La semence du Serpent

couvLa théorie de la semence du serpent est présentée comme une explication du sens caché de la chute de l’homme, en Eden, et du péché originel. Pour cette théorie, l’homme et la femme, créatures parfaites, n’avaient pas besoin de se reproduire par le moyen sexuel. Ils auraient pu obtenir, s’ils l’avaient voulu, une descendance par une action créatrice divine, comme ce fut le cas pour leur propre création.

La théorie avance que le «serpent» était une créature évoluée, proche de l’homme, et qu’il a ouvert les yeux de la femme sur la possibilité de transmettre la vie par l’acte sexuel. Telle serait l’explication de la tentation d’Ève. Par ce moyen, le «serpent» a amené la femme à emprunter cette voie détournée, passant en quelque sorte par la porte de la chair plutôt que demeurant dans l’Esprit) l’inclinant ainsi à désobéir à l’ordre divin qui avait été donné à l’homme.

Cette présentation résumée de la théorie dite de «la semence du serpent» sous-entend donc que le sexe (le fruit défendu) est un moyen de se rapprocher de Dieu (dans le sens de se diviniser).

La théorie de la semence du serpent va encore plus loin en prétendant qu’Eve eut un rapport sexuel avec le serpent, à la suite de leur dialogue au sujet du fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal, et que cette créature (le serpent) serait le père biologique de Caïn.

Le serpent, animé par le diable, aurait été un hominidé[1] marchant et parlant, une créature animale supérieure : « le plus rusé/intelligent des animaux des champs » (Gen. 3/1), dont la malédiction divine a fait disparaître toute trace originelle (Gen. 3/14).

Abel est reconnu quant à lui comme le fils naturel d’Adam (Ève ayant porté en elle les deux enfants en même temps).

Cette théorie explique ainsi les raisons des divergences d’adoration entre les deux hommes, la jalousie de Caïn et son caractère meurtrier, s’appuyant sur une lecture littérale du verset du Nouveau Testament qui dit que « Caïn était du malin » (1 Jean 3/12).

 

Par extension, cette théorie incline à justifier bien des choses par le moyen de ces filiations, le monde se retrouve peuplé par ces deux semences qui y sont dispersées … il y aurait donc, par voie de conséquence, la possibilité d’expliquer pourquoi certains acceptent Dieu dans leur vie et pourquoi d’autres Le refusent, en un mot la validation originelle d’une prédestination génético-spirituelle. Ce principe serait encore en vigueur aujourd’hui.

On cherchera donc à répondre bibliquement ici aux questions soulevées par ces affirmations.

 

 

Qui est le  serpent,  d’après les Ecritures ?

« le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Eternel Dieu avait fait; et il dit à la femme: Quoi, Dieu a dit: Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? » (Genèse 3/1).

 

Le texte est explicite sur 3 points au moins :

1) le «serpent» est un animal;

2) il est placé au sommet de la création animale (rusé/intelligent);

3) c’est un animal qui parle et qui raisonne (il est difficile d’imaginer qu’Ève ait conversé naturellement avec un animal qui n’était pas sensé parler. Le «serpent» pouvait communiquer avec l’homme;

 

D’après les Textes, nous comprenons que le «serpent» n’avait effectivement pas sa forme actuelle : lors de sa malédiction, il sera condamné à ramper sur son ventre, ce qui laisse supposer que son moyen de déplacement était autre (Genèse 3/14); quelle était son apparence exacte ? Nul ne peut le dire. L’imagerie religieuse l’a toujours représenté sous l’apparence d’un reptile, ce qui n’a évidemment pas contribué à l’éclaircissement du sujet. Une chose est certaine : il était autre.

Le récit de la création est un texte ouvert, au symbolisme puissant, qui laisse place à quantité d’interprétations. Cependant, nous devons prendre garde, dans nos réflexions personnelles et méditations, à ce que nos raisonnements demeurent attachés à l’ensemble de la révélation des Ecritures (Psaume 119/60), ce qui sera pour nous un exercice protecteur, qui nous gardera d’échafauder (ou d’inclure trop vite) des raisonnements approximatifs. C’est cela aussi, «amener nos pensées captives à l’obéissance de Jésus-Christ» (2 Corinthiens 10/5).

«L’amour de la vérité» dont parle l’apôtre Paul (2 Thessaloniciens 2/10) contient également cette dimension de fidélité à la révélation des Ecritures. Nous croyons tout ce qui est écrit, mais rien que ce qui est écrit. La seconde épître à Timothée dit que «Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice» (3/16), ce qui nous engage à une position de confiance vis-à-vis de l’inspiration des textes bibliques; confiance dans leur qualité et leur origine, mais pas dans l’interprétation qu’on peut en faire au moyen d’une intelligence indisciplinée ou dévoyée. Sinon, il est à craindre que nos pensées se corrompent et se détournent de la simplicité de Christ, exactement de la même manière « que le serpent séduisit Ève par sa ruse »(2 Cor. 11/3).

 

 

L’identité du serpent

Le livre de l’Apocalypse nomme clairement le diable «le serpent ancien» dans 4 passages différents : 12/9, 14, 15 et 20/2. Le livre de la Genèse quant à lui (3/1) affirme tout aussi clairement que le «serpent» est originellement un animal créé par Dieu. Nous devons donc veiller à ne pas fondre ces deux personnages en un seul. L’interprétation la plus communément admise est que le diable animait par son inspiration l’animal/serpent, instrumentalisant cet être évolué — avec son consentement ou pas — dans le but de faire échouer le plan de Dieu. Comment ? En amenant l’homme à déchoir de sa position privilégiée de «gouverneur» de la création, place au demeurant convoitée par satan, et dont la suite des événements démontrera effectivement qu’il atteignit son but (Luc 4/6).

 

 

le sens du péché originel d’après cette théorie

Bien que certains s’en défendent, ceux qui adhèrent à cette théorie de la «semence du serpent» se trouvent en situation d’affirmer que l’acte sexuel (ou de procréer) est le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Cet acte est ainsi mis au rang de «porte» du péché dans l’humanité, puisque c’est ce «fruit» que le serpent aurait vanté à la femme et qui la séduisit : le sexe comme l’instrument de l’affranchissement de la tutelle divine réductrice.

L’esprit de cette théorie donne donc à l’acte sexuel une place démesurée, dans le sens qu’il devient, effectivement, la cause de la malédiction de l’homme et par voie de conséquence de toute la création; c’est LE moyen par lequel l’humanité est tombée (raisonnement qui a animé l’église catholique durant des siècles et qui a favorisé l’obscurantisme et la condamnation des femmes, puisque la femme y joue le rôle de vecteur principal du péché). Cette théorie va subtilement (et sans doute inconsciemment) dans ce sens, malheureusement.

Dans la théorie/doctrine de la «semence du serpent», l’homme —perfection de la création et image de Dieu — est ramené au rang d’une créature dont le centre de gravité se situe … en-dessous de la ceinture. Or les Ecritures ne montrent pas cela du tout. C’est le cœur qui est mauvais, et non le sexe : «Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les injures» (Matthieu 15/19 et Genèse 8/21-Esaïe 1/5). C’est l’orgueil qui éloigne de Dieu — et non le sexe. Il s’agit là et sur ce plan d’une contradiction avec l’esprit des Ecritures qui affaiblit cette théorie (présentée comme étant d’origine prophétique) et la place en porte-à-faux avec la révélation biblique générale.

 

TOUTES les inspirations prophétiques DOIVENT être soumises à un filtre, celui de la Parole de Dieu, tout simplement parce que «satan sait se déguiser en ange de lumière» (2 Corinthiens 11/14), ce qui constitue un avertissement à tous les enfants de Dieu, prophètes ou non.

Elever le sexe au rang de fléau du paradis (et par extension de toute la création), c’est lui apposer implicitement la marque du péché, alors qu’il est le geste humain qui produit la vie. D’ailleurs la Bible ne lui donnera jamais ce statut, alors qu’il aurait été aisé de le faire, au travers des multiples révélations prophétiques données au cours de l’Histoire biblique. Mais il n’y a rien, pas une seule allusion, implicite ou explicite.

C’est Dieu qui a prévu la dimension sexuelle, qui fait partie du cadre plus large de la procréation. Il ne l’a pas réduite seulement à une fonction organique, mais intégrée à un ensemble plus complexe, en la reliant à l’âme par les sentiments.

Là encore, la religion a fait fausse route en marginalisant cette dimension de la vie, dont le schéma est inscrit dès l’origine dans toute la création. Pourquoi en effet Dieu aurait-Il créé l’homme et la femme avec la capacité de se reproduire, les y aurait-Il encouragés «Et Dieu les bénit; et Dieu leur dit: Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre» (Genèse 1/28) AVANT la chute, les dotant des moyens de procréation naturelle, si le sexe avait été en fait le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal ?

Cette simple question suffirait à elle seule pour réduire complètement le crédit dont la théorie de «la semence du serpent» bénéficie encore dans certains milieux chrétiens.

 

Le monde spirituel du jardin d’Eden était parfait (Eden, signifie délices, plaisirs [voir aussi psaume 16, v. 11]); l’Eternel avait placé sa créature au milieu de ce jardin qui était rempli de choses spirituelles à l’attrait spirituel donnant un bonheur spirituel et des joies spirituelles.

La nécessité pour les Ecritures de passer par des métaphores[2] (l’arbre, le fruit) ne doit pas nous faire oublier que Dieu est Esprit, et que si nous avons été créés à Son image, notre axe principal, notre essence est spirituelle. C’est donc plus vraisemblablement sur ce terrain-là que le «serpent» a parlé et séduit, faute de quoi il faudrait imaginer qu’il a proposé à Eve — qui baignait dans l’Esprit — une expérience dans le corps.

Une expérience sexuelle, ce serait cela «être comme Dieu» ?!! Ce serait cela qui ouvre les yeux «pour connaître le bien et le mal» ?!! Le sexe serait donc la clé de toute connaissance ?!!

La forme de cette théorie est, sous cet aspect, assez simpliste, dans le sens qu’elle ne résiste pas à une analyse comparative de la révélation biblique dans son  ensemble. Or elle repose presqu’entièrement sur ce postulat sexuel.

 

 

conséquences des affirmations de cette théorie

Le second fait établi par cette théorie concerne l’engendrement : Eve, aurait découvert le fait sexuel avec le «serpent» (qui est mû par le diable), et l’aurait fait découvrir également à son mari. Il s’ensuivit qu’elle tomba enceinte de deux enfants de pères différents, deux fils jumeaux — c’est ce qui est prétendu par la théorie. L’aîné, Caïn, étant de la postérité du «serpent». Il s’ensuit mécaniquement que «la semence du serpent» peut se répandre ainsi dans l’humanité, et qu’on en trouvera trace tout au long de l’Histoire des hommes. Cette déduction permettant d’expliquer pourquoi certains hommes sont si mauvais.

Le maillon fragile de cette théorie, c’est qu’il faut admettre non seulement un rapport sexuel entre le «serpent» et Eve, mais encore que satan (pur esprit) peut transmettre des gênes de méchanceté (et de caractère) au travers du «serpent», par une opération physiologico-spirituelle que nul ne peut expliquer, parmi ceux qui croient à cette doctrine, sauf à faire appel à des concepts flous et nébuleux et bien sûr, à FORCER le texte biblique.

Une question doit être posée ici, dont la réponse peut éclairer cette problématique embrouillée : De qui Caïn est-il le fils biologique ? du «serpent» ou de satan ?

C’est très simple : Qui a parlé à Eve ? c’est le «serpent», inspiré par le Malin. Qui aurait eu (selon cette théorie) un rapport sexuel avec Eve ? c’est le «serpent» encore, inspiré par satan. Eve devient enceinte : qui devrait être le père bilogique ? c’est le «serpent» toujours, et non satan qui est un ange. Il s’ensuit dans ce raisonnement que nous devons dire «Caïn est du serpent» et non «Caïn est du malin» (1 Jean 3/12).

Quoi qu’il en soit, c’est au moyen de cet engendrement que cette théorie expliquerait l’introduction de l’animalité dans le genre humain, et de l’héritage spirituel de méchanceté.

 

OBJECTION NATURELLE

La théorie de «la semence du serpent» nous entraîne à penser que le «serpent», issu du règne animal, a pu féconder la femme. Or on a prouvé scientifiquement que le génôme humain n’est pas compatible avec celui de l’animal (du moins pour la procréation, car quelques greffes ou cultures cellulaires sont possibles, puisque des résultats encourageants ont été obtenus grâce à des cellules souches (de foie notamment) d’un des animaux partiellement génétiquement compatible avec l’homme, c’est-à dire le porc). Pour que cette théorie puisse éventuellement aller plus loin, il nous faudrait admettre que satan, esprit malin, a le pouvoir de transmettre des gênes au travers du corps d’un homme lors d’un rapport sexuel, ou de manipuler l’ADN, ou de provoquer un phénomène de parthénogénèse (ce que Dieu fit avec Marie). Mais si nous décidons de lui concéder ce pouvoir, alors faisons-lui le crédit qu’il s’en servira souvent dans l’Histoire, et non une seule fois en Eden — ce qui laisse rêveur sur les possibilités de satan de pervertir l’humanité … car chaque acte sexuel devient potentiellement utilisable par le malin (il lui suffirait de «posséder» une personne du couple). Cette théorie nous entraîne dans l’absurde.

 

 

Autres problèmes de postérité

Peut-on admettre bibliquement que Caïn et sa descendance, race hybride donc, vont devenir le vecteur de propagation de «la semence du serpent» dans l’humanité ? Hélas pour la théorie, et alors que les hommes parlent encore tous la même langue, le Déluge intervient, et seules, huit personnes sont sauvées. Noé et sa famille portent-ils en eux une trace de la semence du serpent ? Normalement non, car ils sont de la lignée de Seth, présenté par ailleurs par cette théorie comme de la semence des fils de Dieu.

Il s’ensuit à cause des arguments qui précèdent que la pseudo-semence du serpent doit disparaître dans les eaux du Déluge. C’est l’impasse. Il ne reste alors qu’une seule hypothèse envisageable, celle qui consiste à imaginer que quelqu’un de la semence de Caïn (une femme par exemple — au hasard !) se cacherait parmi les épouses des fils de Noé.

Malheureusement, ce n’est pas par une femme que le péché fait sa réapparition dans cette humanité restreinte post-Déluge ; en effet, c’est Noé d’abord qui chute, et un de ses fils (Genèse 9/21 et 22), hommes de la lignée de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu (Luc 3/38). La Bible ne laisse donc pas de place au prolongement de cette théorie. Elle ne peut que sombrer corps et âme dans les eaux du Déluge.

 

L’interprétation de la pénétration du Mal dans l’humanité doit donc trouver une autre explication : ce n’est pas par la génétique que le Mal est entré dans le monde, et avec lui, la mort, mais c’est par la désobéissance[3]. Dans cette perspective, il est permis de comprendre autrement certains passages des Ecritures qui semblent parler d’une filiation avec le diable, comme Actes 13/10 par exemple : «fixant ses yeux sur lui, dit: O homme plein de toute fraude et de toute méchanceté, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu pas de pervertir les voies droites du Seigneur?» (Actes 13:10). Quiconque supposerait, ou croirait, à cause de la théorie de «la semence du serpent», qu’Elymas est de la lignée génétique du serpent ou de satan ferait foncièrement preuve d’incohérence, à cause de l’argumentaire exposé plus haut. L’explication est ailleurs.

 

 

les deux semences : VISION biblique

La notion de semence, ou de lignée génétique de Caïn (dont parle abondamment cette doctrine) est dépassée notamment par Jude, qui parle, lui, du «chemin de Caïn», ou de la voie de Caïn[4] (1/11).

Le chemin de Caïn, c’est (pour ceux qui viendront après lui) suivre son mauvais exemple, obéir aux mêmes pulsions que les siennes, épouser ses choix, adhérer à sa philosophie; voilà ce que signifie «être de Caïn».

Il n’a pas voulu de la révélation d’un sacrifice expiatoire pour être accepté en présence de Dieu, alors il a choisit délibérément un autre chemin, qui sera suivi par ses enfants, qui vont imiter sa religion, en hériter. Mais ce chemin ne sera pas seulement suivi par une partie de sa semence physique, mais également par tous ceux qui feront les mêmes choix que lui, non seulement sur le plan de la méchanceté, mais sur le plan religieux aussi. Il s’agit d’un problème d’inspiration, et de choix réalisés …

 

La Bible dit que nous devenons esclaves de quiconque à qui nous nous livrons pour lui obéir : esclaves de la mort en cédant au péché, esclaves de la justice en obéissant à l’évangile (Romains 6/16). C’est par ce simple mécanisme qui est une loi spirituelle, que Caïn est devenu «fils du diable». On devient un «fils du diable» en ignorant ou en méprisant la Parole de Dieu, en refusant la révélation de la Rédemption. Le livre de l’Apocalypse évoque même une «église de satan» qui regroupe ceux qui manifestent une foi qui combat Christ[5].

 

Lorsque Jésus dit «vous avez pour père le diable …  Lui a été meurtrier dès le commencement » (Jean 8/44), suppose-t-il un seul instant que le diable engendre des enfants ? Bien sûr que non ! Il est évident pour chacun que l’allusion est spirituelle, et que ce sont ceux qui marchent dans la voie de Caïn (appelée ainsi parce qu’il fut le premier à y marcher) qui endossent cette filiation. Ne dit-on pas que celui qui est né de nouveau reçoit du Père «le pouvoir de DEVENIR un enfant de Dieu» (Jean 1) ? Qu’étions-nous avant de recevoir le pouvoir de devenir enfants de Dieu ?

Ce sont nos actes et nos choix, et les influences auxquelles nous nous soumettons qui écrivent les pages de notre vie et nous rattachent, de fait, à une filiation ou une autre.

 

«Un homme est la somme de ses actes. Rien d’autre[6]».

 

«Il a été meurtrier dès le commencement» signifie que le diable est l’inspirateur du meurtre d’Abel, dont Caïn n’est que l’instrument, préférant céder à ces pulsions plutôt que d’écouter la Parole de Dieu qui lui avait dit (AVANT le meurtre) : «Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé? Et si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte. Et son désir sera [tourné] vers toi, et toi tu domineras sur lui» (Genèse 4:7).

Chassé de la présence de l’Eternel, l’homme est devenu une créature vulnérable; pour son salut, il est invité à écouter la voix de Dieu, et de suivre la voie de la sagesse, de marcher sur le chemin de l’obéissance. Ceux qui refusent et veulent suivre leur propre volonté, sans tenir compte de la sagesse de Dieu, serviront un autre maître : eux-même, c’est-à-dire l’Homme. Et nous savons que l’Homme charnel vit sous l’emprise du Monde, et que «le Monde entier est sous la puissance du malin» (1 Jean 5/19).

 

La suite des paroles de Jésus nous montre que c’est le diable qui est «le père du mensonge» ; Jésus veut séparer ce qui est précieux de ce qui est vil dans la pensée de ses auditeurs. Le chemin de Caïn, et l’inspiration à laquelle il puise, font de l’inspiré et de l’inspirateur une seule personne, une entité unifiée. Si je vis dans le mensonge, si je continue d’habiter dans le mensonge, de me servir du mensonge, je demeure sous son autorité et sous son pouvoir. J’entre dans sa famille.

 

1 Jean 3/10 dit clairement que les enfants de Dieu et les enfants du diable sont [rendus] manifestes par le fait qu’ils pratiquent (ou non) la justice, et aiment (ou non) leurs frères : «on connaît l’arbre par le fruit» (Mat. 12/33).

Si la «semence du serpent» était un principe biblique, ce passage de l’épître de Jean était vraiment l’occasion de nous en dire quelque chose. Mais au contraire, l’apôtre rappelle et insiste : ce sont nos œuvres qui font de nous des enfants du diable, ou des enfants de Dieu. Bien sûr, nous parlons ici d’hommes et de femmes rachetés, qui doivent choisir une nouvelle ligne de conduite.

Jean nous dit nettement qu’un enfant du diable est un homme (ou une femme) qui ne pratique pas la justice, qui pèche et qui désobéit; or Éphésiens 2/3 montre bien que nous sommes nous-mêmes passés d’un camp à l’autre : «parmi lesquels, NOUS AUSSI, nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées; et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres», ainsi que Éphésiens 5:8 «car VOUS étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur; marchez comme des enfants de lumière».

Nous avons erré sur le chemin de Caïn, le chemin des enfants de colère, des fils de la désobéissance …  avant d’accepter et de connaître Christ et la valeur de Son sacrifice, comme rançon pour nous.

 

Ici, la théorie de «la semence du serpent», qui sépare l’humanité en deux catégories spirituelles sur une base de départ génétique, NE TIENT PLUS. Car j’ai pu être moi-même un homme «du malin», puis être affranchi (par la foi) et recevoir le droit «de devenir un enfant de Dieu» (Jean 1). Par la pratique de notre foi, nous devenons des frères et sœurs de Jésus, d’abord à cause de la parole de l’évangile de Matthieu (12/50) «car quiconque fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère», et de celle de l’épître aux Hébreux (2/11). Par la foi dans le Christ Jésus, «nous devenons tous des fils de Dieu» (Galates 3/26) CE QUE NOUS N’ÉTIONS PAS AUPARAVANT.

 

L’obstination à voir dans «la semence du serpent» une descendance physique occultera la véritable réalité spirituelle. Il existe effectivement une «semence du serpent», si on veut conserver le même vocable, mais elle est spirituelle, et n’a pas besoin du sexe pour se répandre dans l’humanité : «Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus» (Gal 3/26).

«Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu; mais les enfants de la promesse sont comptés pour semence». (Romains 9:8).

 

 

Réalité biblique sur le péché originel

«… mais la mort régna depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui ne péchèrent pas selon la ressemblance de la transgression d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir» (Romains 5/14).

Ce n’est donc pas le péché d’Eve — péché supposé sexuel avec le «serpent» dans sa dimension souillante génétiquement pour la race humaine — qui est la malédiction, mais le péché d’Adam, c’est-à dire la désobéissance, le refus de demeurer dans la sagesse et la sécurité du Créateur. La créature a été tentée par le chemin de l’accomplissement au moyen de l’indépendance … cela, c’est bien le péché, à l’image d’ailleurs de la propre chute de satan dans le ciel, au temps de sa splendeur (Esaïe 14 et Ezéchiel 28) : se détourner de Dieu par l’usage de la liberté dont Il a doté Ses créatures.

Les Ecritures ne parlent donc pas du «péché d’Eve», qui pourtant fut la première, mais du fait qu’elle a été trompée (par le serpent) et que cet acte a entraîné la transgression :«… Adam n’a pas été trompé; mais la femme, ayant été trompée, est tombée dans la transgression» (1 Timothée 2:14), à savoir de la transgression de la Parole de Dieu, et non celle du domaine naturel.

 

Nous sommes dans un cycle spirituel, qui n’est pas exempt de dimension charnelle et physique, mais dans un monde et dans un contexte spirituel, aux objectifs et aux enjeux spirituels. C’est dans cette dimension que satan a agi, dans le but de faire déchoir l’homme de sa position, afin de le supplanter — car Dieu avait dit :  «faisons l’homme à notre image, et qu’il domine sur les poissons, les oiseaux, le bétail, les reptiles …» (Genèse 1/26). Dieu avait confié à l’homme le gouvernement, que l’homme a perdu au profit de satan, comme ce dernier l’exprime (sans être contredit par Jésus) : «Et le diable lui dit: Je te donnerai toute cette autorité et la gloire de ces royaumes; CAR ELLE M’A ÉTÉ DONNÉE, et je la donne à qui je veux» (Luc 4:6). Jusqu’à la déclaration du Seigneur : «Toute autorité M’A ÉTÉ DONNÉE dans le ciel et sur la terre» (Matthieu 28:18).

C’est cela qui semble avoir été le but du tentateur, et non d’initier la femme à la sexualité, qui est une théorie qui nous éloigne considérablement du centre de gravité de la Vérité : «… mais je crains que, en quelque manière, comme le serpent séduisit Eve par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues [et détournées] de la simplicité quant au Christ» (2 Corinthiens 11/3).

Nous ne savons pas en quoi a consisté exactement la transgression de l’homme et de la femme. La Bible ne donne pas de détails. Elle parle d’un fruit et d’un arbre, celui de la connaissance du Bien et du Mal. Cela sous-entend qu’Adam et Eve étaient incapables de faire la différence entre le Bien et le Mal, entre ce qui est juste et ce qui est injuste. Ils vivaient dans une innocence protectrice, Dieu étant leur repère en toutes choses, le fondement de leurs choix et de leurs décisions. Une seule manière de vivre leur était proscrite, celle d’entrer dans cette connaissance du Bien et du Mal, réservée au divin, parce que seul le divin pouvait l’assumer.

En lui-même, cet interdit est l’ébauche d’une loi (puisqu’il y a commandement), mais c’est une loi extérieure.

Mais ils n’ont pas craint (dans le sens de respecter, de prendre en considération) la Parole que Dieu avait dite. Ils n’ont pas craint d’écouter et de se ranger aux arguments du «serpent» (par personne interposée, en ce qui concerne Adam, puisqu’il n’y a pas eu de communication directe avec le «serpent»), et ont entrevu une nouvelle révélation qui leur apporterait effectivement une nouvelle dimension «elle vit que l’arbre était précieux pour ouvrir l’intelligence».

 

Ils sont alors entrés dans une connaissance qui leur était cachée, connaissance réservée à Dieu, connaissance d’une dimension qu’ils n’avaient pas à connaître dans leur dispensation de l’innocence. C’était la connaissance de la profondeur, de l’immensité, de la perfection et des exigences de la Justice de Dieu, dont la colère et la jalousie sont des composantes qu’ils ignoraient, parce qu’ils n’avaient pas à les connaître.

Cela induisait donc TOUTES les lois spirituelles qui sont des réponses au péché et à la transgression, tout ce qui est préparé pour faire face au mal et à ses pires développements, toute la définition «du mal» enfin, dans toutes ses formes et ses expressions. La connaissance entière et complète du Bien, et du Mal.

 

Leur affranchissement de la tutelle divine est devenue une servitude, leur liberté est devenue un esclavage, et la justice — par l’éveil de l’organe dormant de la conscience — une loi intérieure. Leur connaissance a augmenté, et avec elle leur souffrance (Ecclésiaste 1/18).

 

Désormais, leur cœur devait se positionner de lui-même face au bien et au mal, et face au péché couché à la porte du cœur de l’homme.

 

Auparavant, l’absence de connaissance de la Justice les mettait à l’abri du devoir d’être justes, car la Justice de Dieu était le vêtement de leur innocence. Mais par la prise de conscience de la Justice et de ses exigences, ils constatèrent leur nudité, c’est-à dire le besoin de «recouvrir» leur péché (la nudité est le symbole de l’Homme sans justice, voir Apoc. 3/18[7]). L’accusation était là, désormais, et la peur de Dieu, qui est le signe de la faute.

 

LA QUESTION DE L’APPARITION DE LA SEXUALITÉ

Le philosophe chrétien Soren Kierkegaard écrivait que «sans le péché, point de sexualité, et sans sexualité, point d’Histoire»[8]. Ce que cette pensée met en exergue, c’est que la sexualité est une conséquence du péché, et non la cause, comme la théorie de «la semence du serpent» l’affirme. La Bible dit que la cause du péché est la désobéissance[9], et que la conséquence du péché est la mort[10]. La sexualité fait plutôt son apparition comme le moyen naturel de la procréation, qui est le geste de la vie.

Et c’est l’irruption de la mort dans l’homme qui est le déclencheur de la procréation.

La mort que Dieu avait annoncée à Adam pour prix de sa désobéissance n’était pas une cessation brutale de toute vie, mais un processus qui mènerait à son terme une altération de plus en plus complète[11].

 

L’apparition de la procréation correspond au besoin de l’homme, devenu mortel, de prolonger son existence au travers d’une descendance, d’une semence. Le péché l’a fait rétrograder de la dimension spirituelle, ce que Dieu va confirmer en le chassant d’Eden. Il se retrouve dans la dimension naturelle : c’est là qu’il va tenter de continuer d’exister. La procréation apparaît comme le moyen de survivre à sa propre fin, et de contrarier tout dessein d’extinction de la race humaine. C’est la mort, en entrant dans cette création-là, qui a provoqué le besoin de transmettre la vie.

 

En enfantant Caïn, Ève dit : «J’ai acquis un homme avec l’Éternel»  … ce n’est pas Dieu qui m’a donné, ce n’est pas l’Éternel qui a pourvu, mais je continue d’avancer sur le chemin de l’indépendance acquise devant l’arbre (et dont le prix est si terrible). «Caïn» (dont le nom signifie «acquisition»), est le premier homme né d’un homme. Il est la première pierre d’un monde marqué par la désobéissance, le mal et l’injustice.

 

 

UN MONDE PERDU, DUQUEL IL FAUT SORTIR

L’apôtre Jean explique que «le monde entier gît dans le méchant» (1 Jean 5/19) — écrivant ces lignes à une heure où le Seigneur Jésus a pourtant effectivement été glorifié, et a été vu assis à la droite de Dieu par Etienne en vision. Que signifie cette contradiction ?

Le Seigneur n’entrera dans son règne que lors de son retour. Dans cette attente, nous pouvons considérer que l’ensemble de cette création est corrompue «… dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu» (Romains 8.21). Chaque homme et chaque femme vient au monde en Adam, dans son héritage, séparé de Dieu.

 

Ceux qui naîtront de nouveau échapperont au jugement du monde parce qu’ils seront trouvés dans une nouvelle création constituée par le nouvel Adam : «car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants» (1 Corinthiens 15/22) et «c’est ainsi aussi qu’il est écrit: « Le premier homme Adam devint une âme vivante », le dernier Adam, un esprit vivifiant» (1 Cor. 15/45).

C’est «en Christ» qu’il n’y a plus aucune condamnation (Romains 8), «par Christ» que nous avons la paix (Romains 5), «C’est de lui, et par lui, et pour lui, que sont toutes choses ! A lui soit la gloire éternellement ! Amen» (Romains 11/36).

 

Nous avons tous à quitter la corruption de ce monde par la nouvelle naissance pour rejoindre Christ, «premier-né d’entre les morts» (Colossiens 1/18), premier-né de la nouvelle création (Colossiens 1/15), premier-né enfin «entre plusieurs frères» (Romains 8/29).

L’image est en parfaite harmonie dans les Ecritures, avec divers exemples : celui de Moïse («tiré des eaux» d’un jugement inique), celui des Hébreux sortant de leur  esclavage en Egypte, celui de Noé, etc.

D’étapes en étapes, nous sortons du monde et de l’esprit du monde, affranchis par la vérité graduellement, en fonction de notre obéissance à la Parole de Dieu. Tous ceux qui faisaient partie de ce monde qui «gît dans le méchant» en sortent à l’appel de la croix. Ils sortent du monde, et le monde doit sortir d’eux, par une expérimentation personnelle de la crucifixion «Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises» (Galates 5/24), et «Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde» (Galates 6/14).

 

C’est pourquoi une acceptation intellectuelle de l’œuvre de Christ n’est pas encore le plein salut : «Car les oeuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu» (Galates 5/1).

Ainsi, nous étions de la lignée d’Adam, humanité marquée par son péché, parce que nous avons été comptés au nombre des fils de la désobéissance (Ephésiens 2/2), nous étions «par nature des enfants de colère» (Ephésiens 2/3); une nature dévoyée et animée, au mieux, d’une sagesse «humaine, charnelle, diabolique» (Jacques 3/15).

 

Il n’y aurait donc, en fait, «à cause du péché d’un seul», qu’une seule réalité, une seule humanité, une seule semence : «Il n’y a point de juste, pas même un seul; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul … ils se servent de leur langue pour tromper, ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic … ils ont les pieds légers pour répandre le sang … la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux» (Romains 3/10). Une seule semence, appelée, en bloc, à se repentir (Actes 17/30), se réconcilier avec le Père (Colossiens 1/20), qui les a tous rachetés (2 Corinthiens 5/15). Appelée à rejoindre la seule semence divine, celle des fils de Dieu par Christ, appelée à revêtir Christ, à demeurer en Christ pour régner avec Lui jusque dans l’éternité.

 

 

CONCLUSION

Après analyse, et si les paramètres de base de cette étude sont exacts, il apparaît que la doctrine de «la semence du serpent» est une simplification du plan divin, qui ne peut recueillir un assentiment chrétien que grâce à une connaissance incomplète des Ecritures, tout en s’appuyant sur une foi exagérée dans un homme, un ministère, un sceau extra-biblique.

 

Nous ne pouvons pas (et nous ne devons pas) nous permettre de croire aux vérités qui sont révélées aux autres, et nous devons nous garder de penser que plus le serviteur est grand (à cause de la présence du surnaturel par exemple) plus la vérité énoncée par lui est digne de foi, car c’est là le ressort du péché d’Eve, qui écouta le discours du serpent parce qu’elle n’avait pas reçu la Parole de Dieu elle-même, mais la tenait d’un autre : elle adhérait en fait à la foi de quelqu’un d’autre. C’est un pari beaucoup trop dangereux, c’est le chemin de la religion, tellement décrié et combattu par William Branham.



[1] Primate bipède capable d’exprimer une pensée conceptuelle (capable notamment de fabriquer des outils).  Mammifère à locomotion partiellement ou totalement bipède, présentant de fortes aptitudes à la vie sociale et à l’apprentissage, tel que l’homme actuel et les espèces fossiles les plus voisines considérées comme des ancêtres possibles de notre espèce. (Les hominidés forment une famille, du groupe des hominoïdes.)

[2] La métaphore est une image qui consiste à désigner un objet ou une idée par un mot qui convient pour un autre objet.

[3] Romains 5/19 : « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes».

[4] «Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré».

[5] Apocalypse 2/9 : « Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan».

[6] André Malraux  (La Condition humaine)

[7] «je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies».

[8] Philosophe et théologien protestant (1813-1855) , extrait de «le concept de l’angoisse»

[9] Romains 5/19 : « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs…»

[10] Romains 6/23 : «Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur»

[11] Romains 6/23 : «Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur»

33 comments On La semence du Serpent

  • Bonjour,

    Votre article est intéressant. Cependant, j’ai une question : certains s’appuient sur le chapitre 5 de Genèse qui présente le « livre de la postérité d’Adam » en soulignant que Caïn n’y est pas cité, preuve qu’il n’est fils d’Adam. Même chose pour 1 Chroniques 1, Luc 3 et Jude v. 14 qui excluent tous Caïn. Que répondez-vous à cela ?

    • Bonjour,
      Merci pour votre question. Caïn est absent du «livre de la postérité d’Adam» parce que le propos de l’auteur est de citer la lignée que mène à Noé, et qui passe par Adam/Seth. C’est la raison pour laquelle Caïn en est absent, au même titre qu’Abel d’ailleurs. Il s’agit donc plutôt du «livre des ascendants de Noé».

      Pour autant, le nom de Caïn n’a pas disparu des Écritures : son histoire est racontée et sa descendance présentée (Genèse 4).

      Il y a toute une réflexion périphérique à cette question qu’on pourrait mener sur «le nom» : sa valeur, son importance, son sens et sa survivance. Dans le Psaume 109, qui est un psaume d’imprécation, David dit de ses adversaires qui «le haïssent sans cause» : «Que ses descendants soient exterminés, Et que leur nom s’éteigne dans la génération suivante!» (V.13). Dans le Psaume 9 : «Tu châties les nations, tu détruis le méchant, Tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité » (V.5).

      On ne justifierait pas ici la disparition du nom à cause d’une paternité biologique diabolique, cependant il serait simple de démontrer qu’il existe une filiation par la proximité d’esprit, de pensée : voilà comment on devient un «fils du diable», comme Paul le dit à Simon le magicien en Actes 13/10. C’est également ce que Jude appelle «la voie de Caïn» (1/11).

      Comme rappelé dans l’article du Sarment : nous sommes tous par nature des enfants de colère (Ephésiens 2/3), des fils de la désobéissance : nous avons été rachetés pour pouvoir nous extraire de ce statut et DEVENIR des enfants de Dieu (Jean 1). Et donc être comptés parmi les fils de la lumière, en marchant dans la lumière. Faute de quoi, nous demeurons des fils des ténèbres : voilà comment fonctionne la filiation spirituelle (1 Thessaloniciens 5/5, 1 Jean 1/7).

      Chaque homme sur cette terre sera rattaché à une lignée, en fonction de ses actes : c’est le message de Matthieu 31. Les principes par lesquels nous aurons vécu détermineront ce que nous sommes, et si nous serons. Ceux qui se revendiquent de «la famille de Dieu» devront présenter des fruits dignes de cette élection : c’est la parabole des talents de Matthieu 24. Normalement, «leurs œuvres les suivent» (Apocalypse 14/13). Mais comment seront-ils considérés s’ils n’ont pour seule œuvre que d’avoir conservé leur appel et entretenu leur religion ? On donnera à celui a, mais celui qui n’a pas, on retirera même ce qu’il croit avoir.

      • Bonjour et merci pour votre réponse qui a le mérite d’être clair. J’ai mené une petite réflexion sur cette doctrine de la « semence du serpent », et je me suis rendu compte d’une chose : il semblerait que cette doctrine amène implicitement à rejeter les concepts de « repentance » et de « salut ». En effet, vu que cette doctrine oppose la « généalogie d’Adam » à la « généalogie de Caïn », la filiation divine se réduit à l’appartenance à telle ou telle lignée, rendant ainsi la repentance et le salut inutiles. Qu’en pensez-vous ?

        • Bonjour,
          Vous avez raison, un des effets négatifs de cette doctrine est d’alimenter une vision déformée de la prédestination. Il n’y a pas de filiation biologique qui transmet le Mal (ni le Bien): je crois que mon article le démontre clairement. Ceux qui aiment la vérité ne peuvent continuer d’adhérer à ce message, et ils doivent donc s’en désolidariser.

  • Il est aussi intéressant de noter que dans Genèse 3:15, il est fait mention de « deux inimitiés » :

    1- entre la femme et le serpent
    2- entre la postérité de la femme et la postérité du serpent

    Je pense qu’il est important de bien cerner cette distinction afin de ne pas mal interpréter ce verset

  • Bonjour monsieur Jérôme,

    J’ai une nouvelle « question » : certains disent que Proverbes 30:20 explique ce qui s’est passé en Genèse 3:6.

    Que répondez-vous à cela ?

    • Bonjour,
      Votre question est intéressante : cette femme adultère de Proverbes 30.20 est-elle une image d’Eve mangeant du fruit défendu ?
      Je comprends que « certains » aient pu y penser, mais je ne trouve pas l’analogie très convaincante. La femme adultère représente ceux et celles qui nient leur péché : ils continuent de vivre (manger, boire), en tenant loin d’eux la repentance. Ils connaissant parfaitement les exigences de la Loi mais ils s’élèvent au dessus d’elle : je n’ai point fait de mal. Ce sont « les ouvriers d’iniquité ». Il y a une différence entre ceux qui connaissent le péché par une chute, et ceux qui pratiquent le péché, en niant leur état.
      Il me semble qu’Ève est en dehors de ce cadre.

      • Bonjour et encore merci pour votre réponse pointilleuse. En effet, en observant Genèse 3.13, il est évident que ça ne cadre pas avec Proverbes 30.20 : Eve a dit ce qui s’est passé.

        Une autre question : certains s’appuient sur Genèse 5.3 qui stipule que « Seth était à la ressemblance d’Adam », et en profitent pour dire qu’il n’est écrit nulle part que Caïn était à la ressemblance d’Adam. Qu’en pensez-vous ?

  • Bonjour,
    Je crois que j’ai en partie répondu dans un post précédent : Caïn, Abel et Seth étaient « à la ressemblance » d’Adam. Cette mention est faite pour Seth, par l’auteur du Texte, parce que la lignée va passer par lui. Si nous déduisions que Caïn n’était pas à la ressemblance d’Adam, alors il faudrait déduire qu’Abel ne l’était pas non plus, puisque cette mention ne lui est pas attribuée non plus.
    Ces questions que se posent « certains », comme vous les nommez, sont fallacieuses, parce qu’elles cherchent à légitimer une vision qui, ne pouvant pas s’appuyer sur des réalités bibliques explicites, cherchent entre les lignes, de quoi alimenter leur vision tordue et déséquilibrée. Fraternellement. JP

  • Salut,

    Je crois que vous êtes dans votre droit d’écrire sur ce que vous pensez relativement à la doctrine de la semence du Serpent.

    Cependant, à part vos efforts pour de destruction de ‘la théorie de la semence du serpent’, vous ne remarquez pas que vous n’êtes pas à mesure de dire pourquoi les descendants de Caïn ne sont pas les mêmes pour Adam( Gen. 4:16 et 5:1-32).
    Vous vous êtes tu sur Matthieu 13:24! N’est-il assez Clair que les deux semences ne sont pas une légende. Le blé et l’ivraie, deux semences semblables mais différentes totalement. Et les deux ne peuvent hériter la même chose: le grenier!
    Il y a quelque chose dans La Parole de Dieu, quelque chose de mystérieux. Aucune explication intellectuelle ne peut la décliner, la restituer comme Dieu le veut. Il DOIT la RÉVÉLER s’IL le veut.
    Le Docteur Louis Segon ou plutôt Scofield, si je ne m’abuse, disait qu’un ‘ mystère même révélé gardait toujours son caractère mystérieux!

    Que pensez-vous de David(Psaume 51:7)fils de son père(Isaï), qui dit qu’il est né dans le péché, conçu dans l’iniquité?…le Roi David, par le Saint Esprit, ne nous donne-t-il pas là quelque chose qui nous prouve que le sexe est une volonté permissive?
    Il faut, à mon humble avis cher monsieur, priez et non se confier dans son raisonnement.
    Les choses de Dieu sont mystérieuses, Parce qu’Il cache Ce qu’Il veut à qui Il veut!
    Le Frère Branham a aussi révélé que l’Enfer n’est pas éternel, comme le Diable aussi. Merci.

    • Bonjour,
      Merci pour votre intervention et pour votre interpellation. Nous avons effectivement tous le droit d’écrire ce que nous pensons, sur une chose ou sur une autre.
      Dans le cas de cet article, je considère mon initiative davantage comme un DEVOIR. Il ne s’agit pas ici de prôner une opinion, mais de placer la révélation globale des Écritures au-dessus de tout. Un devoir qui nous incombe à tous, y compris face à une « révélation prophétique » ou à un prophète. Parce que nous ne sommes pas appelés à marcher à la révélation d’un autre, mais à ce que la révélation soit nôtre, qu’elle naisse en nous-même, fruit d’une découverte personnelle. C’est d’ailleurs le ressort de la Chute : si Eve a écouté le serpent, c’est parce qu’elle tenait l’interdit de Dieu de la bouche de son mari. Elle marchait à la révélation d’un autre. Elle était donc plus vulnérable et c’est la raison principale pour laquelle l’ennemi a posé ce dialogue avec Eve. Non parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle tient la révélation de la bouche d’un autre.
      Et c’est bien ce que je reproche à tous ceux et celles qui ont sacralisé un message et son messager. C’est bien là le péché de tous ceux et celles qui ont sacralisé un raisonnement qui, je crois l’avoir démontré, ne résiste pas à une confrontation avec la Parole elle-même. Que chacun en tire les conclusions qu’il estime justes.

      Vous dites : Je crois que vous êtes dans votre droit d’écrire sur ce que vous pensez relativement à la doctrine de la semence du Serpent. Cependant, à part vos efforts pour de destruction de ‘la théorie de la semence du serpent’, vous ne remarquez pas que vous n’êtes pas à mesure de dire   pourquoi les descendants de Caïn ne sont pas  les mêmes pour Adam (Gen. 4:16 et 5:1-32).

      Premièrement, je m’inscris dans une démarche de recherche de la lumière, et de confrontation de toutes choses avec la Parole de Dieu. Une démarche de type Béréen, si vous voyez ce que je veux dire. Seul, ce qui est destructible peut être détruit. Comme vous le savez, c’est le Seigneur lui-même qui ébranle les choses afin que seul, ce qui doit rester debout reste debout (Héb. 12/27). Si « la semence du serpent » vient de Dieu, rien ne pourra la détruire. Mais si elle ne vient pas de Dieu, même partiellement (dans ce contexte prophétique si particulier où on invoque sur elle le sceau de l’incontestabilité), alors ne mettez pas votre main pour l’empêcher de vaciller. Elle n’a pas besoin de vous pour résister aux mauvais esprits qui voudraient la détruire. Dieu saura la protéger et Il jugera avec justice les iniques qui s’élèvent avec orgueil contre son œuvre.

      Deuxièmement, sur l’absence de Caïn dans la généalogie d’Adam : elle s’explique par bien des raisons, mais vous ne voulez sans doute pas les entendre, et c’est toujours pour la même raison : parce que vous avez sanctuarisé la version de WMB. C’est ce qui vous rend inaccessible à un examen indépendant. Les personnes dans votre cas (elles sont nombreuses, vous n’êtes pas seul dans cette situation) ne se rendent pas compte qu’elles S’INTERDISENT en fait de prendre le risque de contredire le message et le messager, car elles pensent que c’est Dieu qui parle. Ce symptôme va les couper de la bénédiction des Béréens, définitivement. Et c’est précisément à cet endroit que peut commencer l’œuvre de l’esprit de parti. Ne craignez donc pas de reprendre les choses avec un oeil neuf. Songez que c’est justement ce problème qui a aveuglé les érudits de l’époque de Jésus : ils avaient sanctuarisé leur perception et leur compréhension de la religion de Dieu, et il n’y avait pas de place pour un vision nouvelle de la même chose. Je vous le dis sans aucune condescendance.

      Vous dites encore : Vous vous êtes tu sur Matthieu 13:24! N’est-il assez Clair que les deux semences ne sont pas une légende. Le blé et l’ivraie, deux semences semblables mais différentes totalement. Et les deux ne peuvent hériter la même chose: le grenier!

      Je crois avoir démontré dans mon article/brochure sur « la semence du serpent » que nous pouvons choisir de « lire » les Écritures avec le présupposé qu’une double semence physique existe, ou pas. Mais que cette vision ne résiste pas à une confrontation avec l’Esprit des Écritures. Notamment dans l’exemple de Noé : la semence du Serpent AURAIT DÛ disparaître dans les eaux du Déluge. Sauf que les partisans de cette doctrine s’accordent à penser qu’elle y a survécu. Comment ? Une seule réponse possible : en entrant dans l’arche. Il faut donc admettre que cette semence PHYSIQUE se serait non seulement introduite dans l’arche, mais inévitablement dans la généalogie de Noé. Et donc dans celle de Jésus. Vous voyez bien que lorsqu’on pousse cette théorie dans ses retranchements, elle nous entraîne dans l’absurde.

      Ceci dit, et comme je l’ai démontré dans ma brochure, cette double semence est présente partout, mais elle est spirituelle. Elle se trouve en moi comme en vous, créant une opposition intérieure : l’une cherchant à dominer l’autre (Galates 5). Nous étions PAR NATURE des enfants de colère (Eph. 2/3), des fils de la rébellion : peut-on être plus clairs ???!!!

      Vous dites enfin : Que pensez-vous de David(Psaume 51:7)fils de son père(Isaï), qui dit qu’il est né dans le péché, conçu dans l’iniquité?…le Roi David, par le Saint Esprit, ne nous donne-t-il pas là quelque chose qui nous prouve que le sexe est une volonté permissive?

      La procréation s’inscrit dans l’ordre naturel des choses. Et dans cet ordre, c’est une œuvre de Dieu qui est merveilleuse. Comme toutes choses, elle doit être référée à la propre Parole de Dieu qui a dit: et Dieu vit que cela était bon. En convenez-vous ?
      Dans un second temps, la Chute a modifié L’ENSEMBLE des choses qui ont été faites bonnes, car la création toute entière soupire … comme vous le savez. Mais je ne suis pas disposé à dire, ni à penser, que le sexe est une mauvaise chose, mais plutôt l’usage qu’en fait l’homme irrégénéré, car sinon cela conduit à des raisonnements et des comportements aussi toxiques que ceux qui vivent sans frein. Ces raisonnements ont conduits également à une vision déséquilibrée du féminin, et la cause de beaucoup, beaucoup de souffrances.

      Si David reconnaît qu’il a été conçu dans l’iniquité, c’est parce que sa définition (de l’iniquité) est infiniment plus large que le raisonnement qui la réduit à la dimension sexuelle. Car l’iniquité commence à l’instant même de ma vie où le Créateur n’est plus reconnu dans toute sa souveraineté, sa divinité, sa dignité, son honneur. À l’instant même où nous ne croyons plus qu’il est digne de confiance en toutes choses. L’iniquité consiste à Le prier en lui disant : « mon Dieu … Seigneur, Seigneur » et ne pas faire tout ce qu’il dit.

    • @Kalo voici ce qu’enseigne la Bible :


      Genèse 4.1 & 4.17-22 :

      « ADAM connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta CAÏN et elle dit: J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. […]. Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta HÉNOC. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc. Hénoc engendra IRAD, Irad engendra MEHUJAËL, Mehujaël engendra METUSCHAËL, et Metuschaël engendra Lémec. Lémec prit deux femmes: le nom de l’une était Ada, et le nom de l’autre Tsilla. Ada enfanta JABAL: il fut le père de ceux qui habitent sous des tentes et près des troupeaux. Le nom de son frère était JUBAL: il fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau. Tsilla, de son côté, enfanta TUBAL CAÏN, qui forgeait tous les instruments d’airain et de fer. La soeur de Tubal Caïn était NAAMA. […] »

      Ceci nous donne :

      Adam -> Caïn -> Hénoc -> Mehujaël -> Metuschaël -> Lémec -> [Jabal+Jubal+TubalCain+Naama]

      Où est votre difficulté ?

    • En réalité, le problème réside dans le fait que certains ne comprennent pas la structure du chapitre 4 de la Genèse qui se présente comme suit :

      – Verset 1 : naissance de Caïn
      – Verset 2 : naissance d’Abel
      – Versets 3 à 16 : récit des évènements qui ont conduit au meurtre d’Abel et à la malédiction de Caïn
      – Versets 17 à 22 : présentation des descendants de Caïn qui est lui-même issu d’Adam et Ève (v. 1)
      – Versets 23 et 24 : déclaration de Lémec à ses femmes, suite à son double meurtre

      Nous constatons que les versets 3 à 16 et 23-24 nous présentent des récits d’évènements, alors que tous les autres versets du chapitre nous donnent des infos sur les naissances.

    • Genèse 5 est le chapitre de la « postérité d’Adam », et nous présente les choses comme suit :

      – ADAM engendra Seth (v. 3)
      – SETH engendra Énosch (v. 6)
      – ÉNOSCH engendra Kénan (v. 9)
      – KÉNAN engendra Mahalaleel (v. 12)
      – MAHALALEEL engendra Jéred (v. 15)
      – JÉRED engendra Hénoc (v. 18)
      – HÉNOC engendra Metuschélah (v. 21)
      – METUSCHÉLAH engendra Lémec (v. 25)
      – LÉMEC engendra Noé (v. 28-29)
      – NOÉ engendra Sem, Cham et Japhet (v. 32)

      Ceci nous donne : Adam -> Seth -> Énosch -> Kénan -> Mahalaleel -> Jéred -> Hénoc -> Metuschélah -> Lémec -> Noé -> [Sem+Cham+Japhet]

      Nous devons également porter attention au fait que les versets 3 et 6 du chapitre 5 reprennent respectivement les informations des versets 25 et 26 du chapitre 4 :

      – Genèse 5.3 = Genèse 4.25
      – Genèse 5.6 = Genèse 4.26

      Vu ces faits, il est évident que le « livre de la postérité d’Adam » a pour but d’arriver à Noé, chose impossible en passant par Caïn puisqu’il n’était pas l’ancêtre direct de Noé. De la même façon que la « postérité de Sem » (Genèse 11.10) aboutit à Abraham, chose impossible en passant par Élam, Assur, Lud ou Aram. On pourrait aussi citer Matthieu 1 dont la finalité est d’arriver à Jésus, chose impossible en passant par Ismaël, Ésaü ou même Éliab, raison pour laquelle aucun d’eux n’y est cité.

    • Notre ami Kalo devrait comparer Genèse 5.1-32 avec 1 Chroniques 1.1-4, ainsi que Genèse 11.10-27 avec 1 Chroniques 1.24-27. Il y verra probablement plus clair…

    • @Kalo : le drame, c’est que vous citez la parabole de Matthieu 13.24 (qui est expliquée aux versets 36 à 43) sans la comprendre. Cette parabole s’accorde avec 1 Jean 3.6-10. Vous comprendrez qu' »être de Dieu »/ »fils de Dieu » et « être du malin »/ »fils du malin » est une affaire spirituelle, Dieu et Satan/le malin/le diable étant tous deux des esprits…

    • En résumé, voici donc ce à quoi les disciples de William Branham devraient attirer leur attention :

      Genèse 4.1 & 4.17-22 : Adam -> Caïn -> Hénoc -> Mehujaël -> Metuschaël -> Lémec -> [Jabal+Jubal+TubalCain+Naama]

      Genèse 5.1-32/1 Chroniques 1.1-4 : Adam -> Seth -> Énosch -> Kénan -> Mahalaleel -> Jéred -> Hénoc -> Metuschélah -> Lémec -> Noé -> [Sem+Cham+Japhet]

      Genèse 11.10-27/1 Chroniques 1.24-27 : Sem -> Arpacschad -> Schélach -> Héber -> Péleg -> Rehu -> Serug -> Nachor -> Térach -> Abram (Abraham)

      • De là, nous constatons aisément ceci :

        D’une part :


        1- Adam
        2- Caïn
        3- HÉNOC
        4- […]

        D’autre part :


        1- Adam
        2- Seth
        3- Énosch
        4- Kénan
        5- Mahalaleel
        6- Jéred
        7- HÉNOC
        8- […]

        Ceci devrait aussi donner à réfléchir pour nos amis…

  • Bonsoir Jerome,

    Il semble que le verset 14 du chapitre 5 de l’épître aux Romains remet à lui seul l’idée selon laquelle le sexe était le « fruit défendu ». Qu’en pensez-vous ?

  • Monsieur,
    Vous dites que nous ne devons pas nous permettre de croire aux vérités qui sont révélées aux autres, et nous devons nous garder de penser que plus le serviteur est grand (à cause de la présence du surnaturel par exemple) plus la vérité énoncée par lui est digne de foi, car c’est là le ressort du péché d’Eve, qui écouta le discours du serpent parce qu ELLEn’avait pas reçu la Parole de Dieu elle-même, mais la tenait d’un autre : elle adhérait en fait à la foi de quelqu’un d’autre…

    Vous affirmer que les érudits de l’époque de Jésus avaient sanctuarisé leur perception et leur compréhension de la religion de Dieu, et il n’y avait pas de place pour une vision nouvelle de la même chose.
    Eu égards à ces deux affirmations, ne savez-vous pas qu’IL EST ECRIT que le Seigneur, l’Eternel ne fait rien sans avoir RÉVÉLÉ son secret à ses serviteurs les Prophètes?(Amos 3,7) De qui tenez-vous votre révélation qui me semble être un exposé de la « semence du serpent » RETOUCHE? Prenons le cas qu’on adhérait à cela, ne serait-on pas dans la même situation qu’Eve, d’après vos récits, derrière la révélation qu’on a pas reçu soit-même mais qu’on tient d’un autre? IL EST ENCORE ECRIT que ce n’est pas par la volonté d’un homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que les hommes ont parlé de la part de Dieu.(2 pierre 1,21) Monsieur si Dieu a choisi de RÉVÉLER la vérité de sa parole aux hommes par un autre homme, qui êtes-vous réellement pour s’opposer à lui?
    Les érudits de l’époque où le Seigneur était sur terre…n’avaient pas la vision(vous voulez dire n’avaient pas la révélation) nouvelle de la chose. Vous voulez, si je vous ai bien compris, dire que vous êtes porteur d’une nouvelle vision(révélation) de « la semence du serpent » à laquelle nous devrions absolument croire sans que vous nous imputiez ce que vous imputez à Eve et à ces Erudits là? Qui êtes vous donc?

    • Bonjour Aiglon
      Merci pour votre intervention. Je vais commencer ma réponse par votre question finale, où vous dites :

      «Vous voulez, si je vous ai bien compris, dire que vous êtes porteur d’une nouvelle vision(révélation) de « la semence du serpent » à laquelle nous devrions absolument croire sans que vous nous imputiez ce que vous imputez à Eve et à ces Erudits là? Qui êtes vous donc?»
      Je ne suis pas DU TOUT porteur d’une nouvelle vision ou révélation ! Non, l’introduction de mon intervention du 6 juillet dernier était claire, il suffit de la lire :

      « Il ne s’agit pas ici de prôner une opinion, mais de placer la révélation globale des Écritures au-dessus de tout».
      Ce n’est pas MA révélation que je défends, mais je tente de rappeler à mes lecteurs la révélation GLOBALE des Écritures, et de la placer au-dessus de tout. Je pense avoir démontré que la doctrine de “la semence du serpent” de WBranham ne résiste pas à une analyse biblique. Et ce qui vous dérange, ce n’est pas ce point précis, mais c’est sutout que je puisse oser me permettre de contester une parole d’un prophète confirmé. C’est pourquoi vous terminez votre intervention par cette question : qui êtes-vous donc ?

      Je réponds maintenant à votre paragraphe introductif, vous dites :
      « Vous dites que nous ne devons pas nous permettre de croire aux vérités qui sont révélées aux autres, et nous devons nous garder de penser que plus le serviteur est grand (à cause de la présence du surnaturel par exemple) plus la vérité énoncée par lui est digne de foi, car c’est là le ressort du péché d’Eve, qui écouta le discours du serpent parce qu ELLEn’avait pas reçu la Parole de Dieu elle-même, mais la tenait d’un autre : elle adhérait en fait à la foi de quelqu’un d’autre…»
      Excusez-moi mais votre résumé relève de l’amalgame. Premièrement je n’ai pas écris que nous ne devons pas croire aux vérités qui sont révélées à d’autres, car cela signifierait que la Bible est irrecevable ! Non, j’ai dit que nous ne sommes pas appelés à marcher (ou à vivre, si vous préférez) selon la révélation d’un autre. Ce n’est pas la même chose.

      Deuxièmement, je défends effectivement NOTRE responsabilité de fils et filles de Dieu, à savoir de posséder une révélation personnelle du Seigneur, et non pas de nous contenter des enseignements que nous recevons dans les livres, les messages, et de la part des oints et prophètes. Ces canaux peuvent être très bons, mais seule, une relation vivante personnelle fera de nous des gens qui CONNAISSENT le Seigneur. Si j’insiste sur ce point, c’est parce que je suis frappé par plusieurs scènes prophétiques troublantes au cours desquelles le Seigneur dit à des croyants (qui disent Le connaître) : “je ne vous connais pas” (Matthieu 7/22, 25/12, Luc 13/25). Voyez-vous, il n’est pas écrit que le Juste marchera par la foi et la révélation d’un prophète, si grand soit-il. Il est écrit : Mon Juste vivra par SA foi (Hab. 2/4).
      J’espère avoir été plus précis dans cette nouvelle réponse.

      Ailleurs, vous dites :
      «De qui tenez-vous votre révélation qui me semble être un exposé de la « semence du serpent » RETOUCHE? Prenons le cas qu’on adhérait à cela, ne serait-on pas dans la même situation qu’Eve, d’après vos récits, derrière la révélation qu’on a pas reçu soit-même mais qu’on tient d’un autre? »
      Il existe une différence importante entre une analyse biblique comparative (la mienne par exemple) et une doctrine prêchée comme une révélation reçue de Dieu. L’analyse biblique est une contribution à la réflexion, un travail de recherche à l’intérieur de la vérité, pour y trouver confirmation, ou contradiction. Mais en ce qui concerne une doctrine prêchée comme ayant été reçue de Dieu, la liberté des auditeurs/lecteurs est très restreinte : ou bien vous l’acceptez (et puisque c’est Dieu qui parle, il n’y a rien à redire, jusque dans les moindre détails), ou bien vous la refusez. Mais si vous la refusez, c’est Dieu que vous refusez. Il est donc beaucoup plus risqué de refuser que d’accepter. Et si vous acceptez, vous démissionnez (de fait) de votre libre-arbitre, puisque vous n’allez pas vous autoriser à remettre en question le moindre point. Toute vérification est rendue inutile, ce qui vous empêchera d’obéir à la Parole de Dieu : «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» (1 Jean 4/1), « Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21).
      Vous comprenez bien que quelque chose de très important se joue ici.

      Pour finir, vous dites :
      «Monsieur si Dieu a choisi de RÉVÉLER la vérité de sa parole aux hommes par un autre homme, qui êtes-vous réellement pour s’opposer à lui?»
      C’est effectivement le cœur de la question. Voyez-vous je crois que Dieu ne sacralise jamais une personne, car tout homme est menteur (Rom. 3/4). Nous ne nous opposons pas aux hommes, mais aux erreurs, c’est très différent. Mais vous ne pouvez sans doute pas entendre cette parole, parce que pour vous, le messager se trouve dans une forme d’irréfutablité, due au niveau de révélation auquel il était parvenu. C’est dommage.
      Ne vous condamnez pas à accepter tout ce qu’un prophète dit. Ne croyez pas que si vous remettez en question une chose, vous serez obligé de tout rejeter. C’est faux.

  • Bonjour Jerome,

    Une nouvelle question pour bien éclaircir les choses; dans Genèse chapitre 6 versets 1 & 2 :

    – Qui sont les « filles des hommes » ?
    – Qui sont les « fils de Dieu » ?

    Je pose la question parce que j’ai entendu dire que les « fils de Dieu » étaient issus de la lignée de Seth, tandis que les « filles des hommes » venaient de la lignée de Caïn ». Qu’en pensez-vous ?

    • Une nouvelle question pour bien éclaircir les choses ? Hum ! Quelques siècles de commentaires de ce passage n’y sont pas parvenus … Nous nous inscrivons tous dans l’interprétation, sur ce genre de Texte. En ce qui me concerne donc, je ne pense pas être en capacité de «bien éclaircir les choses».
      Si quelque veut nous partager une vision, il/elle est le bienvenu(e) ! Fraternellement. JP

  • Certaines personnes qui soutiennent la doctrine de la « semence (charnelle) du serpent » affirment que cette « semence » a traversé le déluge par le biais des femmes des fils de Noé ou du moins l’une d’entre elles, femmes qui étaient des descendantes de la lignée de Caïn (lui-même étant fils biologique du serpent, d’après eux). Le sang du serpent aurait donc « contaminés » les petit-fils de Noé ou du moins certains d’entre eux. Ceux qui, par obstination désespérée, persistent à accorder du crédit à cette doctrine, ne se rendent pas compte que non seulement ils versent dans un racialisme qui ne dit pas son nom, mais en plus ils condamnent des nations entières. Passons-les en revue :

    – Fils de Sem (5) : Élam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram (Genèse 10.22)
    – Fils de Cham (4) : Cusch, Misraïm, Puth, Canaan (Genèse 10.6)
    – Fils de Japhet (7) : Gomer, Magog, Madaï, Javan, Tubal, Méschec et Tiras (Genèse 10.2)

    Dans cette perspective, si on reste dans cette logique soutenue par certains, laquelle des belle-filles étaient de la « lignée de Caïn » (et donc de la « semence du serpent », d’après eux) ? Jetons un coup d’oeil rapide et non-exhaustif aux conséquences :

    – Si c’était la femme de Sem, alors tous les « Sémites » ont la semence charnelle du serpent en eux, y compris Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Marie (mère de Jésus),… Embarrassant, n’est-ce pas ?
    – Si c’était la femme de Cham, alors tous les « Chamites » sont des « hybrides » et sont de ce fait tous condamnés. Ce qui est curieux, c’est que dans la langue hébraïque « Misraïm » correspond à l’Égypte ancienne; c’est par ce nom que les Hébreux désignait la nation pharaonique. Et dans Ésaïe 19.20-25, nous voyons Yahweh désigner l’Égypte (Misraïm) comme étant son « peuple ». Yahweh considérerait-il des « hybrides » comme étant son « peuple » ? Curieux !
    – Si c’était la femme de Japhet, alors aucun(e) « Japhétite » ne serait disposé à accepter la « parole du Seigneur » et donc ne saurait être « sauvé ». Pour info, le nom « Javan » en langue hébraïque correspond à la Grèce antique; c’est par ce nom que les Hébreux désignaient le pays des Grecs. Doit-on comprendre que les Grecs sont voués à la perdition ?

    Ceci pour montrer les limites préoccupantes de cette doctrine et les impasses on ne peut plus inconfortables dans lesquelles elle mène ses adhérents. C’est donc ici que nous la voyons arriver à bout de souffle et sombrer corps et âme dans les eaux du déluge.

  • Bonjour monsieur PREKEL,

    Que pensez-vous de cet article ?

    • Bonsoir Roman,
      Merci pour la question, qui consiste dans votre article à savoir si satan est un ange ou un animal …

      Il y a de bonnes choses dans cette méditation, mais je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Je profite néanmoins de l’occasion que vous me fournissez pour partager une réflexion :

      parce qu’il y a justement une intention très nette dans le dominionisme actuel de transformer l’image de satan. Ce qui se comprend très bien puisqu’en même temps que la compréhension et l’expression du christianisme doit changer, il est nécessaire que la compréhension de pas mal de concepts changent, et parmi ces concepts, il y a celui de satan. On cherche à le dépeindre comme impuissant, petit et insignifiant.

      Dans le passé, on a peut-être exagéré l’importance de satan. Mais je trouve qu’aujourd’hui, dans les milieux de la Nouvelle Réforme Apostolique, on a tendance à tomber dans le travers inverse. Il y a dans le texte que vous m’avez proposé une intention de redéfinition de satan, et j’ai toujours un peu de crainte pour les auteurs quand je lis des choses comme ça. On touche à l’invisible et aux gloires, même déchues. Et je trouve certaines déclarations sur l’invisible céleste bien péremptoires. Personnellement je serai plus prudent. Il me vient à l’esprit Jude, que je partage ici : «8Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires. 9Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime!…»

      À méditer !
      Bénédictions/JP

  • Jerome,

    Bonjour et merci pour votre réponse. J’aimerais aussi avoir votre avis sur un point que vous n’avez visiblement pas abordé dans votre article : comment interprétez-vous Genèse 3.15 ? Qui est la semence du serpent ? Qui est la semence de la femme ? Qui a eu la tête écrasé ? Qui a eu le talon blessé ?

    Merci d’avance pour éclairer ma petite lanterne.

    Excellent dimanche à vous

    • Bonjour Roman,
      Je crois que j’ai répondu dans l’article pour ce qui concerne la compréhension biblique de la semence du serpent.
      Pour la semence de la femme, il y a (normalement) consensus d’interprétation, pour voir dans cette semence : Jésus le Messie (et tous ceux qui naîtront de Lui).
      Au bout du compte, la victoire reviendra à la semence de la femme (elle te brisera …) mais il y a un prix (tu lui blesseras …). On comprend pourquoi et comment …
      Je pense que vous pouvez trouver pas mal de ressources pour creuser ces questions. Ce que je vous partage demande à être confirmé, c’est toujours bien d’avoir plusieurs sources. Bénédictions. JP

  • ADAM ET EVE étaient des noirs et c´est une évidence. Il n´y a que dans un climat chaud, qu´un homme peut vivre nu pendant des années. Il est impossible pour un homme de vivre nu pendant plus de 4 h dans un climat froid comme celui de l´Europe par exemple. Alors ADAM et EVE sont nés dans un climat chaud, sur les terres africaines.

    La seule peau qui a la capacité naturelle de filtrer les rayons du soleil est la peau mélaninée, la peau noire.

    un homme qui n´a pas de la mélanine dans sa peau ne peut pas vivre nu, totalement nu, sans habit pendant plusieurs années dans un climat chaud, parce que sa peau va rougir et finir par le rendre malade.
    Ici en Europe par exemple, les médécins déconseillent fortement aux hommes blancs, même étant habillés, de rester plus de 2h au soleil pour éviter d´attraper par exemple le cancer de la peau. Parce que la peau qui n´a pas de mélanine n´a pas la capacité naturelle de filtrer les rayons de soleil et c´est pourquoi avant d´aller au soleil, les hommes qui disent d´eux qu´ils sont des blanc, mettent de la creme solaire sur leur peau.
    Mais à l´époque des prophétes , il n´y avait pas de créme solaire.
    la peau mélaninée, c´est à dire la peau des noirs, est la seul peau qui a la capacité naturelle de filtrer les rayons de soleil. Et d´ailleur même, cette peau mélaninée transforme les rayons de soleil en vitamine D (quelle chance pour nous les noirs, quelle bénédiction venant de notre Dieu). Alors Adam et Eve, ayant vécu nu, sans habit pendant des années dans ce climat chaud qu´est l´Afrique, ils(Adam et Eve) ne pouvaient être que des hommes mélaninés, des hommes noirs, parceque, seul la peau mélaninée dans un état de nudité complet, peut supporter un climat chaud sans attraper une quelconque maladie due au soleil.

    La couverture de cette ouvrage, ne souléve en mois aucune envie de lire le contenu. Si la forme est fausse, comment sera le contenu, comment sera le fond?

    Christian, depuis mannhein en Allemagne

    • Bonjour Christian,

      Merci pour votre lecture et votre commentaire.
      Adam (אָדָם) signifie “ de la terre” (venant de Adamah “la terre”) , ce qui autorise certains à penser qu’Adam était plutôt rouge, que blanc ou noir, comme la glaise des bords de l’Euphrate, dont la source provenait du jardin d’Eden. Le mot “rouge” en hébreu se dit d’ailleurs “adom” (Exode 25:5), ce qui témoigne de la proximité de cette idée ! Adam-Adom.
      Pour autant, je préfère personnellement faire preuve de prudence avec la couleur d’Adam, cette question n’étant à mon avis pas plus prioritaire, vous en conviendrez, que de savoir si Adam avait un nombril.

  • Bonsoir Jérôme
    je suis en train de m’imprégner de la Parole de Dieu depuis qu’Il m’a ramené à nouveau à la lumière j’ai déjà été touché une première fois dans ma jeunesse par le Seigneur. À cette période j’étais un enfant de colère. Le Seigneur m’a délivré, puis m’a donné une femme et des enfants. Je l’ai ensuite abandonné pour reproduire le même schéma, jusqu’à entraîner ma moitié dans mes péchés, mais grâce à notre Seigneur je suis revenu à la lumière avec ma femme et mes enfants et la détermination de le servir. Pour tout te dire, j’ai confessé mes péchés la deuxième fois à une femme que le Seigneur a envoyé. Une fois délivré, tout ce que je cherchais c’était comment me faire pardonner et exprimer mon amour au Christ, mais la doctrine que cette femme m’a enseigné était très complexe; elle était chargée d’une mission soi-disant en rapport avec l’Apocalypse… Quant à moi, tout ce que je désirais c’était témoigner mon amour au Christ. Certaines choses qu’elle me disait me faisaient mal à l’intérieur car je ne connaissais pas toutes les Écritures de la Parole et je voulais la confondre elle-même car elle disait parler avec une autorité supérieure… bref après cela, j’ai réussi a changer de route, je suis tombé par hasard sur un pasteur qui prêche avec conviction la Parole. Cela me plaisait mais sa doctrine tournait sur la semence du serpent, les secrets soi-disant cachés que personne ne connaît, Le Livre d’Enoch… à croire que j’ai le don de m’entourer ! Quoi qu’il en soit, en ce moment car on aime tous chercher la vérité dans le livre de la Parole, eh bien je cherche cette vérité tout seul (bien sûr façon de parler car je suis en compagnie du Saint-Esprit) et ce que je peux dire c’est qu’en lisant ton exposé, je peux entendre le Saint-Esprit parler… C’est ce que je ressens, car j’ai flirté avec plusieurs doctrines et enseignements depuis pas mal de temps et quand mon cœur dit que c’est positif je sais d’où ça vient !
    le Seigneur te bénisse

    • Merci Max pour ce témoignage, qui est tout à la gloire de Dieu. Il n’abandonne jamais ses enfants, Il va chercher la brebis égarée, Il attend le retour du fils prodigue. Il n’éteint pas le lumignon qui fume, Il retire le tison enflammé du feu. Combien grande est la gloire de Sa grâce ! Bénédictions et encouragements/JPrekel

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