouveau Testament ou il est question du repas du Seigneur, il est fait mention du pain et de la coupe. Pas du pain et du vin comme on l’entend souvent improprement, mais du pain et de la coupe.
    Or ici, point de coupe. D’ailleurs quand Paul remonte après la résurrection d’Eutychus, il est dit qu’il prit du pain POUR MANGER.

    Quand on pense que pratiquement tout l’édifice qui consiste à se réunir le dimanche matin (et pas un autre jour !) pour prendre le repas du Seigneur, que cet édifice donc tiens sur une compréhension largement erronée d’UN SEUL VERSET, il y a de quoi frémir devant notre aveuglement.

    Tradition quand tu nous tiens…

    • Merci Olivier ! Je suis assez fan de ces démonstrations qui poussent certaines interprétations jusque dans l’absurde : 20 h de message, record du monde ! 🙂 Ce qui expliquerait encore mieux que ce pauvre Eutychus se soit endormi. Heureusement il a été ressuscité (Eutychus ça veut dire « veinard »).

      Sinon je suis assez d’accord pour une relecture et une recherche comparée des versets et de leur contexte, quand on parle effectivement de « rompre le pain » parce que certains exemples sont clairement de simples repas.
      Mais je laisse la place à la possibilité d’un double emploi.

      Concernant la tradition, je saisi l’occasion pour partager une pensée qui me tient à cœur : la tradition n’est pas une mauvaise chose en soi (comme la Loi). En prescrivant à Moïse de rythmer l’année de 7 fêtes (par ex), Dieu a instauré des traditions. Elles ont donc leur utilité, de son point de vue. Le problème, ce n’est pas la tradition, mais c’est la manière de la vivre et de la perpétuer. Du temps de Jésus, la Pâque juive était une fête traditionnelle, que les gens pratiquaient sans tout comprendre. Et il y a participé, pour bien montrer qu’elle parlait de lui. Nous devons faire la même chose et utiliser cette balise temporelle de l’année comme il l’a fait lui-même, pour parler de lui, pour montrer la beauté de la Parole de Dieu. La sainte cène c’est pareil. C’est justement le contraire de l’aveuglement. Alors je peux participer à une Sainte Cène qui ne se déroule pas le bon jour, à la bonne heure, dans le bon bâtiment, avec les bonnes personnes et pas dans la bonne forme. Tout devient secondaire. Et ils ne virent que Jésus seul.

  • Mais le bon jour c’est quoi pour se réunir ? Le premier jour? le septième jour ? ou Aujourd’hui ?
    S’l faut parler de « traditions » je ne crois pas que les premiers Chrétiens ne se réunissaient pour partager uniquement un jour précis.
    je trouve pas mal de mentions d’une tradition qui parle de « CHAQUE JOUR »
    Actes 2/46 : Ils étaient CHAQUE JOUR tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur.

    Actes 5/42 ; Et CHAQUE JOUR, dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner, et d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ.

    Actes 17/11 ; Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient CHAQUE JOUR les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact.

    Actes 19/9 : Mais, comme quelques-uns restaient endurcis et incrédules, décriant devant la multitude la voie du Seigneur, il se retira d’eux, sépara les disciples, et enseigna CHAQUE JOUR dans l’école d’un nommé Tyrannus.

    Hébreux 3/13 : Mais exhortez-vous les uns les autres CHAQUE JOUR, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

    enfin ça c’était s’il fallait vraiment être tatillon.

    Sinon, tel prend le repas du Seigneur, Coupe ou gobelets tasse autour d’une table ou sur des chaises yeux ouverts en silence ou yeux fermés en chantant (ou vice versa) le dimanche est agréé si son cœur est droit, tel autre a beau prendre le repas du Seigneur le jour « modèle »ou casher » si son cœur est tordu il prend un jugement contre lui-même.
    On pourrait essayer d’imaginer Dieu refusant d’agréer un rassemblement communautaire au nom de Jésus uniquement sur le critère du bon jour pas respecté ou encore avec une erreur sur l’heure précise à la tombée de la nuit du samedi.
    En réalité c’est inimaginable sur ce critère là.
    Jérôme, ne pas devoir sortir n’est décidément pas une raison de devoir se couper les cheveux en quatre

    C’est franchement reposant le repos de Dieu dans l’Aujourd’hui : notre « chaque jour. »

    Les voies du Seigneur sont simples. Que le Seigneur fasse de nous des femmes et hommes faits mais au cœur d’enfants.
    Bonne soirée !

    • Merci Eliane d’avoir mis ces versets en perspective. Oui, le chaque jour, quelles que soient les circonstances, est reposant. Il nous affranchit, d’une certaine manière, de tous les cadres et de toutes les traditions. C’est la vie de l’Esprit, apportée par la présence du Seigneur, qui nous rapproche toujours de lui.

      Ce que je voulais dire en prenant position en faveur des traditions (exercice risqué) est le fruit de certains constats que j’ai fait dans ma vie, durant mon parcours. J’ai vécu des temps de réveil, durant lesquels la vie de l’Esprit est intense, la louange continuelle, «même la nuit mes reins m’enseignent» (Ps 16/7). Et j’ai vécu des temps de reflux, comme une décrue d’un fleuve, qui laisse le terrain fertilisé pour autre chose. Des temps où le « chaque jour » glisse subrepticement vers « tous les 2 jours », puis s’étire et pour finir se transforme en rendez-vous plus espacés… Des temps où j’ai vu des gens se lasser, et pour finir retourner dans le monde. Des temps où j’ai été heureux de trouver l’église, et ses balises temporelles et traditionnelles. Beaucoup de gens en ont besoin, qui n’ont contact avec la vérité que par ce moyen. Une sainte cène traditionnelle peut alors faire partie d’un dispositif qui apparaît sous un jour différent.

      Je crois que ce court tableau participe d’une forme de réalisme spirituel. Bien sûr, le « chaque jour » est le meilleur. Et le « tout inspiré » est le meilleur. La direction de l’Esprit est la bonne mesure. Mais la réalité est plus complexe, «l’esprit est bien disposé, mais la chair est infirme». Ça, c’est le versant du réalisme spirituel.
      Dans le descriptif de l’église originelle, nous sommes justement dans une configuration de réveil. Et tout est facile durant le réveil. La prière est une respiration naturelle, la louange continuelle, et la présence des chrétiens nous est comme indispensable. Moi ce qui m’intéresse — et j’ai le sentiment que ça intéresse Dieu aussi — c’est : que fait la personne sauvée quand la respiration devient difficile ? Quand le facile devient difficile ? Quand la louange devient faible ? Que la critique des autres fait son apparition ? Sous la pression de ces pressions, comment l’église se transforme-t-elle ? Ça, c’est la réalité. On dit toujours (et je l’ai dit moi aussi) : il suffit de revenir au modèle originel. Mais une église charnelle ne peut pas fonctionner sur un modèle spirituel. Et comme tu le disais dans un autre post, il est vraisemblable que la dynamique du réveil aujourd’hui inventerait une église nouvelle.
      Aujourd’hui 18 mars 2020, c’est le premier jour d’un nouveau monde et toutes les cartes doivent être rebattues. Un peu comme les juifs qui se sont retrouvés en exil, privés du temple détruit, avec une caste sacerdotale décapitée. La Pâque 2020 fera date dans l’histoire du christianisme, à n’en pas douter ! Beaucoup de choses vont changer, espérons que ce soit vers « le meilleur » !

  • Jérôme, ça fait un moment que je suis sous pression tu ne l’ignores pas. Oui aujourd’hui est certainement un jour nouveau. Mais Dieu l’a aussi prévu depuis longtemps.
    Concernant les traditions bien entendu que la vie en a besoin.
    Sinon on ne prendrait plus le repas du Seigneur, comme Il l’a dit, en mémoire de Lui. Tout ce que nous répétons est tradition. Sans tradition notre corps ne pourrait pas fonctionner et il en est certainement de même du Corps de Christ. L’Esprit de Dieu n’agit pas de façon juste éthérée Dieu a choisi de le faire non par les anges mais au travers du Corps de Christ l’église dans sa réalité sur la terre alors qu’elle se meut d’une façon ou d’une autre. Donc il faut bien que ça passe par tradition. Sinon cette génération ne recevrait pas la lumière divine. car si on veut aller dans les détails des termes, en fait Tradition c’est rien d’autre qu’un procédé consistant à transmettre un savoir, quelque chose de concret ou d’abstrait de génération en génération.
    Je me suis toujours demandée comment cela se fait il que c’est alors qu’elle est sous la répression la plus terrible que les chrétiens de Chine sont les plus nombreux au monde. Le film Bambou en hiver n’était pas que pour hier c’est encore aujourd’hui là bas depuis le président actuel.
    J’ai une petite sœur en Christ là bas née spirituellement ici en France et retournée chez elle dans son pays ; je me demande souvent comment elle garde encore la foi pourtant n’a pas de rassemblement car ne sait pas où trouver les frères et sœurs véritables car ceux là sont cachés dans leur rassemblement. Depuis ce qui s’est passé en Corée les autorités traquent les églises non officielles. Les ressources venant de l’extérieur sont traquées. Je dois donc faire attention à ce que je lui dis par watsapp ou weChat d’ailleurs sur 4 trucs que je lui dis elle ne reçois que 1 ou 2. Mais tu sais quoi elle reste attachée au Seigneur qui la nourrit. Les temps difficiles révèlent la nature de notre attachement à Dieu, mesure notre piété.
    On ne peut pas inventé ou réinventer un modèle de piété; la piété est ou n’est pas. Mais Dieu nous donne des stratégies pour vivre au mieux la vie spirituelle même en déportation quand le temple est détruit et les instruments du culte en déportation ou lorsque les harpes sont suspendues aux saules de la contrée.
    Le peuple de Dieu oublie souvent qu’il évolue comme en pèlerinage en terre étrangère et de temps à autre le Seigneur le lui rappelle : nous vivons peut être un tel temps.

    Tu parles d la Pâque 2020. Je me disais que c’est une Pâque merveilleuse qui nous rappelle la première mise en quarantaine de l’Histoire :

    l’épisode de la première paque Exode 12/21 à 27 :

    « Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. NUL DE VOUS NE SORTIRA DE SA MAISON jusqu’au matin.
    Quand l’Éternel passera pour frapper l’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper.
    Et lorsque vos enfants vous diront : Que signifie pour vous cet usage ?
    vous répondrez : C’est le sacrifice de Pâque en l’honneur de l’Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d’Israël en Égypte, lorsqu’il frappa l’Égypte et qu’il sauva nos maisons. Le peuple s’inclina et se prosterna.

    La Pâque est une tradition !

    • @ Eliane et @ Jérôme,

      quand je parle de tradition, je ne parle pas bien évidemment des « traditions » instituées par Dieu lui-même.
      Mais des traditions humaines qui vont jusqu’à annuler la Parole de Dieu.
      Matthieu: 15.6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de VOTRE tradition.
      Je ne sais pas si on mesure bien ce que ça implique…

      Je ne veux pas relancer le débat sur le sabbat, je ne l’observe pas (pas encore…et puis avec qui ?). J’y suis sensible par contre 😉
      Et je ne crois pas me tromper en disant que si le jour du culte a été déplacé au dimanche, c’est, parmi tout un tas de raisons, pour se distancier des juifs. Et on ne peut pas nier qu’il y ait une certaine forme d’antisémitisme derrière ça. Voire un antisémitisme certain.

      Mais il y a plus :
      Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois.
      Il prononcera des paroles contre le Très Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.

      Daniel 7:23-24
      Cette personne qui veut changer les temps est souvent associée à l’Antichrist, en tous cas elle est animée d’un esprit anti-christ.

      Dieu remettra Lui-même de l’ordre à la fin :
      Car, comme les nouveaux cieux Et la nouvelle terre que je vais créer Subsisteront devant moi, dit l’Éternel, Ainsi subsisteront votre postérité et votre nom.A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l’Éternel.
      Esaïe 66:22-23

      Alors pourquoi ne pas se réunir le samedi puisque c’est ce qui aura cours à nouveau sur la nouvelle Terre ?
      Et que finalement Dieu à l’air d’y tenir.

      Pour ce qui est de Paques 2020, ou Pessah 2020 (elles tombent en même temps cette année), je suis tout à fait d’accord avec vous. Je suis persuadé que quelque chose va se passer.

      • Olivier,
        Le choix du dimanche pour le culte chrétien motivé par «un antisémitisme certain» ? On en peut pas invoquer les Écritures pour légitimer une telle affirmation, puisque dans le passage que tu citais dans ton post du 16 mars, les disciples se rassemblent «le premier jour de la semaine» (le lendemain du samedi/Shabbat) pour «rompre le pain ensemble» — ce qui ne prouve peut-être pas qu’ils prenaient la Sainte Cène, mais qui est le prélude d’une nouvelle habitude cultuelle (confirmé par 1 Cor. 16/2). Le dimanche est devenu pour les chrétiens le «dies dominicus» (le jour du Seigneur) parce que la résurrection a lieu également le premier jour de la semaine (Jean 20), donc toujours le lendemain du sabbat. Je vois une certaine logique spirituelle, mais pas d’antisémitisme. C’est l’empereur Constantin qui a rebaptisé le dimanche/dominicus en «dies colis» (jour du soleil) en 321.

        Plus tard, le christianisme politisé va être un instrument de persécution antisémite, oui. Mais rien à voir avec le choix du premier jour de la semaine pour en faire le jour du culte.

        Pour bien interpréter Esaie 66/22, il faut se poser deux questions : le contexte de la prophétie et l’esprit du sabbat. Nous savons aujourd’hui que l’esprit du sabbat, c’est un repos prescrit dans le but de se tourner vers Dieu et les choses célestes. Et nous savons que de la même manière que, pour les juifs (et pour nous par extension) «c’est Christ, notre Pâque» (1 Cor. 5/7), Il est également notre sabbat. C’est ce qu’explique très bien l’épître aux hébreux : «Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu [la rédemption accomplie par la mort du Seigneur et sa résurrection»] se repose de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance» (4/9). Pour le dire + simplement, le temps de la grâce, c’est le sabbat. Ce qui n’annule pas obligatoirement les autres dispositions « terrestres », mais qui les sublime. Parce qu’elles sont «l’ombre des choses à venir». Et si la révélation sublimée devait revenir à la révélation incomplète, elle s’altérerait. C’est ce que Paul reproche aux Galates.
        Quant au contexte de la prophétie d’Esaïe, il consiste à parler à des hommes qui vivent sous une révélation non complète, raison pour laquelle elle reste en deçà et semble annoncer que le sabbat du 7è jour survivra à tout. Mais c’est tout simplement partiel, et donc caduque. Toute prophétie ne s’explique pas par elle-même, mais doit s’intégrer dans un ensemble, et en respecter l’esprit.
        On comprend toutefois, pour aller dans votre sens, que les dispositions sabbatiques pratiques peuvent aider des croyants du monde moderne qui, par exemple, n’ont plus de temps pour Dieu. Mais je n’appellerai pas ça revenir au sabbat, mais simplement un retour à la consécration et la sanctification. J’éviterai de recourir à de la phraséologie religieuse caduque (dans l’Esprit) et donc de nature à entretenir de la confusion dans les esprits. Le sabbat, c’est une mise à part pour Dieu (Qadash/kodesh), ce qui est le sens étymologique de la sainteté qui nous est demandée … en tout temps.

        • Merci pour ces rappels sur le sabbat dans la nouvelle alliance, c’est très juste.

          Cependant, quand il est écrit : »Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain », est-ce que cela signifie que les disciples faisaient ça TOUS les dimanches ? Ce n’est pas ce que dit le texte. A moins qu’un expert en grec ne vienne l’infirmer..ou de vouloir créer une tradition 😉

          Quand à 1 COR 16:2 : « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part CHEZ LUI ce qu’il pourra, selon sa prospérité… »
          Il n’est pas écrit « Que chaque dimanche, chacun amène lors du culte ce qu’il a mis à part » !
          S’il est demandé à chacun de mettre à part CHEZ LUI c’est que les gens sont à la maison, pas à l’église ou au temple.

          On lit tous ces passages avec les lunettes de la tradition, une fois de plus.
          Il faut bien forcer le sens de ces deux passages pour justifier la rencontre du dimanche.

          J’aimerai bien discuter de la résurrection le dimanche matin, mais je ne sais pas si c’est bien le moment : à l’heure ou même les portes de la Porte Ouverte sont fermées, il est je crois grand temps de se mettre à l’écoute.

          • Eh oui ! Il est possible de démontrer que le culte, c’est tous les jours et c’est n’importe où ! De la même manière que le sabbat, c’est tous les jours aussi. Bien. Mais il est possible également de démontrer, si besoin était, que l’Église est un corps qui a besoin de communion, et que le rassemblement dans un lieu en un certain jour n’est pas un délit spirituel, ou une soumission servile à une tradition corrompue. Et c’est facilement démontrable.

            On peut (et on doit) aspirer au modèle parfait, comme on le fait tous les deux, mais faire preuve de réalisme, et d’un brin de flexibilité.
            C’est je crois l’attitude de Jésus avec le temple, ou celle de Paul avec la Loi. Il y a un respect pour les choses qui sont dépassées, et même obsolètes, une considération, parce que même si elles ne sont plus l’avenir, elles sont venues du cœur de Dieu. Elles ont joué un rôle, et elles continuent encore d’en jouer un. C’est pourquoi je ressens toujours un malaise lorsqu’on « tape » sur l’église (ce n’est pas le cas ici, mais ça m’y fait penser), le culte, la sainte cène, le système, le pasteur, les anciens, les autorités, j’en passe et des meilleures. Oui, toutes ces choses contiennent leur part d’erreur, et sont perfectibles, mais le culte à la maison ne me mettra pas à l’abri de l’erreur. Il y aura des bénédictions et il y aura des problèmes. Et parfois les mêmes.

            Lorsque j’émets des réticences en entendant l’appel à sortir de Babylone, par exemple, ce n’est pas parce que je défends Babylone. Je suis dans une église, mais je ne fais pas partie de Babylone. Je n’appartiens pas à l’église, mais j’appartiens à Christ. Mais je suis absolument convaincu que cet appel peut aussi être utilisé par l’ennemi pour détruire le corps de Christ. Il faut essayer de penser à ce sujet sous cet angle-là. Et alors on s’aperçoit que souvent, pas toujours, mais souvent, cet écran de fumée très « prophétique » masque tout simplement un rejet de l’autorité. Et tiens, c’est bizarre, on trouve la même dynamique dans le monde, dans la société, dans les familles, dans les couples. ^^

            Sinon, pour finir sur une autre note, les portes de la Porte Ouverte ne sont PAS fermées. Grâce à la technologie, et à l’engagement de ses équipes, elle diffuse la Parole de Dieu dans la société (comme quoi elle ne diffuse pas que des mauvais virus) tant et si bien que si on voulait vraiment, on pourrait faire culte tous les jours dans les maisons, vu qu’on y est tous enfermés. Comme quoi Dieu peut exaucer ! 😉

          • Oliver c’est juste fatiguant ..
            On dirait s’il fallait traduire en image, que vous avez un marteau en main et ne voyiez autour que des choses en forme de clous. .
            Même si c’est récurrent un jeu ou un métier qui fait date . Ce n’est pas irrémédiable

            1- Il y a bien sûr la solution d’entrer avec vous dans une joute de versets et Dieu sait qu’il y en a dans le carquois; la démonstration pour les effets de contradiction ne manquent pas et c’est facile et simple ! mais aussi la contradiction de la contradiction…
            / c’est sans issue sauf à perdre du temps inutilement. Un proverbes kreyol dit « kan on bèf pas vlé travècé en piès kan’ i ka dit kon’ ay two long’
            « Quand un bœuf ne souhaite pas traverser un champ de canne il dit que ses cornes sont trop longues ».
            autrement dit quand on a décidé qu’un point de vue était LE point de vue par excellence,on trouvera toutes sortes de moyens de réfuter la contradiction quitte à y mettre toute son énergie.

            il est des tas de points dans la Bible où de telles joutes s’avèrent inutiles; les parties antagonistes se basent tous sur des versets bibliques. S’il est une chose certaine que la persistance de ces joutes mesurent c’est bien la nature, l’état et le cœur d’un « Christianisme charnel » jamais la croissance de la stature de Christ dans une vie soumise au joug de Jésus-Christ.

            2-il reste bien sûr la solution d’entrer simplement dans le repos des œuvres divines. Mais c’est la chose la plus difficile pour la chair habituée à produire devant Dieu et les autres ce qu’elle sait et peut fabriquer de mieux.

            Alors il est possible que ces qqs mots soient mal perçus ou provoquent le contraire de ce que j’ai voulu. Qu’importe je ne crois pas que l’heure soit aux atermoiements je le redis : c’est juste fatiguant et inutile.!.

            Mais si vous souhaitez faire le culte communautaire le samedi à la tombée de la nuit faites le sans vous soucier du reste; ne l’imposez juste pas aux autres comme une vérité qui devrait leur être assénée car même en faisant le culte le samedi vous ne trouverez aucune satisfaction à apporter cela en offrande pure au Seigneur si votre vie n’est pas offerte comme un sacrifice vivant saint et agréable sur l’autel. Et ça c’est dans le jour après jour que cela se mesure, dans nos interactions avec notre entourage immédiats et les autres. Vous savez de quoi je parle. Car la vie spirituelle ne reste pas dans le Livre elle s’incarne dans le quotidien.
            Bonne soirée Olivier et prenez bien soin de vous et de votre famille

  • je te cite :
    « J’ai vécu des temps de réveil, durant lesquels la vie de l’Esprit est intense, la louange continuelle, «même la nuit mes reins m’enseignent» (Ps 16/7). Et j’ai vécu des temps de reflux, comme une décrue d’un fleuve, qui laisse le terrain fertilisé pour autre chose. Des temps où le « chaque jour » glisse subrepticement vers « tous les 2 jours », puis s’étire et pour finir se transforme en rendez-vous plus espacés… »

    Oui je crois que la tradition peut glisser vers l’habitude et l’habitude peut glisser vers la lassitude. C’est même fréquent mais je crois que le flux et le reflux fait partie des mouvements normaux d’une vague. ça permet de nettoyer en même temps. c’st dans les moments de reflux ou de creux de vague que j’ai le plus appris; dans les temps de vallée de la mort que j’ai le plus désiré voir Sa face.
    Tu ne cherches Dieu avec passion que si tu l’as perdu si tu as l’impression qu’il se cache; sinon cette passion là s’étiole ; je crois qu’il permet des temps avec le sentiment de manque de solitude de faim; car sans faim tu n’apprécies pas la nourriture à sa juste valeur. Dieu veut qu’on trouve la valeur des choses. En Occident on est une génération de Chrétiens gatés. la preuve on pense que la persécution ne sera effective que lorsqu’elle nous concernera en Occident ou que c’est quand il sera minuit en Occident que Jésus reviendra peu importe l’heure ailleurs.

  • Jérôme
    comme tu dis les communautés peuvent se rassembler pour la prière le partage la louange par Skype ou via l’application zoom cloud ;
    la communauté des croyants a cette merveilleuse spécificité qu’elle peut être unis en esprit et ces techniques laissent l’impression que les frères et sœurs sont juste dans la même pièce qd on ferme les yeux. Les situations inhabituelles obligent à sortir de nos sécurités et à explorer des pans de voies nouvelles mais s’intégrant dans des sentiers sécurisés de Dieu
    Par contre pour la Cène cela risque d’être compliqué selon qu’on soit Coupe ou gobelets -:))

    Cela oblige aussi à se décentrer et penser à ceux qui ont parfois été dans l’incapacité de se joindre physiquement à une communauté des croyants soit par la distance, la maladie soit par persécution ou en prison
    On peut être unis ensemble sans être côte à côte ou être éloignés tout en étant cote à cote.
    Je pense que maintenant plusieurs expérimentent des liens resserrés comme jamais auparavant.

  • Éliane : je suis inquiet et peiné pour vous si vous êtes capable de donner à quelqu’un un « ministère de marteau » sur la base de trois commentaires sur internet, sans le connaitre réellement.
    Les voila mises en lumières les limites du virtuel, de la communication à distance. Votre commentaire est vraiment symptomatique de ce qui est en train de se passer.

    On propose l’église par internet, les prières à distance. Très bien, si c’est la seule façon de le faire entre frères et sœurs qui se connaissent déjà, dans des cas d’urgence, et pour une durée limitée.
    Moins bien quand, comme c’est le cas à Mulhouse, tout un tas de chrétiens n’ont que ce genre de communion.

    Croire qu’un église virtuelle puisse exister (dans le sens d’avoir et amener la vie) c’est croire que les ersatz du monde ont la même valeurs que les dons de Dieu : le sexe à la place de l’Amour, le rassasiement à la place de la Paix, et le rire à la place de la Joie.

    Après les gobelets en plastique, les gobelets virtuels : la dégringolade continue.
    Mais on s’est tellement habitués à puiser à nos citernes crevassées (cf les premiers chapitres de Jérémie) qu’on en est réduits à prendre un robinet qui fuit pour des fleuves d’eau vive.

    L’ennemi presse de tous côtés, les nations ont envahi le temple et quand on veut prendre un peu de temps avec un frère pour vérifier un point ou deux dans la Parole, soit il n’a pas le temps, soit il trouve ça fatiguant (cf votre commentaire mais expérience vécue de nombreuses fois).

    Au début de cette affaire de la PO de Mulhouse, je me suis dit que c’était  » le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira » qui a fermé les portes de la Porte Ouverte, et des autres églises ! Qui d’autre ? C’est Lui qui avait ouvert, personne d’autre ne pouvait s’y opposer !
    Mais à bien y réfléchir, finalement, ce sont les responsables, obéissant aux recommandations sanitaires qui l’ont fait.
    ATTENTION, je ne dis pas qu’il ne fallait pas le faire ! Je dis que tout le monde a obtempéré très rapidement, disant que, les autorités sanitaires ceci, le gouvernement cela…et je me demande si cela n’a pas été plus commandé par la peur qu’autre chose. Et si on a bien consulté le Seigneur à ce sujet avant de fermer les portes.

    Il va peut-être falloir se poser la question : faut-il obéir aux hommes, ou obéir à Dieu ? Ce n’est pas un appel à la désobéissance, mais à la prière.
    Evidemment, si nous reprenions les rassemblements en ce moment, le monde nous haïrait…

    Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Marc 13:13

    • Olivier,
      Le questionnement est tout-à-fait pertinent : est-ce Dieu qui a fermé l’Église ? Je mets un E majuscule parce que le phénomène dépasse largement celui de la P.O. qui est à mes yeux une victime de la situation. Ce qui s’est produit aurait pu arriver n’importe où avec n’importe qui. C’est d’ailleurs le cas en Allemagne, en Italie, en Chine, etc.

      Le réflexe de l’invocation du jugement divin est en général le premier qui s’exprime chez les radicaux — et le dernier chez les refroidis. Ça s’est encore vérifié lorsque les premiers cas infectieux se sont déclarés, avec le rôle joué par les rassemblements chrétiens. On a eu plein de prises de positions de drôle d’oiseaux, de ceux qui viennent se rassembler autour des dépouilles. Et je ne parle pas seulement de personnalités connues, mais de tous ceux qui ont la gâchette facile avec les jugements divins.

      Lorsqu’ils sont non-chrétiens, ça ne surprend personne. On a vu les titres de la Presse. Mais lorsqu’ils sont chrétiens, c’est plus triste. Ils parlent des jugements divins, mais c’est à se demander s’ils savent de quoi ils parlent. J’évoque ce point avant d’aborder la question du jugement divin, qui n’est pas évitable.
      Je crois qu’il y a vraiment des préalables spirituels à poser, qui sont essentiels.
      Ce que je pense, c’est qu’avant de se lancer dans des analyses prophétiques, on devrait dénoncer les fausses invocations aux jugements divins. Dénoncer les faux prophètes-perroquets qui se prennent pour Jérémie ou Ezechiel (simplement parce que ça correspond à des aspects caractériels de leur personnalité). On en connaît tous. Ils ont intégré le message de Jérémie mais ils ont oublié toute la partie de l’amour du prophète pour ses frères, même rebelles. Il y a tout un pan de l’amour de Dieu qui est manquant. Dans leurs prises de positions publiques, ils décrédibilisent la vérité.
      Aucune once de cette attitude qu’on devrait trouver chez des gens qui font partie du même corps. De la même famille. De la même équipe. Moi je trouve que ça ne sert à rien de tout savoir sur les jugements, mais de tout ignorer de la réalité spirituelle du corps de Christ.
      Je l’ai déjà dit ailleurs mais je le répète : ne pas discerner le corps de Christ dans toute sa dimension, et les responsabilités spirituelles que ça incombe pour chacun de nous, c’est ça aussi prendre la sainte cène indignement. Ce qui va bien au-delà des questions de gobelets, ou de jour de la semaine;).

  • Olivier, j’assume pleinement ce que je vous ai dit concernant votre attitude de marteau ; vous venez d’en faire la preuve la plus éclatante s’il m’en restait un simple doute.
    Je conçois que j’ai été ferme (un tout petit peu cependant) je le suis généralement dans ce genre de cas et je ne vais certainement pas vous dire « merci bon et fidèle serviteur vous avez bien dit ».
    Oui c’est fatiguant [ j’ai effacé la suite car vous allez mal le prendre c’est évident vous êtes susceptible : bon je vous le dire quand même que ça c’est une œuvre de la chair )].
    Je ne propose pas l’église par internet ; ce n’est pas comme si l’église n’existait qu’à cause d’un lieu précis. Je croyais que vous le saviez sinon je vous l’aurais précisé mais j’ai pensé que vous auriez cru que je vous prenais pour quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle alors que vous donnez l’impression d’en savoir bien plus que bcp sur la question de ce qu’est l’Eglise . Je m’en excuse donc.

    Mais je le redis par internet c’est une façon de se réunir en ce moment. Maintenant, si vous souhaitez aller voir les frères et sœurs avec qui vous vous réunissez physiquement d’habitude qui vous en empêchera ici sils sont d’ok ?

    Et s’ils ne le veulent pas pourquoi ne pas vous proposer pour aller faire des courses pour vos voisins âgés ? (C’est une idée pas une obligation). Vous savez c’est faisable et je ne le dis pas juste comme ça. Allez porter assistance à ceux qui sont incapables de se déplacer, faites le à ces faibles comme si vous le faisiez pour le Seigneur. Il est impossible que vous n’ayez pas de personnes âgées dans votre quartier ou votre rue ou village. Vous pouvez leur demander ce dont ils ont besoin et le leur amener et si vous ne pouvez entrer, laissez à leur porte. C’est une façon pour l’église d’amener la lumière dans le monde aussi en ce moment.

    L’amour « pratique » du prochain a à sa disposition des possibilités infinies quand on y songe.
    Et c’est pareil pour continuer à entretenir l’affection fraternelle entre chrétiens et merci Seigneur pour la technologie qui permet de prendre des nouvelles et de s’encourager et que personne ne soit laissé de coté comme le dit Hébreux ; vous-même, bénéficiez de la technologie en intervenant sur ce site alors faites en bon usage de grâce !
    Quand j’ai parlé de gobelets vous êtes si pressé de frapper du « marteau » que vous n’avez pas saisi le trait d’humour. Vais-je devoir vous expliquer que j’ai voulu dire que dans la mesure où on est chacun chez soi et en contact uniquement de façon virtuel il est bien difficile de se passer la même coupe donc…..!

    Vous dites je vous cite :
    « L’ennemi presse de tous côtés, les nations ont envahi le temple et quand on veut prendre un peu de temps avec un frère pour vérifier un point ou deux dans la Parole, soit il n’a pas le temps, soit il trouve ça fatiguant (cf votre commentaire mais expérience vécue de nombreuses fois). »
    . Olivier vous donnez à longueur de commentaire l’impression d’avoir votre idée faite, une rhétorique connue et assez récurrente c’est pourquoi je dis que c’est vain, une perte de temps. Personne ne vous fera changer d’avis.
    Vous comprenez que là je prends le temps de vous répondre alors que je le peux à peine ? Vous pouvez le comprendre ça au moins ? vous savez comment j’ai passé la nuit ? Non vous le savez pas ! Mais je prends le temps de vous répondre entre bcp d’autres préoccupations d’aujourd’hui mais cela vous importe peu n’est ce pas ?

    Et en ce moment tout le monde tape sur la PO .Ce que je pense des méga-church n’est pas un secret ; pourtant je ne crois pas du tout que Dieu les ait puni comme s’ils avaient été fautifs de quelque chose aux yeux du Seigneur. Et justement s’il fallait entrer dans vos critères de désobéissance aux autorités sanitaires on pourrait dire qu’ils ont été approuvés de Dieu durant cette convention qui a eu lieu durant une période douteuse de dissémination du virus dont acte.. !
    Dieu n’était certainement pas absent durant ce rassemblement.
    Heureusement que Dieu n’est pas comme nous sinon aujourd’hui beaucoup brûleraient déjà en enfer rien que par nos jugements intempestifs.
    Mais en réalité s’il s’agissait d’un jugement de Dieu sur cette église nous devrions les jalouser si nous comprenions un tant soit peu ce que signifie ou inaugure un jugement de la main de Dieu durant ce temps de la grâce.

    Vous dites êtes attristé et peiné ? De quoi ? faites-vous partie d’une communion fraternelle ? Si oui vous devriez savoir que la réprimande fait partie de la vie normale du Corps lorsque l’amour est le liant qui coule entre chaque membre, il n’est certainement pas question de laisser dire ou faire n’importe quoi sinon cela signifie qu’on se fout de l’autre tant qu’on nous laisse tranquille. Ça c’est plutôt la caractéristique du membre séparatiste qui pense qu’il sait et peut tout à l’exclusion des autres ou mieux qu’eux et qu’il se porte bien tout seul.
    En ce moment beaucoup de prophéties de circonstances sur les jugements de Dieu un peu partout en milieu chrétien ; mais on dirait surtout des Charognards comme dit Jérôme. C’est toujours l’odeur de la mort qui les attire. Mais ils sont toujours à contre temps faisant mourir ceux qui doivent vivre et laissant vivre ce qui doit mourir, se dérobant les paroles les rêves et songes les uns les autres. Les chrétiens n’ont jamais aussi rêvé qu’en ce moment. Mais enfin ! ça aussi c’est un des travers de l’Internet car sans public ça pourtant pas autant fonctionner ; j’appelle ça quand même le ministère de la peur avec ces songes rêves prophéties de l’après coup où Dieu avertit après l’occurrence de l’évènement.
    Mais ça c’est pas nouveau ça a toujours été chaque fois comme ça. Les entrailles sont de jugements et nulle trace de miséricorde pour les mourants sauf si la mort finir par entrer dans la maison de celui qui crie au jugement des autres.
    Voilà ce qui devrait vous faire pleurer et saisir vos entrailles en ce moment !
    Bonne journée

  • Bonjour
    Désolée je vois que je n’avais pas tout lu faute de temps. Mais je dois y revenir rapidement
    Je cite Olivier :
    « qui a fermé les portes de la Porte Ouverte, et des autres églises ! Qui d’autre ? C’est Lui qui avait ouvert, personne d’autre ne pouvait s’y opposer !
    Mais à bien y réfléchir, finalement, ce sont les responsables, obéissant aux recommandations sanitaires qui l’ont fait.
    ATTENTION, je ne dis pas qu’il ne fallait pas le faire ! Je dis que tout le monde a obtempéré très rapidement, disant que, les autorités sanitaires ceci, le gouvernement cela…et je me demande si cela n’a pas été plus commandé par la peur qu’autre chose. Et si on a bien consulté le Seigneur à ce sujet avant de fermer les portes.
    Il va peut-être falloir se poser la question : faut-il obéir aux hommes, ou obéir à Dieu ? Ce n’est pas un appel à la désobéissance, mais à la prière.
    Evidemment, si nous reprenions les rassemblements en ce moment, le monde nous haïrait… ».
    «  » » » » » » » » » »

    En réalité une obéissance aux indications des autorités sanitaires en ce moment entrerait pleinement en phase avec l’obéissance à ce que Dieu dit dans sa parole en cas de maladie contagieuse. Nous avons dans la Bible des exemples concernant la lèpre ou la teigne maladies contagieuses.
    En lisant la Bible on comprend pleinement que la « Quazorzaine » de sécurité n’est pas une prescription sortie du chapeau d’autorités païennes mais une prescription tout ce qu’il y a de plus biblique.
    Il y est question en Lévitique 13, et la prescription divine ne dit même pas « si » un homme ou une femme a la lèpre (ou plus loin la teigne)mais « quand « .
    Israël était le peuple de Dieu cela ne l’empêchait pas d’être atteint par les maladies contagieuses il était soumis comme les autres peuples au contingences matérielles de ce monde atteint par le péché comme le dit Romains 8; mais son privilège (si l’on peut nommer ainsi) par rapport aux peuples païens d’alentour était que Dieu lui avait laissé des prescriptions précises pour y pallier. Et de telles prescriptions on en est encore loin et si on y arrive il est possible que des chrétiens crient à l’antichrist empêcheur de se promener ou de prier en rond.

    ces prescription :
    -lorsque un doute réel subsistait sur l’occurrence ou non de la maladie contagieuse : quatorzaine par isolement : 1 semaine + 1 semaine : Lévitique 13 /4 et 5.
    -Lorsque le cas est avéré la déclaration d’impureté est décrétée. Ici « impureté » signifie qu’on porte sur soi des germes susceptible de contagion des autres.

    Concernant maintenant le traitement de l’impureté, les versets 45 et 46 sont éloquents.Verset 46 : il est impur aussi longtemps qu’il est atteint de son mal ; c’est pourquoi IL DOIT AVOIR SA DEMEURE A L’ÉCART DES AUTRES GENS.
    Aujourd’hui, ceux qui sont atteint de coronavirus mais dont l’état n’est pas grave sont « renvoyés chez eux »!, vous pouvez en croiser lorsque vous faites vos achats de nécessité.
    Or le verset 45n s’il était mis en place de nos jours pourraient éviter ça ; le contenu de ce verset peut trouver son modèle actualisé dans ce qui se fait en Corée du Sud où ceux qui sont porteurs de la maladies sont fichés et portés à la connaissance de tous . Selon le verset 45 c’est le malade lui-même qui devait crier par devant lui « Impur ! impur ! (façon de proclamer son état ce que les moyens modernes de la technologie font en Corée du sud avec évidemment le risque certain et évident de l’atteinte à la vie privée dont on pourrait bcp dire pour sûr) et ces malades coréens, en se déplaçant ont le bas du visage couvert comme l’indique ce verset : le fameux masque a été inventé par Dieu lui-même !.
    On peut bien sûr trouver à redire de toutes ces pratiques mais enfin il ne faudrait pas invoquer la Bible à l’appui pour décréter que les mesures sanitaires préconisées (prises donc par des autorités non chrétiennes) agissent à l’ encontre de la foi des vrais chrétiens.

    Ces jours ci des soignants pleurent ils sont débordés, est-ce le moment de dire : « puisque notre foi nous immunise obéissons à Dieu plutôt qu’aux autorités ».
    A Dieu vraiment ? Dieu nous a donné du bon sens pour comprendre que ces autorités en place viennent aussi de Lui ; et aussi que les soignants sont de nos voisins, familles et nos enfants dont bcp sont étudiants en médecine même pas encore médecins tout à fait mais sollicités malgré tout (et dans ce dernier cas je suis personnellement concernée). Ils y vont comme des soldats au front parce que leurs parents chrétiens les ont certainement éduqués avec des principes très terre à terre qui ne volent certainement pas haut selon le langage typique de Canaan, mais qui reflètent néanmoins le cœur de l’évangile dont l’église lumière du monde est censée être porteuse en ce monde qui connait ténèbres sur ténèbres en ce moment.

    Alors oui on pourrait même passer du temps à discuter de ce texte de Lévitique que j’ai pris et le décortiquer en disant que tel ou tel verset a été pris de façon inappropriée ou brandir l’original hébreux ou grec de tel ou tel mot pour trouver une erreur dans l’interprétation que j’en fais. Bien sûr on pourrait, car ce que j’en dis est loin d’être infaillible. J’ai juste sorti ça comme ça me venait et je ne fais pas d’études théologiques.

    Seulement on passerait à côté de la réalité de ce temps où comme le dit l’autre texte de Jérôme ( https://lesarment.com/2020/03/monte-ici-plus-haut-et-je-te-montrerai-ce-qui-arrivera-dans-la-suite/), il semble important plus que jamais en ce moment de prendre de la hauteur pour trouver le bon positionnement dans notre propre réalité terrestre alors que « physiquement » nous évoluons dans la même vallée de la tourmente que nos contemporains. Puisque nous sommes encore bel et bien sur terre avec les contingences qui y sont attachées.

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