Synthèse et réflexions autour du SARS-Cov2 et Covid-19, par Rémy Moret

Un article assez long, mais plein d’enseignements, et qui résume une position mesurée et humble, que nous rejoignons. Rémy Moret a travaillé plusieurs années à l’Institut Suisse de Recherches Expérimentales sur le Cancer (ISREC) où il a été nommé associé de recherche. Après des études techniques à l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT), il a passé 30 ans de sa vie en Afrique comme missionnaire et chercheur. Soutenu par le Fond National Suisse (FNS), il a travaillé en collaboration avec l’Institut de Biochimie de l’Université de Lausanne pendant 20 ans sur la recherche du vaccin contre le paludisme au Centre de recherche et de formation sur le Paludisme à Ouagadougou (CNRFP) puis au Centre de Recherche Biomoléculaire P.Annigoni (CERBA) au Burkina-Faso. Il a été chargé de cours DEA théorique et pratique de biologie moléculaire à l’Université de Ouagadougou. Il a participé à une trentaine de publications scientifiques (Voir PubMed R.Moret).

Introduction

On vit une époque étrange… Les mouvements, les évènements, les problèmes s’accélèrent chaque jour et débordent de plus en plus notre capacité à réfléchir, intégrer, et prier calmement pour discerner ce qui se passe et prendre les bonnes décisions.

Les informations, souvent très contradictoires, se succèdent et circulent à grande vitesse sur les réseaux sociaux, sur les médias, dans notre boîte mail qui déborde et nous poursuivent jusque dans notre intimité en vibrant dans notre poche, même lorsque nous sommes en vacances, ou sous forme d’un petit « bip », si on a fait l’erreur d’oublier de mettre notre « smartphone » sur « silencieux ». Plus le temps de lire les journaux (Ils sont en train de disparaître), ou même un bon livre que l’on a de la peine à terminer. Et si on a pris l’option de la consulter numériquement sur notre smartphone, la Bible peut se mélanger à d’innombrables messages et informations qui peuvent nous distraire d’un moment d’intimité avec Dieu. Privés pour quelques instants de liaison internet certains paniquent comme s’ils étaient « en manque » …

Cette pandémie de Coronavirus a créé beaucoup d’incertitudes dans le monde à cause du nombre d’inconnues sur ce nouveau virus. Certaines personnes très en vue depuis des années sur les réseaux sociaux, de tendance souvent contestataire, se sont emparées du sujet en profitant de la naïveté de tous ceux qui les fréquentent depuis longtemps, alimentant et amplifiant la polémique dans divers domaines, souvent hors de leurs compétences. Suivis par beaucoup de monde, les « followers », que j’appellerai plutôt « la masse molle des brouteurs d’écrans », ces «gourous » en ont profité pour augmenter leur influence et leur aura : plus ils racontent des énormités, plus ils seront suivis et augmenteront leur cote de popularité (leurs « likes ») et leurs gains financiers par la même occasion… Étonnamment ce sont souvent les mêmes personnes que l’on retrouve subitement spécialistes de ces sujets, qui n’en finissent pas de semer la confusion et diviser même les chrétiens par leurs propos trop souvent exagérés, manipulateurs voire totalement mensongers !

« Nul ne saurait nier qu’une certaine inculture scientifique est devenue intellectuellement et socialement problématique : elle empêche de fonder une épistémologie rigoureuse de la science contemporaine, favorise l’emprise des gourous de toutes sortes et rend délicate l’organisation de débats sérieux sur l’usage que nous voulons faire des technologies … » Réf : Etienne Klein, « Comment at-t-on su ce que nous savons ? », journal La Croix, 14 avril 2016, page 28

Les Proverbes en parlent lorsqu’il est écrit : « Ce qui plaît au sot, ce n’est pas de comprendre, c’est de répandre ses idées » Proverbes 18v2.

La théorie du complot et les pandémies du moyen-âge 

Comme dans tout événement qui nous échappe, et nous effraie, des théories du complot voient le jour, afin de tenter d’expliquer l’inexplicable. C’est vrai que dans l’histoire humaine toutes les pandémies ont suscité des passions impressionnantes. L’histoire se répète et cette pandémie n’est pas la première ! J’habite à Villeneuve où en 1348 on a brulé vifs de nombreux Juifs innocents comme partout en Europe à cette époque, lors de la pandémie de peste noire, en les accusant de transmettre la maladie. Il faut dire qu’en tant que Juifs, ils respectaient les conseils d’hygiène de l’ancien Testament, conseils qui les ont relativement protégés de cette épidémie. Du coup la population les a accusés d’avoir contaminés les puits et de répandre ce fléau ! Il fallait absolument trouver des « Boucs émissaires ». Le même phénomène s’est répété à Bâle l’année suivante et dans toute l’Europe. On n’en est pas encore là… mais pas loin. Je voyais récemment aux nouvelles que l’on avait incendié le garage d’un député en France à cause de ses positions vaccinales et je ne parle pas du personnel soignant souvent agressé dans l’exercice de ses fonctions…. Parmi nos amis et au sein même de nos familles ce sujet du Covid a malheureusement réussi à semer le trouble et la division.

Il est très intéressant de suivre l’histoire des pandémies dans le monde. On devrait en tirer des leçons pour ce qui se passe aujourd’hui avec le Covid.

La « marque de la bête »

Et les chrétiens n’y échappent pas hélas. Je suis stupéfait par le nombre d’articles et de vidéos sur la « théorie du complot » ou la confusion du « pass sanitaire », des puces dans les vaccins pour nous tracer avec la « marque de la bête » que l’on trouve sur le net depuis l’arrivée des vaccins. À mon avis, les sujets du « Complot » mondial, du néo-évangélisme et de l’apostasie sont d’autres questions que l’on ne devrait pas mélanger avec celles de la santé publique. Cela crée chez les chrétiens une confusion et un amalgame entre des mesures médicales nécessaires et d’autres vrais sujets comme le contrôle de la société par le numérique ou le « transhumanisme ».

C’est vrai que dans les pays totalitaires particulièrement, certains ont profité de cette opportunité de crise sanitaire pour augmenter leurs moyens de contrôle sur leur peuple. Mais il ne faut pas se bercer d’illusions… depuis que l’on a un « smartphone » dans notre poche et que notre société se numérise progressivement et insidieusement dans tous les domaines, il y a évidemment la possibilité d’être tous contrôlés… le « pass sanitaire » et autres programmes liés à la santé publique ne vont pas changer grand-chose à la situation.

Malheureusement une fois que l’on a pénétré dans l’une de ces bulles des réseaux sociaux, il est très difficile d’en sortir et de laisser notre réflexion prendre de la hauteur. Ces bulles créent tout un monde dans notre esprit. Modifier les convictions qu’elles génèrent et remettre en question notre paysage mental demande alors un immense effort ! Des algorithmes sophistiqués, élaborés par les concepteurs même de ces réseaux sociaux, font tout pour « fidéliser » le client. Peu d’entre nous les comprennent, sans parler d’en maîtriser les subtilités. En balançant sournoisement des informations biaisées qui caressent dans le « sens du poil » et flattent les convictions de l’internaute, ces algorithmes excellent pour maintenir à tout prix leur « clients » sur leur propre réseau, en concurrence avec les autres, afin de gagner « un max » au travers de publicités ciblées qui sont diffusées en parallèle avec l’info demandée. Ces réseaux sociaux connaissent parfaitement notre psychologie et nos goûts, parfois mieux que nous-même ! Plusieurs livres et un film impressionnant a développé ce sujet en diffusant le témoignage de certaines personnes qui ont elles-mêmes conçu ces programmes et qui regrettent d’avoir mis au point ces algorithmes qui divisent la société : « Derrières nos écrans de fumée ». (Livres sur le sujet : « Les algorithmes font-ils la loi ? » Aurélie Jean, « Les réseaux sociaux sont-ils dangereux ? » Antoine Bayet)

Remarques générales sur les références et sources :

La plupart des références renvoient à des articles de journaux grand public en français pour une approche plus vulgarisée. Mais chaque sujet abordé peut être approfondi en recherchant les publications d’origines souvent cités dans les articles eux-mêmes pour vérifier les sources. Cela demande un gros travail de recherche bibliographique car l’essentiel des articles est en anglais et souvent très nombreux sur chaque sujet particulièrement en rapport avec le Covid. Entre janvier et fin avril 2020, plus de 4000 articles et communications de tout genre sur le COVID-19 ont été recensés sur PubMed, à une moyenne d’environ 33 publications par jour. A ce jour, début 2022 si on tape « Covid » sur PubMed ou NCBI on trouve respectivement 213’352 et 254’230 articles sur ce sujet !

Ce qui est remarquable, c’est que les éditeurs de journaux dans lesquels ces articles ont été publiés, les ont mis gratuitement à disposition de toute la communauté scientifique mondiale pour faciliter les partages des données et accélérer la recherche, particulièrement dans les pays plus pauvres. Une belle initiative à saluer !

Malheureusement, le problème est tellement complexe à l’échelle mondiale que personne, même les scientifiques ne peuvent en faire le tour. La plupart des avis formulés par les gens qui s’expriment dans les médias ou les réseaux sociaux sont très souvent en provenance d’autres sources et répétés par des personnes qui même d’un bon niveau médical ou scientifique ne maîtrisent pas le domaine dont ils parlent ! En conséquence, cela donne des déformations de l’original voire des aberrations de certains propos, même en provenance de certains scientifiques ou médecins. C’est pour cela qu’il faudrait chaque fois revenir aux articles scientifiques d’origines et prendre l’avis de vrais spécialistes, voire d’un collège dans les domaines qui posent problèmes.

Nos sociétés occidentales sont devenues tellement complexes et sophistiquées que le moindre évènement imprévu ou incontrôlable devient insupportable. On essaye de tout modéliser, de créer de nouveaux algorithmes pour mieux comprendre ce qui se passe mais même les modèles peuvent se tromper face à l’implacable réalité. Ces modélisations ont parfois surestimé les conséquences. Elles ont créé un sentiment de panique et des réactions quelquefois démesurées des autorités, surtout au début de la pandémie. On ne connaissait rien de ce virus et par principe de précaution, des mesures un peu trop extrêmes ont été imposées dans certains pays !

Origine et causes de la pandémie du SARS Cov-2

Beaucoup de choses ont été écrites sur les causes. On a même imaginé une manipulation volontaire du virus par les Chinois pour réduire la population mondiale ou, ce qui est plus vraisemblable et n’est pas à exclure, un accident de laboratoire à Wuhan lors de tests sur des virus en provenance de chauves-souris vivants dans une mine (500 espèces de coronavirus ont été identifiés chez les chauves-souris mais il pourrait en en avoir encore des milliers à découvrir ! ) qui ont menés des études pour comprendre le mécanisme de franchissement de barrières d’espèces des CoV et à des travaux expérimentaux sur ces virus notamment les « gains-de-fonctions », recherches potentiellement risquées. Voir enquête indépendante DRASTIC.

« Une manipulation génétique introduisant des gènes du SIDA dans le Virus » (Hypothèse très contestée du Prof Luc Montagnier), et beaucoup d’autres hypothèses aussi saugrenues les unes que les autres provenant plutôt de milieux de tendances conspirationnistes. Mais en réalité on ne sait toujours pas d’où vient ce virus exactement.

Pourtant depuis des années on a eu des signes d’avertissement de l’arrivée prochaine d’une pandémie (SRAS en 2002 – H1N1 grippe porcine en 2009 – MERS en 2012). Signes souvent ignorés par les autorités politiques. La conférence TED de Bill Gates en 2014 était particulièrement prémonitoire et mettait en évidence le fait que l’humanité n’était pas du tout prête à affronter un tel problème.

Quelques raisons possibles

Les raisons de l’augmentation des risques naturels de pandémie au début de ce 21ème siècle seraient dues à cinq causes principales :

  • La déforestation massive et la perte de la biodiversité
  • L’augmentation des élevages de masses (porcs, poulets etc.)
  • Le réchauffement climatique
  • La progression exponentielle des déplacements de la population mondiale
  • La croissance de la population mondiale

La déforestation intensive met en contact beaucoup d’espèces animales et leurs virus vivant en symbiose avec elles ce qui peut provoquer des zoonoses (passage et adaptation d’un virus d’un animal à l’homme). Les virus dangereux qui étaient dilués dans l’immense masse du vivant le sont moins aujourd’hui.

Réf : Livre. « La Fabrique des pandémies » : Marie-Monique Robin s’intéresse aux origines du problème (ouest-france.fr)

L’élevage intensif est aussi un facteur de risque important. Ex : Elevage de visons. Les hommes contaminent les visons avec le Covid. Les visons très nombreux et très proches dans un élevage se contaminent entres eux et le virus a tout loisir de muter abondement.

Le réchauffement climatique provoque le dégel de zones immenses en Sibérie par exemple (pergélisol ou permafrost en anglais) après des milliers d’années de congélation. Cela pourrait provoquer la libération de nouveaux virus inconnus ou d’agents pathogènes disparus ou peu fréquent comme le charbon (qui a provoqué la mort de troupeaux entiers de rennes en Sibérie.)

L’évolution exponentielle de la mobilité à l’échelle mondiale (environ 4.5 milliards de passagers dans les avions en 2019) facilite la transmission mondiale des agents pathogènes. D’autres chiffres parlent d’environ 200 millions de voyageurs par jour (Train-Avion-Voiture – Bateaux confondus) au début des années 2000 contre 600 millions par jour en 2019 !!

Réponses aux rumeurs concernant ce Virus

« Le covid n’était qu’une pseudo-pandémie qu’il n’était pas plus dangereux qu’une grippe et qu’on nous mentait sur les chiffres à cause de PCR positifs à 45 CT »

Ces propos sont inexacts et induisent en erreur. Oui, il semble bien que les chiffres de mortalité globale en Suisse par exemple ne soient pas beaucoup plus élevés en 2020 qu’en 2019… mais la réalité est plus subtile : la grande différence est qu’ils sont, à cause du Covid, bien plus élevés que la grippe à partir d’un certain âge. Ce sont les vagues successives de contaminations qui ont créés de nombreux morts dans une période courte particulièrement dans les EMS. Et on ne parle pas du Covid long qui touche aussi des plus jeunes pendant des mois… Ref : COVID-19 Symptoms: Longitudinal Evolution and Persistence in Outpatient Settings | Annals of Internal Medicine (acpjournals.org)

C’est donc la soudaineté, la virulence et la vitesse de la propagation de ce virus qui a créé le fond du problème et saturé lors des pics de contagion les soins intensifs des hôpitaux. C’est un fait incontestable et très documenté dans le monde entier.Rien à voir avec une « propagande subtile et mensongère » ! La grippe classique provoque aussi des morts chaque année mais bien plus tranquillement et elle ne sature jamais les soins intensifs des hôpitaux !

Quant au PCR à 45 CT proclamés par certains opposants c’est aussi faux. Ce ne sont visiblement pas des spécialistes de biologie moléculaire qui émettent ce type d’affirmation. Ils n’ont fait que répéter des propos glanés sur le net par les antivaccins pour appuyer leurs dires. En Suisse en tout cas, les labos ont tenu compte de ces taux d’amplification et clairement dit de ne pas interpréter un résultat comme positif après 30 CT.

Concernant les traitements précoces

« Les traitements précoces et efficaces comme l’hydroxychloroquine ont été interdits »

Au début de la pandémie en mars 2020 j’ai contacté un ami professeur au CHUV, pour lui demander son protocole de traitement avec l’hydroxychloroquine et l’azithromycine car je voulais le communiquer à mes amis médecins au Burkina qui me demandaient de l’aide pour leurs malades. Eh oui, ils ont utilisé ce protocole au CHUV au début pour le tester jusqu’à ce qu’il émerge d’autres protocoles de traitements du Covid plus efficaces. J’ai transmis ce protocole à mes amis médecins du Burkina qui l’ont utilisé avec un certain succès tout au début de l’infection semble-t-il lors de la rencontre que j’ai eu au Burkina avec eux l’an passé. Je sais que cela a été assez différent en France particulièrement. Le fait d’interdire aux médecins de soigner les gens et de les confiner radicalement était certainement une erreur. Mais on ne connaissait encore rien de ce virus, à ce moment-là : c’est donc trop facile d’accuser les gouvernements de criminels, alors qu’ils confinaient par principe de précaution et par ignorance au début de cette pandémie. Les Dr Peter Mc Cullogh, Christian Péronne et le prof

Didier Raoult ont aussi parlé de ces traitements et bien expliqué ce problème et j’ai suivi toute la saga « hydroxychloroquine » médicament que l’on a utilisé pendant des années en Afrique dans le passé pour prévenir et traiter le paludisme (Il a malheureusement perdu son efficacité contre cette maladie dans plusieurs régions du monde à cause des résistances) et qui a montré certaines propriété antivirales …

Pourtant même s’il a été interdit en France et en Suisse par la suite, ce protocole a été utilisé au début dans beaucoup de pays avec un succès mitigé. Il semble que malheureusement ce traitement n’est pas si efficace d’après plusieurs publications d’essais randomisés comme celui mené dans l’Etat de New-York paru en mai 2020 qui conclut : « Dans une étude de cohorte rétrospective portant sur 1438 patients hospitalisés dans la région métropolitaine de New York, par rapport au traitement sans aucun médicament, le rapport de risque ajusté pour la mortalité à l’hôpital pour le traitement par hydroxychloroquine seule était de 1,08, pour l’azithromycine seule était de 0,56 et pour l’hydroxychloroquine et l’azithromycine combinées était   de   1,35.   Aucun   de   ces    rapports    de    risque    n’était    statistiquement significatif. Signification : Chez les patients hospitalisés pour COVID-19, le traitement par hydroxychloroquine, azithromycine ou les deux n’était pas associé à une mortalité à l’hôpital significativement plus faible. » Réf : Association of Treatment With Hydroxychloroquine or Azithromycin With In-Hospital Mortality in Patients With COVID-19 in New York State | Cardiology | JAMA | JAMA Network

Il y a aussi toute la controverse sur l’Ivermectine un anti-parasitaire efficace qui a aussi des propriétés antivirales contre le Covid mais il faut des doses élevées pour qu’il soit utile contre ce virus. 

Ces deux traitements qui ont fait couler beaucoup d’encre ont finalement été abandonnés au profit de protocoles plus efficaces, tirés de l’expérience de nombreux hôpitaux et urgentistes dans le monde. Beaucoup de patients ont pu être ainsi sauvés par l’hyperventilation préventive en oxygène et les anti-inflammatoires. Voir référence Peter McCullough ci- dessous

De nouveaux médicaments sont développés intensivement dont certains pourront être pris à la maison par voie orale mais ils sont hors de prix et leur efficacité et leur innocuité pas encore démontrée. C’est clair que les « Big Pharma » ne sont pas des « humanitaires ». Ils ne gagnent pas tant que cela sur les vaccins mais beaucoup plus sur les traitements !

Je suis bien d’accord sur certains aspects avec le Dr Christian Peronne, un médecin traditionnel français adepte des « Théories alternatives », quand il parle de se maintenir en bonne santé par une alimentation saine, la prise de vitamines D ou de Zinc. Mais tous ces traitements préventifs ne suffisent pas en cas de prédispositions à développer un Covid sérieux. Ils ne remplacent pas le vaccin qui malgré tout reste efficace contre les formes graves.

Concernant les vaccins

Il y a au moins six procédés différents actuellement pour produire des vaccins et plus de 200 projets en cours. Certains sont moins efficaces que d’autres et prennent beaucoup plus de temps à aboutir. L’avantage de cette nouvelle approche génétique ARN est qu’elle est rapide à mettre en œuvre.

« On est tous des cobayes… Le développement du vaccin a été beaucoup trop rapide »

Non, on n’est pas des cobayes d’un vaccin génétique. D’autres se sont sacrifiés avant nous (40 000 américains pour Pfizer et presque autant pour Moderna) pour faire ces tests. Toutefois pour les enfants, ma position est plus réservée, même si là aussi, beaucoup de jeunes américains ont effectué le travail de cobaye à la place de nos enfants !

Oui ces vaccins ont été développés dans l’urgence mais le travail n’a pas été bâclé même si, dans l’urgence, certains aspects concernant la durée de l’immunité et l’efficacité du vaccin à éviter la transmission ont dû être passablement réévalués au cours des mois suite à l’apparition de nouveaux mutants : Réf de l’essai phase III du vaccin Pfizer développé en réalité par une société allemande BioNTech. Dossier de presse en français

Pour les vaccins ARN, ils se basent sur une recherche commencée il y a plus de 30 ans. Si le travail a été si rapide c’est grâce aux sommes colossales investies par l’Etat américain pour financer les essais vaccinaux aux inventeurs du vaccin (une entreprise allemande BioNtech qui n’avait pas les moyens de le faire, ni Pfizer du reste) et à la relative facilité de mise en œuvre de cette nouvelle technique ARN.

« On cautionne aveuglément une injection génique qui n’est pas un vaccin »

Non je ne cautionne personnellement pas aveuglément cette « injection génique » qui a pourtant bien finalement un effet vaccinal classique comme n’importe quel vaccin. C’est cela qui est le plus important ! Il faut arrêter de jouer avec les mots ! Cependant, je la recommande seulement pour les personnes à partir de 50 ans, les personnes à risques, ainsi qu’au personnel médical exposé. A mon avis il aurait fallu se limiter à ces classes d’âge par principe de précaution. Même si les vaccins à ARN et ADN peuvent être sujet à des questions bien justifiées, je pense que pour nous les plus vieux, il n’y a pas trop de problèmes à se faire vacciner ou de soucis à se faire ! La balance bénéfices/risques est très en faveur du bénéfice !

Cependant, je ne suis personnellement pas favorable à cette politique de vaccin à tout prix pour les jeunes et les enfants. Pour eux le rapport bénéfice/risque n’est pas en faveur du bénéfice. Ce n’est pas juste de forcer les enfants à se faire vacciner pour protéger des personnes à risque qui ne veulent pas se faire vacciner … Ils tombent très peu malades et pour eux, s’il faut vraiment en vacciner quelques-uns qui sont à risque (Exemple épidémie d’obésité chez les enfants aux Etats-Unis), j’aurai préféré attendre l’arrivée des vaccins classiques non génétiques à protéines recombinantes (Novavax en mars cette année ?) par principe de précaution.

Mais cela sera encore nécessaire ? Si l’Omicron prend le dessus dans le monde entier et ne provoque qu’un rhume chez les enfants c’est inutile de prendre le risque de les vacciner, d’autant plus que la protection contre la transmission est très faible. Toutefois un nouveau syndrome, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) qui semble toucher particulièrement les enfants après une infection à l’omicron semble démontrer que les enfants vaccinés seraient moins sujets à ces symptômes. Mais pas de quoi paniquer. Cela reste encore des cas assez rares, seulement 131 cas pour toute la Suisse depuis fév 2020 jusqu’à aujourd’hui et les traitements fonctionnent très bien sur ces cas pédiatriques…

L’omicron étant très contagieux, et le vaccin ne protégeant semble-t-il pas très efficacement des contaminations de ce variant, espérons que le « pass vaccinal ou sanitaire » ne seront bientôt plus d’actualité ! (ndlr : la Suisse a levé les contraintes sanitaires (port du masque et pass sanitaire) en grande partie le 17 février 22). 

Peut-être que l’arrivée du variant Omicron qui contaminera beaucoup de personnes et créera une immunité de groupe au niveau mondial et mettra un terme à cette saga qui a créé beaucoup de souffrances dans le monde. Je l’espère de tout cœur !

Concernant les effets secondaires des vaccins

« Il y a beaucoup d’effet secondaires et de mortalité dû aux vaccins qui ne servent à rien »

« Les vaccins Covid-19 ont été testés dans des essais cliniques randomisés conçus pour établir l’efficacité et l’innocuité, mais insuffisamment puissants pour détecter des événements indésirables rares. Si un nouveau vaccin présente un profil d’effets indésirables graves (même si le risque est rare), une évaluation des risques et des avantages pourrait conduire au retrait du vaccin ou à des restrictions de son utilisation dans l’intérêt de la sécurité publique. Ces risques doivent cependant être mis en balance avec les risques de covid-19 lui-même entraînant des événements indésirables et la mort. L’évaluation de l’innocuité est particulièrement importante lorsque le développement de vaccins a été accéléré, que les vaccins sont nouveaux et qu’un déploiement mondial rapide des vaccins covid-19 a eu lieu, avec 10 milliard (janvier 2022)   de   doses   déjà   administrées   dans   le   monde »   Réf : BMJ 2021;374:n1931

Oui je suis conscient des effets secondaires et des risques. C’est ainsi depuis longtemps pour tous les médicaments et vaccins existants. Cela s’appelle la balance bénéfices/risques. Sur l’énorme quantité de personnes vaccinées dans le monde c’est malheureusement inévitable qu’il y ait des problèmes de temps en temps. Cependant les gens âgés qui viennent d’être vaccinés peuvent mourir de bien d’autres causes que le vaccin. Mais évidemment on ne peut pas attribuer naïvement tous ces morts au vaccin sans examiner chaque cas en profondeur, ce qui n’est pas toujours possible, même si chaque évènement indésirable est surveillé très attentivement par les offices de sécurité des médicaments. Au total cela fait beaucoup de monde sur le nombre très élevé de vaccinés. Je pense que les antivax sur réseaux sociaux amplifient le phénomène d’une manière exagérée et ne tiennent aucun compte de ce que j’explique ci-dessus. 

Les myocardites sont quatre fois plus fréquentes à la suite d’une infection au coronavirus que consécutivement à la vaccination, selon une étude diffusée récemment par l’OFSP. Celui-ci réitère son appel à la vaccination, même s’il peut exister des effets secondaires. Voir Dr Antoine Flahault.

« Il y a un risque de thrombose veineuse et formation de caillot de sang dû aux vaccins »

Beaucoup d’interrogations autour des vaccins contre la COVID-19 concernent notamment le risque de thrombose veineuse, soit l’obstruction d’un vaisseau sanguin dû à la formation pathologique d’un caillot de sang (thrombus). Mais une nouvelle étude publiée sur ce sujet se veut rassurante en révélant que ce n’est pas la vaccination mais bien l’infection COVID-19 en elle-même qui entraîne un risque beaucoup plus élevé de développer une thrombose veineuse. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont en effet détaillé dans le British Medical Journal (BMJ) les données médicales de 29 millions de personnes ayant reçu leur première dose de vaccin Pfizer ou d’AstraZeneca. Mais il s’avère que ce risque était « beaucoup plus faible que celui associé à l’infection par le SARS-CoV-2 ». Concrètement, pour l’infection, les chercheurs ont constaté 12 614 cas supplémentaires de thromboembolie veineuse sur 10 millions de personnes, contre 66 cas en se faisant vacciner avec AstraZeneca : le risque est donc presque 200 fois plus élevé en attrapant la Covid-19 qu’en se faisant vacciner avec AstraZeneca.

Par ailleurs pour chaque 10 millions de personnes vaccinées avec le vaccin Pfizer, l’étude note que 143 accidents vasculaires cérébraux supplémentaires seraient observés, mais ce chiffre est près de 12 fois inférieur au risque consécutif à l’infection (1699 cas supplémentaires).

« Des risques accrus d’événements hématologiques et vasculaires ayant entraîné une hospitalisation ou un décès ont été observés pendant de courts intervalles de temps après les premières doses des vaccins à ARNm ChAdOx1 nCoV-19 et BNT162b2 (AstraZeneca et Pfizer). Les risques de la plupart de ces événements étaient considérablement plus élevés et plus prolongés après l’infection par le SRAS-CoV-2 qu’après la vaccination dans la même population. » Réf : BMJ 2021;374:n1931

Vaccins ADN

C’est vrai qu’Il n’est pas anodin d’injecter un message génétique, particulièrement le vaccin ADN Astra Zeneca qui utilise un adénovirus comme vecteur dans nos cellules, vaccin que je ne recommanderai pas d’une manière générale à cause du vecteur viral à ADN. Normalement ces virus de transport sont détruits mais Il pourrait y avoir des effets secondaires à long terme avec ce type de vaccin ADN dû à des insertions aléatoires.

Vaccins ARN

Ces programmes ARN ont une durée de vie très limitée après l’injection (15 jours max) car l’ARN (contrairement à l’ADN) est très instable est disparaît très vite digéré par des enzymes appelées RNases. Mais sur ce point particulier, Il faudra effectivement des années pour étudier les risques potentiels à long terme et s’assurer que ces nouvelles technologies, malgré toutes les précautions prises, n’ont aucune incidence sur le génome humain. Mais dans l’urgence évidente, il fallait bien choisir de prendre ce risque.

Le Dr Christian Vélot membre du conseil scientifique du CRIIGEN, n’est pas antivax mais il est un bon critique sur le sujet et défend le « principe de précaution » dans un article très bien écrit (voir réf) même si certaines de ses affirmations sont mises en question par ses pairs.

« Ils utilisent nos corps pour fabriquer la protéine Spike S, poison qui y demeure plus de quinze mois, opérant sournoisement ses ravages et que chaque rappel amplifiera »

Non la protéine spike n’est pas un poison hautement toxique. Les essais dont parlent les antivax ne concernaient pas des hommes mais des rats et ils ont été menés par Pfizer et Moderna et d’autres labos de recherche dans le monde qui comme tous les fabricants de médicaments ou de vaccins doivent faire des essais de toxicités sur les animaux. Ces rats ont reçu 3 x la dose injectée à un être humain (100ug/vaccin) en une semaine soit 500x plus qu’un humain en tenant compte du poids moyen qui est d’environ 350g/rat. Les rats sont tombés malades mais ne sont pas morts…ils se sont même rétablis. On peut trouver tout cela dans un rapport complet sur ce vaccin vérifié par l’European Medicines Agency.

« La protéine Spike S, poison qui demeure plus de 15 mois dans notre corps »

Même erreur que ci-dessus. Il s’agit d’essai sur des rats qui ont été injectés avec au moins 500 x la dose humaine…

Non, La protéine spike ne persiste que quelques semaines dans le corps humain, le temps de générer des anticorps qui finissent par la détruire complètement. Comment imaginer qu’elle soit toxique alors qu’elle a permis au contraire d’induire des anticorps efficaces contre le virus qui ont sauvé 500’000 personnes en Europe selon l’OMS !

« Certains scientifiques annoncent que le vaccin du Covid peut être un réinfectant comme celui du de la poliomyélite qui a réenflammé une épidémie… »

Ils comparent deux phénomènes qui n’ont rien à voir entre eux concernant deux types de vaccins complètement différents. Le vaccin poliomyélitique oral (VPO) a été développé par Albert Sabin qui contient trois sérotypes du virus de la poliomyélite vivants mais qui sont atténués. Les nouveaux vaccins à ARN ne contiennent pas de virus mais le message pour une toute petite partie seulement : le « spike ». Seuls les vaccins chinois type Sinovac et Butantan etc. utilisent des virus du Covid atténués

Les effets dont ils parlent sont totalement différents : pour le vaccin contre la poliomyélite, c’est un problème de réversion du virus qui fait que dans certains cas très rares, lorsqu’on utilisait les vaccins par voie orale dans le passé, le virus redevenait contagieux et neurotoxique. Mais on parle de 1 cas pour plus de 2 millions de personnes vaccinées ! Depuis on utilise la voie injectable pour éviter ce problème de « résurrection » du virus.

Le risque de ré inflammation de l’épidémie pour le Covid dont ils parlent n’est pas une « résurrection » du virus comme pour la polio. Rien à voir. Car ce qu’on nous injecte dans le vaccin ARN ne concerne qu’une très petite partie du virus et ne peut en aucun cas donner le Covid. C’est un autre phénomène également peu fréquent que l’on appelle VAED (vaccine- associated enhanced disease – maladie aggravée par la vaccination) qui peut être provoqué si on a un taux d’anticorps trop bas à la suite d’un Covid léger, ou d’une vaccination incomplète, ou d’une chute de l’immunité. Elle est provoquée par les anticorps eux-mêmes, qui lorsqu’ils sont à un taux faible, peuvent alors faciliter une nouvelle infection au lieu de détruire le virus. C’est le phénomène de l’ADE (antibody-dependent enhancement – aggravation dépendante des anticorps). Ce phénomène commun à beaucoup de vaccins est étudié depuis longtemps surtout en rapport avec le vaccin contre la dengue où il y a eu des problèmes graves avec des enfants vaccinés qui n’avaient jamais été en contact avec la maladie. Dans le cas du vaccin contre le Covid, il est attentivement surveillé dans le monde entier. Un très bon article dans VIDAL parle de ce sujet. 

C’est pour cette raison entre autres que l’on insiste sur une vaccination complète d’au moins trois doses pour s’assurer que le taux d’anticorps soit élevé. On pourrait utiliser comme image l’exemple des antibiotiques : le fait de s’arrêter avant la fin du traitement peut provoquer des résistances lourdes de conséquences.

Chez les personnes âgées le rappel de la troisième dose est indispensable car elle stimule la production d’anticorps à un niveau bien plus élevé et stimule aussi la production de cellules mémoires prêtes à intervenir en cas de nouvelle contagion. Il faut aussi noter qu’à partir d’un certain âge, on a un phénomène que l’on appelle l’immunosénescence, qui fait que notre système immunitaire réagit beaucoup moins bien aux vaccins et produit très peu d’anticorps.

« Les vaccins sont-ils vraiment efficaces ? Pourquoi y a-t-il de plus en plus de vaccinés hospitalisés ces dernières semaines ? Les non-vaccinés sont moins nombreux à être hospitalisés !!! »

Sur le site de l’OFSP on pouvait voir en effet les chiffres suivants (déc 2021) :

Comment expliquer un tel écart ? On ne peut pas interpréter ces résultats d’un premier regard sans rapporter ces chiffres aux hospitalisations sur le nombre de personnes vaccinées/non vaccinées totales. Après cette campagne de vaccination intensive au moins 70% de la population suisse est vaccinée (3 février : 1 dose 6’074’136 = 70.3%, 2 doses 5’926’932 = 68.6%, Rappel administré 3’465’233 = 40.1%) sur une population totale de 8,637 millions.

Si on fait le rapport en pourcentage on réalise qu’il y a en réalité 10x plus d’hospitalisés chez les plus de 80 non vaccinés !

« Les média « grand public » nous mentent et nous cachent la vérité ! »

Tous ces problèmes ne sont pas cachés au grand public. Beaucoup de grands médias en ont parlé ouvertement et beaucoup d’articles totalement accessibles sont publiés sur tous ces sujets. Les données statistiques, variables selon les méthodes, sont accessibles pour chaque pays et on peut faire toutes les comparaisons que l’on veut.

Oui certains médecins qui ont trop proclamés leurs positions antivax n’ont plus été invités par les grands média voire même sanctionnés dans leurs services (en France et même en Suisse récemment) quoique je viens d’entendre une interview du Dr Christian Péronne sur LCI où on lui a laissé librement la parole. On peut aussi accéder librement à toutes les informations contradictoires sur les nombreux sites internet parallèles tels que réinfocovid.fr, reinfosante.ch, antipresse.net, etc. pour se faire une opinion et même sur YouTube, beaucoup d’opinions contradictoires exprimées avec sagesse sont toujours accessibles. Sans compter les milliers de publications scientifiques sur ces sujets qui elles aussi donnent à réfléchir. Elles sont toutes accessibles librement. Tous ne sont pas d’accord évidemment, c’est comme cela que la science progresse car comme je te l’ai déjà répété, le problème est complexe, il faut beaucoup l’humilité.

« Il y a une incroyable et détestable censure par rapport au narratif officiel »

Je pense que c’est un peu exagéré ! On n’est visiblement pas en Chine dans nos pays ! Oui, il y a eu une certaine censure mais c’est très facile de la contourner et il reste toujours la possibilité d’exprimer publiquement nos opinions ou même d’écrire au Conseil Fédéral tout ce qui nous passe par la tête sans modération comme l’a fait récemment un notaire-avocat de Sion : Maître Jacques Schroeter (voir le blog de Jean-Dominique Michel).

Je crois que l’on ne réalise pas quels privilèges nous avons de pouvoir jouir, pour le moment, d’une telle liberté !

Oui le vaccin protège vraiment d’un covid grave et a sauvé certainement beaucoup de monde (500’000 personnes en Europe d’après l’OMS) particulièrement ceux qui ont reçu une troisième dose car elle « booste » l’immunité cellulaire et dure plus longtemps. Il est évident que les soins intensifs ont été saturés (heureusement pas encore en Suisse) par des gens non vaccinés (70%), partiellement vaccinés (20%) et immunodéprimés (10%) dont certains sont morts. Le cas des frères Bogdanov est assez navrant. Voir entre autres Dr Patrick Pelloux etc. J’ai peine à imaginer que tous ces médecins qui s’expriment dans ces émissions et qui sont vraiment dans l’action, sur le terrain soient tous des fabulateurs !

Non le vaccin n’a pas tenu ses promesses concernant la protection contre la contamination et la transmission car administré par injection intramusculaire, il n’agit pas sur les muqueuses nasales. En plus les anticorps circulants diminuent rapidement. Je l’ai testé moi-même dans mon labo, après 4 mois il ne restait plus grand-chose comme anticorps circulant. Mais il reste les cellules mémoire (Lymphocytes T et B) qui peuvent prendre le relais en cas de nouvelle infection. C’est pour cela que ce vaccin reste quand-même efficace pour éviter les cas graves sauf pour les personnes immunodéprimées qui ne réagissent même pas au vaccin. D’autres vaccins plus efficaces sont en cours de développement (plus de 200 projets !!).

Le pass sanitaire peut donner l’illusion d’une fausse sécurité. Comme même en étant vaccinés, les gens peuvent continuer de transmettre ce virus, il n’aura donc plus beaucoup de sens dans l’avenir. A mon avis les autotests ou la PCR si nécessaire seraient plus informatifs sur un état infectieux ou non à un moment donné. Cependant je comprends que vu les conséquences en tout genre que cette maladie provoque, qui ne sont pas anodines et peuvent même être gravissimes, les autorités poussent à la vaccination les personnes à risque encore non vaccinées (pour éviter une certaine saturation des hôpitaux) en encourageant ce fameux « pass sanitaire ». Tout cela est temporaire et même si dans certains pays totalitaires les autorités en ont profité pour intensifier leur surveillance, je ne pense pas que cela perdurera dans nos pays démocratiques. Cela n’a en tout cas rien à voir avec la marque de la bête….

Mais pour ma part, comme personne à risque dû à mon âge, j’ai pris la décision de me faire vacciner et j’ai pris une dose de rappel qui est utile contre le Delta (covid+ une dose + un rappel) car je n’aimerais pas être celui qui va prendre la place dans un service d’urgence d’une autre personne qui a un cancer par exemple et qui doit être opérée d’urgence.

Je trouverai cela très irresponsable de ma part comme chrétien alors qu’il y a tout ce qu’il faut pour l’éviter en se faisant vacciner sans compter le surplus de boulot que je donnerai au personnel médical qui devrait me prendre en charge… Ma liberté s’arrête clairement là où commence celle des autres !

Mais vu la vitesse à laquelle les choses évoluent je ne pense pas qu’il soit raisonnable de continuer cette course aux rappels avec des vaccins toujours basés contre le virus alpha de Wuhan. Il faut prendre le risque d’en rester là et voir ce qui va se passer avec le variant omicron qui domine le monde actuellement et d’attendre (si nécessaire) de nouveaux vaccins plus adaptés avec l’efficacité d’un spectre plus large. Comme ces virus mutent rapidement, ils seront toujours en avance sur nous et nous ne pourrons jamais atteindre l’immunité de groupe par des vaccins car le nouveau variant Omicron est très peu sensible aux vaccins basés sur le premier virus de Wuhan. C’est presque une nouvelle pandémie différente de celle du Covid-19 ! Par bonheur il semble que bien que plus contagieux il ne conduit que rarement les patients en réanimation. Mais personne ne peut prédire ce qui vas se passer ! On dépend de la grâce de Dieu !

Ce sera intéressant d’observer ce qui se passe en Israël qui envisage la 4ème dose (seulement pour les personnes immunodéprimées pour le moment). Il faut dire qu’ils ont été les premiers à vacciner largement leur population déjà en déc 2020 pour la 1ère injection et que depuis les anticorps contre le 1er virus de Wuhan (alpha) ont eu largement le temps de disparaitre.

En conclusion

Après deux ans de pandémie, avec le recul, on peut commencer à comparer maintenant les réactions de chaque pays et essayer d’en tirer des leçons. Ce sera un travail colossal !

Les vaccins protègent vraiment efficacement des personnes à risques et celles âgées de plus de 50 ans contre les cas de Covid grave mais n’empêchent pas la contamination. Ils doivent sans cesse s’adapter à l’évolution du virus pour rester efficaces (plus de 200 projets de vaccins dans le monde) … Réf : https://www.liberation.fr/apps/2020/07/lesvaccins-en-developpement/

Toutes ces nouvelles données font que les médecins et l’organisation de la santé doivent s’adapter en permanence. Une mesure justifiée pour un temps peut devenir rapidement obsolète. Il faut beaucoup d’humilité quand on travaille contre ce virus !

En tant que scientifique, je reste simplement observateur modeste de tous ces évènements et tous ces défis m’intéressent et me passionnent. Je cherche à comprendre et à retenir ce qui me parait plausible et véridique. J’essaye d’écouter chaque personne, chaque avis même diamétralement opposé. Il y a assez de données pour se faire une opinion et vérifier la véracité ou au contraire mettre le doute sur certaines affirmations. De toute façon toutes ces choses sont en train d’évoluer chaque jour et il reste plein d’inconnues. L’avenir montrera bien si vraiment le vaccin a de lourds effets à long terme ou au contraire, continuera de sauver des vies. En tout cas cette pandémie aura eu le mérite de révéler nos nombreuses limites et stimule la recherche sur beaucoup d’aspects très intéressants. C’est un vrai défi pour le monde entier et cela secoue les bases même de notre société dans tous les domaines ! Peut-être ce défi sera salutaire et nous poussera à changer certaines valeurs ? Mais en attendant cela crée aussi d’innombrables souffrances et devrait réveiller en nous la compassion pour notre prochain.

Bien évidemment le vrai secours ne viendra pas du vaccin ou de la science, mais de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre ! (Ps 121v2)

Comme chrétien, elle nous pousse aussi dans nos retranchements et nous apprend beaucoup de choses sur notre vie, notre personnalité et la façon dont nous gérons nos contrariétés et nos colères. Je pense que c’est vraiment une épreuve venant du Seigneur pour nous faire progresser ! C’est aussi l’occasion de manifester concrètement l’amour du Seigneur autour de nous.

Villeneuve, Janvier 2022 Rémy Moret

2 comments On Synthèse et réflexions autour du SARS-Cov2 et Covid-19, par Rémy Moret

  • Cher Jérôme,

    merci pour ce texte très fouillé et édifiant, source de réflexion !

    La mention dans l’article des « raisons de l’augmentation des risques naturels de pandémie au début de ce 21ème siècle », lesquelles « seraient dues à cinq causes principales », me rappelle le film « Contagion ».

    Il s’agit d’un film catastrophe au réalisme quasi-documentaire de Steven Soderbergh (2011, soit neuf ans après l’épidémie de SRAS et deux ans après celle du H1N1), avec Laurence Fishburne, Kate Winslet, Jude Law, Marion Cotillard, Matt Damon, Gwyneth Paltrow et bien d’autres, qui a connu un regain d’intérêt auprès du public en 2020 pour une raison bien compréhensible : dotée d’un bon scénario (sur les conseils d’un épidémiologiste de renom, Larry Brillant), cette production hollywoodienne suit en effet la progression d’un mystérieux virus mortel, le MEV-1, qui tue en quelques jours. Cela vous rappelle quelque chose ? A notre ère du pas encore post-Covid, « Contagion », en film factuel et peu enclin à l’emphase ou au spectaculaire, s’avère pertinent dans sa mise en scène de la propagation de l’information, autant que d’un virus.
    L’histoire : Beth Emhoff, une femme d’affaires (Gwyneth Paltrow), retrouve son mari, Mitch (Matt Damon) et leur fils Clark chez elle, à Minneapolis, après un séjour à Hongkong. Malheureusement, elle revient de son voyage pâle et fiévreuse, et apparemment contagieuse puisque Clark montre déjà des symptômes lui-aussi. Mitch s’inquiète et il a raison : Beth n’a pas une grippette. Elle est en réalité victime d’une attaque virale fulgurante et meurt quarante-huit heures plus tard aux urgences. Quand Mitch rentre chez lui, il est déjà trop tard : Clark est mort aussi. Mitch est aussitôt mis en quarantaine puis relâché car il semble immunisé. Très vite, l’épidémie prend de l’ampleur. Des cas similaires se développent aux Etats-Unis, avec les mêmes symptômes : une toux convulsive accompagnée de fièvre, puis des crises en rafale, une hémorragie ­cérébrale, et la mort. La maladie se répand sur tous les continents, provoquant plusieurs centaines de millions de morts.
    A la fin du film, le voile est levé sur l’origine exacte du virus : une chauve-souris, chassée de son habitat naturel par la déforestation (la faute à l’entreprise employant Beth Emhoff !), contamine un fruit mangé par un cochon qui sera manipulé, à mains nues, par un cuisinier hongkongais, pour finir dans l’assiette de Beth Emhoff…!
    J’en parle ici https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2021/01/16/contagion-de-linfo-et-du-virus-lintelligence-des-gestes-barrieres/

    A méditer !

    Bien fraternellement et bon week-end,

    Pep’s

    • Merci Pep’s pour la synthèse du film, que je n’ai toujours pas vu. Je pense que je n’avais pas envie de m’en rajouter 🙂 mais à la lecture du résumé (et maintenant que nous semblons être sortis de la phase la plus grave) je vais y réfléchir. En tous cas la concordance des faits est plus que troublante, et on voit évidemment le rôle déstabilisateur des opportunistes qui sont sans doute motivés davantage par le désir d’exister médiatiquement, que par altruisme, ou par amour de la vérité, comme ils essayent de nous le faire croire.

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