par Leonard Ravenhill [1]
L’homme dont la courte prédication se limite à dire: « Repentez-vous », va à contre-courant de son siècle et, il se verra persécuté sans pitié par cette génération dont il défie la moralité. Une seule issue attend un tel homme, « qu’on lui coupe la tête ! » Mieux vaut pour vous ne pas essayer de prêcher la repentance, tant que vous n’aurez pas recommandé votre tête au ciel. Joseph Parker[2]
Nous devons interpréter correctement la Parole de vérité. Le verset: « Voici, je me tiens à la porte et je frappe » (Apocalypse 3;20) ne fait pas allusion à des pécheurs, ou à un Sauveur qui attend à la porte. Non ! Il présente l’image tragique de notre Seigneur à la porte de sa propre église de Laodicée qui s’efforce d’entrer. Est-ce concevable ? Dans la majorité des réunions de prière, un autre verset revient tel un leitmotiv: « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Mais trop souvent, Il n’est pas au milieu; Il est devant la porte ! Nous chantons ses louanges, mais nous fuyons sa personne !
Je ne m’émerveille plus autant de la patience dont fait preuve le Seigneur envers les pécheurs au coeur de pierre de notre époque. Après tout, ne ferions-nous pas preuve de patience à l’égard d’un homme qui serait à la fois aveugle et sourd ? Cela correspond à l’état des pécheurs. Cependant, je m’émerveille de la patience du Seigneur envers l’Eglise assoupie, léthargique et égoïste ! Une Eglise prodigue dans un monde prodigue, voilà le véritable problème de Dieu.
Fausses croyances
Quels croyants en faillite, aveugles et prétentieux nous sommes ! Nous sommes nus et nous ne le savons pas. Nous sommes riches (nous n’avons jamais possédé autant de biens matériels), mais nous sommes pauvres (nous n’avons jamais eu moins d’onction) ! Nous n’avons besoin de rien, et pourtant nous manquons de presque tout ce que possédait l’Eglise apostolique. Peut-Il se tenir « au milieu de nous » alors que nous nous exhibons sans honte dans notre nudité spirituelle ?
Le feu de l’Esprit
Oui, nous avons besoin du feu ! Où est la puissance du Saint-Esprit qui foudroie les pécheurs et remplit les autels ? Aujourd’hui, nous semblons nous intéresser d’avantage à l’air conditionné dans les églises qu’à la qualité de nos prières. « Notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12/29). Dieu et le feu sont inséparables; c’est aussi vrai des hommes et du feu. Chacun de nous foule en cet instant un chemin de feu – le feu de l’enfer pour le pécheur, le feu du jugement pour le croyant ! Puisque l’Eglise a perdu le feu du Saint-Esprit, des millions d’êtres se dirigent vers le feu de l’enfer.
Le prophète Moïse a reçu son appel par le feu. Elie fit descendre le feu. Elisée alluma un feu. Michée annonça le feu, Jean-Baptiste s’écria: « Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu ». Jésus déclara: « Je suis venu jeter un feu sur la terre ». Si nous redoutions autant de manquer le baptême de feu que nous redoutons de manquer le baptême d’eau, nous aurions une église ardente et une autre Pentecôte. Le « vieil homme » peut résister au baptême d’eau, mais le baptême de feu le détruit, car Il « brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point » (Matthieu 3;12). Tant que le feu ne vint pas les purifier, les disciples qui faisaient des miracles et qui contemplèrent la gloire de sa résurrection, ne purent prêcher à propos de la croix.
Un manque de prédicateurs prophétiques
Par quelle autorité certains hommes prêchent-ils Dieu aujourd’hui, dans leur pays ou au-delà des mers, alors qu’ils n’ont pas fait l’expérience de la « chambre haute »? Nous ne manquons pas de prédicateurs sur la prophétie, mais nous connaissons un manque navrant de prédicateurs prophétiques. Nous ne réclamons pas des hommes qui vont faire des prédictions spirituelles ou des pronostics à sensation. Il ne reste pas beaucoup de place pour la prédiction, car nous avons le Livre, et la pensée du Seigneur s’y trouve dévoilée. Mais nous avons besoin d’hommes qui proclament. Nul homme ne peut monopoliser le Saint-Esprit, mais le Saint-Esprit peut monopoliser des hommes. Les prophètes appartiennent à cette catégorie. On ne les attend pas; rien ni personne ne les annonce, ni ne les présente – ils arrivent simplement. Ils sont envoyés, scellés et sensationnels. Jean-Baptiste « n’a fait aucun miracle », c’est-à-dire qu’une foule d’hommes abandonnés ne s’est pas jetée sur lui pour qu’il les guérisse ou qu’il les touche. Néanmoins, il réveilla une nation spirituellement morte !
Les vrais prophètes ne sont jamais loin du martyre
Frères, à la lumière du « trône du jugement », mieux vaudrait vivre six mois avec un coeur volcanique, à dénoncer le péché chez les grands et les petits de ce monde, et à séparer notre nation de la puissance de Satan pour qu’elle se tourne vers celle de Dieu (à l’instar de Jean-Baptiste), que mourir avec tous les honneurs ecclésiastiques et les diplômes théologiques, mais en étant la risée de l’enfer et des nullités spirituelles.
Brocarder les empereurs de l’alcool et maudire les politiciens corrompus ne nous attire pas de châtiments. Nous pouvons très bien agir ainsi et conserver notre tête et notre chaire. Mais les prophètes subirent le martyre parce qu’ils dénoncèrent les fausses religions en termes très clairs. Et, quand nous aussi, nous voyons des « religions mensongères » tromper les hommes dans la vie et nous voler des bien-aimés dans la mort, ou quand nous observons des prêtres les conduire en enfer, un crucifix en guise de bannière, nous devrions nous enflammer d’une sainte colère contre eux. Plus tard, peut-être, pour ouvrir la voie à une Réforme du vingtième siècle, brûlerons-nous sur des bûchers de martyrs.
« O Dieu, envoie-nous une prédication prophétique qui sonde les coeurs et qui brûle à vif ! Envoie-nous une race de prédicateurs-martyrs, des hommes avec un fardeau, courbés, ployés et brisés sous la vision du jugement imminent et du sort des impénitents dans un enfer sans fin ! »
Les vrais prophètes rendent les prisons célèbres
Les prédicateurs rendent des chaires célèbres; les prophètes rendent des prisons célèbres. Que le Seigneur nous envoie des prophètes, des hommes effrayants qui parlent haut et fort et qui n’épargnent personne, qui répandent sur les nations des malheurs dictés par l’onction, des hommes trop bouillants pour se contenir, trop durs à entendre, trop impitoyables pour épargner. Nous sommes lassés de ces hommes aux vêtements élégants, aux discours mielleux, qui déversent des fleuves de paroles avec une seule goutte d’onction. Ils s’intéressent davantage à la compétition qu’à la consécration, à la promotion qu’à la prière. Ils confondent propagande et propagation, et se soucient davantage du bonheur de leur église que de sa sainteté !
Comparés à l’Eglise néo-testamentaire, combien nous sommes en-dessous des normes apostoliques ! Une doctrine solide a plongé la plupart des croyants dans un sommeil profond, car la lettre ne suffit pas. Elle doit prendre feu ! Pour « procurer la vie », l’Esprit doit venir s’ajouter à la lettre. Une prédication correcte, grammaticalement parfaite, et sans la moindre erreur d’interprétation peut s’avérer aussi insipide qu’une bouchée de sable. Pour dépouiller Rome et pour paralyser le communisme, nous avons besoin d’une Eglise baptisée de feu. Un buisson ardent conduisit Moïse; une Eglise en flammes attirera le monde, et du milieu d’elle, ils entendront la voix du Dieu vivant ».
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[1] (1907-1994) évangéliste évangélique anglais, qui a émigré aux Etats Unis dans les années 50 et qui a exercé son ministère sous tente à partir des années 60. Plusieurs se réclament de son influence : Tommy Tenney, David Wilkerson et Paul Washer. Était un ami proche de A.W. Tozer, qui a dit de lui : « Pour de tels hommes, l’église a une dette trop lourde à payer. Ce qui est curieux, c’est qu’elle essaie rarement de le rétribuer tant qu’il vit. La génération suivante construit plutôt son sépulcre et écrit sa biographie; comme si elle voulait instinctivement et maladroitement s’acquitter d’une obligation largement ignorée par la génération précédente ».
[2] (9 April 1830 – 28 November 1902) prédicateur congrégationaliste anglais, contemporain de Charles Spurgeon, qui le tenait en haute estime.
21 comments On Les prédicateurs rendent des chaires célèbres; les prophètes rendent des prisons célèbres
Merci pour ce message connu mais toujours bon a réentendre.
Concernant le baptême de feu comme expérience supplémentaire au baptême d’eau et au baptême de l’Esprit-Saint par contre, je suis un peu sceptique.
D’abord parce je ne crois pas voir une telle expérience décrite dans le Nouveau Testament.
Ensuite à cause des paroles de Jean dans Luc 3 et Matthieu 3 :
Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.
Il a sa pelle à la main ; il nettoiera son aire de battage et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas.
Une lecture évidente à mon avis est de voir dans le 2e verset une explication du premier : le baptême du Saint-Esprit c’est la récolte du blé, et le baptême de feu c’est être plongé dans le feu qui ne s’éteint pas, le lac de feu.
Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre.Luc 12:5
C’est mon interprétation…
Et malheureusement pratiquement toutes les fois ou j’ai entendu prêcher l’opinion inverse, c’était malheureusement par des gens qui donnaient des enseignements douteux (NAR, prospérité etc…)
Merci Olivier
Je ne connaissais pas l’interprétation qui consiste à assimiler le baptême de feu au jugement (de la perdition). Ça me paraît compliqué à défendre, à la fois sur un plan global, mais également dans le contexte. En effet, la phrase : « il vous baptisera de Saint-Esprit et de feu » est positive à mon sens, c’est une bénédiction, et on sent bien que la mort et le jugement pourraient difficilement s’accommoder du verbe « baptiser ». Sauf à penser que Pharaon et son armée ont été baptisés par immersion ;).
En réalité, Dieu baptise du Saint-Esprit et de feu (qu’on pourrait entendre comme une seule et même chose, pourquoi pas) et c’est une bénédiction, une grâce, un don rendu possible par les souffrances de Christ. Donc d’un très grand prix.
Si je devais développer, je dirais qu’on peut très bien être baptisé de l’Esprit et avoir besoin de vivre, dans le cours de notre existence, une expérience avec « le feu », qu’elle soit semblable à celle de Daniel, ou qu’elle soit moins grandiose, moins visible, et plus quotidienne. Raison pour laquelle l’Esprit conseille à des chrétiens nés de nouveau, reconnus comme étant de son église, de son corps, « d’acheter de l’or éprouvé par le feu » (Apoc. 3/18).
Parce qu’on peut très bien barbotter dans les choses de Dieu, en évitant « le feu », justement. Le sujet du « feu » nécessite qu’on évoque deux choses importantes : la première c’est que les épreuves de la vie, les souffrances et les injustices vécues en tant que chrétiens, sont un feu qui purifie : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver » (1 Pi. 4/12). La seconde, c’est que Jésus n’envisage pas la foi sans le feu, quand il dit « car tout homme sera salé de feu » (Mrc 9/49):le contexte indique clairement qu’il s’adresse à des croyants. Mais ce qui fait connaître le feu dans la vie des croyants, c’est bien davantage l’obéissance que le baptême de l’Esprit. Ce que l’Esprit de Jésus tente de former en nous, de faire naître en nous, c’est le caractère du fils obéissant, et du serviteur souffrant, qui sont impossibles sans une confiance totale. Et ça, c’est un feu pour la chair, pour le vieil homme, et pour toute l’ancienne création. Rentrer dans cette expérience, ne pas rester à l’extérieur (comme le jeune homme riche), c’est être salé de feu, baptisé de feu. Parce qu’alors il vient sur nous (et en nous) une expérience nouvelle, insoupçonnée, et totalement démultipliée, comme celle dans laquelle est entré Abraham, après la montagne de Morija.
Salut Jérôme,
merci pour ton explication, ça se tient, je vais y réfléchir.
Mais quand je parlais de gens qui enseignent sur le baptême de feu, je parle de prédicateurs hyper-charismatiques qui présentent ça comme une expérience du même ordre que le baptême du Saint-Esprit et qui donnerait une autorité plus grande, et plus de puissance.
La puissance de Dieu s’accomplissant dans la faiblesse du serviteur, ça me semble presque préjudiciable 😉
Salut Olivier
Je comprends ce que tu veux dire et j’ai déjà entendu des choses similaires. Ça rejoint ce que tu disais plus haut « la recherche d’une seconde expérience » en plus du baptême du Saint Esprit qui intervient à la nouvelle naissance. Recherchons plutôt à nous abaisser plutôt qu’à aspirer à la puissance. Tu l’as dit « ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».
J’aurai plutôt tendance à rejoindre Jérôme concernant ce feu. Un feu qui nettoie en profondeur de part certaines épreuves de notre vie, un feu qui va venir nous aider dans notre marche avec Christ.
Bonjour,
Je voudrais apporter quelques réflexions/compréhensions sur le sujet du feu.
La première, c’est que le langage de l’Esprit de Dieu est “flexible” et qu’un terme, une figure ou une image donnée par l’Écriture ne se limite pas à une seule signification, mais peut revêtir plusieurs sens, semblant parfois même opposés. Par exemple, le serpent ne désigne pas toujours le diable, puisqu’il peut aussi être une image de Jésus (Jn 3:14). Autre exemple : le levain, généralement associé au péché, peut aussi nous parler du Royaume de Dieu (Mat 13:33).
Ainsi, ce qui nous semble positif de prime abord peut s’avérer être négatif (et inversement), tout dépend du point de vue spirituel où l’on se place. C’est pourquoi ce qui est bon pour l’Esprit sera souvent mauvais pour la chair.
Et c’est là que nous arrivons au baptême : le baptême de l’Esprit est évidemment à mettre en rapport avec le baptême d’eau et, comme l’a fait remarquer Jérôme, la traversée de la mer Rouge est associée au baptême d’eau :
1 Cor 10:1 Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, 2 qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer.
Ce baptême était très positif pour eux (et beaucoup moins pour les soldats de Pharaon).
Mais l’Écriture nous dit également :
1 Pie 3:20-21 (…) aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. 21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu (…).
Le déluge est donc également un baptême, mais il est aussi, de toute évidence, un jugement (Héb 11:7).
Et là, Pierre nous dit ceci :
2 Pie 3:5 Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, ainsi qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, 6 et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau ; 7 mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.
On peut donc dire que, de la même manière que la Terre a connu un baptême de jugement par l’eau, elle va aussi connaître un baptême de jugement par le feu.
2 Pie 3:10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.
Ce que Paul confirme également :
2 The 1:7 et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, 8 au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.
Personnellement, je pense que c’est ce qu’exprime Jean-Baptiste lorsqu’il dit que Jésus baptisera du Saint-Esprit et de feu. Jésus nous dit que tout homme sera salé de feu (Mc 9:49), car soit l’homme reçoit la langue de feu de l’Esprit (Act 2) pour être éclairé et devenir lui-même une lumière dans le monde (à l’instar de la nuée au désert qui éclairait dans la nuit), soit il aura refusé cette lumière et alors ce même feu sera le moyen du jugement que Dieu réserve à ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile.
Jn 12:48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour.
La parole qui sauve est aussi la parole qui juge … Une pensée similaire est exprimée par Paul :
2 Cor 2:15 Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : 16 aux uns, une odeur de mort, donnant la mort ; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. – Et qui est suffisant pour ces choses ? –
Ainsi, je m’associe à la pensée d’Olivier et Jonathan : il n’y a pas de “baptême du feu” comme seconde expérience après le baptême de l’Esprit. Rien dans les Actes, les enseignements de Paul ou des autres apôtres ne nous montre une telle chose. Nous avons tout pleinement en Jésus-Christ et, lorsqu’il déverse son Esprit sur quelqu’un, ce n’est pas une petite partie de son Esprit en attendant plus, c’est la totalité de son Esprit dans sa plénitude.
Mais bien sûr, il nous incombe ensuite de désirer en être remplis, d’aspirer aux dons et surtout d’entretenir ce feu du premier amour pour ne pas être trouvés tièdes comme à Laodicée.
Enfin ce que je viens de dire n’enlève rien à la pensée exprimée par Leonard Ravenhill !
Bénédictions à tous
Bruno L.
Bonjour Jonathan
Tu dis :
« ..en plus du baptême du Saint Esprit qui intervient à la nouvelle naissance. »
Est ce que les samaritains ont été baptisés du Saint-Esprit à leur nouvelle naissance ?
Quand est ce que Jésus a été rempli du Saint-Esprit ?
C’est des questions qui m’ont amené à considérer que bien que le Saint-Esprit est en nous, notre immersion en Lui ne vient pas forcément à la nouvelle naissance.
Je crois qu’il y a une différence entre la source de Jean 4v14 et les fleuves d’eau vive de Jean 7v38 et cette différence est le débit.
Bonsoir Michael
J’aurai tendance à dire qu’il y a donc ce socle commun du baptême du Saint Esprit mais qu’effectivement plus Christ grandit en nous plus il y a du fruit de l’Esprit avec tout ce que cela implique ( nous devenons des témoins,des disciples, des livres ouverts ) …
Donc oui comme tu dis, cette immersion vient au fur et à mesure de notre marche. C’est une question de consécration. Et ça, c’est une responsabilité entièrement personnelle et individuelle ( j’insiste) dont nous rendrons compte à Dieu.
En soit tu as donc raison bien sûr en disant que nous ne sommes pas » immergés » entièrement dans l’Esprit à la nouvelle naissance. Tout comme nous ne connaissons pas Dieu intimement, tout comme nous chutons souvent … Tout cela se construit à mesure que nous avançons avec le Seigneur.
Concernant Christ, étant parfaitement Dieu, je ne pense pas qu’il y ait de doute sur le fait qu’Il était toujours rempli de l’Esprit.
Bonjour Jonathan,
Je suis d’accord avec toi, mais je crois qu’il y a un aspect de l’action ou de l’immersion du Saint-Esprit qui n’a pas pour but seulement le Fruit de l’Esprit mais une dimension du témoignage pour accomplir le ministère.
Jésus évidement avait le Saint-Esprit mais la dimension du ministère il ne l’a reçu que quand la colombe est descendu, de même nous avons le Saint-Esprit à la nouvelle naissance mais la dimension du ministère (ou service et de ses dons) pour le Seigneur nous l’avons quand nous somme rempli de ce feu/Esprit ce que dit Ravenhill.
Pour moi le baptême du Saint-Esprit n’est pas la réception de la personne du Saint-Esprit mais la réception du ministère et des dons de l’esprit.
Les apôtres et disciples ont été rempli plusieur foi du Saint-Esprit dans actes en particulier pour le temoignage à rendre et la manifestation des dons.
« 18. Ne vous enivrez pas de vin: c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit; »Éphésiens 5:18,
Je crois qu’on ne devrait omettre aucune des actions du Saint-Esprit dans nos vies mais porter le fruit de l’esprit et manifester son feu dans le Témoignage.
Bonjour Michael,
Comment pouvez-vous affirmer que les samaritains étaient nés de nouveau avant la venue de Pierre ? Il est relaté dans Ac8:15-16 « Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. » Or le Seigneur a dit lui-même : Jean3:5 » En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » Comment donc peut-on être né de nouveau si on n’a même pas reçu le Saint Esprit,si le Saint Esprit n’est pas descendu dans notre esprit ???
Et dans 1 Cor 12:13 il est écrit « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » Comment donc les Pentecôtistes peuvent-ils affirmer que le baptême du Saint Esprit est une 2ème expérience après la nouvelle naissance ??? Cela voudrait dire d’après 1Cor12:13 que ceux qui sont nés de nouveau ne font pas partie du Corps de Christ,de l’église,ni ne sont abreuvés du Saint Esprit, c’est à dire qu’ils vivent la vie nouvelle avec leurs propres capacités charnelles !!!
Ensuite, il y avait bien un baptême au nom du Seigneur Jésus dans les évangiles. Jean 4:1-2″Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean. Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples. » Et ce baptême là, n’était pas le baptême au nom du Père,du Fils et du Saint Esprit. Il est bien dit dans Jean7 :39 ( « Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. ») que l’Esprit Saint ne serait déversé sur les croyants qu’après que le Seigneur Jésus serait retourné au ciel et y serait glorifié.
Ce qui est intéressant dans ce récit d’Ac 8 de la conversion des samaritains, c’est que cela met bien en lumière les 2 composantes nécessaires pour qu’un homme soit sauvé. Il y a la part de l’homme qui reçoit avec foi la Parole de Dieu et qui désire être racheté par le sang de Christ et la part de Dieu.Car si Dieu n’agit pas en faisant naître d’en haut par une opération miraculeuse ,toutes les bonnes décisions pour Dieu ne sauvent personne .Et dans le cas des samaritains,il fallait l’intervention de Pierre car le Seigneur avait dit à Pierre :Mt16:19 « Je te donnerai les clés du royaume des cieux » C’est bien Pierre qui a ouvert avec son discours à la Pentecôte l’effusion du Saint Esprit aux juifs et prosélytes. C’est aussi Pierre qui a étendu cette effusion aux samaritains dans Ac8 et ensuite aux païens dans Ac10. Tout se tient et est cohérent dans les Écritures. Et je fais remarquer qu’il n’est pas question de parler en langues étrangères dans Ac8 .
Je joins un lien vers une vidéo qui retrace le début de cette histoire de baptême du Saint Esprit avec Charles Fox Parham et les choses sont douteuses dès le départ.
Sinon,il est vrai que la Parole nous exhorte à être remplis du Saint Esprit et que le Saint Esprit est Puissant et qu’Il donne un courage et une audace inégalés pour proclamer la vérité de l’évangile sans avoir peur de l’incompréhension et du rejet du monde.
https://youtu.be/JYvvnSHfzgs?si=Je-qC4sG9z8ZrdHI
Bonjour Lilli,
Je vous cite : « Comment pouvez-vous affirmer que les samaritains étaient nés de nouveau avant la venue de Pierre ? » Est ce qu’ils ont cru en jésus et se sont fait baptisés avant ou après la venu de Pierre et de Jean ?
Jean dit dans 1 jn5v1 «Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. »
Est ce que le Seigneur aurait oublié de faire naître de nouveau l’eunuque éthiopien? Après qu’il eut confessé que Jésus est le fils de Dieu et qu’il eut été baptisés, « Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, »Actes 8:39 ou est Pierre ? Et la joie de l’éthiopien n’est telle pas la joie du salut ?
C’est par la prédication et la révélation de Jésus-Christ que nous pouvons naître de nouveau, si nous croyions de tout notre cœur « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.10. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:11. Quiconque croit en lui ne sera point confus. » Romains 10:9-11
Quand nous croyions au Seigneur Jésus Christ nous recevons la source de vie (jean 4v14), (nouvelle naissance) « il est devenu (pour nous) un esprit vivifiant » 1cor15v45 (cela veut dire aussi engendrer un enfant) nous le recevons Lui Jean 1v12-13 et parce que nous somme unis à Jésus par la nouvelle naissance alors la puissance du Saint-Esprit peut venir sur nous et nous remplir, (le Saint-Esprit descend que sur l’Agneau)
Jésus ne commença son ministère que après avoir reçu l’onction du Saint-Esprit. Est ce que le Saint-Esprit était en Lui avant ? C’est évident.
Jésus a dit dans actes 1v8. « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
C’est par la prédication de Philippe que les samaritains sont nés de nouveau et c’est par l’imposition des mains de Pierre et Jean qu’ils récurent l’effusion de l’Esprit pour être des témoins selon la norme apostolique.
Il y a eu pour les disciples, le dimanche de la résurrection et le dimanche de la Pentecôte. Pour le premier Jésus souffla sur eux (l’Esprit vivifiant, nouvelle naissance, par le Saint-Esprit) et le deuxième la puissance du Saint-Esprit qui vint les remplir et les rendre inébranlables dans le témoignage avec ses manifestations.
Pour nous, cela devrait être pareil (sans le laps de 50 jours entre la Pâque et la Pentecôte) c’est ce que les apôtres ont démontré avec les samaritains, Paul avec les 12 disciple à Éphése… et c’est ce qui devrait être encore aujourd’hui mais bon nombre de théologies, en rejetant la norme apostolique sur la manifestation du baptême de l’Esprit, ont confondu nouvelle naissance et effusion de L’Esprit.
Bonjour Michael,
De toute façon, les Actes des apôtres sont le récit historique d’une période qui s’est produit une seule fois dans l’histoire humaine à savoir le passage de l’ancienne alliance conclue par l’Eternel avec le peuple juif à la nouvelle alliance de l’effusion du Saint Esprit dans le cœur du croyant qu’il soit juif ou non juif. En plus, les années de la présence du Seigneur Jésus sur terre ont aussi été des années exceptionnelles et une période transitoire vers la nouvelle alliance. Donc ,on ne peut pas prendre l’experience des apôtres et de tout ce qui s’est passé dans ces 2 périodes spécifiques et uniques comme devant être reproduit à l’identique dans la vie de ceux qui croiraient par la suite. Par contre ,ce sont bien les enseignements de Jésus et des apôtres qui constituent le socle et le fondement de la foi chrétienne. Et ces versets que vous citez 1Jn5:1,Ro:8-11 ,Jn4:14; 1Cor15:45 font partie de ce socle.
Concernant l’eunuque éthiopien, il était bien un prosélyte connaissant et lisant les Écritures et venant à Jérusalem pour adorer. Et à la Pentecôte ,le salut avait été ouvert par Pierre aux juifs et prosélytes, donc Philippe n’avait plus besoin de l’intervention de Pierre pour que Dieu sauve l’eunuque éthiopien.
Ensuite,il est vrai qu’il est écrit dans Jn 20:22 « Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. » Mais ensuite on lit dans Ac1: 4-5,8 « Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit…Mais vous recevrez le Saint-Esprit et sa puissance survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Si les disciples avaient déjà reçu le Saint Esprit après que Jésus eût soufflé sur eux avant son enlèvement au ciel, pourquoi leur fallait-il encore attendre pour le recevoir alors qu’ils l’auraient déjà reçu ?? Ça n’a aucun sens .Et cette réception du Saint Esprit,le Seigneur lui- même l’appelle le baptême promis,le baptême du Saint Esprit. Cela confirme Jn7:39 que j’ai déjà cité et qui dit clairement que l’Esprit ne sera déversé dans le cœur des croyants qu’une fois le Seigneur Jésus sera à nouveau au ciel . Une fois de plus tout se tient et est cohérent.
L’envoi en mission pour Dieu en réponse à l’appel de Dieu est une autre étape dans la vie du chrétien. Nous sommes tous des témoins à partir du moment où nous avons reçu l’Esprit Saint,mais le Seigneur appelle certains à un ministère spécifique où il faut une mesure supplémentaire de puissance . Et je conçois parfaitement que l’on puisse faire des 2èmes ou 3èmes expériences avec Dieu où l’on se reconsacre à Dieu, où on le supplie de nous utiliser davantage pour la bénédiction des autres.
En dernier lieu,je vous fais à nouveau remarquer que pour justifier la doctrine du baptême du Saint Esprit comme seconde expérience après la réception du Saint Esprit à la nouvelle naissance, il faut absolument supprimer 1Cor12 :13 de la Bible !!!
Pour revenir au baptême « du Saint-Esprit et de feu », le ET peut dire aussi « même, en effet, ainsi ».
A la pentecôte il y a bien eu un bapteme du Saint-Esprit et ( de même) de feu, avec les langues qui étaient de feu et ce qui a été consumé, c’est la peur, la timidité, la crainte des apôtres et des disciples
Dans actes 4v31, devant la menace des autorités religieuses qui voulaient les faire taire, ils prièrent et furent tous remplis du Saint-Esprit et ils allèrent annoncer la parole avec assurance, la crainte était consumée.
Dans 2 Timothée 1v6-8, Paul exorte Timothée à ranimer le don de Dieu, (on peut dire aussi rallumer, enflammer son Esprit,) car Timothée était aux prises avec un esprit de peur, seul le feu pouvait consumé cela pour qu’il soit animé « de forces, d’amour et de sagesse » .
Je crois à ce que Olivier, Jérôme et Bruno ont développé mais je ne crois pas que c’est dans ce contexte.
Merci pour vos réponses édifiantes chers frères.
Bonjour Lilli,
Je ne supprime absolument pas 1cor12v13-14, mais je le mets en corrélation avec Gal3v 26-28, et je ne veux justifier aucune doctrine pentecotiste car je ne me tiens pas sur les terrains dénominationnels, c’est ce qui me permet de garder la communion avec mes frères et sœurs quels que soient nos désaccords.
Ce qui est cohérent pour moi, c’est d’accepter l’enseignement des apôtres et la manière dont ils exprimaient leurs foi, c’est le modèle.
Dissocier leur foi de leurs actes parce que ce n’est plus d’actualité devrait nous interroger sur la théologie à laquelle nous avons adhéré.
Eph 2v20 ne parle pas que de la fondation (du socle) mais aussi de tous l’édifice, c’est ce que l’apôtre Paul en particulier à reçu, un peu comme Moïse qui a vu le modèle du tabernacle pour le construire.
C’est à nous d’accepter le modèle quand on le voit et de participer à l’édification.
Fraternellement
Bonjour Michael,
Vous avez tout de même un problème de communion fraternelle avec moi qui ne suis pas baptisée du Saint Esprit selon votre conception et qui suis de ce fait une chrétienne de seconde zone dépourvue de la puissance du Saint Esprit et imputée d’une expérience vitale pour le témoignage. Je ne sais pas comment vous interpréter le baptême en Christ de Gal3:26-27 que vous avez cité. – S’il est le même baptême que celui dans le Saint Esprit , alors ma situation est encore pire !! Je ne suis même pas fille de Dieu,ni revêtue de Christ et je ne suis pas une avec Jésus Christ: donc à nouveau je ne fais pas partie de l’église et je ne peux pas être en communion avec vous. – Si être baptisé en Christ signifie pour vous être juste né de nouveau, alors ma situation est bien meilleure : J’ai revêtue Christ et suis héritière de Christ, alors au final,je n’ai pas besoin du baptême dans le Saint Esprit. J’ai déjà toute la plénitude, puisque j’ai Christ et Son héritage. Il me faut juste encore grandir en stature et en maturité et les ressources qui sont en Christ sont suffisantes . Christ est ma vie Et je ne vois pas de quelle puissance supérieure je pourrais encore avoir besoin, à moins qu’il n’y ait compétition de puissance entre le Fils de Dieu et le Saint Esprit !
Ensuite, je n’ai pas dissocié la foi des apôtres de leur actes . J’ai juste fait remarquer qu’ils étaient dans une configuration unique dans l’histoire, dans l’ouverture progressive de la nouvelle alliance à tous les hommes et dans le dévoilement progressif de ce qu’est l’église jusqu’à ce que la révélation soit complète et transcrite par écrit pour former le canon des Écritures. Et quand par exemple Paul nous dit de l’imiter ,il veut évidemment dire que nous devons imiter sa foi,son zèle,sa consécration ,son amour pour le Seigneur et non pas avoir le même parcours de vie et le même ministère que lui.
Et aucun des apôtres n’a jamais exhorté dans ses épîtres à rechercher le baptême du Saint Esprit , à le demander comme étant nécessaire pour avoir de la puissance dans le témoignage.
Et quand la glossolalie est survenu début 20ème avec Parham,celui ci pensait réellement, comme la vidéo que j’ai mise en lien le démontre, qu’il s’agissait du même don que celui mentionné dans les Actes des apôtres,un don de parler en langues étrangères.Et ainsi, Parham avait envoyé des missionnaires avec ce don dans le pays de la langue identifiée et cela a été un fiasco total . Aucun indigène n’a jamais rien compris au charabia de ces missionnaires dispatchés dans différents pays ! Donc,il y a anguille sous roche. Si ce don du parler en langues venait encore aujourd’hui du Saint Esprit ,il faudrait en tout premier lieu qu’il soit identique à celui mentionné dans les Actes des apôtres.
Bonsoir Lilli,
Merci pour votre commentaire, toujours très passionné lorsqu’il s’agit de débattre de ce sujet.
En suivant les échanges, je me dis que l’espace de discussion de ce blog, pour précieux qu’il soit, est malheureusement inadapté pour circonscrire de questions aussi sensibles, larges et profondes — j’entends de celles qui sont à haut pouvoir clivant, parce que dépendant d’une bonne part de subjectivité spirituelle. Que nous le voulions ou pas, c’est ainsi.
Sur les grands sujets, rappelons-nous que jusque dans les conciles, nos aînés n’ont réussi qu’à créer des compromis plus ou moins solides, pour essayer de garder l’unité de la foi ! Parce que nous parlons de choses qui sont, reconnaissons-le, plus grandes que nous, pour ne pas dire … trop grandes pour nous. Malgré tout, je crois à la bénédiction de l’échange, dans un esprit constructif, qui propose un échange de réflexions. J’aime rappeler ce passage de Malachie qui dit que lorsque ceux qui craignent l’Éternel se parlent des choses de Dieu, un livre de souvenir est écrit devant Lui et que de bonnes choses sont réservées à ceux qui Le cherchent (Malachie).
Ma contribution au débat :
J’ai prêché ce matin sur la phrase « l’ayant regardé, Jésus l’aima », en parlant du jeune homme riche. Voilà une personne qui craignait Dieu et qui cherchait avec intensité la vie éternelle : raison qui l’avait poussé à se jeter aux pieds de Jésus. « Que faire pour hériter la vie éternelle ? ». Ses préoccupations n’étaient pas si éloignées des nôtres, puisque pour lui, la vie éternelle, c’est ce que nous appelons la vie de l’Esprit, après le baptême du même nom : une source d’eau vive dans notre être intérieur, comme celle décrite à la femme samaritaine. Une force aussi, pour faire le bien, et pour refuser / combattre le mal. Une puissance supérieure dont nous avons compris qu’elle nous est indispensable, et elle a manqué à ce jeune homme qui était empêtré dans ses richesses (qui auraient pu être par ex une grande intelligence)… Et Jésus a aimé cet homme, qui n’était pas sauvé, dans le sens où l’entendent les évangiles. Pas né de nouveau, bien qu’il soit connu de Dieu. Et le Texte nous permet de penser ce que nous voulons de la suite de l’histoire : pour les uns, cet homme est perdu, parce qu’il s’est détourné de Jésus : point-barre; et pour d’autres, l’Esprit de vérité du Seigneur l’a accompagné dans son éloignement, et dans sa tristesse, pour l’amener au terme, c’est-à-dire à l’enfantement. Parce qu’il l’aimait, qu’il est plein de compassion et plein de patience avec ceux qui craignent l’Éternel. Et qu’il est mort pour lui.
Quel que soit le nom donné à notre expérience personnelle avec le Seigneur, ce qui fait la beauté de l’engagement de foi, c’est de tout laisser pour le suivre, de ne pas reculer face à l’adversité du monde et ses persécutions, et de recevoir le centuple des sacrifices consentis, comme Jésus l’explique aux disciples après que le jeune homme riche soit parti. Et eux ont marché là, bien avant de recevoir le baptême de l’Esprit. Et s’ils ont reçu un baptême de l’Esprit, c’était afin qu’ils puissent résister à l’épreuve du temps, et pour accomplir les œuvres que Jésus avait faites – et même de plus grandes. Et cette promesse, n’est pas que pour eux.
Bonjour Lilli,
Je ne crois pas que vous êtes ce que vous avez décrit dans les premières lignes de votre dernier commentaire, c’est plutôt le filtre de la théologie à laquelle vous vous attachez qui vous fait interpréter mes propos comme cela.
Je vais essayer de partager ce que je vois du modèle.
Pour moi le baptême de Gal 3v26-28 et 1cor12v13 est le même et parle de la nouvelle naissance car cela parle de Christ et de son corps.
Quand on est né de nouveau on fait partie du Corps de Christ, mais le Seigneur veut nous donner des capacités de L’Esprit pour l’édification de son corps et le témoignage.
1cor12 met l’accent sur la trinité qui manifeste les dons, les ministères et c’est Dieu qui opère tout en tous. C’est un aspect du modèle établi par le Seigneur et consigné dans le NT pour que l’on soit dans l’ordre établi par Dieu.
Le cessationnisme, en rejetant les dons, apôtres, prophètes (il faut qu’ils soient éprouvés) et les dons du Saint-Esprit 1cor12, éteint (1thes 5v19) une partie de l’action de l’Esprit dans le corps.
Le cœur du modèle est pour moi dans Colossiens et Éphésiens, les 2 ont des similitudes mais l’une met l’accent sur la Tête (Colossiens) et l’autre sur le corps, c’est la révélation apostolique et prophétique.
Les 5 ministères décris dans Eph 4, dont l’apôtre et le prophète, sont toujours d’actualité bien qu’ils n’ont pas pour but d’ajouter à l’Écriture, mais de par leur ministère et leurs onction ils amènent la révélation de ce modèle dans le corps pour que nous vivions ce modèle.
Nous devons éprouver les doctrines auxquelles nous adhérons à la lumière de ce modèle.
L’esprit de dénomination est en opposition au modèle apostolique, parce que l’on ne se laisse pas unir par la Tête-Christ pour manifester l’unité du corps mais par des confessions de foi qui peuvent être juste mais dominés implicitement par des doctrines comme le cessationnisme, continuationnisme…ect
C’est par la mort, la résurrection et la gloire de Jésus-Christ que nous sommes unis (Eph2v14-16, Jean17v22), la paix en est le lien, la foi, la connaissance du fils de Dieu en est la stature et la profession de la vérité dans l’amour en est la croissance(Eph4v3,13,15).
On ne doit pas couper en doctrines pour nous diviser le modèle que le Seigneur a établi, mais le voir dans son ensemble, l’accepter et se soumettre à l’architecte et le constructeur(heb11v10)
L’esprit dénominationnelle prend une partie du modèle pour se faire des hauts lieux, il aveugle le Chrétien pour qu’il ne perçoive pas l’édifice dans son ensemble(Tête et corps).
« Christ est-il divisé…. » 1cor1v13
Bonjour Michael,
Tout ce que vous dites est très juste et donc je peux avoir communion avec vous. Seulement, j’affirme en me basant sur le modèle révélé dans la Parole de Dieu et que vous décrivez si bien, que depuis le réveil de Pentecôte début 20ème siècle,on attribue au Saint Esprit,ce qui de toute évidence ne vient pas de Lui. Il n’y a plus de parler en langues étrangères comme décrit dans le modèle, dans les Actes des apôtres, un don miraculeux du Saint Esprit qui était un signe pour les juifs incroyants prouvant que désormais on pouvait louer Dieu avec des langues païennes impures.(1Cor14:20-22 ) Aujourd’hui, c’est devenu de la glossolalie censée édifier la personne quand elle est seule dans sa chambre,en dehors de toute présence de Juif n’ayant toujours pas compris que le salut en Jésus le Juif est pour tous les hommes. Ce charabia est aussi utilisé dans les séances de guérison,de délivrance,de libération de toutes sortes !!! De même, le don d’interprétation des langues a été testé par des personnes connaissant des langues tribales et pas une seule fois l’interprétation donnée ne correspondait à la prière exprimée à Dieu . De qui se moque t’on ?
Ceux qui sont nommés aujourd’hui apôtres dans le Pentecôtisme 3ème vague ont tous dérivés par rapport à la saine doctrine ! Ceux qui sont appelés prophètes sont dans des délires tels que ça vous glace le sang. Alors si vous connaissez un vrai apôtre et un vrai prophète tels que vous les décrivez dans votre commentaire , je veux bien que vous m’en donniez les noms.
Concernant les dons de révélation et de connaissance mentionnés dans 1Co14, je ne pense pas qu’ils correspondent au prétendus dons des pentecôtistes du genre : « Tu résistes à la louange mais tu sens bien que la présence du Seigneur est là. Laisse toi aller. » Justement, c’est bien de résister à cette ambiance créée de toute pièce par la musique et ne pas se laisser emporter par les ressentis,les émotions. Ou alors ce sont des platitudes du genre : « Tu ne sais pas comment témoigner à quelqu’un de ton entourage. Moi,le Seigneur, Je te donnerai les paroles à dire au bon moment. » Tout chrétien sait que le Saint Esprit l’aide pour témoigner. Ou encore des paroles moralisatrices ,comme si le Seigneur était un pharisien qui charge les gens de fardeaux sans même lever le petit doigt pour les aider . « Tu grommèle dans ta voiture en allant à contre cœur au travail , alors que tu devrais être reconnaissant car c’est Moi qui t’ai donné ce travail et tu devrais être un témoin digne de Moi. » Et souvent,ces paroles de connaissance sont des paroles de reproche : » tu ne me fais pas confiance, tu manques du zèle,si tu avais plus de foi.. Fais Moi confiance et tu guériras de ta maladie,de ton problème de santé, de ton infirmité…. »
Les paroles de révélation et de connaissance dans l’église, c’était dans le modèle des paroles mettant par exemple en lumière un aspect de la Personne du Seigneur Jésus ou de l’église ou du si grand salut que l’on avait pas encore saisi jusqu’à présent pour que cela devenait une réalité expérimentée . Et c’était non seulement bénéfique pour l’église mais aussi pour l’ incroyant qui était alors confronté à la révélation de la Personne du Seigneur dans Ses perfections morales, dans Son abaissement et Son dépouillement volontaires pour le rachat de l’humanité, dans Son caractère d’humilité , dans Son amour inconditionnel pour les hommes qu’Il a créé . 1Cor14: 24-25″ … qu’il entre un non-croyant ou un simple auditeur, il est convaincu par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous. »
« C’est à nous d’accepter le modèle quand on le voit et de participer à l’édification. »
Amen ! C’est réjouissant de lire ça !
Je pense que la confusion qui se dégage de ces échanges et qu’on retrouve dans les églises et les conflits entre dénominations vient de l’évangile américain qui définit la conversion / nouvelle naissance sur un seul verset, Romains 10.9, souvent incorrectement traduit. Alors que les Écritures sont traversées par le tryptique suivant : la repentance (obsession de Jean-Baptiste et thème principal des prédications de Jésus), suivi du baptême (pour nous débarrasser de l’emprise du péché sur notre chair) puis par le baptême du St-Esprit (pour nous guider). Ces 3 étapes étaient réalisées quasiment en même temps parmi les premiers chrétiens, qu’ils résumaient par l’expression croire. Je crois que l’église contemporaine est partiellement composée de croyants à qui il manque 1, 2 voire les 3 étapes, mais qui croient être sauvés car ils ont invité Jésus dans leur cœur !…. Où peut-on trouver ce concept dans le NT ?
Hello Marc
Merci pour le commentaire. D’après le rapport du dernier congrès de Lausanne sur « l’état du grand ordre missionnaire », il existerait 42 000 dénominations chrétiennes dans le monde. J’ai entendu ça en pastorale et je n’ai pas encore vérifié, mais ça peut éventuellement expliquer ce que tu appelles « confusion », effet obtenu mécaniquement par les divergences d’opinions. Ça donne un peu le vertige.
Intéressant : la pensée que tu nous partages prête, elle aussi, le flanc à une critique biblique (en provenance des 41 999 autres opinions), car elle semble conférer au baptême d’eau des vertus qu’il n’a pas, car les Écritures sont claires sur son rôle symbolique (1 Pierre 3/21). Le baptême est une mort virtuelle en Christ, et aussi le début d’une expérience semblable à la sienne, la nôtre, qui est tout sauf virtuelle (donc une vraie mort, dans le langage paulinien). Le Seigneur a utilisé la croix comme moyen pour la réconciliation, et nous ferons de même pour la séparation du péché, du monde, et de la chair. Le baptême d’eau, c’est une image virtuelle de la croix, de notre croix, et de ce qu’elle doit/veut accomplir dans notre vie, en terme de séparation.
Quant au baptême du Saint-Esprit, nous n’avons pas à nous en soucier (c’est moi qui le dis) : il vient automatiquement, indépendamment de toute recherche ciblée, par l’obéissance qui touche nos lignes de force. Or nous les évitons soigneusement, leur substituant ce qui se trouve à la périphérie du sujet central. On tourne autour du pot comme les hébreux ont tourné dans le désert « 40 ans ». On fait de la cosmétique religieuse.
Pour l’évangile américanisé, tu as entièrement raison. L’évangile américanisé, c’est l’évangile mondain, c’est le chemin facile, c’est la foi du vieil homme, et tout ça ne peut pas conduire dans la vie éternelle. Dans la génération précédente, on parlait des appuis : ce sur quoi tu es appuyé, ce qui fait la protection de ta vulnérabilité, ce qui assure ta sécurité, ce qui te permet d’éviter de recevoir des pierres (et on peut cherche le Saint-Esprit en pensant qu’il nous évitera de recevoir des pierres), ce qui est ton essentiel, ce sans quoi tu ne pourrais pas vivre, ce à quoi tu tiens le plus, c’est cela que Dieu veut déposséder de tout pouvoir sur toi. D’où le passage nécessaire par le renoncement à soi.
En dehors de porter cette marque-là, nous restons dans la zone de confort de la chair, et sans nous en rendre compte, nous cherchons pour la satisfaction de la chair. Ce n’est pas un hasard du tout que le chemin de l’arbre de vie soit empêché par des chérubins à l’épée déployée : seuls les morts (à eux-même, à leur nature, à leur pouvoir d’être des dieux) peuvent passer. Et c’est tant mieux.