Hygiène chrétienne de la politique : comment voter ?

Par Jérôme Prekel. L’approche d’une échéance électorale est l’occasion  de faire une cure de propagandes — pardon : de communications — politiques, comme d’habitude. Dans une élection présidentielle, on vote normalement pour une certaine vision du monde, portée par un parti politique qui travaillera à la mettre en place. Mais en réalité, il semble bien que la personnalité du candidat ait autant d’importance que son programme : son charisme, et surtout sa bonne presse. Tout cela introduit une note de subjectivité qui parasite d’une manière assez sensible le fond de ce grand rendez-vous politique.

Le chrétien doit-il participer au choix du roi ? C’est une vraie question, dont la réponse est beaucoup plus large que celle du simple devoir citoyen. En effet, il ne peut pas en être de même du simple citoyen comme du citoyen chrétien, parce que ce ne sont pas les mêmes personnes : elles n’ont pas les mêmes valeurs, n’attendent pas les mêmes choses et ne travaillent donc pas au même projet de société. C’est ce qui rend complexe la réponse à cette question. Essayons d’examiner les deux points de vue et de voir de quelle manière nous pouvons nous positionner, en nous gardant en même temps de l’émotionnel, et du dogmatisme religieux.

Les deux interprétations de la politique

L’étymologie du mot politique vient du grec politikè qui signifie : science des affaires de la Cité. La politique est donc l’organisation de la Cité ou, de nos jours, de l’État. Dans ce sens, nous sommes tous invités à participer, d’une manière continuelle, quotidienne, à la politique. Le chrétien est appelé à incarner un modèle de justice, de vérité : « vous êtes la lumière du monde » (Mat. 5/14), «  »ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera » (1 Pi. 2/12).

1-La base de l’édifice politique

La vraie politique, c’est en premier lieu celle qui est en action à la base de la société, alors que ces grand’messes focalisent l’attention sur les sommets pyramidaux du pouvoir, où on déclame de grandes choses, où on fait de grandes promesses, en adoptant de grandes postures, … etc. D’où les accusations – pas toujours infondées – de mensonge, de trahison, qui nuisent tant à la caste des élites gouvernantes de tous bords.

Initialement, nous sommes tous concernés par les principes de solidarité, d’engagement social, de soutien humanitaire, de partage, de considération de l’autre comme nous-même, de non-mise en avant de notre intérêt personnel par rapport à celui d’autrui, etc : en un mot, la mise en pratique d’enseignements élémentaires de l’évangile. La vraie politique, qui est le socle et le fondement d’une société saine et juste, c’est de mettre en pratique les paroles de Jésus.

2-Le sommet de l’édifice politique : participer à la direction du monde

C’est à ce niveau que certaines contradictions vont s’imposer au chrétien, car il y a ici un véritable téléscopage de visions parfois contraires du monde, de la vie. Nous ne manquerons pas d’être rappelés à des paroles immuables, qui nous aideront à faire nos choix personnels, à nous positionner : Mon royaume n’est pas de ce monde” (Jean 18/36), ce qui signifie que Jésus a établi un clivage radical et définitif… même si nous comprenons qu’il nous faudra vivre dans ce monde-là, tout en appartenant à son royaume : “Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal” (Jean 17/15).

 

Le chrétien et la politique, dans la perspective citoyenne terrestre

Dans nos interrogations intérieures, nous nous confrontons à plusieurs pensées. La première d’entre elles, c’est la responsabilité : en ne participant pas au vote, nous choisissons en quelque sorte de subir passivement. Le combat de la démocratie a coûté beaucoup de souffrances et de vies, et nous serions bien fous de ne pas entrer dans ces prérogatives citoyennes qui sont désormais les nôtres, et nous en servir.

Néanmoins, une question importante se pose avec toujours plus d’acuité (et pas seulement au chrétien, d’ailleurs): la notion de citoyenneté, qui est particulièrement mise en avant dans ces périodes électorales, pour mieux motiver les électeurs, existe-t-elle encore vraiment dans son plein sens [1] ? Qu’est-ce qu’un citoyen ?

“Le citoyen est un être éminemment politique qui exprime non pas son intérêt individuel mais l’intérêt général. » (Jean-Jacques Rousseau).

Or il se trouve que le 20è siècle a été le témoin d’une mutation inattendue : celle d’une société de la citoyenneté [2] en société de la consommation, mouvement qui a entraîné un glissement (toujours en cours) de valeurs fondamentales. Même les hommes politiques ne reconnaissent plus les citoyens qui les élisent, comme le démontre bien la note 2. Et dans ce mouvement de glissement – que rien ne semble pouvoir arrêter – il est à craindre que la fausse communication du 21è siècle (la “voix” du monde) achèvera un véritable processus schizophrène, qu’on pourrait illustrer en paraphrasant la Bible : ils ont l’apparence de citoyens, ils semblent faire de la politique, puisque les apparences extérieures continuent de l’affirmer, mais ils ont progressivement renié ce qui faisait la force et la légitimité de ces choses (2 Timothée 3/5). C’est le fameux déséquilibre des droits et des devoirs du citoyen[3].

Partant de ce constat (auquel adhèrent sociologues et politiques), on pourrait s’interroger sur la véritable proportion d’électeurs qui, en votant pour tel ou tel, savent vraiment ce qu’ils font. Les candidats à la magistrature suprême sollicitent nos suffrages, pour pouvoir mettre en œuvre leur politique (et celle de leur parti), aussitôt élus. Ce qu’ils ne feront pas toujours, d’ailleurs, realpolitik [4] oblige, parce que la marge de manœuvre des gouvernements est extrêmement mince, surtout dans le contexte économique moderne occidental. D’ailleurs que savons-nous finalement de l’état exact de nos finances publiques ? Pas grand chose. On nous bombarde de chiffres, plus contradictoires les uns que les autres, qui, selon les analyses, nous portent à croire que la situation est normale et sous contrôle … ou alors … qu’elle est grave et désespérée … mais qu’on peut encore s’en sortir, en pratiquant une politique contraire à celle qui est en place (!).

Dans le même type de questionnement, que savons-nous de l’adéquation de certaines propositions économiques (de tel ou tel candidat) avec les ressources du pays ? Pas grand chose non plus. Et pourtant, c’est le peuple qui doit décider ! Ce qui signifie qu’on nous demande d’arbitrer entre des programmes dont nous ne sommes pas vraiment capables, pour la majorité d’entre nous, d’évaluer la crédibilité économique et le réalisme politique.

Il faut reconnaître que sous cet angle, il y a de quoi frémir : je dois décider du meilleur candidat, de la meilleure politique, sans vraiment connaître – ni comprendre – les tenants et les aboutissants de ses intentions. Mais alors : ce ne sera ni en connaissance de cause, ni en mon âme et conscience. Ce sera plutôt sur la base subjective de mes émotions, elles-mêmes stimulées par tout ce qui va émerger de l’écume des choses, c’est-à-dire de le bruissement de la Communication.

Autant dire que nous sommes de bons candidats à la manipulation, et/ou à l’erreur. Il n’est pas vraiment étonnant que quelques chrétiens, s’estimant au bénéfice de la lucidité qui précède, décident de s’abstenir d’apporter leur suffrage à un mauvais candidat/programme – voire même au moins mauvais d’entre eux, ce qui les amènerait de toutes manières à voter … pour une mauvaise solution, comme le rappelait Annah Arendt « La faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal ».

D’autres se désintéressent totalement de ce grand cirque … ce qui ne signifie pas obligatoirement qu’ils soient inactifs spirituellement (ou politiquement, dans le sens fondamental du terme) à leur niveau d’ailleurs.

Le chrétien et la politique, dans la perspective citoyenne céleste

Notre place est dans le monde, puisque Jésus a bien précisé dans sa prière qu’il ne demandait pas au Père de retirer ses disciples du monde, mais de les garder du Mal [5]. Mais comment influer sur le monde, y inscrire l’empreinte de Christ, sans perdre notre âme [6] ? Il y a toujours eu des exemples de croyants engagés dans la sphère politique (dans des circonstances particulières : Joseph, Esther, Daniel, et bien des prophètes “conseillers” militaires ponctuels, comme Élisée, ou politiques, comme Esaïe) et il y en aura toujours. Mais il faut préciser que ces gens-là n’appartenaient pas au monde séculier, ni au monde de la politique. Ils appartenaient à Dieu et servaient Dieu. Les plus emblématiques, Joseph, Esther, Daniel, étaient des captifs, des déportés, placés par Dieu dans des situations qui ne furent pas l’objet de leur recherche personnelle. Cet aspect n’est sans doute pas étranger à leur réussite.

Car la politique, pour être comprise dans une perspective spirituelle, exige d’être considérée de l’extérieur, comme ne lui appartenant pas, seul moyen de la juger en esprit et en vérité. C’est un principe : il en est de même des systèmes religieux, et du monde dans son ensemble (y compris de l’Homme). Aussi longtemps que nous appartenons, en totalité ou en partie, à un de ces systèmes, notre jugement sera incomplet, et nos raisonnements seront biaisés. Le problème, c’est que nous avons beaucoup de mal à discerner notre propre niveau d’attachement à ces systèmes. C’est la recherche obstinée et persévérante du royaume de Dieu et de sa justice, en premier, qui nous aidera et nous conduira au but [7].

Je ne pense pas faire preuve d’irresponsabilité ou de mysticisme en disant que le chrétien né de nouveau est, en tout premier lieu, le citoyen d’un autre royaume, d’une autre société, d’une autre cité, éternelle, et ce, AVANT d’être un citoyen du monde [8]. Le « avant » est important : « recherchez premièrement … ». C’est une vision et une manière de vivre qui ne sont pas faciles à mettre en œuvre au quotidien … mais qui appellent (certains diront : exigent) toute notre énergie [9].

Cette cité à laquelle le chrétien appartient, et la gestion qui l’accompagne (une politique, donc) viendra finalement du ciel pour remplacer ce qui est terrestre [10]. C’est la révélation implacable de la finitude des systèmes actuels, en lesquels nous sommes invités à ne pas nous confier [11]. C’est-à-dire à conserver une distance respectable, voire même une réelle et profonde incompatibilité [12].

Les rachetés que nous sommes sont en Christ, qui Lui-Même règne sur le royaume de Dieu : ils sont donc une société (un corps) qui n’est pas de ce monde. Flagrant délit d’irréalité ? Non, nous sommes simplement invités à entrer dans une vision qui va encore plus loin que celle de la démocratie, qui reste ce que les hommes pouvaient inventer de moins pire, pour s’en sortir sans Dieu. Il ne faudrait pas l’oublier.

Les chrétiens véritables sont des hommes et des femmes immergés dans le monde perdu, non pour le gouverner, mais pour le confronter. Parce qu’ils sont un peuple de prophètes. Dans le terrestre, il sont animés de la meilleure volonté pour agir et interagir dans un monde pour lequel ils prient, et qu’ils souhaitent meilleur … et dans le spirituel, ils sont appelés à investir une cité (participer à une politique, donc) qui a des fondements éternels [13] et qui va venir du ciel pour se substituer au meilleur modèle temporel existant… ce dernier ne demeurant pas moins, jusqu’au bout, sous la puissance du Malin [14].

La question posée en introduction (le chrétien doit-il participer au choix du roi) recèle donc une dimension qui va plus loin que les simples enjeux électoraux. C’est aussi un test spirituel pour chaque homme et chaque femme qui se déclare “enfant de Dieu”. Nous ne devons pas nous contenter de répondre uniquement sur la base d’un raisonnement citoyen, démocrate, responsable, mais sur une base beaucoup plus large … et surtout plus haute. Il nous faut être conscients que cette question engendre deux réponses, à deux niveaux différents. Et ne pas nous satisfaire de ce que la sagesse terrestre est capable de produire en terme de logique, de pertinence et de rationalité [15].

Rappel : LA POLITIQUE N’EST PAS UNE CRÉATION DIVINE

La première ville est établie et fondée par Caïn et ses descendants. Par la suite, Dieu entérinera les développements sociaux, mais ne les approuvera pas. LA ROYAUTÉ, ET PLUS TARD LA DÉMOCRATIE, NE SONT PAS DES CRÉATIONS DIVINES. Dieu entérinera et sera capable d’y mêler de la bénédiction, mais déplorera le rejet de la théocratie [16].

Que doivent faire les chrétiens en période électorale ?

Ils sont invités à prier, bien sûr, encore que cette invitation ne se limite pas aux périodes électorales. Les paragraphes qui précèdent contiennent un certain nombre de pistes de réflexion. Mais pour ceux qui cherchent à séparer la lumière d’avec les ténèbres, il est possible de proposer une grille de lecture un peu plus concrète.

Premièrement, nous pouvons préconiser sans risque d’éliminer, purement et simplement, les mauvais candidats (ou plutôt : les mauvais programmes) qui seraient porteurs de germes spirituels toxiques, c’est-à-dire en somme qui puissent participer à un projet antichrist, ou qui incarneraient une ou plusieurs valeurs antichrist. C’est vraiment le moins que nous puissions faire ! Comment des chrétiens pourraient-ils s’unir/s’associer à un(e) chef qui serait l’adversaire déclaré du Dieu dont nous sommes les enfants et que nous servons ? Normalement pas imaginable. Ainsi, après avoir traité correctement ce “premièrement”, je me demande si nous aurons besoin d’un “deuxièmement” … enfin, avançons malgré tout.

Pour essayer de décliner ce premier point, nous pouvons établir une liste (non exaustive) d’arguments éliminatoires, d’exemples concrets, accompagnés d’une courte justification biblique :

1) L’immoralité.C’est grâce aux lois héritées de la morale divine, qu’on appelle parfois judéo-chrétienne, que se sont construites les sociétés modernes. Nous vivons donc dans un monde christianisé post-moderne, dans lequel les anciennes valeurs sont déboulonnées, les unes après les autres. En langage biblique, ça s’appelle l’apostasie. Tous les programmes politiques qui accordent à la société des droits que Dieu conteste, sont des programmes contenant des valeurs antichrists pour une société antichrist : promotion de l’homosexualité (mariages, adoptions et légitimation de cette orientation sexuelle contestée par la Bible, dans le domaine de l’éducation), apologie du transgenrisme, multiplication des divorces [20], … Les chrétiens qui voteront pour des candidats/programmes qui s’élèvent contre tout ce qui est appelé Dieu et qui incarne son autorité [21] … n’armeront-ils pas le bras de l’antichrist ?

2) L’environnement : il ne s’agit pas ici d’épouser certaines thèses dites écologistes, mais de rester dans la ligne de la pensée biblique évoquée au premier point : une économie qui ne prend pas en compte la responsabilité environnementale des nations contribuerait à “détruire la terre”, portant en elle la marque de sa pression et de son influence [18]. Une politique qui ne favoriserait pas la recherche d’économies d’énergies alternatives et qui n’investirait pas dans le développement d’énergies propres, serait irresponsable et tomberait sous le coup de la condamnation du verset cité au point 1. Et tout suffrage apporté à un tel programme ferait du votant un «complice du destructeur» [19]. L’industrialisation irrespectueuse de l’environnement est criminelle, ce qui se démontre facilement par le nombre de décès annuel dûs, par exemple, à la respiration de particules fines.

3) L’avortement. Un candidat/programme favorable à la systématisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse de confort, comme un critère de liberté, et à l’augmentation quasi-illimitée du délai d’intervention, serait, du point de vue biblique, en contradiction avec le principe-même de la vie. Un chrétien ne devrait pas pouvoir apporter son suffrage à un candidat/programme qui, d’une manière légale, légitimise une iniquité, sans devenir personnellement complice de celle-ci. Dieu nous attend à un autre endroit.

4) Le rejet du prochain, qu’il soit de notre nationalité ou pas. Nul ne doit contester aux états le droit de réguler les migrations au nom du bien commun de leur nation. Mais certains candidats/programmes flattent la fibre nationaliste, et cherchent à réveiller les peurs racistes qui sommeillent dans la société. On les reconnaît au fait qu’ils désignent toujours un bouc émissaire : hier les juifs, aujourd’hui les musulmans. Ce n’est pas la direction que nous donne le Christ : “Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux” (Matthieu 5/43). Nous devons dénoncer à la fois les visions humanistes qui manquent de réalisme et qui prônent une assimilation sans contrôle ni limite, et le racisme qui provoque le rejet.

5) La proximité avec une politique (ou des sympathisants) prônant la destruction d’Israël. Il ne s’agit pas ici de soutient international aveugle en faveur d’Israël, mais de s’intéresser à des programmes initiés par des partis politiques qui sont formés par des personnes : si ces partis ou ces personnes sont disposés à soutenir, de près ou de loin, une intention de destruction d’Israël, elles ne devraient pas pouvoir recevoir le suffrage d’un chrétien. La France est un des pays moteurs de l’Union Européenne; celle-ci alloue chaque année un budget conséquent (en 2011, 295 millions d’euros) en faveur de l’Autorité Palestinienne, qui gouverne avec le Hamas, dont la charte prône encore la destruction d’Israël. La part budgétaire de la France est de 68 millions d’euros annuels. Que ferait un président non-favorable à Israël ?

6) La lutte contre le déséquilibre social. Les programmes qui ne consacrent pas les moyens nécessaires, face à des situations humanitaires et sociales intérieures évidentes, pour travailler à un rééquilibrage de cette société, peuvent-ils recevoir un suffrage chrétien ? Encore une fois, ce sont les associations et ONG qui font en grande partie ce travail.

Les enfants de Dieu savent que l’injustice est inhérente à ce monde, et que l’injustice sociale est donc inhérente à tout modèle de société sans Dieu. Les hommes attendent de la politique ce qui lui est sans doute impossible d’accomplir. Néanmoins, il est toujours possible d’ajouter de l’injustice à l’injustice, ou, à l’inverse, de mettre en place des politiques de rééquilibrage qui vont dans le bon sens. C’est là toute la difficulté d’évaluation des projets des uns et des autres.

Cette liste n’était pas exaustive, on comprendra pourquoi. Chacun pourra éventuellement la compléter, par une tentative de définition chrétienne de la Justice, de la Santé, de la Jeunesse, de l’Éducation, de la Défense (si tant est que ce budget ait sa place dans une vision chrétienne), etc.

La vision

La vision est spirituelle et morale avant tout. Elle n’exclut pas l’action, bien au contraire. Le chrétien est impliqué dans la politique de son pays, de sa région, de sa ville, en mettant en pratique la politique de Jésus. Mais la direction vers laquelle nous entraîne la politique de Jésus a un but, une finalité, qui n’est pas terrestre. Nous appelons de nos vœux (et de nos prières) la bénédiction et souhaitons que la gloire de Dieu repose sur son peuple, mais beaucoup trop d’entre nous n’aspirent et ne travaillent qu’à faire un monde meilleur. Ou à servir deux maîtres. Bien sûr, il vaut beaucoup mieux chercher à faire un monde meilleur, plutôt que de le détruire ! Mais nous devons prendre en compte certaines réalités spirituelles, qui nous disent que pour Dieu, le monde est tout simplement mort. Tout ce qui ne sort pas du monde [22] pour répondre à Son appel, tout ce qui ne plie pas le genou devant le Fils, tout ce qui ne reconnaît pas la souveraineté et la seigneurie de Christ est mort, quoique vivant.

Rien d’éternel ne peut monter de la terre. C’est la bête qui monte de la terre [23]. Mais Dieu fait venir du ciel une nouvelle cité, une nouvelle société, avec ceux (et pour ceux) dont le monde n’était pas digne [24].

Ce n’est pas à l’administration de la cité qui a des fondements écroulés, que nous sommes appelés en premier, mais à celle dont les fondements sont éternels. Nous pouvons avoir un rôle à jouer dans la politique terrestre, à condition que nous appartenions en premier, et complètement, à la politique céleste. Faute de quoi nous serons renversés, et notre foi sera dévorée. L’esprit de Dieu ne forme pas les leaders spirituels dans les cités temporelles, selon leurs règles, là où les hommes se disputent et se partagent les pouvoirs temporels, mais dans les déserts, justement à l’écart du monde et des bruits du monde, là où ils recevront les pouvoirs éternels et les administreront avec une étanchéité complète.

Ceux qui sortent de la première école dominent les uns sur les autres, et cherchent les gloires qui viennent des hommes. Leurs propres intérêts. Et ceux qui viennent de la seconde école cherchent la gloire de Dieu, et s’inscrivent dans une politique éternelle, que la Bible appelle “un règne”, auquel nous sommes conviés, vous et moi, si nous ne nous trompons pas de chemin.

“tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.” (Apocalypse 5/10)

 Jérôme Prekel/première parution de l’article février 2012, révisé avril 2022

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[1] Le “citoyen du monde” est celui qui met les intérêts de l’humanité au-dessus de tout.

[2] Dans un discours prononcé à l’occasion de la présentation de ses vœux au Président de la République, Alain Mazeaud, président du Conseil constitutionnel évoquait « cet individu qui requiert [en matière de protection notamment] la sollicitude de la société organisée [et tout spécialement de l’Etat] mais qui ne se sent plus toujours partie prenante de cette organisation. » Il évoque la question à laquelle nous nous intéressons de la manière suivante : « Pur consommateur de services publics, pure victime (réelle ou imaginaire, mais en tous cas revendiquée) des carences et des imprévoyances publiques, ses plaintes interpellent un système dont il dépend, mais dont la bonne marche interne ne le concerne plus. Comme l’a exposé le philosophe Marcel Gauchet, cet individu déconnecté de la Cité, ce pur créancier, est aux antipodes de l’idée républicaine du citoyen responsable, participatif, investi d’obligations autant que de droits, intéressé pour le meilleur et pour le pire au sort et aux réalisations de la Cité, acceptant enfin, sans faire de tri, l’héritage national. » http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/le-consommateur-devore-t-il-le-20742

[3] “C’est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir”. [ François René de Chateaubriand ]

[4] En France, le terme possède deux sens. Positivement, il est employé dans le sens d’abandonner ses idéaux pour composer avec la réalité. Dans son sens négatif, il est utilisé pour indiquer un manque de vision politique conduisant à un règlement uniquement à court terme des problèmes.

[5] Jean 17/15 : “Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal”.

[6] Marc 8/36 : “Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme?”

[7] Mat 6/33 : “Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes choses vous seront données par-dessus”.

[8] Philippiens 3/20 : “Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ”

[9] 2 Pierre 1/5 : “à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés”.

[10] Apocalypse 21/2 : “Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux”.

[11] Jean 6/27 : “Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle”

[12] Jacques 4/4 : “Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu”.

[13] Hébreux 11/9, 10 : “C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur”, Hébreux 11/16 : Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité”.

[14] 1 Jean 5/19 : “Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin”.

[15] Jacques 3/15 : “Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique”.

[16] 1 Samuel 8/6 : “Samuel vit avec déplaisir qu’ils disaient: Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Eternel. L’Eternel dit à Samuel: Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux”.

[17] Zacharie 14/16 : “Tous ceux qui resteront de toutes les nations Venues contre Jérusalem Monteront chaque année Pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles”.

[18] Apocalypse 12/12 : “C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps”.

[19] Prov. 18/9 : “Celui qui est lâche dans sa responsabilité est complice du destructeur”

[20] Matthieu 5/32 : “Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère”.

[21] 2 Thes. 2/3 : “Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.

[22] Le monde pour lequel Il a donné son fils (Jean 3/16)

[23] Apoc. 13/11 :Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon”.

[24] Hébreux 11/38 : “…eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre”.

47 comments On Hygiène chrétienne de la politique : comment voter ?

  • Jérôme, bonjour…
    Je n’ai pas trouvé de commentaires sur cet article…
    Cet article est très bien. Il nous rappelle que nous ne devons pas confondre les deux royaumes.
    Ceci dit, tous les candidats en mesure de l’emporter ont dans leurs programmes des « germes toxiques » conduisant à un projet « antichrist »
    J’avoue qu’il ne me reste plus que de pas apporter de suffrage à quiconque et au final de ne pas voter
    Y a t-il d’autres suggestions
    A. Fabre

    • Bonjour Armand,
      Oui, cet article ne parle pas de vaccination, alors il y a moins de commentaires;)
      Plus sérieusement, chacun doit faire son choix en son âme et conscience. Ce n’est pas simple du tout. L’article est sans doute incomplet, mais trace une ligne. Perso je crois qu’il faut voter pour ne pas glisser dans l’abstentionnisme qui se confond avec le désintérêt. Il est toujours possible de glisser une enveloppe vide, même si les votes blancs ne sont pas (encore) pris en compte. Un jour, peut-être !

  • J’avais déjà lu ce très bon article lors de sa parution originelle.
    Effectivement A. Fabre, quand on soumet les candidats à une telle grille d’analyse spirituelle et scripturaire, on s’aperçoit qu’aucun ne réussit le test !
    Pour ma part, quand j’entre dans l’isoloir, je me considère comme un ambassadeur du Royaume de Dieu, et à ce titre regardé par les puissances spirituelles de méchanceté qui observent continuellement l’Eglise afin d’en vérifier le témoignage (voir ce que Paul enseigne à ce sujet dans 1 Corinthiens 11). En tant qu’ambassadeur du Roi des rois, je suis donc appelé à porter un jugement ou une recommandation sur l’un ou l’autre candidat. Et donc, de plus en plus souvent lors des élections, je glisse un bulletin « blanc » dans l’urne – ce qui est ma façon à moi de déclarer : « Au nom du Royaume de Dieu, je considère tous ces candidats comme disqualifiés de la position d’honneur et de responsabilité à laquelle ils prétendent. »
    Mais c’est ma position à moi. Comme le rappelle Jérôme, le vote du chrétien est un choix très personnel, qui se fait entre notre conscience et le Seigneur…

  • Il faut préciser que la vision défendue par l’article (et par l’auteur) est considérée par un grand nombre de chrétiens comme totalement irréaliste, même spirituellement parlant. Tout comme d’ailleurs celle défendue par l’article qui traite d cela soumission aux autorités (du même auteur).
    Sur le plan de la plotique, le chrétien devrait au contraire peser de tout son poids, dans tous les domaines possibles, pour s’opposer au pire. Le pire est présent dans la société, mais si le pire accède au pouvoir, ce sera la fin. Il faut donc tout faire pour l’empêcher. C’est pourtant simple. et nous avons beaucoup de moyens d’action, y compris de s’engager en politique. Ceux qui ne votent pas (et le vote blanc est un non-votant qui vote) sont donc irresponsables.
    Il y a quand même des candidats qui sont + remplis de démons que d’autres ! Certaines déclarations officielles comme celles de Biden font froid dans le dos https://www.valeursactuelles.com/societe/lgbt-ladministration-biden-ajoute-une-case-x-sur-les-passeports-americains-pour-les-personnes-non-binaires

    • Bonjour Jeremie
      Vous avez raison, le monde autour de nous a sérieusement besoin de lumière et de redressement, et on a l’impression qu’on va dans le mur, avec une force qui accélère de plus en plus… Comment faire pour freiner ? C’est effectivement une question qu’on se pose tous et vous y apportez votre réponse, celle du bon sens : en faisant quelque chose, par exemple voter ou essayer d’influer sur les choix politiques en s’engageant en politique. Ce faisant, vous agirez à ce niveau-là, ce qui est mieux que de ne rien faire.

      Mais il y a une question que personne n’ose poser, parce qu’elle ouvre un champ très complexe : plutôt que de se demander comment faire pour freiner, ne faudrait-il pas se demander s’il faut freiner ? Je vous laisse y réfléchir …
      C’est vrai que pour nous, c’est presqu’une question d’éthique : si on n’agit pas contre le mal, on est complice du mal, et cet argument est recevable évidemment ! J’en suis un fervent défenseur, puisque je travaille dans l’humanitaire. Mais nous qui sommes des enfants de Dieu, nous devons aussi (et en même temps) être des ambassadeurs et des prophètes. Ne pas rater l’occasion de dire au monde qu’il va dans le mur, et que le Seigneur revient. Ce qui implique une certaine attitude.

      Prophétiquement parlant, lorsqu’on regarde aux principes éternels, ne peut-on pas se dire que c’est Dieu qui entraîne les choses là où Il veut qu’elles aillent ? Ne sommes-nous pas pressés que son règne vienne, et en même temps désireux d’avoir du temps pour travailler ? Mais pas travailler à redresser le monde, ni à l’améliorer, mais à le confronter. Ce qui est impossible quand on fait partie de lui.

      Cette vision-là forge en nous une autre manière de comprendre le présent, l’avenir, et … les élections. Et de conserver une certaine distance avec l’argument pragmatique d’une action chrétienne par le choix du moindre mal, comme l’exprimait Hanna Arendt: « La faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. »

      Les chrétiens – les disciples – ont autre chose dans le cœur et dans les mains, que le choix du moindre mal pour influer sur le cours du monde.

      • Bonjour Jérôme,

        J’aurais bien aimé que face à cette injection génique imposée par les politiques, vous ayez eu une autre position que celle d’appuyer ce qui selon vous était le choix du moindre mal, à savoir cette inoculation malproprement appelée vaccination ! D’ailleurs, nous sommes loin d’être sortis des rappels booster si nous votons un candidat favorable à l’obligation vaccinale déguisée ou étendue à tous sans exception !

        On pourrait rajouter un autre critère à prendre en compte à votre liste non exhaustive pour éliminer certains candidats incarnant une ou plusieurs valeurs antichrist : Ne pas voter pour quelqu’un qui respire la fausseté, le mensonge, la tromperie, l’imposture, la duplicité. Qu’il y ait des promesses non tenues, c’est inévitable vu la complexité extrême de l’équilibre à maintenir entre les enjeux financiers, économiques et sociaux présents dans la gestion d’un pays soumis à des réglementations européennes et internationales. Il faut donc se focaliser davantage sur la personnalité du candidat : Est-il capable d’affirmer une chose et le lendemain son contraire sans même sourciller avec le même habillage honorable d’être au service de tous ? A-t-il une façade de défenseur de la démocratie, alors qu’en réalité dans son cœur il est rongé par des ambitions personnelles et peu importe s’il lui faut pour y parvenir piétiner les droits fondamentaux obtenus par nos ascendants au prix de luttes coûteuses ?

        Personnellement je pense qu’il faut aller voter, car selon le candidat élu, on progressera plus ou moins rapidement vers une deshumanisation de notre société. Si l’on ne veut pas freiner la progression du mal, on peut effectivement s’abstenir de voter ou pourquoi pas voter pour le pire d’entre eux ! Mais à mon avis ce n’est pas sage d’agir ainsi, de donner un coup de pouce à la montée de l’iniquité.

        J’ai écouté un message sur Esaïe 7, cet épisode où le roi de Syrie vint assiéger Jérusalem v2 “Et le cœur d’Achaz et le cœur de son peuple furent agités comme les arbres de la forêt sont agités par le vent “. Et Dieu pour certifier à Achaz qu’Il viendrait à son secours lui donna un signe surprenant qui n’avait rien à voir avec la situation désespérée dans laquelle il se trouvait : Il lui annonça la venue du Messie (v15). Es 9 Une grande lumière resplendit sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort car l’Admirable, le Conseiller, le Dieu puissant, le Père éternel, le Prince de la paix leur est donné. Es 11 :2 “L’Esprit de l’Eternel reposera sur Lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel.” C’est une réponse de Dieu très surprenante et qui rejoint votre position préconisée d’être à l’extérieur du monde afin de pouvoir mieux le confronter. Pour combattre l’ennemi, Dieu invite Achaz à entrer dans la lumière éblouissante d’Emmanuel Dieu avec nous. Ralph Shallis a défini ainsi l’église : ” Elle est un miracle, un acte de Dieu, un avant-goût du ciel sur la terre. Elle n’est autre chose que la présence de Dieu au milieu des hommes, les unissant et les utilisant de manière à faire éclater Sa beauté de façon irréfutable”. Donc pour s’opposer aux ténèbres envahissantes et de plus en plus intenses, il faut que la grandeur du Seigneur Jésus soit présenté au monde par l’église de façon de plus en plus lumineuse. C’est d’ailleurs, ce qu’enseigne la Parole, qu’il y aura un mûrissement du mal et un mûrissement du bien. (par ex Mt 13 :30 parabole de l’ivraie et du bon grain)

        Ce qui certain aussi et qui est répété plusieurs fois par ex dans Da 11, c’est qu’il y a un temps marqué par Dieu pour la fin. Dans ce chapitre est relatée l’histoire des intrigues, alliances, guerres des dominateurs de ce monde pour étendre leur puissance, mais” cela ne leur réussira pas, car la fin n’arrivera qu’au temps marqué.”v27 C’est Dieu qui détermine l’heure exacte où Il interviendra pour démontrer Sa justice aux yeux de tous et toutes les manigances des despotes ne pourront ni avancer, ni retarder, ni empêcher la venue du Seigneur en gloire.

        • Bonsoir Lilli,
          Plusieurs inexactitudes se sont glissées dans votre première phrase :
          – Les vaccins ARN ne sont pas des injections géniques: c’est un abus de langage de l’affirmer;
          – Tous les vaccins proposés n’étaient pas ARN : autre abus de langage;
          – La vaccination n’a pas été rendue obligatoire en France, contrairement à certains autres pays : votre ressenti ne correspond pas tout à fait à la réalité — même si on peut dire beaucoup de choses sur les mesures incitatives;
          – Enfin, le Conseil Scientifique partage a minima la responsabilité du choix vaccinal, ce ne sont donc pas « les politiques » qui sont à la manœuvre, comme vous dites.

          Comme toujours à chaque fois que vous vous exprimez sur le sujet, on voit surgir votre ressentiment et votre colère, qui parasitent votre communication, vous poussent aux amalgames, parce que vous laissez votre vision sous leur contrôle. Dommage. La bonne nouvelle, c’est que vous pourrez toujours compter sur moi pour tenter de vous aider à rester dans le factuel.

          Sinon, la réflexion d’Hanna Arendt se situe sur le plan politique, elle considère que la question morale aurait dû se poser aux acteurs/instruments parfois passifs de la « solution finale », proches ou lointains. Elle a raison de dire, dans ce contexte-là, que le moindre mal c’est toujours le mal. Mais je serai étonné qu’elle tienne le même raisonnement avec un vaccin qui est conçu pour sauver des vies, et tenter de stopper une pandémie (je ne parle que du principe).

          Dans le cadre de l’article que j’ai écrit, j’ai traité le sujet sous son angle moral, à tort ou à raison. Parce que je crois que les chrétiens sont les ambassadeurs de la morale divine, les prophètes des valeurs de Dieu. Jean-Baptiste incarnait la morale absolue, et il avait un message aux politiques de son époque. Et son message ne laissait aucune place au moindre mal.

          Accorder son suffrage à un candidat qui va être – ou qui est peut-être déjà – un instrument antichrist est vraiment complexe sur le plan de la conscience. Je crois que l’esprit du monde est entré partout, et que le réalisme fait jeu égal avec la morale divine, dans les raisonnements de beaucoup de chrétiens.

          On peut bien sûr comprendre le raisonnement pragmatique qui va chercher à freiner le mal moral en votant pour le candidat le moins pire. Perso je n’y crois plus du tout. Je crois que le Seigneur nous attend ailleurs, mais je suis bien conscient qu’on peut tenir le raisonnement inverse : la pensée dominioniste (lire cet article) s’est insinuée dans l’Église et il a des personnes d’autorité — qui vendent beaucoup de livres de par le monde — qui argumentent sur l’importance d’une politique chrétienne. Et je crois que dans une perspective temporelle, cette vision peut être attirante et sembler réaliste. Mais pas dans une perspective éternelle.

          J’ai retrouvé cette citation de Machiavel, en préparant votre réponse, qui pourrait très bien servir dans la préface d’un livre chrétien de la Nouvelle Réforme Apostolique, ou du Réseau Nouvelles Connexions (c’est cadeau) : « En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal » (dans Le Prince). Ce qui amène un jour à penser et dire : « il faut estimer comme un bien le moindre mal » (Toujours Machiavel). En langage moderne, ça s’appelle « la realpolitik » dont il est justement l’inspirateur. Mais on voit bien où ça conduit.

          Certains attendent des Cyrus. Moi j’attends l’Esprit d’Elie. Et j’essaye, maladroitement sans doute, de communiquer cette attente.

    • Bonjour Jérémie
      Vous dites que ceux qui votent blanc sont irresponsables. Est ce donc responsable en tant que chrétien de voter pour un candidat qui est pour l’avortement ? Je vous dis ça car tous les candidats sont pour…
      Soyez bénis.

  • Bonjour Jérôme, je trouve un peu « fort » quand tu dis « Un chrétien ne devrait pas pouvoir apporter son suffrage à un candidat/programme qui, d’une manière légale, légitimise une iniquité, sans devenir personnellement complice de celle-ci. »
    En disant ça tu culpabilises ceux qui votent. Souvenons nous qu’une personne qui enseigne a une lourde responsabilité. Pesons nos mots. Apres je respecte ton avis. Chacun est libre . J’ai demandé à différents chrétiens ce qu’ils pensaient de tes propos j’ai eu des réponses variées.. C’était interessant de les lire même si on sait bien que c’est dans une communion intime avec Dieu qu’on a la marche à suivre dans les choix que nous faisons. Important d’être ouvert, Dieu peut nous parler de tant de manières .
    Bonne journée Jérôme

    • Bonsoir Myriam,
      Content d’échanger avec toi ! Tu dis que j’y vais un peu « fort » et je vais prendre ça comme un compliment. Tu sais, la culpabilité n’est pas forcément notre ennemie ;). C’est la psychologisation de l’évangile qui a décrété que la culpabilité devait être bannie. Mais j’ai compris ton idée, et tu veux sans doute parler d’une affirmation un peu trop péremptoire de ma part (enfin que tu as perçue comme telle).
      Lorsqu’on écrit sur de tels sujets, on avance prudemment. Je dis ce que j’ai à dire, je structure mon argumentaire de la manière biblique la plus large et la plus solide possible, et après c’est à chacun de se positionner. Mais je reste à l’écoute : je considère que c’est normal que ma réflexion puisse être remise en question, mais que ce soit au moins sur une base contradictoire, et pas seulement sur une critique, même sympa. Mais je suis comme sœur Anne, je ne vois rien venir;). Des reproches, oui, mais du contr’argumentaire pertinent, c’est très rare.

      Sinon, tu insistes sur la nécessité de « peser ses mots » en citant donc cette phrase qui t’a choquée: regardons ça de plus près.

      – J’ai dit : « Un chrétien ne devrait pas pouvoir apporter son suffrage à un mauvais candidat » : je ne vois pas ce qu’il y a de choquant, c’est presqu’une lapalissade ! Tu noteras que je n’ai pas dit « un chrétien doit » mais j’ai écrit « un chrétien ne devrait pas pouvoir » : c’est ce que j’appelle peser ses mots ! Ce que je voulais exprimer, avec des égards, c’est que pour un cœur où l’Esprit de Dieu serait le Seigneur, ce cœur ne devrait « normalement » pas pouvoir choisir un mauvais candidat. Et il n’aurait pas besoin de lire un article pour ça.

      – J’ai dit qu’un tel chrétien qui néanmoins voterait pour un candidat antichrist se constituerait complice des lois iniques que ce dernier initiera : c’est d’une logique enfantine, puisqu’il a voté pour lui en connaissance de cause. Cette réflexion (que tu as trouvée culpabilisante) est une paraphrase de 1 Corinthiens 6/16 ou de 1 Corinthiens 10/21. L’apôtre Paul est souvent culpabilisant, tu noteras.

      Dans le premier passage, Paul parle d’une prostituée et pour Dieu, il n’existe que 2 statuts : être la fiancée ou être la prostituée. La fiancée se prépare et se sanctifie, et la prostituée fait le contraire. C’est un gros sujet de réflexion, quant à notre positionnement par rapport au Monde : on ne devrait pas pouvoir être dans les 2 sphères en même temps, comme l’explique l’épître de Jacques, et pourtant c’est ce que nous vivons, jusqu’au jour où nous basculons vraiment du côté du Seigneur.

      Dans le second passage, Paul parle de la coupe et de la table des démons. Alors je sais que la contextualisation imposerait de se cantonner à la dénonciation des sacrifices mélangés. Mais l’élargissement de la compréhension me paraît pertinente : par exemple, on ne peut pas consommer de la pornographie la semaine et communier à la sainte cène le dimanche. De même, on ne peut pas prier, adorer et servir le Seigneur et voter pour un candidat qui a de multiples caractéristiques antichrist. Tout simplement parce que lorsqu’il sera élu, et qu’il prendra des décisions iniques, il faudra que le chrétien se dise : je lui ai donné le pouvoir, j’ai contribué à cette situation. Je suis complice.

      Ça me donne l’opportunité de rappeler un principe qui me paraît important : je crois que la marque de la Bête, c’est de voter pour la Bête, de choisir la Bête. Et pour ça il faut trouver de bonnes raisons de le faire. Je ne dis pas que voter, c’est la marque de la Bête ! surtout pas, mais je dis que « les simples voient le mal et se cachent », tandis que d’autres voient le mal et trouvent des raisons constructives et même spirituelles de travailler avec. Je pourrais donner plein d’exemples. C’est un principe qui va très loin — j’espère ne culpabiliser personne en disant ça.
      Alors je prie pour que Dieu efface les effets de ce qui est écrit ici, et qu’il n’en reste rien dans les cœurs, si c’est faux. Mais si c’est vrai, alors je prie que l’Esprit de Dieu agisse et bénisse, et que les faux raisonnements soient renversés!
      Bénédictions/Jérôme

  • En âme et conscience, il n’existe pas de vote parfait. Il y a ceux qui votent blanc devant une absence de programme conforme à la loi naturelle et donc par ricochet niant à Dieu son implication dans la vie sociétale, et ceux qui votent pour un programme limitant la casse.

    Mais la question proposée par Jérôme est intéressante:
    « Sommes nous mandatés pour limiter ou freiner l’offensive du mal. »
    Je ne pense pas qu’on puisse répondre et réduire cette question par le vote démocratique dans une société où la chrétienté n’est pas majoritaire. Par contre c’est une question qui concerne directement la nature de l’Eglise comme étant le sel de cette société.
    « Vous êtes le sel de la terre «, et ceci, indépendamment du vote majoritaire de la société dans laquelle nous sommes placés.

    • Bonjour Domy
      Je ne crois pas que voter blanc consiste (même par ricochet) à nier à Dieu son implication dans la vie sociétale. Premièrement parce que Dieu n’a pas besoin de la charnière politique pour s’impliquer dans la société : la vraie politique, c’est celle du quotidien de la présence des chrétiens dans la ville (le sel de la terre dont vous parlez). La vraie politique, c’est l’évangile, si on veut bien.

      Deuxièmement si Jésus explique aux disciples qu’il faut laisser les morts enterrer leurs morts, alors il pourrait bien leur dire aussi de laisser les morts élire leurs morts, non ? Serait-ce anachronique d’imaginer ça dans son discours?
      On a un peu l’impression que Jésus et ses disciples survolent leur temps, et n’ont pas vraiment le temps de s’y impliquer, pour devenir Conseiller Municipal, ou Président de la République : dit comme ça, l’absurdité saute aux yeux. Les chrétiens et la politique, c’est une vision moderne, même si bien sûr on comprend l’idée de ne pas déserter un champ sociétal, par hyper-spiritualité. Car quelqu’un d’autre l’occupera.

      Vous parlez de la nature de l’Église et je crois que c’est dans cette direction qu’il faut chercher. L’ekklesia signifie « tirée hors de ». Hors de quoi ? Du monde et de ses logiques de fonctionnements. Et si le modèle biblique est fiable, et toujours adoptable, alors il faudrait au moins pointer dans sa direction. On y voit des chrétiens qui s’inscrivent en contradiction avec le monde (à cause de la révélation de Christ qui entraîne le même rejet que Christ a subi), et non en recherche d’harmonie … ce qui caractérise pas mal le christianisme moderne, reconnaissons-le.

      • Je me suis sans doute mal exprimé. Je n’ai pas écrit que voter blanc, c’était nier Dieu. Mais que pour un chrétien, l’offre politique était réduite soit de voter blanc devant une offre dite progressiste niant la loi naturelle, soit de voter pour une offre plus conservatrice, limitant la casse.
        Pour le reste, nous sommes en accord concernant la nature et l’empreinte de l’Eglise laissée au monde, qui ne se limite pas à un vote citoyen dont la nation fonctionne sur un autre mode d’action et d’expression que celui du Royaume. Être le sel de la terre va bien au delà d’une consultation citoyenne à cinq ans.

  • Bien lu ta réponse Jérôme,

    Un jour je t’ai suggéré d’ouvrir ton site aux commentaires et tu l’as fait et c’est bien 🙂 .
    Bien lu aussi ta réponse et merci d’avoir pris le temps. Une réponse qui aurait pu être simple courte et précise devient très compliquée. A coup de moult arguments et de versets .. Le Seigneur savait se faire comprendre , il parlait simplement aux gens de toutes conditions sociales, même aux enfants qu’il prenait simplement dans ses bras pour les bénir.

    Juste un conseil gratuit et respectueux , ne développes pas trop tes réponses, on s’y perd 😉 Apres fait comme tu veux , sûrement beaucoup apprécient et te suivent . Il y a plusieurs années j’ai écrit à MAV sur son site . Gentiment je lui disais qu’elle avait changé, qu’elle n’était plus la même etc .. et rien n’est passé. Elle était totalement fermée à ce que je lui avais dit. Au contraire elle me disait que je prie pour qu’elle soit de plus en plus différente d’avant .. qq chose comme ça ..

    Je sais qu’on a TOUS à se remettre en question sur des points différents . Puisse Dieu nous aider à garder des coeurs ouverts, humbles et clairvoyants . Après chacun est différents et on ne fonctionne pas de la même façon. L’important Jérôme, c’est d’être à la portée de tous ..

    • Hello Myriam

      Pour tes conseils, merci, c’est gentil, et je vois que tu en donnes aussi à MAV. C’est bien. Ce que je retiendrai, c’est que Myriam aime les réponse courtes, alors je vais en tenir compte !

      À mon tour de te donner un (court) conseil : les commentaires les plus intéressants (et les + constructifs) sont ceux qui dosent le bon ET le mauvais. Tu m’as exprimé ton sentiment à la lecture de l’article (que tu as trouvé « trop fort », « trop culpabilisant »; quant aux réponses, elles sont « trop longues » et « trop compliquées ». Et ah oui : la démarche globale est trop légère). Ça fait pas mal de reproches, dans un emballage tout à fait fraternel, et un poil condescendant, à bien y regarder. Mais je voulais savoir une chose : y avait-il quelque chose d’édifiant dans cet article ? Et dans la réponse au commentaire ? Ou pas ?
      Mais c’est peut-être trop demander : c’est vrai que lorsqu’il faut faire vite et court, on va à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est le reproche. Alors mon conseil, c’est de ne surtout pas renoncer aux reproches, mais de doser, voire (soyons fous) d’équilibrer:).
      Bénédictions/Jérôme

  • Bonjour à tous, – Je rejoins MICHOUD … dans ses propos, que j’approuve.
    Tous ces discours, toutes ces paroles vaines et compliquées ne servent qu’à nous troubler, ne sachant déjà que faire au sujet du vote.
    Si la culpabilité s’a’joute, alors on va aller mal.
    Ces choses sont très sérieuses, et nous n’avons qu’à nous tenir devant Dieu, ET non pas écouter l’homme … si Dieu ne nous répond pas, il a ses raisons …. -Si il reste silencieux, restons aussi silencieux. – Les raisonnements influencent et ça peut détourner notre paix. –

    • Bonjour Helène
      Merci pour votre commentaire, soyez bénie. Je n’approuve pas votre parti-pris (un peu téléguidé), et vous n’approuvez pas ma réflexion, mais ce n’est pas grave. Nous sommes, vous et moi, importants pour Dieu, au-dela de ce que nous faisons ou ne faisons pas. Et c’est ça notre force. Il est notre justice. Il sait pourquoi j’ai écris ce que j’ai écrit, et il sait pourquoi vous avez écrit également.

      Vous dites : « Tous ces discours, toutes ces paroles vaines et compliquées … » mais chère Hélène : que faites-vous ici ? Ne perdez pas votre temps à commenter le vide, et le vain, c’est un exercice qu’il faut laisser à ceux qui ne savent pas ce qu’il font. Ce qui n’est certainement pas votre cas. Ne prenez pas le risque de venir bêtement faire une tache sur votre robe blanche en alimentant une querelle, ou en prenant parti pour une amie.Je suis sûr que vous êtes au-dessus de tout ça.

  • Bonjour Jérôme,

    Au vu de ta réponse à Myriam, je pense qu’elle a tapé juste….
    Elle est humble et te partage humblement et ce qu’elle ressent, et son expérience.
    Perso c’est toi que je trouve condescendant dans ta réponse. Fatigue? orgueil blessé? lassitude?
    Mais quand on gère un site il faut savoir se maitriser, même si je sais par expérience que cela peut être rude.

    Y avait il quelque chose d’édifiant dans ton article?
    pour ma part, rien pour permettre à un chrétien de grandir.
    Désolée.
    Les temps sont courts, comme devraient l’être les réponses.

    MJ

    • Ah Marie-Josèphe ! Il ne manquait plus que vous.
      Votre couplet sur l’humilité de Myriam, vient à point nommé. C’est beau la solidarité.

      Mais si l’humilité consiste à écrire à un auteur qu’il ferait bien de peser ses mots avant de parler, en lui disant qu’il est trop ceci, et trop cela, et pas assez ceci … si c’est ça votre définition de l’humilité, alors il y a quelques pages de la Bible que nous allons pouvoir arracher.

      Emportée par votre élan, vous vous permettez au passage de me donner des leçons de maitrise de soi et de gestion de site d’édification chrétienne ? Ça colle assez bien avec votre conception de l’humilité. Mais j’ai envie de dire : qu’est-ce que vous en savez ? Vous semblez calée pour détecter mes lacunes : mais est-ce que vous savez ce que j’ai reçu ? Parce que sinon, vous êtes en train de me découper un costume avec un seul côté.

      Je vais vous confier un secret : ce que je constate de plus en plus, c’est que les commentateurs veulent bien se laisser aller à dire ce qu’ils pensent sans frein et parfois sans filtre, et « se payer » l’auteur, en mettant leur pied sur sa tête. Je suppose que ça donne une impression valorisante ! Et lui il doit être hyper-zen, sinon le couperet tombe. Et quand il leur répond sur le même mode (merci de bien vouloir consulter ce verset), alors c’est la fin du monde.

      Je ne fais pas plus long, et je prie pour vous, parce que ce que nous avons en commun est plus grand que ce qui nous sépare. Soyez vraiment bénie. Fraternellement.

  • Bonsoir Jérome,

    Je ne pensais pas que tu me connaissais.
    Peu importe, je dis ce que j’ai à dire.
    J’ai appris avec le temps, que ce qui compte n’est pas d’être accepté, encensé ou refoulé. Cela n’est que l’expression de la chair.

    Par contre j’ai appris, parce que je l’ai constaté, que ce qui compte c’est de semer, des graines que certains ne voient pas. Dieu m’a fait la grâce de voir ce qui était condamné au moment ou je le disais, devenir des arbres, 10 ans, 15 ans, 20 ans après avoir semé. Dieu sait, et finalement c’est cela le plus important.

    Merci d’avoir cité mon prénom en entier.
    Marie gardait ce qu’elle voyait et entendait dans son coeur, et Joseph obéissait à Dieu sans se soucier du mépris. 😉
    MJ

  • Désolée Jérôme si je t’ai offensé avec mes commentaires . Je m’abstiendrai à l’avenir . Bon courage

    • Merci Myriam. De mon côté il n’y a PAS d’offense. Comme je le disais à MJ, ce que nous avons en commun est plus grand que ce qui nous sépare. Et les échanges doivent rester une occasion de nous édifier mutuellement, ce qui est ta volonté j’en suis sûr, et qui est la mienne aussi. Tu m’as fait part de ton jugement sur ma prose, et je t’ai fait part de mon jugement sur la tienne. De mon côté, c’est réglé. Sois bénie et renouvelée.

  • Bonsoir Jérôme,

    Toute votre argumentation pour s’abstenir de voter ou de voter blanc (ce qui revient au même) repose sur le postulat que vous avez posé à savoir que voter pour un candidat revient à être CORESPONSABLE avec lui de toutes les décisions antichrist qu’il prendra durant son mandat. Et ce postulat, à mon avis, on peut le retourner et le regarder sous un autre angle : Déjà premièrement parce que des lois iniques sont déjà en en place dans notre pays ! Ensuite, on peut se prononcer en faveur du moins pire d’entre eux et pour ceci on peut se baser sur votre liste d’éléments à prendre en compte pour évaluer un candidat à la lumière biblique en y ajoutant le critère de la fausseté, du mensonge et de l’imposture. Dans ce choix de vote, JE M’AFFRANCHIS DE LA RESPONSABILITE DU MAL SANS LIMITE QU’AURAIT FAIT LE PIRE DES CANDIDATS s’il avait réussi à accéder au pouvoir à cause DE MON ABSTENTION . Donc, FAIRE BARRAGE aux candidats les plus antichrist est aussi une stratégie honorable. Après, il est vrai que les chrétiens évangéliques ne sont pas suffisamment nombreux pour peser réellement dans le vote présidentiel, mais on a l’arme de la prière .. Mon raisonnement est certainement purement humain mais notre corps physique est encore bel et bien lié à cette terre..

    • Bonsoir Lilli,
      Merci pour le commentaire.

      Tout est dans la réponse que je vous ai faite hier et je ne vais pas me répéter : mon argumentaire est MORAL. Et je le rappelle, la position de Jean-Baptiste devant Hérode était morale. Et on va laisser de côté la langue de bois : ceux qui prennent ce type de position nous cassent les pieds.

      Parce que la manière dont la morale (ou la conscience chrétienne, si on veut) pose le problème politique nous mène dans une issue. Il n’y a PAS de sortie, sauf par le haut. Tout est mal, sauf le bien. Et nous devrions (normalement) refuser tout mal, nous le savons bien. Choisir un chef, un conducteur, c’est une responsabilité : on peut tourner le problème dans tous les sens, on ne peut éviter d’entrer en responsabilité.

      En fait, c’est précisément la raison du malaise qu’on ressent à la lecture de l’article, et dont on essaye de se dégager, comme l’ont fait certaines personnes qui ont commenté (en disant que c’est mal écrit, ou accusateur, ou culpabilisant, etc). Parce que c’est notre conscience qui nous reprend, ce n’est pas le texte qui est écrit. Et donner raison à la conscience nous coûte toujours notre liberté. C’est un principe.

      Maintenant, vous avez raison de dire que nous évoluons dans un cadre naturel, et que faire barrage aux candidats les plus antichrist est une stratégie recevable. C’est tout à fait vrai et je n’ai pas de jugement par rapport à ça. Parce que ne pas voter pour le moindre mal pourrait revenir (peut-être) à favoriser l’accession du pire.

      Contrairement à ce que vous semblez penser, en écrivant ce texte, je n’avais pas l’intention d’emmener le lecteur « quelque part ». Je voulais simplement que ce raisonnement (implacable) lui pose le même problème qu’il me posait. C’est mon côté partageur. Je l’ai écrit en 2012, il a été lu 700 fois (dont probablement quelques bots), et il n’a pas vraiment suscité de contradiction. De la critique, oui, mais pas de contradiction structurée par une pensée alternative — comme vous l’avez fait ici.

      • Cette page a été lue 700 fois vraiment ? Il suffit de rafraîchir la page pour voir le compteur s´incrémenter. Si quelqu’un vient 20 fois juste pour lire les commentaires idem. Alors un peu de modestie..

        • Bonjour Jérôme,

          Visiblement on vous a suggéré d’ouvrir les articles du site aux commentaires … je ne sais pas si c’était une bonne idée car selon moi :
          – votre pensée est généralement bien exprimée dans vos articles et elle est toujours agrémentée de références bibliques ou d’articles connexes pour ceux qui veulent approfondir le sujet.
          – sur les sujets « sensibles » les commentaires constructifs qui proposent des visions alternatives à la vôtre sont assez rares.
          – ces commentaires se retrouvent noyés dans un flot de réactions émotionnelles ou de critiques souvent sur la forme plus que sur le fond …
          Bref, sous couvert d’enrichir le débat autour d’une réflexion initiale, il me semble que les commentaires de certains articles finissent par être « du bruit qui n’aboutie à rien » (Esa 30:7) où le lecteur se sent plus invité à prendre position pour l’un ou pour l’autre contradicteur plutôt que de s’en remettre au Seigneur quant à sa position sur la réflexion initiale.

          Dans la Parole, Paul nous conjure (c-a-d « nous demande instamment ») d’éviter les disputes de mots car celles-ci ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent (2 Tim 2:14). Avouons qu’il est très difficile d’y arriver sur internet …

          Ainsi, pour ma part, si vous choisissiez de renoncer aux commentaires pour garder davantage de temps et d’énergie sur les sujets et les réflexions que vous abordez, je n’y verrai aucun inconvénient. Merci pour votre travail d’avertissement et d’édification du Corps de Christ.

          Bénédictions, Bruno

          • Merci Bruno pour ce commentaire constructif, que je vais méditer, surtout sur la fin. Vous avez tapé juste. Et ça fait du bien, après la vague de ces derniers jours ! J’ai le souvenir d’échanges avec certains chrétiens, qui ont vraiment apporté de la lumière, fait progresser le débat, et éclairé les sujets. C’est l’occasion de regretter Eliane Colard, qui était une pointure en la matière (et pas seulement). Elle me manque. Bénédictions. JP

        • Cher anonyme, avant de donner des leçons de modestie, commencez par ne pas oublier de vous exprimer à visage découvert. Pour tacler, c’est toujours mieux.
          Ça ne vous a pas échappé : j’ai pris soin d’ajouter que le compteur de vues ne tient pas compte des visites de bots, donc ce n’est pas le reflet de la réalité. Il faudrait effectivement ajouter (soustraire, en fait) les visites pour commentaires et probablement d’autres choses. Mais vous savez, ces 700 (qui sont passés à 800) ne sont pas grand’chose, pour une édition qui date de 2012. Si vanterie il devait y avoir, ce serait déjà fait, avec d’autres articles qui dépassent les 10 000 vues.

          Mais qu’importe : est-ce que ça ne devrait pas être un sujet de se réjouir, que des chrétiens cherchent à se faire du bien en échangeant à propos de la vérité, et en s’édifiant mutuellement ? Je pense que oui : « Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre; L’Eternel fut attentif, et il écouta; Et un livre de souvenir fut écrit devant lui Pour ceux qui craignent l’Eternel Et qui honorent son nom » (Malachie 3).

  • En lisant les commentaires, je ne peux m’empêcher de penser que chacun voudrait voter en « pleine conscience » et responsabilité. Pour qui que ce soit que nous votions, ce ne sera jamais le vote parfait et pour cause: le vote démocratique ne sera jamais qu’une très pâle illustration du gouvernement du royaume de Dieu. En admettant que nous ayons fait un choix conforme à nos convictions au premier tour des élections, qu’allons nous faire si « notre » candidat ne se retrouve pas au deuxième (ce qui est fort probable) De toutes façons une zone d’incertitude et d’ombre subsistera dans tous les cas. Il ne faudrait pas verser dans une sorte d’esprit scrupuleux …
    L’appui d’une parole apaisante est requise en pareille circonstance: Je préconise Ecclésiaste 7/16 ; « Ne soit pas juste à l’excès et ne te montre pas trop sage: Pourquoi te détruirais-tu »
    Cette parole m’a souvent aidé dans mes moments de « scrupulite », mais elle ne m’a jamais fait oublier mes responsabilités ou tomber dans un quelconque compromis.
    Mon commentaire sera court pour ceux qui aiment la brièveté
    Armand

  • Bonjour Jérome, –
    Mon dernier commentaire n’a pas été publié, et c’est tant mieux.
    Je tiens à vous demander pardon, pour les propos de mon commentaire , – nous avons souvent la tentation de laisser aller notre mauvais coeur. ! – Mais le Seigneur m’a reprise. !
    Je vous promets, vous n’entendrez plus parler de moi, –
    Bien à vous Jérome, et que Dieu vous bénisse.

    • Bonsoir Hélène
      Merci pour votre mot, et si je vous ai blessée, pardonnez-moi également.
      Vous êtes toujours la bienvenue. La contradiction est importante. Je dirai même indispensable. C’est elle qui fait évoluer le débat. Charge à nous de le faire de manière constructive, c’est-dire, comme vous le rappelez, en nous méfiant de certains élans. Merci pour vos prières. Soyez richement bénie.

  • Jérôme,

    Je te trouve hypocrite : tu serres les lèvres pour ne pas avaler le moucheron de l’engagement politique du chrétien, et tu incites à avaler le chameau de la vaccination obligatoire.

    Tu t’es rendu coupable de soutenir et d’inciter à la vaccination, dont on sait que les effets sont pervers.

    Tu as fait le choix d’écouter la voix du »serpent », et tout ce qui découle ensuite, ce sont des raisonnements que tu construis pour justifier une position morale intenable.

    Tu as deux choses à faire :

    1- te repentir
    2- réparer les torts commis en usant de ton influence

    Tout ce que tu fais depuis est rendu vain par cette prostitution spirituelle à laquelle tu t’es offert. Pour moi tu es un réprouvé, et tous tes discours sont devenus inaudibles tant que tu ne revoens au point où tu t’es compromis.

    Je passe te voir de temps en temps comme on passe en voiture sans s’arrêter devznt un champ en friche.

    • Nicolas C. (M’a demandé de retirer son nom de famille)

      Quelle tristesse de lire ce commentaire, qui ravive le souvenir de tes insultes au téléphone début 2020, quand je t’exprimais mes réticences devant tes scénarios de fin du monde, et d’organisation de fin du monde par les gouvernants grâce au virus téléguidé etc…
      Voilà ici la nature de ton zèle pour ta vérité : jugement, condamnation, insulte, mépris (je suis hypocrite, immoral, réprouvé, coupable, compromis, etc). Je ne sais pas si tu sens de quel esprit tu es animé.

      Je te publie (j’ai bien hésité), malgré le caractère polémique et agressif, parce que c’est violent, et que ça me permet de mettre en relief cette caractéristique récurrente (pas toujours mais malheureusement souvent) des chrétiens complotistes. Tu donnes l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire, pas être, quand on cherche à défendre, même sincèrement, la vérité, et ça, même si tu as raison et que j’ai tort.
      Au pied de la lettre, nous avons à nous débarrasser de cette violence, la bannir de notre bouche et de notre cœur. La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu (Jac 1/20).

      Si des amis spirituels — des frères — ne peuvent pas contrôler leurs émotions négatives mieux que ça, on imagine ce que ça peut donner lorsqu’ils devront prier pour … des ennemis. On est loin de l’évangile basique. Et c’est toi qui viens me parler de repentance : faut avouer que ça ne manque pas de sel.

      Alors je pourrais ici rappeler la nature de ta communication ces deux années, les fables que tu as propagées, la peur instillée, j’ai vu tout ça, mais ce serait une perte de temps. Ta dernière phrase est triste à pleurer, mais je ne t’en veux pas. Simplement je te demande de ne plus déverser ça ici. STP. Sois béni.

      • (retire mon nom de famille stp : Pardon je reprécise étant ce que tu appelles un complotiste, dans un régime autoritaire, je risque la prison. Si tu laisses mon nom, tu livres ton frère au « bras séculier ». retire-le s’il te plaît.

  • Pas de soucis. Je ne venais déjà pas : je ne viendrai plus.

    • « Je te demande de veiller à ne plus venir avec cet état d’esprit de soupçon du mal. Réexprime ta pensée et excuse-toi de l’avoir rendue peu claire s’il le faut. Si tu es d’un avis contraire, tu peux le préciser, mais dans le respect des personnes. Merci de ta compréhension».
      par nicolas C, sur BlogDei, commentaire n°22. le 29 nov 2007 à 14:40,

      Extraordinaire clin d’oeil qui m’est parvenu complètement par hasard aujourd’hui, sans que je le cherche, évidemment. Merci le hasard ! Je tiens le lien à dispo, mais ça m’étonnerai qu’on me le demande. Celui-là, il a fait ma journée !

  • Article qui fait réfléchir … et causer, on dirait. Je ne suis pas d’accord avec l’orientation. Je crois que ne pas voter pose aussi un problème moral. La conscience peut très bien nous accuser de favoriser le mal en ne luttant pas contre. Mais ça m’a fait penser à un texte que j’ai lu hier :
    « si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas la doctrine du Christ, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas, car celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres » (verset 10 et 11-2 Jn). Parfois, on peut participer à des mauvaises œuvres sans vraiment le vouloir, on dirait. J’ai une Bible avec chaîne de références et il y avait aussi ça :
    « éloigner-vous de ceux qui vivent dans le désordre » (Rom. 16:17, 2 Thes. 3/6) et de ceux qui désobéissent « pour qu’ils en éprouvent de la honte » (2 Thes. 3:14). Ça devait être hyper-culpabilisant pour eux, non ? Est-ce qu’on pourrait encore faire ça aujourd’hui ?

    • Merci Rita

      Dans beaucoup d’églises, la relation à la culpabilité/culpabilisation est devenue compliquée, pour plusieurs raisons. D’abord parce que la psychologisation de la vérité est passée par là et que pour la psychologie, la culpabilité est à évacuer et à éviter. C’est un sentiment négatif qui nous vulnérabilise. Ensuite, on a bien vu que la religion s’est servie dans l’Histoire de la culpabilité pour établir son pouvoir sur les âmes, et que le Monde peut condamner ça avec raison. Dans le même ordre d’idée, on connaît tous les dégâts dans les groupes sectaires, où la culpabilisation est employée pour aliéner les gens. Enfin, nous avons peut-être fait l’expérience dans notre entourage de personnes manipulatrices qui contrôlent les autres par du chantage sentimental qui se sert beaucoup de la culpabilisation : c’est le fameux schéma du (ou de la) pervers(e) narcissique.

      L’écho qui se dégage de tout ça, c’est que la culpabilité c’est mal, c’est diabolique. Elle est considérée comme improductive, ce qui n’est pas l’opinion de la Bible. Il y a une bonne et une mauvaise culpabilité. Celle utilisée par l’ennemi a vocation de nous écraser, nous réduire, nous arrêter, nous asservir ou nous détruire. Celle produite par la vérité et donc par le Saint-Esprit vise de nous amener dans la liberté : la vérité nous affranchit en nous amenant à identifier et reconnaître ce qui est faux dans nos fonctionnements, et à les abandonner. Seul, celui qui reconnaît ET qui abandonne ses transgressions obtient miséricorde (Prov 28/13 et Ps. 32/5). L’évangile « facile » a établi un autre principe de justification qui est dramatiquement faux.

      « Moi je reprends et je châtie tous ceux que j’aime » prouve que l’état de péché de la nature humaine nécessite une confrontation avec la répréhension divine, et l’importance de ne surtout pas s’affranchir de la bonne culpabilité. Car si on n’accepte plus de se sentir coupable, ça veut dire qu’on n‘accepte plus d’être repris.

  • Et bien après avoir lu vos commentaires ……je persiste à voter blanc dimanche car je ne voterai pas Le Pen ni Macron! Bonne soirée !

  • À la veille du deuxième tour des élections présidentielles, des voix chrétiennes s’élèvent pour appeler à voter pour l’un ou l’autre des candidats :

    Le journal La Croix, dans son édito du 21 avril « Sans détour mais pas sans réserve : la menace Marine Le Pen conduit La Croix à apporter son soutien à Emmanuel Macron en vue du second tour de la présidentielle. » Cette prise de position est approuvée par le chercheur Sébastien Fath sur son compte twitter : « En tant que chercheur, citoyen, chrétien, je dis un grand BRAVO à ce choix courageux et clair de @LaCroix. Merci. 👏👏
    L’Histoire retiendra cet engagement POUR une #Fraternité responsable, qui rassemble, loin des haines et peurs agitées par @MLP_officiel ».

    On a pu voir passer également une déclaration commune des institutions juives, protestantes et musulmanes qui ont clairement appelé à voter pour le Président sortant. Le pasteur François Clavairoly (Président de la Fédération Protestante de France), le rabbin Haïm Korsia et le président du CFCM Anouar Kbibech, affirmaient le 4 mai dans La Croix que seul le vote républicain pour Emmanuel Macron garantit une « France confiante dans son avenir ».

    Ici un bon texte du pepscafeblogue du 22 avril, qui établit une comparaison très intéressante avec la tentation chrétienne de l’extrême-droite dans les années 30 en Allemagne.

    En face, le fondateur du CPDH, le Pasteur Daniel Rivaud, prend position (à titre personnel) contre le Président sortant et justifie son choix de voter pour la candidate RN : « Quant au programme que nous propose Madame Le Pen, avec toutes les limites du genre, celui-ci me paraît beaucoup plus compatible avec les valeurs dans lesquelles je crois que celle de son challenger ».

    Je n’ai pas connaissance d’autre prise de position chrétienne sérieuse et crédible allant dans ce même sens. Mais je suis preneur.

    En revanche, j’ai reçu pas mal de littérature de la part de ceux qui croyaient hier que le virus Covid était un plan de l’antichrist, puis le vaccin, puis le pass sanitaire, puis qui défendent aujourd’hui le narratif russe lorsqu’il prétend libérer l’Ukraine des nazis, et ce sont les mêmes qui s’évertuent maintenant à démontrer que le président Macron coche pas mal de cases de l’antichrist.
    Quand on suit une mauvaise route, plus on marche vite, plus on s’éloigne – Denis Diderot

  • Bonsoir Jérôme,
    Vous parlez du covid , du vaccin , du pass comme si c’était un passé définitivement révolu. Là , vous vous trompez : nous sommes toujours encore en urgence sanitaire, le pass vaccinal n’est pas abrogé, les soignants suspendus n’ont pas été réintégrés, le pass sanitaire est toujours encore exigé pour avoir accès à l’hôpital, aux ehpads. Et les rappels vaccinaux vont revenir à l’ordre du jour prochainement, voire une obligation vaccinale pour tous.( Macron ne l’exclut pas)

    Ensuite, je voterai Le Pen pour une raison très simple : En 2017 on ne savait rien sur Macron. Maintenant , ce n’est plus le cas. Il incarne la fausseté, il est constamment en train de jouer du théâtre .Il a toujours les bons arguments circonstanciels mais cela n’engage que ceux qui veulent y croire ! Il a réussi à avoir le parlement, le sénat , le conseil constitutionnel dans sa poche pendant tout le temps de son règne . Il n’y a plus de contre pouvoirs , plus que des complotistes. L’extrême dangerosité est bien de son côté .Tous les appels bien argumentés à voter pour lui ne changeront en rien sa personnalité nourrie d’auto-congratulations permanentes .

    • Bonjour Lilli,
      Oui, c’est probablement comme vous que je voterai, si je pensais que c’est une action moralement juste, (comme le pensaient les catholiques, protestants et évangéliques allemands en votant pour le NSDAP en 1933). Et je voterai évidemment de cette manière en France, mais je voterai aussi Trump aux US et Bolsonaro au Brésil et Orban en Hongrie, si je pensais que c’est le moyen de faire barrage à la montée du Mal … ou même seulement, allez, un des moyens de faire barrage au Mal. Oui, je raisonnerai de cette manière et on a abondamment débattu sur la recevabilité de ces arguments et de cette logique, sur le plan terrestre mais aussi (sous un certain angle), sur le plan spirituel.

      Mais je n’ai plus aucune illusion sur la marche du monde. Je suis dans un état bien pire que celui d’un complotiste, qui s’amuse à se faire peur avec des holocaustes sans réalité, alors que pour moi, nous sommes déjà installés dans le Nouvel Ordre Mondial moral et que l’âme de l’être humain est bien plus enchaînée qu’elle ne l’a jamais été et qu’elle ne le sera jamais.

      Le message prophétique au peuple de Dieu aujourd’hui, c’est celui de Jérémie à la population de Jérusalem : le roi de Babylone vient, et la ville va tomber. Et c’est Dieu qui est à la manœuvre. Tout ce qui peut être ébranlé le sera. La fin de toutes les tours et de tous les systèmes est arrêtée devant Dieu.

      Le centre de gravité de toutes choses est moral, toujours. Et le déséquilibre commence là. Or nous savons très bien que globalement (à part quelques exceptions) la société des hommes, incarnée par l’Organisation des Nations Unies, s’est accordée et s’accorde autour d’un modèle moral antichrist, qu’elle infuse dans toutes les nations. Et aucun candidat d’aucun bord politique ne pourra l’empêcher.

      J’ai abordé cet aspect bien installé et inéluctable d’une amoralisation mondiale dans ma brochure sur la théorie du genre. Ce n’est d’ailleurs pas seulement de ce sujet dont il s’agit, mais du cœur de la création, et de l’image de Dieu. Le point de non-retour a été atteint, c’est fait. Ce n’est donc plus qu’une question de temps pour que la réponse divine, le jugement salvateur, intervienne. Plus que jamais, nous sommes dans le temps de la patience de Dieu. Le temps court a commencé, et d’une certaine manière, les jugements ont commencé aussi.

      Et nous ne voyons pas dans la Bible, en relation avec la fin et le contexte que je décris, et qui se trouve par exemple dans la lettre aux Thessaloniciens, nous ne voyons pas la moindre ouverture de pensée pour nous lancer dans le moindre mouvement de réforme, de rétablissement ou d’inversion de la mécanique de la ruine. Au contraire. D’ailleurs, je note dans beaucoup de discours chrétiens l’emploi du verbe « freiner » (le mal), qui est déjà un aveu d’échec. Ceci ouvrirait une autre discussion sur l’échec du christianisme à changer le monde, mais je ne veux pas gâcher votre week end avec trop de mauvaises nouvelles.
      Bien sûr, ce que j’écris n’est pas un appel à se résigner, et à la passivité. Mais à agir par l’Esprit et sans illusion. Un champ est ouvert, large, avec une moisson, mais je fais partie de ceux qui pensent que le champ politique est une illusion, même s’il n’est pas sans résultats.

      Dans ce temps court, nous voyons que l’important pour le peuple de Dieu, c’est de veiller à être revêtu d’une robe blanche et moralement irréprochable, sans tache ni ride.
      Ce que je reproche à ceux qui font un calcul politique aujourd’hui en votant par exemple pour faire barrage (les deux camps pensent faire barrage à quelque chose), c’est de faire l’impasse de la question morale, parce que son exploration donne le vertige, au profit d’un pragmatisme qui semble, comme toujours, plus rationnel. Ici, il faut entendre que le pragmatisme est une émanation de l’évangile charnel, sur lequel le message de Jérémie a glissé, sans succès…

      « Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-même sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent. Sauvez-en d’autres, en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair » (Jude 20-23)

      Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

  • Amen! Oui l’urgence est de se préparer et d’être trouvé vêtu de sa robe blanche quand le Seigneur reviendra! C’ est à cela que nos cœurs et nos pensées doivent s’atteller. Je remarque également que l’une des plus grandes distractions que l’ennemi utilise est la politique sous toutes ses angles. Vivant aux USA, j’en suis témoin et c’est vraiment dommage ! Ici aux USA, certain en viennent à penser qu’on n’est pas chrétien si on vote démocrate. Puisse le Seigneur accorder à tout ses enfants le discernement afin de ne pas sombrer dans les pièges de l’ennemi.
    Que le Seigneur vous bénisse Jérôme.

    • Merci Christy pour votre commentaire, pour la prière et la bénédiction. J’aime bien votre utilisation du mot « distraction » pour qualifier le champ politique, en relation avec le disciple, bien sûr. Distraire, selon le dictionnaire, c’est détourner une personne de l’objet auquel elle s’applique. Et bien sûr on pense à une multitude de choses superflues, dans notre société de l’entertainment, et au pouvoir hypnotique de l’image, mais également à des choses supposément pertinentes et apparemment utiles.

      Jésus englobe tout ça, en expliquant qu’on ne peut pas être disciple sans renoncer à tout : au monde, au péché et à soi-même, c’est-à-dire sans réaliser la nécessité d’une séparation (pour Lui) avec toutes choses. Paul dit qu’il est crucifié au monde et que le monde lui est crucifié. Comment imaginer l’apôtre Paul sur une affiche électorale, ou traînant sur les plateaux télé pour commenter la situation d’un pays ? La politique, comme la ville ou la démocratie, sont des produits de la société des hommes sans Dieu. Pour les disciples, Dieu a prévu d’autres moyens pour impacter le cours du monde. Ceci étant dit, il faut parfois beaucoup de temps et de désillusions avant d’en venir à la vision brute de la vérité des évangiles. Comme le fils prodigue, c’est seulement après avoir réalisé l’inanité de nos choix que nous nous décidons à rejoindre la vision qui était là, pourtant.

      « Fils d’hommes, jusques à quand livrerez-vous ma gloire à l’opprobre? Jusques à quand aimerez-vous le vide (la vanité) et chercherez-vous le mensonge? » Ps. 4

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