Apostasie de leaders chrétiens

Texte de John Brahm

John Cooper, leader du groupe de rock chrétien Skillet, a réagi aux nouvelles d’apostasies récentes parmi les jeunes leaders chrétiens. Sur Facebook dans un post intitulé ‘What in God’s Name is Happening in Christianity?’ publié le 13 août, Cooper a directement abordé les raisons données par Marty Sampson (leader Hillsong) qui a annoncé avoir renoncé à sa foi chrétienne, avant de souligner la nécessité pour les chrétiens de rester ancrés dans une foi fondée sur la vérité plutôt que sur une foi basée sur les émotions. Voici le texte de l’article :

«Ok je vais le dire, parce que ce serait grave de ne pas le faire. Que se passe-t-il dans le christianisme ? De plus en plus de leaders ou d’influenceurs qui étaient autrefois des « icônes » de la foi apostasient (abandonnent la foi). Et en même temps ils s’arrangent pour faire beaucoup de bruit autour de ça. Étonnamment, on dirait qu’ils veulent rester des influenceurs en annonçant qu’ils quittent la foi (mais dans quel but ???).

Ma réflexion pour l’Église (nous tous les chrétiens) c’est que nous devons absolument arrêter de considérer les leaders de louange (et autres personnalités à la mode) comme les personnes les plus influentes de la chrétienté (et oui, ça inclut des gens comme moi!). Je le dis depuis 20 ans (ce qui a dû passer probablement pour un jugement à quelques uns de mes pairs) :  nous sommes tous en danger lorsque l’église fait de nos chanteurs âgés de 20 ans des repères spirituels.

Notre culture d’église actuelle enseigne Dieu davantage par des chants de louange modernes qu’au travers des enseignements de la Parole. Je n’insulte aucun de mes amis conducteurs de louange en disant que les groupes de louange sont surtout excellents pour communiquer leurs émotions et leurs sentiments (beaucoup seront d’accord avec moi). Nous avons créé un moment et un moyen permettant à Dieu de nous parler. Cependant, les leaders de louange ne sont pas toujours les meilleurs personnes pour transmettre de solides vérités et doctrines bibliques. Souvent, nous sommes trop jeunes, trop ignorants des Écritures, trop inexpérimentés, inconscients ou indifférents à la pureté des Écritures et à la sainteté du Dieu que nous chantons. Certains de nos chants donnent même une vision fausse du caractère de Dieu : avez-vous déjà réfléchi au problème spirituel que ça peut poser ?

Je suis abasourdi par le fait que la chose apparemment la plus importante pour ces dirigeants qui ont perdu la foi est de prendre une posture publique. De dire en substance: «Je vivais et préchais avec conviction quelque chose depuis 20 ans et j’ai entraîné des générations de gens à ce que je croyais et maintenant, je n’y crois plus. Désormais, je communique le plus largement possible à tous ces gens que tout était faux, et je les conduis … dans ma prochaine vérité».

Et ils n’ont même pas l’air embarassés ! Ils ne semblent ni confus, honteux, humiliés. Mais pourquoi être si empressés de continuer de conduire les gens si vous reconnaissez publiquement que vous ne savez clairement pas où vous allez?

Ma deuxième pensée est la suivante: pourquoi les gens agissent-ils comme si « être authentique » couvrait une multitude de péchés ? Comme si la définition du courage, c’était simplement de partager de manière virale chaque pensée triste ou moment de défaite ? Ce n’est pas ça le courage. Réfléchissent-ils aux conséquences ?  …

Troisièmement, il existe un fil conducteur entre ces leaders / influenceurs : personne d’autre qu’eux ne parle VRAI. C’est tout simplement faux. Je viens justement de lire aujourd’hui cette déclaration du responsable de louange connu (Marty Sampson) qui disait : «Comment un Dieu d’amour pourrait-il envoyer les gens en enfer? Personne n’en parle». Comme s’il était le premier à se poser cette question ! Frère, tu n’es pas si unique. L’église a lutté avec ça pendant 1500 ans. Littéralement. En réalité, tout le monde en parle. Les enfants en parlent à l’école du dimanche. Il y a un milliard de livres écrits sur le sujet. Le fait que tu n’obtiennes pas la réponse que tu souhaiterais ne signifie pas que nous ne sommes désarmés face à ce sujet. Nous affrontons ces questions avec les Écritures, jusqu’à ce que nous soyons transformés par le renouvellement de notre intelligence.

Pour finir, et le plus choquant à mon avis, c’est qu’en même temps que ces influenceurs renient leur foi, ils terminent toujours leurs déclarations avec leur « nouvelle vision / nouvelle vérité » qui est juste une régurgitation des paroles de Jésus?! C’est vraiment bizarre et paradoxal. Ils disent « Je renie ma foi, mais souvenez-vous : aimez les gens, soyez généreux, pardonnez aux autres ». Ummm, mais pourquoi? Ce n’est pas là le discours de la nature humaine (sans Dieu). Aucun enfant n’est jamais né en disant : « Je veux juste aimer les autres avant de m’aimer moi-même. Je veux tendre l’autre joue. Je veux donner mon argent aux autres dans le besoin. » Mais ce sont justement des principes bibliques enseignés par un prophète / prêtre / roi des rois qui veut que nous vivions non pas selon des standards terrestres, mais plutôt selon les standards du «Royaume de Dieu».

Par conséquent, il faut être logiques : si Jésus n’est pas la vérité, et si la Parole de Dieu n’est pas absolue, alors en répétant les enseignements de Jésus, vous approuvez les paroles d’un fou. Un fou qui a dit «Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi». Il a également dit qu’il était vivant avant Abraham, et que le voir, c’était voir Dieu parce qu’il était un avec Dieu. Alors, pourquoi un leader chrétien qui apostasie ferait-il valoir que « la générosité est bonne »? …

Je suis stupéfait par le fait que tant de chrétiens souhaitent bénéficier des avantages du royaume de Dieu, mais continuant d’être eux-mêmes le roi.

Il est temps que l’église redécouvre la prééminence de la Parole. Et de valoriser l’enseignement de la Parole. Nous devons valoriser la vérité par rapport au sentiment. La vérité sur les émotions. Ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de l’élévation exagérée de leaders qui n’ont eux-même pas valorisé la vérité aux yeux des gens qu’ils conduisaient, ce qui a engendré une génération qui ne croit pas à la suprémacie de la vérité. Et maintenant, ces leaders apostats continuent d’éloigner les gens encore plus loin de la vérité.

En quoi est-ce étonnant que ceux qui abandonnent la vérité absolue de la Bible voient leur vie se désagréger par la suite? … Frères et sœurs du monde entier, pasteurs, enseignants, responsables de louange, influenceurs… Je vous en supplie, s’il vous plaît, dans nos recherches d’idées pour servir l’Évangile, ne cherchons pas à façonner la parole de Dieu à l’image de notre culture, en étouffant les vérités qui dérangent. Mais restons plutôt fermement ancrés dans la Parole vivante de Dieu. Car elle ne change pas. « L’herbe sèche et les fleurs s’estompent, mais la parole de notre Dieu est éternelle » (Esaïe 40: 8) 

 

Marty Sampson (Hillsong) a donné ici de nouvelles précisions sur sa position récente.

8 comments On Apostasie de leaders chrétiens

  • Bonjour JP,
    Je me permets de réagir à ce texte qui suscite chez moi pas mal de réflexions je crois. Dsl ça va être un peu long mais je vais le dire comme ça sort là.

    Tout d’abord j’apprécie la façon dont John Cooper aborde l’analyse du phénomène. Il me semble qu’il ne porte pas dans l’immédiat de jugement sur l’abandon de la foi en tant que tel de ces leaders mais plutôt questionne sur la motivation de faire une telle publicité tapageuse autour, alors même que cela devrait être un sujet de tristesse profonde et jamais de vantardise publique.
    Ce phénomène ne concerne malheureusement pas uniquement le milieu des conducteurs de louange mais d’autres domaines. J’ai lu à ce propos le cas de Joshua Harris lui aussi influenceur dans sa jeunesse pour ce qui est de la pureté sexuelle avant le mariage.

    L’analyse de Cooper est juste car il y a vraiment un risque derrière ces « Coming out » à l’apostasie. Nos jeunes sont influençables comme nous l’avons été en notre prime jeunesse pour ceux qui ont connu la foi en étant jeune. Je ne voudrais pas critiquer ces leaders d’avoir apostasié ; pour ma part je ne considère pas que ce soit là, la fin de l’histoire s’ils ont vraiment cheminé un temps avec le Dieu vivant et ont vraiment reçu la substance de vie. Je crois qu’il y a des choses bancales qui doivent vaciller à un moment puis s’écrouler pour permettre à Dieu de construire solidement en regard au fil à plomb divin. Donc pour moi une chute ou crise de foi peuvent être passagères et même nécessaires, même si elles venaient à durer une 10zaine d’année. Je crois profondément en la puissance rédemptrice restauratrice et réparatrice de l’amour du Père. Je crois que pour de telles personnes Dieu tue le veau gras quand elles reviennent à la maison et Jésus peut leur dire « pais mes agneaux pais mes brebis » . Voilà une chose.
    Mais quant à faire étalage public de ce recul dans la foi dans une sorte de jubilation et fierté, cela n’a pas sa place surtout quand on a été un influenceur dans la jeunesse; ça donne un mauvais message et annule toute possibilité d’une vraie réflexion de fond. Ce n’est pas un jeu et le warning doit absolument s’enclencher. Il est clair que ces personnes dont le point commun est d’avoir été dans l’église des influenceurs dès leur jeunesse, sont en fait tombées sous le jugement de l’ennemi et j’espère qu’ils en sortiront.

    Ce que relève John Cooper mérite l’intérêt : il dit que ces leaders autrefois influenceurs dans un domaine, donnent l’impression de vouloir continuer à l’être en faisant ainsi leur Coming out d’apostasie de la foi ou de ce qu’ils pensaient autrefois. Je crois que quand on a pensé ou déclaré quelque chose de faux dans le passé et qu’on se rend compte qu’on a fait fausse route c’est sain de le dire et de le publier. Mais lorsqu’il est juste question de renoncer à ce qu’on a pensé dans le passé ce n’est pas la même chose. Surtout lorsque ce que l’on a déclaré dans le passé était objectivement juste. Ça c’est une rétrogradation et non pas une progression ; et entraîner les gens dans sa rétrogradation c’est malsain et surtout égoïste. C’est dire à celui qui vous suit : « si je ne veux/peux plus aller plus loin, toi qui me suis tu ne dois pas non plus pouvoir/vouloir y aller.

    Je crois que loin d’être un mal du siècle c’est un mal du système. Car c’est lui qui a engendré ce phénomène qui était là en germe et n’a été accouché que maintenant. On arrive à la fin d’un cycle et je crois que ce qui a fait l’âge d’or de ce cycle est en train de mourir et c’est peut être un jugement de Dieu. Ces jeunes influenceurs ont fait l’âge d’or d’un Charismatisme tapageur qui a établi et dicté ses codes au mouvement évangélique qu’il a fait compter parmi les mouvements émergeants et influents des années 90 et qui sont apparus comme des Think Thank de la foi non seulement aux Usa mais aussi en Europe donc en France. Ils ont fait évoluer dans nos milieux ce qu’on peut définir comme une sorte de « pride christianity » avec pour ambition affichée ou non de se faire une place dans le monde de sorte que de minorité invisible jusque dans les années 80 les églises évangéliques sont devenues peu à peu une force avec qui devoir composer. On le voit en France : qui aurait pu penser à l’avènement d’un CNEF invité des politiques aux côtés avec d’autres représentants religieux ?!
    Ces influenceurs ont servi la croissance de ce système et c’est pourquoi le système les a nourri au lieu de faire mourir dans l’œuf cette starisation. Car c’est de cela qu’il s’est agi au détriment de ces jeunes. Nos églises évangéliques modernes ont été façonnées comme ça. Quand les choses s’essoufflent et qu’il semble ne plus y avoir de carburant on recherche ce qui peut faire repartir la machine. Quand la vie n’est pas naturellement là il peut sembler à certains opportun d’aider à la susciter. J’ai remarqué que les gens ont peur de ce qui semble mort de là à vouloir fabriquer la vie à tous prix il n’y a qu’un pas. Alors nos églises ont fabriqué ces stars pour vivre et résister à l’érosion du temps. J’ai connu ce temps où les églises s’arrachaient ceux qui avaient le témoignage de conversion le plus phénoménal et la starisation de telles personnes n’est jamais loin. J’ai connu un temps où peu après ma conversion dans le cadre du groupe étudiant que je fréquentais je passais d’églises en église pour donner mon témoignage et après ça il y avait un appel à la conversion et il y avait des gens qui s’avançaient et se disaient touchés alors que j’avais juste raconté mon passé. Comment expliquer ça ? Je n’ai jamais compris car mon seul mérite était d’avoir vécu des trucs dingues et pas du tout super juste avant que Jésus me sauve. Des trucs que j’avais envie de mettre derrière moi plutôt que de les raconter mais on me disait que cela prouvait à quel point Dieu est bon et peut sauver. C’est terrible car comme ça ma conversion semblait avoir plus de valeur que celle d’un autre né dans une famille chrétienne et resté propre sur lui ayant juste été éclairé par la parole de Dieu qui lui avait donné une conviction de péché de justice et de jugement par le travail du St Esprit. Le système a évolué pour produire une telle échelle de valeur totalement contestable. Merci Seigneur j’ai été entourée par des gens capables de me corriger.
    Dieu dit par Jérémie dans Lamentation « il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse ». Puis Paul dira à Timothée à propos du leader dans l’église « il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable ». Or comme je le dis plus haut, toutes ces personnes qui font leur Coming out apostatique en ce moment, ont en commun d’avoir été des influenceurs dès leur jeunesse spirituelle. Sitôt nés sitôt propulsés et adulés. Si vous avez été drogué, rebelle notoire, délinquant, marginal, politicien, homme d’affaires etc enfin si vous avez fait un truc dingue ou remarquable, écrivez un livre faites des conférences on viendra vous écouter et vous pourrez même démarrer une œuvre il y aura plein de fidèles à suivre ; mais si vous n’êtes rien de cela ne vous attendez pas à être écouté entendu ou avoir un quelconque poids ; ça c’est la réalité du système et c’est à pleurer. Un exemple de ce que je veux dire : au début de l’article il y a le nom de l’auteur John Cooper ; je ne le connais pas mais avouons que savoir qu’il est lui-même leader d’un groupe de rock chrétien ça parle plus au lecteur que si il était un quidam sans nom;-) non mais c’est vrai non ? On est quand même tous quelque part influencé par ce diktat de la renommée qui a valeur de crédibilité. On regarde les préfaces des livres y voit-on le nom de personnes non connues ? Non car c’est pas vendeur. Le système souffre de cette maladie de la renommée et il fabrique des stars qu’il va nourrir et qui en retour vont le nourrir. Mais c’est obligé que ça crise à un moment et manifestement cela arrive.
    Mais ce phénomène d’influenceurs qui continuent à l’être dans la déconstruction n’est pas inédit en France. N’avons-nous pas aussi ici même des cas dramatiques de personnes qui ont été propulsées dans un ministère très vite juste parce qu’ils ont vécu des trucs dingues, ont monté des ministères ont écrit des livres et sont devenues à cause de leur passé de marginalité, des star à suivre dans le milieu chrétien ? Certains ont drainé des personnes après eux puis ont renié ce qu’ils ont enseigné, voire même des fondamentaux de la foi pour verser dans des déviances frisant l’ésotérisme en passant par une déconstruction manifeste de la foi transmise. Lorsque ces personnes sont à fort charismes elles continuent à être des influenceurs, alors c’est dangereux car ils ne le sont plus dans l’édification positive mais dans la déconstruction par rejet. Il est un fait que le système blesse (c’est obligé) et bcp de blessés du système l’ont rejeté en rejetant aussi les fondements de la foi parce que malheureusement chez certains il y a eu une identification de la foi en Dieu, au système.
    Forcément en rejetant le système ils ont aussi rejeté la foi comme ils l’ont reçue du système. Mais même si le système altère la foi (et c’est souvent le cas), nous ne pouvons entrer à notre guise dans une définition de la foi à la carte. Et beaucoup ont pris cette pente. Pour moi ça c’est plus dangereux que des conducteurs de louange qui font leur coming out apostatique car là on touche comme le dit John Cooper à l’enseignement même de la Parole et ça, ça ne peut souffrir de subjectivité. Ce n’est pas parce que je ne vois plus Jésus comme autrefois que Jésus a changé. Plusieurs choses de mon cheminement peuvent venir altérer ma perception de la Parole vivante et écrite et donc ma foi. Mais La Parole est objective elle n’est pas appelée à s’adapter à mon évolution ce sera toujours mon évolution et ma croissance (non pas ma décroissance) qui me permettront de mieux en appréhender les contours.
    Alors nous voyons se dessiner ces Coming out qui arrivent comme une trainée de poudre mais elles sont la manifestation visible d’une maladie du système. Ces personnes peuvent et j’espère vont revenir sur leur décision et rentrer à la maison du Père. Par contre le mal qui est fait est terrifiant au regard de la banalisation faite de ces déclarations « en ligne ». Les phénomènes de mode ont un pouvoir pervers sur les consciences faibles et influençables.
    La crainte de Dieu se déconstruit sous nos yeux et on pourrait ne pas s’en rendre compte car ça a l’air de rien. Mais c’est ainsi que peu à peu on fait bouger les lignes ; ça commence par une érosion subtile dans les consciences qui perdent de leur acuité. Des pensées deviennent des idées, des idées deviennent des actions et les actions fomentent les dogmes qui finissent par altérer puis définir la foi en la noyautant. Voilà pourquoi je considère ces Coming out dangereux : ils peuvent aboutir à une redéfinition profonde des repères du Christianisme. On a beau savoir que c’est un signe des temps il est bon de le souligner et pas inutile de s’en attrister.

  • 11 » Sa sœur Oholiba (jérusalem) a assisté à tout cela, mais elle s’est montrée encore plus déréglée qu’elle dans ses élans passionnés. Ses prostitutions ont dépassé celles de sa sœur.
    12 Elle s’est prise de passion pour les Assyriens, ses voisins qui étaient chefs et magistrats, habillés magnifiquement, qui étaient des cavaliers montés sur des chevaux, tous de séduisants jeunes hommes.
    Ezechiel 23

    Rien de bien nouveau finalement.
    Par contre, cela ne doit-il pas nous indiquer à quel niveau d’effondrement nous en sommes rendus ?

  • Merci Eliane. Peut-être que si on dépouillait ces communications (et ces ministères) du vernis du paraître, qui est très humain mais dont l’intensité augmente avec la popularité, les choses seraient différentes. Il est certain que les habitudes culturelles, très narcissiques, de notre époque, favorisent tout un tas de situations dans la sphère chrétienne qui relèvent du domaine de l’âme. La Bible nous parle de mort à soi-même, mais aujourd’hui on n’en entend plus parler. Et en même temps, on constate une sur-représentation de l’âme, une omniprésence charnelle, et ceci explique forcément cela.
    Après, on peut à juste titre invoquer le système, mais je me pose la question : est-ce le système (religieux chrétien) qui pollue l’âme et l’esprit, et fabrique des chrétiens charnels ou le contraire ? Jésus dit que finalement, c’est du cœur de l’homme que vient tout ce qui est mauvais … Et Paul dit qu’à la fin, les hommes se donneront une foule de docteurs parce qu’ils auront la démangeaison d’entendre des choses agréables … Alors je me dis que le système, il prend naissance en chacun de nous. Et que nous avons tous besoin du système de Jésus, que nous voyons si pleinement déployé dans la vie et le ministère de Paul. Peut-être qu’il n’y a plus de modèles de cette envergure aujourd’hui, personne ne peut le savoir, mais une chose est sûre : «Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même» (1 Jean 2/6). Et ceux qui disent que c’est impossible ont raison … alors il ne reste qu’une seule alternative : jeter l’éponge et retourner pécher, ou chercher Christ, le faire Seigneur de notre vie, et alors, et alors seulement, il nous fera marcher comme lui-même a marché.

  • Bonjour Olivier
    Merci pour ton post. Tu poses la question «Par contre, cela ne doit-il pas nous indiquer à quel niveau d’effondrement nous en sommes rendus ?».
    C’est vrai qu’il y a une part importante du monde chrétien qui pense que tout va bien, alors ça rend ta réflexion pertinente. Mais j’ai envie de dire que normalement, la déliquescence religeuse ne devrait pas étonner l’homme spirituel (1 Cor. 2/15), celui qui connaît les Écritures. Mais bon, tant que nous sommes dans cette tente, comme dit Pierre, la vérité relève de la subjectivité de chacun. Et la multiplication des dénominations et groupes indépendants traduit un renforcement de la subjectivité générale, ce qui est un autre signe négatif. Et je ne fais pas partie de ceux qui se réjouissent de la multiplication des “offres” d’églises dans chaque ville. Pour moi, ça relève plus de l’orgueil et de la spiritualisation d’un comportement de consommateurs. Une sorte de babelisation, en somme 🙂

    Pour recentrer sur le sujet, le Seigneur se demande s’il trouvera la (vraie) foi sur la terre quand il viendra (Luc 18/8). Même si cette réflexion est à conserver en lien direct avec l’exemple de la foi (intense et déterminée) de la veuve face au juge inique, le principe demeure, puisqu’Il le relie à son retour. Et cela concorde avec la vision développée par Paul sur la fin des temps, et une vague d’apostasie partout dans le monde croyant (2 Thess. 2/3). Je ne comprend même pas comment on peut croire en un âge d’or du christianisme avant le retour du Seigneur !

    Les indicateurs d’apostasie ne font donc que confirmer ce qui est pour beaucoup inconcevable (ceux qui pensent devoir considérer le verre à moitié plein), parce qu’ils confondent le mandat d’annoncer l’évangile avec celui de changer le monde. Jésus n’a jamais demandé de changer le monde, mais de sortir du monde. Le monde est mort, avec tout ce qu’il contient de meilleures intentions, de bons sentiments et de brillantes idées. Ce qui est vivant est en Christ parce que c’est lui qui détient les clés de la mort, le seul qui peut faire sortir de la mort spirituelle.

    Il me semble que l’homme spirituel (et les hommes faits) sont ceux qui ne sont pas affectés par les ébranlements ou les chutes ou même les batailles perdues. Parce qu’ils ne vivent pas pour faire réussir une religion ou une église. Ils servent ou essayent de servir le Seigneur.
    Nous devons travailer pour un évangile qui amène la personne en face du Seigneur et de la vérité sur elle-même (et sur le monde), mais pas pour faire réussir un évangile qui a besoin d’artifices et auquel nous avons assigné un cahier des charges qui n’est pas celui du cœur de Dieu. Nous ne devons pas travailler pour l’évangile, mais pour servir le Seigneur et devenir nous-mêmes de véritables enfants de Dieu. Ce n’est pas la même chose. La différence peut sembler subtile, mais elle est essentielle. Pourquoi ?
    Parce que Jésus est l’alpha et l’omega. Il est donc le but. C’est très important ! C’est même essentiel. Avoir un autre but, c’est se tromper de but. Il paraît que le mot “péché” signifie “manquer le but”.
    Je suis convaincu que les “ouvriers d’iniquité” qui ont prophétisé au nom du Seigneur et guéri des malades en son nom, sont ces personnes-là, qui se sont trompées de but. Elles se sont servies de Jésus en faisant croire (y compris à elles-mêmes peut-être) qu’elles Le servaient, alors que tout était en définitive au service de leurs visions et ambitions spirituelles. Ils ont capté de l’onction comme la femme à la perte de sang a fait sortir de l’onction de lui, sans lui demander. Les siphonneurs d’onction, ça existe. Mais l’onction n’a jamais été non plus une finalité. La finalité, c’est le caractère du Seigneur. Si Jésus dit aux ouvriers d’iniquité qu’il ne les connaît pas, c’est parce qu’ils ne l’ont pas rejoint dans la soumission parfaite. Les vrais disciples suivent leur maître partout où il va, y compris dans les zones inaccessibles où on perd le contrôle sur notre volonté propre (pas notre individualité, mais notre individualisme). L’exemple de Jésus montre soigneusement qu’il s’est scrupuleusement soumis sans cesse à la volonté de son Père.
    Les ministères qui suivent leur volonté, en sanctifiant leurs actions par la formule “c’est pour le Seigneur” marchent dans la bonne direction sur un mauvais chemin, qui finalement détournera du But. C’est pour ça que c’est difficile à comprendre.
    Pour les sauver, Dieu peut permettre parfois des dépouillements douloureux, pour évacuer les décorations inutiles. Comme dit le proverbe africain : Dieu apparaît dans les ruines du cœur.

  • Bonsoir Jérôme,
    Est ce le système qui pollue l’âme et l’esprit ? Est-ce le système qui nous fabrique ou est ce nous qui fabriquons le système je n’ai pas plus la réponse que toi mais je crois qu’on est tous le produit du système ou d’un système. On est formaté spirituellement par la façon dont on a appris Christ.
    Quand je parle du système je parle de la religion vers laquelle le Christianisme des débuts a évolué. La religion est le prolongement de la chair, procédant d’un glissement hors de la vie de l’Esprit. On peut dire toute la phraséologie habituelle « nous ne sommes pas dans une religion mais une relation » les faits sont néanmoins têtus : la religion avec son système mortifère prend le dessus lorsque l’homme naturel prend les choses en mains pour organiser les choses de Dieu : tout ce qu’on « organise » autour de l’idée qu’on se fait de la vie spirituelle.
    Et je prétends absolument que l’église évangélique toutes dénominations confondues a organisé au fil du temps sa survie spirituelle en utilisant de l’oxygène naturel.
    Tout commence très bien puis la religion prend le relais de la vie pour l’organiser au mieux. Il y a toujours 3 alternatives lorsqu’on bénéficie en temps de sécheresse d’un ruisseau au cours abondant 1- le laisser couler naturellement sans y mettre la main au risque de le voir se tarir ou/et être pollué, 2- le laisser couler mais tout en érigeant des protections au dessus et autour afin que son cours ne soit pas pollué par des détritus , 3- « organiser » intelligemment son écoulement par des canaux pour lui permettre d’arroser non seulement ce qui est sur son chemin mais permettre qu’il se divise en plusieurs bras afin que d’autres terres altérées en profitent. Dans le premier cas (1) il y a le risque que ce ruisseau récupère tous les déchets qui passent et les charrient dans son cours au risque de causer la mort : la liberté de l’action de l’Esprit a toujours été l’occasion que des hérésies s’y glissent : l’église primitive a connu cela. 2- dans le second cas les protections préviennent ce danger mais en même temps risquent de réduire le cours du ruisseau voire carrément de l’endiguer ou l’assécher; les protections ont cette double vertu comme un parapluie : on a eu ça dans l’histoire de l’église où le Christianisme est devenue une ombre sans réalité. 3- la 3ème solution part d’un bon sentiment et ça c’est le propre de la religion : organiser la pérennité et l’universalité de l’action divine.
    Le système de la religion est empêtré dans le syndrome d’Uzza qui veut que Dieu ait besoin de l’action de l’homme pour redresser et diriger l’Arche. Nous sommes tous à un moment ou un autre susceptibles d’être mu par ce « bon » sentiment. Mais il n’empêche que toutes les fois où l’homme naturel a tenté de s’introduire dans la gestion des choses saintes le système religieux a pu trouver un socle pour s’établir durablement. C’est ça le système dont je parle.
    Un système c’est la façon dont une chose est organisée. Nous avons il est vrai tous besoin d’organisation c’est le propre de l’homme sinon c’est impossible de fonctionner. Le corps humain est un bon pédagogue sur la question il est organisé de façon à nous permettre de fonctionner de façon cohérente sinon bonjour le désordre organique ; et il en est de même du corps de Christ. Donc je suis bien d’accord quand tu parle du système de Christ. Dieu est organisé le ciel est très très bien organisé.
    Cependant il faut bien admettre que le corps de Christ ne fonctionne pas de la façon que Dieu a prévu ce n’est pas le système de fonctionnement spirituel qui le met en branle pas plus dans le cadre de l’église évangélique ou la catholique il ne faut pas se leurrer il y a ce qu’on sait être la vérité et ce qui demeure la réalité. Ça c’est une chose.
    Il est difficile de s’éloigner très longtemps du carcan de la religion dès lors que nous ne demeurons pas dans l’Esprit. Parce que ses ancrages sont dans le domaine de l’âme, ce que tu relèves très justement lorsque tu dis « Il est certain que les « habitudes culturelles », très narcissiques, de notre époque, favorisent tout un tas de situations dans la sphère chrétienne qui relèvent du domaine de l’âme ».
    Beaucoup de nos pratiques évangéliques sont des habitudes culturelles. Quant aux habitudes cultuelles chrétiennes, elles n’existent pas au départ dans la vie du nouveau né spirituel, mais si on n’y prend garde la religion les instaure peu à peu en codifiant la croyance nouvelle par un tas de dogmes qu’elle a systématisé et mis en place comme des tuteurs sous prétexte de protéger la jeune pousse des mauvaises herbes qui pourraient l’étouffer. Ça part toujours d’un bon sentiment (comme la 3ème alternative de mon ruisseau) et cela se comprend : tout parent met des garde fous pour ses jeunes enfants même s’il sait que ça n’empêchera pas l’enfant de faire l’apprentissage douloureux de la croissance. C’est juste naturellement humain mais la vie spirituelle n’est pas censée se développer pas de la même façon.
    La preuve que le système formate c’est que selon la famille d’église à laquelle on s’associe, on a une théologie différente comme tu le relèves à Olivier (concernant le renforcement de la subjectivité générale liée à la multiplication de l’offre de chapelle) et cela vient de ce que le système de pensée où on a pris naissance communique aussi sa vision de Dieu (autant de visions de Dieu que de chapelle) et cette vision subjective influence la foi la croyance et les représentations du chrétien ; on y adhère souvent sans se poser de question.. Par exemple le baptême une fois qu’on a dit et intégré que le baptême catholique des enfants n’est pas biblique, qui dit que l’église évangélique est elle-même exempte de dogmes à cet égard ? Dans le cadre du baptême adulte pleinement biblique nous avons des pratiques dont on aurait bien du mal à dire qu’elles proviennent directement d’une pratique des premiers temps du Christianisme. Je veux parler par exemple des études que le candidat au baptême est souvent tenu de faire pour qu’on soit sûr qu’il ait bien compris à quoi il s’engage. On peut voir ça comme la sorte de protection pour prévenir l’infiltration de déchets dans l’écoulement de l’eau pure. Mais peut-on croire que des cours bibliques avant baptême permettent réellement de prévenir les chutes éventuelles du chrétien durant la marche ? Or c’est souvent la motivation de ces études préalables. Pourtant nous avons dans la Bible un exemple qui montre que le baptême ne garantit pas une vie spirituelle exemplaire: l’exemple de Simon Actes 8/13. Avant la mention du fait qu’il ait proposé d’acheter le don du Saint Esprit, il est dit de lui « Simon lui –même « cru » et après avoir été baptisé il ne quittait plus Philippe.. ». Je ne crois pas que cet exemple ait jamais poussé les disciples à ériger des règles pour éviter que ce cas ne se reproduise à l’avenir. Pas plus qu’ils n’aient jamais remis en question la réalité de son baptême : Simon avait réellement cru. Voilà bien un fait choquant pour notre système de pensée formaté par ce qui nous a été enseigné. J’ai été formatée comme ça : il faut d’abord produire des fruits dignes de repentance avant de prétendre être baptisés ; pourtant une vie n’y suffirait toujours pas pour la plupart d’entre nous si on regardait à ce qui frappe les yeux. Simon était vraiment né de nouveau ils lui ont parlé comme tel au verset 22. La vie chrétienne est un combat et le baptême est au niveau du tout premier round. Simon avait cru en Jésus. Nous disons bien facilement que des gens qui abandonnent la foi c’est parce qu’ils n’avaient jamais cru. Or si l’apostasie c’est l’abandon de la foi en même temps on ne peut abandonner que ce qu’on a eu.
    Pour terminer je dirai que pour toute question relative au vécu de la foi nous sommes d’une façon ou d’une autre le produit du système qui nous entoure ou qui nous nourrit (et que nous nourrissons). Généralement on n’est conscient de la réalité ou de la toxicité d’un système que quand on cherche à en sortir ou quand on en enfreint une des règles, on touche du doigt sa réalité ou son emprise à ce moment là. Et en lisant une partie des témoignages du coming out de Joshua Harris il y a un peu de cela. Si je n’aime pas du tout l’idée de faire étalage de tout cela comme si s’éloigner de Dieu était une bonne nouvelle à annoncer, je pense d’un autre côté que donner l’impression que tout va bien et qu’on est au top de la foi juste pour que le show continue et que le mouvement soit sauf, est de la même veine.
    C’est pourquoi je ne voudrais pas crier haro avec ceux qui ont starisé ces jeunes des années durant et qui les conspuent aujourd’hui ; l’analyse que je fais du phénomène n’a pas à voir avec des intérêts de clochers ou de chapelle. S’il ne vivait rien avec Dieu, s’il était à sec n’ayant plus aucun carburant c’était une très bonne chose de fermer boutique et mettre la clef sur la porte plutôt que continuer en vendant de la contrefaçon. Cela arrive ces reculs je le redis c’est même salutaire. Or au-delà du risque d’ébranlement de la foi fragile de certains par la façon dont ces déclarations empreintes de légèreté sont faites, c’est tout un système que cela vient ébranler ; et ce système pour paraphraser ce que tu dis à Olivier s’érige à contrario des hommes faits : il façonne des chrétiens qui « vivent pour faire réussir une religion ou une église tout en déclarant servir le Seigneur ».
    Ces jeunes de la veine de Joshua Harris ont par leur « industrie » fait réussir une religion, une église en pensant sincèrement dans leur cœur servir le Seigneur parce que c’est ainsi que le système leur a appris la fidélité à Christ et c’est de cela que je parle. Je parle de cette façon que système religieux a de faire que le croyant finisse par ne pas faire la différence entre servir Dieu et servir une chapelle et ses intérêts.
    Alors oui jeter l’éponge et retourner pécher pour retrouver Christ est en effet une vraie alternative.

  • Bonjour à tous,

    J’avais écrit un long commentaire sur ce que m’inspire l’article : l’apostasie des leaders chrétiens, mais j’ai décidé de vous la faire courte.

    Le coming out d’un leader chrétien ne m’émeut pas plus que ça. D’abord, ce n’est pas une première. Cela s’est déjà produit dans l’église luthérienne allemande dont un haut responsable s’est déclaré athée. Ensuite, je dirai presque : « merci Seigneur ! Tu tries le bon grain de l’ivraie ». Enfin les masques tombent, l’apostasIe est mise à nu !
    Depuis plusieurs décennies, des pasteurs, dont la consécration n’était pas le point fort, ont accepté toutes les dérives possibles pour retenir leurs paroissiens ou attirer ceux d’autres églises : jeunisme, musique, théâtre et danse, naming (Momentum, Extravagance, MLK, et j’en passe) , titres ronflants (leaders de louange, apôtre un tel, prophète machin, etc.), entrisme dans la société civile ou politique. Leurs seuls buts :
    1/ augmenter l’audience, donc augmenter la dîme et les dons ;
    2/ acquérir une position enviable dans la société.

    C’est une fin de cycle pour les églises, et c’est tant mieux. Le nombre n’est pas une preuve de l’assentiment divin. La Vérité n’est pas dans la foule. Sinon, convertissons-nous au bouddhisme ou à l’Islam 🤔.

    Nous resterons un petit troupeau, moqué et vilipendé. Que nous importe, notre récompense est au ciel, pas sur cette terre, si nous restons de bons et fidèles serviteurs, toujours pêcheurs certes, mais toujours justifiés par le sang de Christ. Nous n’avons pas à plaire au monde mais à Dieu. Nous n’avons pas à prêcher ce qui plaît aux hommes, mais seulement la Bonne Nouvelle de Jesus-Christ, même si nous ne sommes pas écoutés.

    Et s’il plait à Dieu, le souffle de l’Esprit Saint viendra encore sur nos pays. Alors, pas besoin d’artifice marketing pour attirer les âmes, car c’est lui qui convainc de justice et de jugement.

    À Dieu seul la gloire !

  • J’ai juste un commentaire sur ce texte, que je trouve sinon très bien et très important. L’argument qui est résumé par ce passage “si Jésus n’est pas la vérité, et si la Parole de Dieu n’est pas absolue, alors en répétant les enseignements de Jésus, vous approuvez les paroles d’un fou” est une faute de logique assez grosse. Si je déclare quelque chose et qu’un fou le déclare aussi, ça ne veut pas dire que je suis fou. Si un fou dit quelque chose ça ne veut pas automatiquement dire qu’il a tort.

    • Bonjour Antoine,
      Je crois qu’il faut comprendre : si un fou dit quelque chose, et que je le répète, alors c’est comme si je disais que ce fou est sage. En d’autres termes, ceux qui abandonnent la foi de Christ en encourageant leurs followers à mettre en pratique les enseignements de Christ ne sont pas logiques : ou bien il faut suivre les enseignements du christianisme (et rester soi-même chrétien) ou bien on décide de les abandonner (et on n’encourage pas les autres à les suivre.

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