issue fatale

L’ultime message de Ted Bundy avant de mourir
Avant son exécution en Floride, USA, Ted Bundy a dit que la pornographie avait nourri sa folie sexuelle.
Au moins 28 femmes à travers les Etats-Unis avaient été sexuellement agressées et brutalement assassinées. Aussi la nation a-t-elle manifesté un grand intérêt quand l’homme suspecté de ces meurtres, Théodore Bundy, est mort sur la chaise électrique à la prison de I’Etat de Floride à Starke, le 24 janvier 1989.

Dix-sept heures avant son exécution, Bundy a accepté de répondre, dans une interview exclusive, aux questions du Dr James Dobson, président de « Focus on the Family’ (USA). Le compte rendu de cette interview a circulé durant la nuit de l’exécution de Bundy et pendant les jours qui ont suivi. Cependant, les médias nationaux ont ignoré, ou essayé de discréditer un élément-clef de I’interview: I’aveu de Bundy d’après lequel la pornographie a nourri sa folie sexuelle meurtrière.
Le texte qui suit est une copie de l’interview qui a duré une heure. Une vidéo est disponible. Les mots de Bundy constituent par eux-mêmes une confirmation de ce que le Dr Dobson et d’autres avaient dit sur la nature accrochante, progressive et destructrice de la pornographie dure.

Question : Pour résumer, vous êtes accusé d’avoir tué de nombreuses femmes et jeunes filles.
Réponse : Oui, oui.

Question : Ted, comment cela est-il arrivé? Vous avez été élevé dans ce que vous considérez avoir été un foyer sain. Vous n’avez pas été maltraité physiquement, ni sexuellement, ni psychologiquement. Quels ont été les éléments de votre comportement qui a entraîné tant de chagrin pour tant de personnes?
Réponse : J’ai grandi dans un foyer merveilleux avec deux parents chrétiens attentionnés et aimants. Nous allions régulièrement à I’église et il n’y avait à la maison ni jeu, ni tabac, ni alcool, ni bagarres. Mais, à l’âge de 12 ou 13 ans, j’ai rencontré la pornographie douce hors de la maison, dans les rayons d’une épicerie locale et d’un drugstore. De temps à autre, je touchais, au moyen d’un livre pornographique trouvé dans quelques poubelles, à ce qui était plus dur, plus descriptif, plus explicité. La plus pernicieuse sorte de pornographie implique la violence sexuelle. Le mariage de ces deux forces, tel que je ne le connais que trop bien, amène à une conduite qui est vraiment trop horrible à décrire.

Question : Maintenant, parlez-moi de ce processus. Qu’est-ce qui s’est passé dans votre esprit à cette époque?
Réponse : Cela est arrivé par étapes, graduellement. D’abord je suis devenu un fervent de la pornographie et je l’ai considérée comme une sorte de pente, je voulais voir des sortes de matériels toujours plus violents, plus explicites, plus descriptifs. Comme une drogue, vous conservez une excitation insatiable jusqu’à ce que vous atteigniez le point où la pornographie ne peut aller plus loin. Vous atteignez ce point où l’on saute le pas, quand vous vous demandez si le fait de passer à l’acte à ce moment-là, vous apportera plus de plaisir que seulement de le lire et de le regarder.

Question : Combien de temps êtes-vous resté à ce stade?
Réponse : Je peux dire deux ans environ. Je luttais contre un comportement criminel et violent à cause de fortes inhibitions pour lesquelles j’avais été conditionné dans mon entourage, dans ma paroisse, dans mon école. Les barrières étaient constamment mises à l’épreuve et assaillies par une imagination qui était grandement nourrie par la pornographie.

Question : Vous rappelez-vous ce qui vous a poussé à franchir ces barrières? Vous souvenez-vous de votre décision de le faire?
Réponse : Je ne peux pas prétendre que je suis une victime sans défense. Nous sommes en train de parler d’un maillon indispensable dans l’enchaînement d’une conduite qui a conduit aux meurtres. C’est comme si quelque chose s’était cassée net, que je savais ne plus pouvoir le contrôler plus longtemps, que ces barrières que j’avais apprises étant enfant ne suffisaient plus pour me retenir.

Question : Ted, après avoir commis votre premier meurtre, quel a été son effet émotionnel sur vous?
Réponse : J’étais comme sortant d’une sorte de transe horrible, ou de rêve. Je ne voulais pas trop le dramatiser, mais je me réveillais le matin, et, avec un esprit clair et tout mon fond moral et ma sensibilité éthique intacts à ce moment-là, j’étais horrifié d’avoir été capable d’une telle chose.

Question : Vous n’aviez vraiment pas connu cela avant?
Réponse : Au fond, j’étais une personne normale. J’avais de bons amis, je vivais une vie normale, sauf pour cette seule part, petite, mais très puissante, très destructrice, que je gardais très, très secrète. Il faut que les gens réalisent que je n’étais pas une brute, je n’étais pas un pilier de bars. Les personnes comme moi ne sont pas des sortes de monstres nés. Nous sommes vos fils, et nous sommes vos maris, et nous avons grandi dans des familles régulières.
La pornographie peut atteindre et saisir brusquement un gosse de n’importe quelle famille aujourd’hui. Aussi attentifs que mes parents aient été, elle m’a arraché à ma famille il y a trente ans.

Question : Vous croyez vraiment que la pornographie dure, et le chemin qui y mène, la pornographie douce, cause des ravages dont on ne parle pas à d’autres personnes et entraîne le viol et le meurtre d’autres femmes par le processus que vous avez décrit?
Réponse : Je ne suis pas un expert en sciences sociales et je n’ai pas fait d’études, mais j’ai vécu dans une prison maintenant depuis longtemps et j’ai rencontré un bon nombre d’hommes qui étaient poussés à commettre des violences exactement comme moi.
Et, sauf exception, chacun d’eux avait été profondément influencé et conditionné par une accoutumance à la pornographie. Il n ‘y a pas de doute sur ce point. L’étude même du FBI sur les homicides en série montre que le trait commun de ces meurtriers en série est la pornographie.

Question : Méritez-vous la punition que I’Etat va vous infliger?
Réponse : Je ne tiens pas à bluffer avec vous. Je ne veux pas mourir. Mais je mérite certainement la plus grande punition dont la société dispose, et la société mérite d’être protégée de moi et des autres qui sont comme moi. D’un autre côté, des gens aux bonnes manières, très convenables, ont condamné la conduite d’un Ted Bundy, cependant ils se promènent devant des rayons de magasins pleins de ces mêmes choses qui envoient de jeunes gosses sur la pente qui est celle de Ted Bundy. Ce qui me fait peur et même m’épouvante, docteur Dobson, c’est ce que je vois à la télévision. Les saletés qui entrent dans les foyers aujourd’hui n’auraient pas été montrées dans les spectacles pour adultes sous la mention « X » il y a vingt ans.

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