La Commission d’éthique protestante évangélique appelle les chrétiens à se faire vacciner

Née en 1995, la Commission d’éthique protestante évangélique est commune aux Églises évangéliques libres (UEEL), à la Fédération baptiste (FEEBF) et aux Églises réformées évangéliques (UNEPREF). Ses trois objectifs sont de “contribuer au débat éthique protestant”, “répondre à des questions éthiques d’actualité” et “former les chrétiens”. Son communiqué du 5 août 2021 :

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Pour l’amour de Dieu et de votre prochain, faites-vous vacciner !

La gravité de la situation sanitaire, provoquée par cette nouvelle vague de la Covid, le niveau de désinformation véhiculée sur les réseaux sociaux, y compris par des chrétiens, le degré d’animosité qui règne sur ce sujet qui porte atteinte à la fraternité chrétienne dans les Églises et humaine dans notre pays nous amènent nous, Commission d’éthique protestante évangélique, à sortir de notre réserve, à lancer un appel à se faire vacciner d’urgence contre la Covid19 et à faire un certain nombre de mises au point théologiques, éthiques, et fraternelles. 

Nous appelons d’abord les chrétiens à ne pas nier la gravité de cette maladie ni l’efficacité, prouvée, de la vaccination pour en éviter les formes graves. Nous les appelons aussi à pratiquer sur ce sujet un dialogue guidé par l’amour, où nous pouvons dire nos peurs et nos craintes, voire nos colères, sans nous laisser enfermer dans des monologues anti-vaccinations qui ne portent pas l’empreinte de la sagesse selon Dieu, qui est porteuse de paix[1]

Oui, aujourd’hui, se faire vacciner est un acte qui relève de l’amour de Dieu, car il relève de l’amour du prochain : les deux commandements sont semblables. « L’amour ne fait pas de mal au prochain » dit Paul. Or ne pas se faire vacciner, c’est être aujourd’hui une menace potentielle réelle pour notre prochain. [Note du Sarment : Cette affirmation est contredite par le fait qu’une personne vaccinée peut malgré tout contracter le virus (mais le vaccin permettra une réponse immunitaire plus forte) et donc malheureusement le transmettre aussi. La CEPE considère sans doute qu’une immunité collective permettrait de vaincre la maladie et donc de sauver des vies, à condition d’accepter la vaccination].

Non, l’obligation vaccinale n’est pas la marque d’une dictature. Le BCG et le vaccin contre la polio sont obligatoires et n’ont pas changé notre régime politique démocratique. En revanche, ils ont permis l’éradication de deux maladies redoutables : la tuberculose et la polio. Interrogeons nos anciens qui ont encore la mémoire de ces fléaux[2]

Oui, le « passe sanitaire » pose des problèmes éthiques de discrimination des personnes, de respect de la vie privée et nous chrétiens, avec d’autres, nous devons rester attentifs et veiller à l’équilibre entre liberté et sécurité sanitaire. Mais non, se faire vacciner ou adopter le passe sanitaire, ce n’est pas recevoir la « marque de la bête ». Ce contre quoi l’Apocalypse de Jean mettait en garde les chrétiens du premier siècle, c’est un acte d’allégeance à un pouvoir qui prend la place de Dieu. Le mot « marque » en grec est le même que celui désignant le sceau de l’empereur romain de l’époque.

Oui ce danger existe encore aujourd’hui sous plusieurs régimes, mais l’obligation vaccinale dans notre pays n’entre pas dans ce cadre. Nous chrétiens qui sommes vaccinés, et qui bénéficions du passe sanitaire, nous n’avons fait allégeance à aucun pouvoir et nous n’adorons personne d’autre que Dieu. Nous avons simplement fait preuve de bon sens et d’amour de notre prochain. 

Non, se faire vacciner ne s’oppose pas à la proclamation de l’Évangile. Au contraire, car la vaccination favorise une libre circulation des personnes, favorable à la circulation de l’Évangile ! 

Oui, on peut avoir des craintes, des réticences par rapport à une innovation biotechnique comme les vaccins à ARN, mais parlons-en à notre médecin traitant, qui doit nous donner une information juste et sincère, et faisons-lui confiance, d’autant qu’il existe plusieurs solutions vaccinales dans notre pays. 

Non, se faire vacciner aujourd’hui, ce n’est pas être un cobaye, car de nombreux essais cliniques ont été menés en amont de la commercialisation de ces vaccins. Oui il y a suffisamment de recul, y compris sur les vaccins à ARN, quand des millions de personnes ont été vaccinées. 

Oui, aujourd’hui la pandémie de la COVID frappe gravement des non-vaccinés, y compris des jeunes voire des enfants (Brésil) et les populations des pays qui ne bénéficient pas de vaccins. En France les services de réanimation sont actuellement en voie de saturation par des malades non-vaccinés, qui représentaient, au 11 juillet 2021 près de 85 % des malades hospitalisés pour Covid-19[3]

Oui cette pandémie est mondiale et appelle à un devoir de solidarité entre les pays pour la juguler par des vaccins fiables, sûrs et économiquement accessibles à tous. C’est pourquoi nous sommes éthiquement favorables à la levée des brevets sur ces vaccins, et à une libéralisation de l’accès aux moyens de les fabriquer, d’autant que le coût de leur recherche-développement par les laboratoires a été financé par les États. 

Alors, nous qui le pouvons, faisons-nous vacciner pour l’amour de Dieu et de notre prochain. 

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Commission d’éthique protestante évangélique le 5 août 2021

Pasteur Luc Olekhnovitch (UEELF), président, Pasteur Louis Schweitzer (FEEBF), professeur d’éthique, ancien membre du CCNE, Pasteur Erwan Cloarec (FEEBF), Pasteur Marjorie Legendre (UEEL), professeur d’éthique, Dr Joël Petitjean (UNEPREF), Alain Lombet, ancien chercheur à l’INSERM, représentant du CNEF, Frédéric de Coninck, sociologue. 


[1] « La sagesse d’en haut est d’abord pure, ensuite porteuse de paix, douce, pleine de compassion … » Jacques 3.16

[2] Antoine Nouis, éditorial de Réforme du 29 juillet 2021

[3] Hôpitaux : 78% des patients décédés du Covid-19 sont des non-vaccinés | Vie publique.fr (vie-publique.fr)

44 comments On La Commission d’éthique protestante évangélique appelle les chrétiens à se faire vacciner

  • En voyant le libellé « Commission d’éthique protestante évangélique », j’ai pensé au début que c’était une prise de position émanant des mêmes fédération d’églises qui sont ouvertes au libéralisme et qui ferment les yeux sur (par exemple) le mariage homosexuel ou pire, l’ordination de pasteurs homosexuels. Mais en vérifiant sur leur site, je vois qu’ils ont pris des positions claires et tranchées sur ces sujets.
    Mais il en faudra + pour convaincre un chrétien antivax déjà convaincu …

  • Texte équilibré parce qu’ils ont osé parler de choses qui fâchent : « Oui, le « passe sanitaire » pose des problèmes éthiques de discrimination des personnes, de respect de la vie privée et nous chrétiens, avec d’autres, nous devons rester attentifs et veiller à l’équilibre entre liberté et sécurité sanitaire » .
    Maisc’est dommage d’assimiler la vaccination à un geste pour l’amour de Dieu, alors que beaucoup (la plupart?) se font juste vacciner pour ne pas être contaminés.
    Cette crise nous a tous pris par surprise et nous entraine dans des situations où il faut prendre des décisions nouvelles (comme cette commission d’éthique). Qui aurait pu imaginer qu’on aurait à se prononcer sur des sujets pareils ? Les plus privilégiés sont ceux qui vivaient dans la communion avec le Seigneur, et dans le service, avant la crise parce que l’Esprit qui parlait leur a donné conseil tt de suite. Le Seigneur parle à ses enfants. Mais pour les autres, les adorateurs du dimanche comme je les appelle, ils ont été pris dans leurs pensées. La crise nous prend là où nous sommes : si nous sommes dans la foi, nous la vivons dans la foi. Si nous sommes rétrogrades, nous la vivons comme les gens du monde. Pas étonnant de voir tant de chrétiens faire les perroquets des fake news. Moi çàa me gênerait de défiler à côté de Lalanne, Bigard, Philippot, et de former un même corps avec des athées et des antisémites. 1co6:16

  • Que Dieu se révèle à vous ! Le vaccin est un poison pour le corps ! Ou est votre foi? Vous avez foi en des hommes sans foi ni loi, bien loin de Dieu qui cachent énormément de choses sur ces vaccins, qui se déresponsabilisent en cas de problémes …ces injections ont déjà fait des morts, ont cause de graves effets secondaires, des jeunes sont victimes de myocardites….comment pouvez-vous parler de l’amour pour Dieu et pour votre prochain ? Inciter des gens à se faire injecter des produits chimiques neuro-toxiques, alors qu’il y a des médicaments reconnus pour guérir de ce virus…..plus de 99% de personnes infectées ont guéri par elles-mêmes….

    Dieu ne nous a jamais demandé de nous faire injecter des produits chimiques toxiques dans le corps, encore moins pour engraisser les industries pharmaceutiques et pour pouvoir jouir des plaisirs de la chair (resto, voyages…..). Livrer son corps, qui appartient à Dieu, à ces païens sans conscience est anti-bibiblique…

    En qui avons-nous foi ? En notre Seigneur ou en ces hommes disciples de Mammon ?
    Il est écrit :
    Matthieu 16:17 Et ce sont ici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils chasseront les démons en mon Nom; ils parleront de nouveaux langages; 18 ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ILS IMPOSERONT LES MAINS AUX MALADES, ET LES MALADES SERONT GUÉRIS…

    Jacques 5:14 Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, EN L’OIGNANT D’HUILE au Nom du Seigneur; 15 Et la prière faite AVEC FOI SAUVERA LE MALADE, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés..
    Marc 5:25 Alors une femme malade d’une perte de sang, depuis douze ans, 26 QUI AVAIT BEAUCOUP SOUFFERT ENTRE LES MAINS DE PLUSIEURS MÉDECINS, ET QUI AVAIT DÉPENSÉ TOUT SON BIEN SANS AVOIR REÇU AUCUN SOULAGEMENT, MAIS QUI ÉTAIT PLUTÔT ALLÉE EN EMPIRANT tout son bien sans en avoir reçu aucun soulagement, mais qui était plutôt allée en empirant, 27 Ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière, et toucha son vêtement. 28 Car elle disait: Si je touche seulement ses vêtements, je serai guérie. 29 Et au même instant la perte de sang s’arrêta; et elle sentit en son corps qu’elle était guérie de son mal.
    30 Aussitôt Jésus, connaissant en lui-même la vertu qui était sortie de lui, se tourna dans la foule, en disant: Qui a touché mon vêtement?
    31 Et ses disciples lui dirent: Tu vois que la foule te presse et tu dis: Qui m’a touché?
    32 Et il regardait tout autour, pour découvrir celle qui avait fait cela.33 Alors la femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui avait été fait en sa personne, vint et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité 34 Et Jésus lui dit: Ma fille, TA FOI T’A GUÉRI, ; va-t’en en paix, et SOIS DÉLIVRÉE DE TA MALADIE.
    Luc 18:8 Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, TROUVERA-T-IL LA FOI SUR TERRE ?

    Que Dieu vous donne sagesse et discernement…

    • @Nadia
      « Dieu ne nous a jamais demandé de nous faire injecter des produits chimiques toxiques dans le corps, encore moins pour engraisser les industries pharmaceutiques et pour pouvoir jouir des plaisirs de la chair (resto, voyages…..). Livrer son corps, qui appartient à Dieu, à ces païens sans conscience est anti-bibiblique… »
      C’est pas si fréquent de rencontrer des chrétiens qui disent encore que le corps appartient à Dieu, et qu’il guérit toutes les maladies. C’est vraiment une bonne vision. Avec cette exhortation à la foi, vous êtes certainement une femme qui ne prends pas de médicaments chimiques toxiques (pour ne pas engraisser les industries pharmaceutiques) comme la pilule par ex, ni non plus anxyolitiques, antidéps, somnifères … j’en passe et des meilleurs.
      Tout ça c’est ds « produits chimiques toxiques » il y a qu’à voir les notices. Même le paracetamol peut tuer il paraît ^^. Un de mes potes chrétiens fume, et il ne veut pas du vaccin, parce qu’on a pas assez de recul, bla et bla, et que d’après lui il contient des produits neuro-toxiques. Et sur les paquets de tabac qu’il achète, c’est écrit en gros FUMER TUE. C’est surement pas votre cas, mais ça montre bien le coté selectif de notre » foi « … Et ça ne l’empêche pas de tenir le même discours que vous. Pareil.

  • « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » disait Jésus.(Matthieu 6:30)

    Ne lui avons-nous pas donné notre vie, n’est-elle pas entre ses mains ?
    Alors pourquoi chercher à tout prix à la conserver ? « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra » (Marc 8:35)

    N’est Il pas tout-puissant, quelqu’un peut-il résister à sa volonté ?
    Les croyants choisissent-ils le jour de leur mort ?
    S’Il a décidé de reprendre le souffle qu’Il nous a donné, un vaccin pourra-t-il s’y opposer ?

    Nos contemporains se précipitent sur le vaccin pour pouvoir reprendre le cours de leur vie.
    Mais quand bien même le vaccin protégerait à 100 % de ce virus, les garderait-il des accidents de la route, du cancer, des AVC ?
    « Je dirais à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi.
    Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée  » (Luc 12:19)

    Quand Dieu a décidé de faire mourir les fils d’Elie parce qu’ils étaient méchants (1 sam 2:25), les médecins ont-ils pu quelque chose pour eux ?
    Toute la technologie moderne, tout l’argent du monde auraient-ils pu les maintenir en vie ? Un vaccin aurait-il fait mieux ?

    Ce vaccin est inutile a un croyant qui a sa vie cachée avec le Messie, en Dieu, car il est déjà mort : « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. »(Colossiens 3:3)

    • Bonjour, contributeur/trice anonyme
      Vous avez dû remarquer que la petite fenêtre de dialogue proposée par le site pour publier votre commentaire comporte des champs prévus pour y glisser votre nom, votre email et éventuellement votre site si vous en avez un. Je préconise toujours de remplir ces champs car sinon, nous ne savons même pas si nous devons nous adresser à une femme ou à un homme. Un autre intérêt également est celui d’assumer personnellement son positionnement surtout pour des appels/exhortations tels que le vôtre. Je suis sûr que c’est un oubli.

      Vous dites que le vaccin est inutile à un croyant qui a sa vie cachée en Dieu, et je ne sais pas si vous êtes conscient(e) que cette assertion vous contraint mécaniquement à affirmer de manière péremptoire que les dizaines de chrétiens qui sont malheureusement décédés du covid (par exemple de l’église la Porte Ouverte de Mulhouse) n’étaient pas cachés en Christ. Et que partout dans le monde, les chrétiens qui sont atteints (par ce virus ou par un autre) ne sont pas cachés en Christ. Le problème de ce genre d’affirmation, (c’est une croyance) c’est qu’elle fait de la maladie un signe de non spiritualité. De là à dire que la maladie serait un signe de péché, il n’y aurait qu’un pas.

      Cette croyance doit être questionnée, afin qu’elle démontre sa véracité ou sa vacuité, c’est le seul moyen de révéler ce qu’elle contient vraiment, et où elle nous conduirait si nous l’adoptions. Alors allons-y : Un chrétien caché en Christ ne peut-il pas du tout tomber malade ? Et s’il tombe malade, le chrétien caché en Christ ne peut-il que guérir miraculeusement ? Un chrétien caché en Christ est-il empêché, par son positionnement en Christ, de s’autoriser à recourir à la médecine, la pharmacopée, pour se soigner, lui et ses enfants ? Je crois que parfois, la haute spiritualité à laquelle notre logique religieuse nous pousse, devient dénuée de bon sens.

      Par exemple, nous ne pouvons pas comparer le cas des fils du sacrificateur Elie (ou les fils du sacrificateur Aaron), qui meurent en flagrant délit de transgression dans le service du tabernacle, avec la mort d’un chrétien du covid. Ce serait tordre le sens de ces exemples, et surtout, cela reviendrait à dire que chaque mort est voulue de Dieu. Vous ne devez pas accepter de penser de cette manière. Il faut pousser plus loin votre réflexion.

      Vous avez cependant raison de dénoncer la peur de perdre la santé, qui est devenue une idole moderne. En réalité, nous avons tous plus ou moins cette peur en nous, que nous avons hérité de la Chute. Personne ne veut tomber malade, et c’est bien compréhensible.

      Votre choix personnel de ne pas recourir à la vaccination est respectable, mais pouvez-vous nous dire qu’il est seulement spirituel ? Ce choix n’est-il pas le résultat de quelque chose de plus complexe, dans lequel interviennent par exemple (en vrac) : le doute sur la réalité de la pandémie, la réalité de sa létalité, de sa contagion, le doute sur la composition des vaccins, le doute sur le manque de recul et de tests sur leur fiabilité, le doute sur la toxicité de certains d’entre eux, le risque de prendre une marque, etc. Si aucun de ces paramètres n’a influencé votre choix, et que vous y êtes indifférent(e) alors il s’est effectué uniquement sur une base spirituelle. Sinon, vous vous inscrivez vous-même dans la protection de votre vie et de votre santé. Comme les autres, mais pas de la même manière.

  • Un allié de poids en faveur du vaccin, sur la scène américaine : Donald Trump encourage ses partisans à se faire vacciner. Et forcément, il se fait siffler !
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/trump-siffle-par-ses-partisans-a-qui-il-recommandait-de-se-faire-vacciner_fr_6123935ee4b0e5b5d8ec014a

  • Je suis assez surpris par la naïveté des signataires de ce texte, naïveté d’autant plus impardonnable qu’à priori il s’agit là d’individus sérieux et cultivés, capable de mener une réflexion critique. Déjà, déclarer que la vaccination est un acte d’amour, c’était osé. Quand, de la tête à la base, la société dans laquelle nous vivons nous pousse dans une seule direction, on peut parler au mieux de nécessité (mais du coup, cela exclu la liberté et donc l’amour) au pire de conformisme.

    Le ton de l’article est, du reste, très péremptoire : moult affirmations peu ou mal expliquées. Je ne reviendrais pas sur ce qui concerne l’efficacité du vaccin, n’ayant pas les compétences pour en discuter. Il s’agit, à mes yeux, d’une question secondaire car je crois que le véritable problème, que cet article minimise, se situe dans la prise en charge de la crise par le gouvernement.

    Déclarer, par exemple, que « se faire vacciner ne s’oppose pas à la proclamation de l’Évangile. Au contraire, car la vaccination favorise une libre circulation des personnes, favorable à la circulation de l’Évangile ! », c’est oublier que les restrictions de circulation ont été imposées par l’Etat et ses organismes de contrôle. Par conséquent, ce n’est pas la vaccination elle-même qui permet de circuler à nouveau, mais uniquement l’autorisation du gouvernement. Aujourd’hui, cette autorisation est calibrée sur la validité de votre système immunitaire qui doit s’adapter à une norme. Demain ce sera autre chose, mais la méthode sera identique. Si vous voulez à nouveau être libre d’aller où bon vous semble, c’est donc sur l’Etat qu’il faut agir, pas sur votre système immunitaire. Et j’en profite pour poser une question : à partir du moment où un gouvernement s’autorise un droit de regard sur votre système immunitaire (on est au-delà du privé, on touche carrément à l’intime !), peut-on encore avancer que ce gouvernement-là n’a aucune prétention totalitaire ?

    On retrouve le même problème de manque de réalisme plus loin : « Ce contre quoi l’Apocalypse de Jean mettait en garde les chrétiens du premier siècle, c’est un acte d’allégeance à un pouvoir qui prend la place de Dieu. »

    Comment ne pas voir qu’aujourd’hui encore, le pouvoir prend la place de Dieu (oui, même en France et pas uniquement dans les horribles dictatures orientales) ? Certes, il n’exige pas l’adoration (par contre, il exige une obéissance quasi absolue). Mais quand l’Etat prétend assurer seul notre santé, notre éducation, notre sécurité etc. Quelle place reste-t-il à Dieu concrètement ? À ce stade, la foi ne pourra plus être un engagement total du quotidien, un risque qu’un individu responsable prend seul face à son Dieu : tous ses besoins sont déjà satisfaits par l’Etat.

    J’ai l’impression qu’au final, les membres du commité éthique sont restés bloqués dans une vision anachronique de l’Etat qui les empêche de voir l’idolâtrie dans les formes nouvelle qu’elle prend aujourd’hui. Croire que nous sommes encore dans une démocratie, que l’obligation vaccinale n’est pas le signe d’une dictature, c’est manquer de recul ; la Ve République, comme son nom l’indique, n’a jamais été une véritable démocratie. Affirmer que nos libertés ne sont pas en danger, alors qu’à deux reprise déjà l’Etat a réussi ce tour de force d’enfermer l’intégralité de la population du pays pendant plusieurs mois, c’est grotesque. Avancer que « nous chrétiens, avec d’autres, nous devons rester attentifs et veiller à l’équilibre entre liberté et sécurité sanitaire. », c’est manifester à quel point « nous chrétiens » sommes en retard d’un bon demi-siècle sur les combats actuels : il ne s’agit plus aujourd’hui de veiller à un équilibre liberté-sécurité. Il s’agit de le restaurer, parce que la sécurité a largement pris le dessus au détriment du reste, de tout le reste. C’est-à-dire que, au nom de la sécurité, on va empêcher des hommes et des femmes de vivre une vie décente. Personnellement, je ne peux en tant que chrétien souscrire à un tel programme. Ce serait trahir l’espérance que j’ai reçu en Christ.

    • Bonjour Joseph, merci pour votre réaction.

      Vous dites : « Je ne reviendrais pas sur ce qui concerne l’efficacité du vaccin, n’ayant pas les compétences pour en discuter. Il s’agit, à mes yeux, d’une question secondaire car je crois que le véritable problème, que cet article minimise, se situe dans la prise en charge de la crise par le gouvernement ».

      Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec la position prise par la commission d’éthique protestante évangélique, ou celle de l’association des médecins chrétiens romands, ou d’autres encore. Ce que je ne comprends pas, c’est que vous dites que vous n’avez pas les compétences pour discuter de la pertinence du vaccin (c’est tout à votre honneur de le préciser) mais vous condamnez leur position — qui traite justement de la pertinence de la vaccination. Étrange contradiction ! Car on le comprend en vous lisant, vous êtes bel et bien opposé aux mesures sanitaires.

      Vous dites : «… on peut parler au mieux de nécessité (mais du coup, cela exclu la liberté et donc l’amour) au pire de conformisme.»

      Je pense que vous avez tort de dissocier la nécessité d’un choix d’avec l’amour et avec la liberté : Paul dit «Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée » (1 Cor. 9/16). Nous savons vous et moi que Dieu n’a rien imposé à Paul, mais que c’est sa propre conscience, face à ce que Dieu lui a pardonné, et à l’immense enjeu de prêcher la résurrection, qui s’impose à sa volonté et donc à sa liberté. Et que c’est par amour qu’il l’a fait.

      Vous dites : « c’est oublier que les restrictions de circulation ont été imposées par l’Etat et ses organismes de contrôle … peut-on encore avancer que ce gouvernement-là n’a aucune prétention totalitaire ? »

      Visiblement, vous faites partie des personnes qui attribuent la responsabilité des contraintes « au gouvernement et ses organes de contrôle », dans une rhétorique qu’on retrouve dans la plupart des discours complotiste. Je ne dis pas que vous l’êtes, je dis que votre raisonnement est compatible.

      Par exemple, vous dites : « Si vous voulez à nouveau être libre d’aller où bon vous semble, c’est donc sur l’Etat qu’il faut agir, pas sur votre système immunitaire. »
      Ici, nous sommes dans une rhétorique complotiste de type Qanon, avec du sous-entendu de type action contre le gouvernement : que voulez-vous dire par « c’est donc sur l’État qu’il faut agir » ? Voter ? Manifester ? Appeler à la résistance citoyenne ?

      Autre exemple, vous dites : « Affirmer que nos libertés ne sont pas en danger, alors qu’à deux reprise déjà l’Etat a réussi ce tour de force d’enfermer l’intégralité de la population du pays pendant plusieurs mois, c’est grotesque. »

      De votre point de vue, les confinements (partout dans le monde) sont des moyens coercitifs qui nous pénalisent. De mon point de vue, ce sont des mesures de protection. Déjà, à partir de là, tout nous sépare sur le sujet. Mais ce n’est pas le plus important à mes yeux : c’est dans l’analyse spirituelle que nous accusons la plus profonde divergence : pour vous, le gouvernement est responsable, coupable de totalitarisme. Pour moi, c’est Dieu qui est à l’origine de tout ça, ce n’est pas le ou les gouvernements, ou les puissants de la terre, ou les laboratoires pharmaceutiques, les juifs, les démocrates, les chinois ou les satanistes ou tout autre bouc émissaire dont ont besoin les simples. Nous pouvons choisir de croire que les confinements ont sauvé des vies, ou choisir de croire que ce sont des mesures scandaleuses pour nos libertés. Dans un cas comme dans l’autre, ça en dira long sur la conformité de nos sentiments avec ceux qui étaient en Jésus-Christ, lequel n’a pas regardé … (Philippiens).

      À vous lire attentivement, on sent que la liberté est une chose primordiale. Vous avez raison, bien sûr, mais est-ce bien l’exemple du modèle de Christ? Ne devrions-nous pas nous exhorter mutuellement à viser la direction qu’il suivait ? La notion de liberté que défendent certains chrétiens d’aujourd’hui ne sent pas beaucoup la croix quotidienne, c’est-à-dire l’habitude de renoncer à sa volonté propre, renoncer à affirmer ses droits ou pire à les revendiquer. Cela, cette humilité-là, ce n’est jamais une posture. Une manière de reconnaître la bonne odeur de Jésus-Christ et son caractère qui parfois peut sembler naïve, aux yeux du vieil homme. Ou manquer de réalisme.
      Avec vaccin ou sans vaccin, soyons zélés pour les bonnes œuvres : servons l’Éternel, non à notre idée, mais en comprenant quelle est la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite, même quand nous devons y perdre apparemment – et pour un peu de temps – une chose à laquelle nous tenons. C’est cela qui donne du pris à notre foi. C’est cela aussi, acheter de l’or éprouvé par le feu.

  • Bonjour Jerome,

    Merci pour votre réponse détaillée, qui me permettra notamment de préciser quelques points de ma pensée. Débattre par écrans interposés est un exercice périlleux, j’espère avoir bien compris vos propos. Si d’aventure je venais à déformer le sens de vos paroles, je m’en excuse.

    Si je condamne la position du commité d’éthique, c’est surtout pour ce que j’estime être une sous-estimation des rapports de pouvoir qui, aujourd’hui, s’exercent derrière l’acte vaccinal en France. On ne devrait pas défendre, avec une autorité qui est celle du commité, une position quelconque sans prendre en considération tous les aspects du problème (politiques, sanitaires, spirituels…).

    Alors oui, puisque ma réponse porte beaucoup plus sur l’aspect politique et social de la question, mon discours peut paraître adaptable aux thèses complotistes. Mais je dois faire ici une précision importante : je ne peux que vous rejoindre dans la mise en garde contre la construction de boucs émissaires (ceci dit, je n’irais pas jusqu’à avancer que seuls les « simples » en ont besoin. À moins de considérer l’ensemble de l’humanité comme des « simples », tant ce mécanisme se retrouve partout et à toute époque…). Quand je dis « Etat » ou « gouvernement », je ne vise pas une tranche d’individus que je considèrerais comme coupables ou malveillants. Je n’avance pas la thèse du complot, façon « protocole des Sages de Sion ». Non, je désigne plutôt l’Etat comme organisme, institution de contrôle. Ce que la Bible nous décrit comme étant une idole (il faut relire 1 Samuel 8, où le prophète explique très bien que le peuple, par ses attentes, génèrera un pouvoir contraire à l’ordre divin).

    Vous déclarez croire que c’est « Dieu qui est à l’origine de tout cela ». De quoi parlez-vous exactement, de la pandémie ou des contraintes sanitaires ? Car autant je veux bien considérer que la pandémie est une expression du Jugement (liée à la mauvaise conduite des hommes), autant je maintiens que ce qui relève de la gestion de la pandémie (traduit théologiquement, ce serait alors la manière de recevoir le jugement divin) relève de la responsabilité de l’Etat (et donc de nous, citoyens qui nous soumettons à ses consignes sans poser suffisamment de questions, j’aurais dû le préciser dans mon premier message pour éviter l’effet « bouc émissaire »). Si l’Eglise avait ici un rôle à jouer, ce serait dans l’appel à la repentance et la prière, pas dans l’injonction à se faire vacciner…

    Vous me demandez « que voulez-vous dire par « c’est donc sur l’État qu’il faut agir » ? Voter ? Manifester ? Appeler à la résistance citoyenne ?  » Si seulement j’avais une réponse à vous offrir ! Mais la situation est telle, nos moyens d’actions si limités et dérisoires, que je ne vois pas aujourd’hui ce qui serait possible. L’impasse est réelle : ou nous nous plions aux contraintes imposées par le gouvernement, et la porte est ouverte à la dictature (car j’ai peu d’espoir : les moyens mis en place pendant la crise vont être réemployés à l’avenir pour d’autres occasions, et pourquoi pas à terme la limitation de la liberté de culte), ou une résistance se met en place qui finira sans doute dans un bain de sang et l’instauration d’une autre dictature. Le croyant que je suis ne voit qu’un recours à la prière. D’ailleurs, j’ose avancer que vous serez sans doute arrivé à la même conclusion de la nécessité actuelle de la prière puisque vous pensez que c’est Dieu qui est à l’origine de tout cela.

    En parlant de nécessité, je ne suis pas sûr que l’exemple de Paul soit ici pertinent pour défendre le tandem nécessité/amour ; l’annonce de l’Evangile relève ici de la vocation, de la mission que Dieu lui a confié. S’il y a nécessité, c’est aux yeux de Paul seul dans le cadre de sa relation au Seigneur. Il ne peut se soustraire à cet appel, comme Jonas ne pouvait pas non plus se soustraire impunément à l’appel de prêcher à Ninive (on peut en citer d’autres encore : Moïse, Gédéon…). Mais aux yeux du monde, l’annonce de la Parole de Dieu n’est pas considéré comme une nécessité ! Je crois même que la nécessité de l’ordre que Dieu adresse à l’homme est précisément un facteur de libération vis-à-vis des nécessités de ce monde (mais on s’éloigne peut-être du sujet…) ! Alors, sauf à considérer que l’Etat est le porte-parole du Seigneur, et que le matraquage publicitaire que nous subissons depuis quelques mois au sujet du vaccin soit l’expression de la volonté divine, je ne pense pas pouvoir rapprocher la nécessité dont parle Paul de la nécessité qui nous bouscule actuellement.

    Enfin, je terminerai ce message déjà beaucoup trop long par le problème de la liberté, que vous avez eu raison de souligner. J’ai conscience qu’ici le terrain est glissant, tant le monde s’est saisi de ce mot pour en faire une idole, et écraser son prochain au son nom de tel ou tel droit à la liberté. Mais quand je regarde Christ, je vois un homme libre. Et oui, vous avez mille fois raison de citer le magnifique texte de Philippien : Jésus qui n’a pas regardé comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu, et toute l’aventure de la théodicée. Mais c’était justement là l’acte de liberté ultime de Dieu, que de se dépouiller de sa puissance pour servir (et mourir pour) les hommes et les femmes. Mais pour être capable d’un tel dépouillement, d’un tel renoncement à sa puissance (et donc à ses libertés !), encore faut-il avoir ce pouvoir, cette puissance. Or, ce que j’observe dans ma vie et chez mes proches, c’est l’impuissance à se défendre face à l’Etat, l’impossibilité d’agir sur telle ou telle décision politique. Je ne dis pas qu’il faut systématiquement s’opposer au gouvernement, je souligne simplement qu’en ce domaine, notre liberté est très limitée et cela ôte de la valeur à notre obéissance qui n’est dès lors plus un acte libre motivé par l’amour, mais un conformisme pur et simple. De même, je serais tout à fait d’accord avec le commité d’éthique si aucune pénalisation ne pesait sur les personnes qui choisiraient de ne pas se faire vacciner, s’il n’y avait pas une telle pression sur nos épaules, bref s’il s’agissait là d’un véritable acte libre pouvant donc exprimer mon amour du prochain. Mais voilà, nous vivons dans un monde révolté qui préfère placer sa confiance dans ses moyens techniques, quitte à écraser ceux qui ne partagent pas cette confiance prométhéenne. On peut accorder sa confiance en la technique, on peut proclamer cette confiance et s’aligner sur le discours de l’Etat, mais de grâce ne maquillons pas cela avec un discours chrétien sur l’amour du prochain et l’ordre de Dieu. Prenons les choses pour ce qu’elles sont, sans plus : une tentative humaine, donc limitée et faillible, pour esquiver la mort.

    Faut-il le préciser ? Ce que j’ai écrit là découle d’une position personnelle qui ne peut être normative (et qui est, de plus, relative à une situation donnée et donc susceptible d’évoluer). Ma seule ambition est d’avoir pu souligner ce qui me semble être une limite importante de la lettre du commité d’éthique en faveur de la vaccination. Si ces deux pavés (trois, peut-être quatre en comptant vos réponses) ont pu en amener un ou deux à se poser des questions et nuancer leurs prises de positions, je m’estimerai heureux. Pour ma part je vais continuer à méditer vos propos sur l’imitation du Christ et la recherche de la volonté divine hic et nunc. Il y a là une part de sagesse que je serais fou d’ignorer.

    • Cher Joseph,

      Merci pour le temps pris pour expliciter votre pensée. Votre raisonnement est parfaitement cohérent, mais votre argumentaire est au service de votre colère, dont l’épicentre est votre liberté (et celle de vos concitoyens).
      C’est ce que je trouve contestable, bibliquement parlant, comme je l’ai exprimé hier (nous échangeons ici sur le terrain de la foi, et du royaume de Dieu et pas sur celui des nations et des actions gouvernementales).

      Parce que c’est la gestion personnelle de sa liberté qui a provoqué la chute de l’homme : c’est la divergence de la manière de penser divine, qui comportait une restriction de la liberté, et donc un sacrifice à consentir. Bien sûr, c’est une question qui n’a rien à voir avec la situation actuelle au niveau du contexte, mais qui a tout à voir au niveau du principe spirituel.

      Nous ne pouvons pas envisager notre présence dans ce monde sous le signe d’une liberté qui nous permette d’être maître de notre destin. C’est le fondement de l’illusion spirituelle. Parce que le monde entier est sous la puissance du Malin (1 Jean 5/19). Nous devons donc intégrer et nourrir une autre vision de la liberté, qui n’est jamais pour le chrétien un objet à conquérir ou à défendre « si on te frappe sur la joue … si on te prend ta tunique … » (Matthieu 5/39). Aujourd’hui, même si je mesure bien ce qui peut me séparer de cette position en Christ — car être en Christ, c’est être aussi dans ce sentiment-là — je veux affirmer qu’elle est la position juste. Ce qui va donner un cadre spirituel à ma conception de la liberté, qui va influer sur ma manière de la vivre dans le domaine naturel.

      Il est impossible d’être un chrétien de Christ et manifester dans la rue pour la défense de sa liberté individuelle. Parce qu’on devrait être occupé à y renoncer pour Le servir. Et celui qui a renoncé à sa liberté pour Le servir, peut-on imaginer qu’il aura peur de la moindre restriction ? Certainement pas. Comme vous le disiez justement, celui qui a renoncé à sa liberté est celui qui est réellement libre.

      Les cris des chrétiens contre le passeport sanitaire sont la preuve, à mon avis, qu’ils n’ont pas encore compris à quel endroit le Seigneur les attend. Ils sont scandalisés : attitude naturelle compréhensive, mais spirituellement contestable. Comme je le disais hier, tout ça ne sent pas beaucoup la croix quotidienne, et donc ne peut pas sentir non plus le discours de disciple. Je ne dis pas que le disciple qui a renoncé à sa liberté, ou qui y travaille quotidiennement, ira ou n’ira pas se faire vacciner. Je dis qu’il percevra la question à partir d’une base différente que celle de la chair, qui peut être très prolixe et très spirituelle. Et la pierre de touche, ce sera une position sans violence et sans colère.

    • @Joseph :  » la porte est ouverte à la dictature » ?
      Aujourd’hui, 20 ans après les attentats du 11 septembre, je me souviens de tout ce qui a été dit sur le « Patriot Act » voté dans l’urgence et qui a donné les pleins pouvoirs à l’administration Bush pour traquer les terroristes. C’était hyper liberticide, dans un pays hypersensible au sujet (voir le recours au 2è amendement pour justifier le marché des armes en vente libre à n’importe qui). L’État s’est donné tous les droits, vraiment. Bilan 20 après ? Peanuts. Pourtant, ça sentait vraiment la dictature. Il faut peut-être se calmer. Dans un aquarium, les poissons voient tout avec un effet loupe. Et les ennemis sont comme des géants.

  • Bonjour Colibri,

    J’aimerais quand même faire remarquer que les poissons qui ne se sont pas faits piqués ne peuvent plus nager librement dans l’aquarium ou plus grave encore vont être privés de tout moyen de subsistance ! Il y a effectivement une aliénation qui est infligée à ceux qui ne veulent pas se faire injecter ce “poison “. Ce que je trouve choquant dans les propos de la commission d’éthique protestante évangélique, c’est qu’elle tient le discours officiel sur la vaccination et le présente comme étant vrai et digne de confiance ! S’il y a de la désinformation sur les réseaux sociaux, il y en a aussi dans les médias officiels ! C’est le tohu-bohu. En peu comme en Genèse 1:2 Et dans cet état de désordre et de dégénérescence, Dieu va agir par la séparation. Il sépare la lumière d’avec les ténèbres, les eaux d’avec les eaux par une étendue, les eaux d’avec le sec. Dieu avec Abraham va aussi agir par la séparation : le signe de l’alliance entre Dieu et Abraham est la circoncision qui consiste à trancher, à séparer ce qui est de la nature humaine de ce qui est de l’Esprit. Aujourd’hui encore dans cet épais brouillard actuel, Dieu va agir par la séparation de ce qui en nous est du raisonnement et comportement humain et terrestre d’avec ce qui est de la nature céleste qui a été implantée en nous et qui nous fait avoir les désirs de l’Esprit et marcher selon l’Esprit…

    Dieu est au-dessus des déterminismes et il nous est demandé de prier pour les autorités afin de pouvoir mener une vie paisible et tranquille ( 1Ti2:2) Et prier aussi avec véhémence pour tous nos frères et sœurs persécutés qui vivent déjà l’horreur dans leur vie quotidienne.

  • La suisse impose maintenant aux églises de demander le pass sanitaire pour les réunions de plus de 50 personnes.
    On va pouvoir se retrouver dans la situation suivante : un chrétien fidèle non vacciné (pour des raisons qui lui appartiennent mais qu’il est dangereux de juger) sera privé de la communion fraternelle alors qu’un chrétien charnel vacciné par exemple à la seule fin de pourvoir continuer à aller au cinéma ou toute autre activité mondaine pourra rentrer prendre la sainte cène.
    Seigneur !

    • Bonjour Michel

      Vous parlez d’un « chrétien fidèle non vacciné pour des raisons qui lui appartiennent mais qu’il est dangereux de juger » et je trouve cette phrase intéressante. Elle pourrait d’ailleurs se décliner à l’inverse : « un chrétien fidèle vacciné pour des raisons qui lui appartiennent et qu’il est dangereux de juger ». Bon je ne vois pas pourquoi vous avez choisi l’adjectif « dangereux » mais la vraie question n’est pas là : selon Romains 14, on ne devrait pas juger des choix des uns et des autres. Point barre.
      Mais je me pose une question : ailleurs, le même Paul encourage au jugement, à l’arbitrage et même à la sanction : « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous. » (1 Cor. 11 à 13).

      Il y a de quoi réfléchir, j’imagine ! Le dernier numéro de la revue Christianisme Aujourd’hui nous apprend que « 43% des habitants de Suisse auraient rompu leurs relations avec leurs amis, connaissances ou collègues de travail en raison de divergences profondes sur l’obligation vaccinale. Et 20% supplémentaires ont vu leurs relations humaines s’altérer pour cette même raison. Le thème du pass sanitaire et plus généralement celui des bienfaits ou des méfaits de cette vaccination est à l’évidence extrêmement clivant ». D’où peut-être le choix de votre adjectif …

      En réalité, nous devrions être en mesure de juger de tout, dans le sens de discerner : c’est la raison pour laquelle l’assemblée du Seigneur est la colonne et le soutien de la vérité (1 Timothée 3/15) : ça ne vaut pas seulement sur le plan doctrinal.

      Nous sommes prompts à dire que le monde va mal et que c’est la confusion partout, mais on voit une telle division parmi les chrétiens ! Ce n’est pas normal et je crois que ça pointe une chose très grave.
      Demain, dans 6 mois, ou plus, la vérité finira par apparaître : si le vaccin était dangereux ou pire, cela se verra. S’il était non dangereux et un bon moyen de protection, cela se verra. Et il faudra juger, dans le sens biblique du terme, mais également dans le sens pénal, car dans un cas comme dans l’autre, nous allons au-devant d’une fracture encore plus profonde que celle que nous vivons.

      Je ne crois pas que la vraie question soit la limitation de votre liberté d’aller au culte, Michel.

  • Pour ce qui est de l’efficacité du vaccin c’est tout vu : israel, précurseur en la matière ( ils vaccinent depuis décembre 2010) est en train de dire qu’il faudra une 4 éme dose!
    En attendant, tous ceux qui n’ont pas eu la 3 ère dose sont considérés comme … non vaccinés !
    De quoi faire dire tout ce qu’on veut aux chiffres.

    Et donc pour vous qu’on empêche le rassemblement de croyants au nom d’un vaccin ne vous pose pas question ?

    • Michel
      Votre communication sur Israël est au mieux incomplète et au pire malhonnête. D’après LaCroix (et bien d’autres) même si l’État Hébreu fait figure de bon élève de la vaccination, seulement 60% des 9,3 millions d’habitants ont reçu deux doses. La moitié des nouvelles infections se comptent parmi les 2,5 millions de jeunes qui ont pris le chemin de l’école début septembre. Plus de 2 tiers des cas graves sont à répertorier chez les personnes non-vaccinées dont une forte proportion se trouve dans les milieux religieux ultraorthoxes, très opposés.

      Sinon, pour vous répondre, je n’ai pas dit que les empêchements de rassemblement de croyants ne posaient pas de question, j’ai dit que la vraie question (spirituelle) était ailleurs. Par exemple, pour ceux qui se rassemblent pour devenir pire (et non pour devenir meilleurs), c’est plutôt une bénédiction (1 Cor. 11/17) !

      Plus sérieusement, on ne peut pas en même temps faire le constat d’une église refroidie, d’un christianisme mondain, d’un recul de la vraie foi, des désaffections, du manque d’engagement, de la volatilité des membres, et s’étonner qu’ils réagissent comme des gens à la mentalité mondaine dans un problème qui nécessiterait un vrai discernement, puisé sur ses genoux et pas sur les réseaux sociaux …

      Je ne connais aucun disciple de Christ à qui une restriction TEMPORAIRE pour protéger la collectivité ferait peur. L’homme spirituel est libre partout, rien ne peut entraver sa foi et son service. Son culte raisonnable, c’est d’offrir sa vie pour le service de la volonté du Seigneur (Rom. 12). Et un passeport sanitaire ne lui est ni nuisible, ni profitable. On ne devrait pas s’étonner que ceux qui jouent d’habitude à l’église, se retrouvent à jouer aujourd’hui aux chrétiens persécutés, alors que leurs privilèges ont été sauvegardés.

      • Bonjour,
        de quels privilèges parlez-vous ?
        Une soeur vient de perdre son salaire à cause de son refus de la vaccination, pourriez-vous lui dire qu’elle « joue » la persécutée ?
        Et quel genre de pasteur pourrait refuser l’entrée de son église à quelqu’un que le Seigneur a reçu ?

  • Bonjour Jérôme,
    Je suis d’accord avec toi, mais pour la question du  »TEMPORAIRE » cela n’en prend pas le chemin apparemment vu que l’objectif du gouvernement c’est l’immunité collective grâce aux vaccins, mais que ceux ci ce montre bien moins efficaces contre les variants.

    • Bonjour Michaël
      La question du TEMPORAIRE est tout à fait centrale. Je ne pense pas que ce soit ton cas, mais une partie du discours soupçonniste s’articule justement à cet endroit : le durable du pire. La transformation de la société, la dégradation des conditions de vie, le glissement dans le totalitarisme, par le fichage, la surveillance, la perte des libertés, etc.
      En fait, peu importe ce que font les gouvernements : aussitôt que nous aurons les bons signaux, la société de consommation reprendra ses droits et territoires, parce que c’est le poumon de nos économies, et le centre de gravité du Monde. Rien ne pourra arrêter ça. Déjà on parle de retirer le Pass Sanitaire des régions qui souffrent moins de contagions. Ce n’est pas de l’optimisme, ni même du calcul : c’est une bête évidence.
      Que le gouvernement vise l’immunité collective ou pas, il n’a qu’une hâte : que la vie reprenne normalement et que les gens dépensent, empruntent, et dépensent, même ce qu’ils ne possèdent pas.
      Nous sommes déjà entrés dans le temps de l’après crise, et il y a quelques ardoises qui vont faire du bruit, parmi les gestionnaires, c’est normal, mais aussi parmi les faux prophètes.

  • Avez-vous conscience qu’en annonçant la fin de la crise, la reprise de l’économie et une restriction temporaire des droits des non-vaccinés, si jamais la situation devait durer vous vous classez vous-même dans cette catégorie des faux prophètes ?

    • Bonjour Anonyme
      Vous dites : « Avez-vous conscience qu’en annonçant la fin de la crise, la reprise de l’économie et une restriction temporaire des droits des non-vaccinés, si jamais la situation devait durer vous vous classez vous-même dans cette catégorie des faux prophètes ? »

      J’imagine que vous devez faire référence à la réponse que j’ai faite à Michaël le 17/09, dans laquelle effectivement je disais :
       » aussitôt que nous aurons les bons signaux, la société de consommation reprendra ses droits et territoires, parce que c’est le poumon de nos économies (la consommation), et le centre de gravité du Monde. Rien ne pourra arrêter ça. … le gouvernement … n’a qu’une hâte : que la vie reprenne normalement et que les gens dépensent, empruntent, et dépensent même ce qu’ils ne possèdent pas. Nous sommes déjà entrés dans le temps de l’après crise, et il y a quelques ardoises qui vont faire du bruit, parmi les gestionnaires, c’est normal, mais aussi parmi les faux prophètes. »

      Je persiste et je signe. Ça ne fait pas encore de moi un faux prophète, car il faut que les visions se produisent ou ne se produisent pas, pour déterminer le statut de vrai ou faux prophète. Mais nous serons fixés bientôt ! Une chose est certaine : j’aurai assumé mes convictions au grand jour, je n’ai pas peur que mon nom soit accolé à mes convictions et je suis prêt à supporter les conséquences de ma foi. Je pense que nos convictions spirituelles doivent être portées de cette manière, et que nous devons mener nos combats dans cette lumière. Sinon que sommes-nous ?

      Lorsque je parle de faux prophètes, je parle davantage d’une dimension sociologique que spirituelle. Parce que dans la définition biblique, le faux prophète distille des enseignements en lien avec Dieu et l’adoration, pas seulement en faisant des prédictions. Ses enseignements trompent le peuple sur la nature de Dieu, sur son dessein, sa volonté pour l’humanité et sur sa personne.

      En écrivant ma phrase à Michaël, je pensais surtout à des influenceurs qui communiquent (et sur-communiquent) en prédisant de grandes catastrophes, comme par exemple la mort massive des personnes vaccinées contre la covid19 : parmi d’autres, le Dr Vernon Coleman, le Dr Vladimir Zelenko, et autres Trotta et Crèvecœur. La liste est longue, trop longue. Et le message est grave, pour ne pas dire gravissime. Personnellement, je ne le reçois pas comme une info parmi d’autres, à cause de sa résonance démoniaque. Il transporte des semences, et qui vont s’implanter dans les cœurs et les pensées. Que dire des chrétiens sensés qui accordent foi à ce type de message ? J’en connais. Pour moi c’est une immense tristesse. Et je ne peux pas rester sans réaction. Même si ce que je dois dire ne doit être entendu que par une seule personne, avec un prix très élevé, je dois le dire.

      Maintenant, si je devais avancer sur un terrain vraiment prophétique, je dirais en tout premier lieu que la pandémie de Covid19 est à classer parmi les jugements divins. Bien que nous soyons extrêmement réticents à considérer cette expérience sous cet angle, de manière psychologique et spirituelle, la chose ne fait hélas aucun doute. Adopter cette paire de lunette revient à voir l’ensemble des choses de manière différente, ce qui va créer une nouvelle perspective.
      Je crois que l’esprit de prophétie ne peut pas commencer par exprimer une autre pensée. De celle-ci découle toute interprétation spirituelle juste.

      Ce qui rend la chose si compliquée à comprendre (de vivre dans cette expérience du jugement), c’est que nous sommes entraînés dedans : il nous faut vivre cette expérience, qui est destinée au monde, alors que nous ne sommes pas du monde. C’est comme de devoir boire des eaux amères.
      Aucun des choix qui se proposent alors à nous ne sont bons. Tout est sujet à remise en question, tout est comme marqué. C’est le paradoxe de cette expérience du jugement, qui est faite pour désappointer et désorienter, pour remettre en question non pas la santé et la religion, mais plus largement : toutes choses. C’est un ébranlement. Et le pire de l’immaturité et de l’ignorance serait de se laisser aller à désigner des boucs émissaires, qui n’auraient pour vocation que de nous permettre de détourner les regards de la question du jugement, et à nous soustraire à notre propre responsabilité spirituelle : « si mon peuple s’humilie … ». Nous ne pouvons pas attendre du peuple qu’il le fasse : contentons-nous de nous remettre nous-mêmes en question. Ça suffira. Contentons-nous de revenir à l’Éternel. Dieu exauce ceux et celles qui reviennent à lui de tout leur cœur. Pas un seul d’entre nous n’est à l’abri de cette remise en question.

      • Vous dites que Zelenko et autres envoient un message démoniaque en disant que les vaccinés vont mourir.
        Que pensez-vous alors du ministre allemand qui dit que tous les non vaccinés seront morts à la fin de l´hiver ?

        • Bonsoir Michel J.
          Vérification faite, le ministre allemand de la santé, Jens Spahn n’a pas tout à fait dit ce que vous lui faites dire. Cette déformation est probablement involontaire, mais votre commentaire permet de clarifier. La punch line rapportée par les journaux français (je ne suis pas allé vérifier dans l’allemand) disait : « Vraisemblablement à la fin de l’hiver chacun sera vacciné, guéri ou mort» en raison de la propagation du variant Delta «très, très contagieux».
          Cette phrase signifie qu’à la fin de l’hiver, il n’y aura que 3 catégories de citoyens : ceux qui auront été vaccinés (et donc dans sa logique : protégés du pire), ceux qui auront contracté le virus et en auront guéri (parfois sans être vaccinés), … et tous les autres qui seront morts.
          De mon point de vue, c’est de la mauvaise communication, dont on saisit bien l’intentionnalité. C’est mauvais parce qu’il y a une quatrième catégorie : ceux qui ne seront ni vaccinés, ni guéris, ni morts et ni malades. C’est mauvais parce que dans les morts, il y aura des vaccinés.
          Jens Spahn est un de ces mercenaires de la politique comme on en trouve partout, y compris dans le christianisme : opportuniste et probablement beaucoup d’autres péchés, dont certains sont bien connus (il suffit de consulter sa page wikipedia).

  • Bonsoir Jérôme,

    Ce qui m’est venu à la pensée en vous lisant, c’est ce qu’a dit Daniel Steen dans un message en mai 2020 : Le monde est tombé dans un trou noir. Et un trou noir, c’est un piège à lumières.

    Vous, vous êtes très branché sur les lumières qui circulent parmi les influenceurs et vous avertissez, avec un prix très élevé comme vous le précisez, sur le fait que ces lumières-là sont bel et bien tombées dans le piège à lumières. De mon côté, j’aimerais insister avec conviction et en assumant mes propos sur le fait que ceux qui dirigent le monde et qui écrasent tous ceux qui sont d’un autre avis, sont eux aussi tombés dans le même piège à lumières. Je pense que le jugement de Dieu ne se trouve pas seulement dans l’envoi de ce virus naturel ou fabriqué par l’homme mais aussi dans la gestion insensée (en interdisant les traitements précoces par ex), désastreuse (avec des effets collatéraux effroyables) de cette pandémie. La vaccination enragée qui en découle fait partie de ce jugement de Dieu sur l’humanité corrompue. Il est indéniable qu’en temps normal, pareille vaccination avec autant de décès suspects et d’effets indésirables graves aurait été stoppée ! (Et il faudrait faire des autopsies comme 2 médecins allemands l’ont fait sur un certain nombre de patients décédés de n’importe quelle cause pour déterminer le nombre exact des victimes du vaccin)

    Pour en revenir au trou noir dans lequel est tombé le monde, Daniel Steen citait Ps 97 :11 “La lumière est semée pour le juste et la joie pour ceux dont le cœur est droit.” Si nous voulons cette lumière pour voir dans ce piège à lumières, disait–il, il faut entrer en communion avec le cœur du Père et sonder les écritures en profondeur pour permettre à ces petites semences contenues dans la lumière de grandir en nous.

    Votre conclusion (se remettre en question et revenir à l’Eternel de tout son cœur) m’a fait penser à Gen 49:22 ”Joseph est le rejeton d’un arbre fertile près d’une source. Les branches s’élèvent au-dessus de la muraille “ Si nous laissons Dieu nous former par les abaissements et les humiliations, et si la sève divine envahit tout notre être, alors nos branches s’élèveront par-dessus les murailles de la folie de ce monde…

    • Bonjour Lilli,
      Merci pour votre commentaire éclairé. « Ceux qui dirigent le monde » comme vous les appelez, sont ceux dont parle l’Apocalypse et qui passent « une heure avec la Bête » (17/12). Ils ne sont que pour un temps, et peu sont animés d’altruisme et de désintéressement personnel. Je ne pense pas que nous puissions nous attendre à ce qu’ils nous conduisent hors d’une crise comme celle-là (ou de la faim dans le monde, ou de n’importe quelle problématique structurelle) de manière sensée et juste. On comprend votre agacement ou votre irritation, mais à mon avis il ne faut pas passer trop de temps là-dessus.

      De même, pas besoin de recourir à un mythe conspirationniste (je ne parle pas de vous) pour dénoncer le chaos du monde. La cause première de l’effondrement du monde, ce n’est pas un complot des puissants, c’est tout bêtement le cœur de l’homme sans Dieu et son péché. Et ceux qui ont besoin d’une explication fantasmagorique prouvent qu’ils n’ont pas sondé la question du péché, et probablement pas celle de leur propre cœur. Je trouve ça triste de croire que sans les méchants au pouvoir, le monde irait mieux. Et que sans les coupables, il serait meilleur !

      Tant que l’homme non-régénéré n’accepte pas le jugement qui doit tomber sur lui, le juste rejet de Dieu, et qui est tombé sur Christ, il n’y a aucun espoir pour le monde. Et nous serons nous-mêmes des acteurs du chaos si nous ne sommes pas régénérés. Paul dit que nous sommes appelés à juger le monde (1 Cor. 6/2), mais ce n’est pas notre supposé amour de la justice et de la vérité qui nous rend éligible : c’est le fait que nous sommes en Christ ou pas. Morts au monde, ou pas (Galates 6/14). Et j’ai peur que beaucoup de ceux qui crient contre le monde, complotistes ou pas, ne reprochent au monde de détruire le monde auquel ils tiennent, en fait.

  • Je suis atterré par le comportement de beaucoup de chrétiens par rapport à cette pandémie : au lieu de participer de façon exemplaire à la vaccination proposée, ils résistent en cédant à tous les arguments complotistes existants.
    Ils y voient le début de l’Apocalypse et s’en réjouissent car ils pensent être du bon côté : ils devraient vérifier ce point, surtout quand leur comportement s’éloigne fortement de leur confession de foi.
    Ils sont très soucieux de leur santé : c’est légitime mais assez éloigné de l’esprit de sacrifice qui animait les chrétiens des premiers siècles.
    Sans faire de prophétie, je vous livre un scénario possible pour les 2 années à venir : le taux de vaccination plafonné à 70% n’empêchera pas l’arrivée d’un nouveau variant, qui décimera les non vaccinés. Les églises se retrouveront à moitié vides. Les plus anciens ne seront plus là (une sorte d’enlèvement mais pas l’Enlèvement) pour aider les jeunes générations à faire moins d’erreurs que nous. Ceux qui se retrouveront devant Dieu s’entendront dire qu’Il nous avait envoyé le vaccin ! (Un peu l’histoire de l’hélicoptère mais dans une version biologique).
    Ou peut-être seuls les non vaccinés subsisteront, mais dans ce cas la morale de l’histoire m’échappe.

  • Bonjour Marc,

    le taux de vaccination de la population française est actuellement de 74,9 % avec une dose et 76,6 % avec 2 doses pour l’ensemble de la population.
    Mais si on prends en compte la population ELIGIBLE (plus de 12 ans ), le taux de vaccination est de 89 % .
    Source Covid Tracker : https://covidtracker.fr/vaccintracker/

    On nous avait promis l’immunité collective a partir de 70%, puis 80 %…

    Je vous encourage à chercher sur le net le témoignage des Amishs américains dont notre président s’est copieusement moqué il n’y a pas si longtemps (on ne gagne rien à s’assoir en compagnie des moqueurs ). Certaines communautés ont atteint cette fameuse immunité. Comment ? En reprenant les rassemblements et la Cène ( et pas avec des petits gobelets !) des le mois d’avril 2020 et en s’en remettant à Dieu.
    Ils sont tous tombés malades. Mais aujourd’hui ils ont passé l’épreuve.

    Bonne journée

    • Bonjour Olivier : l’exemple des Amish est très intéressant effectivement. J’ai suivi le conseil et j’ai cherché à en savoir davantage : édifiant. On peut vraiment dire qu’ils sont protégés de diverses manières :

      – ils vivent confinés, finalement, dans la société.
      – par leur style de vie paysan : il est désormais scientifiquement prouvé que les enfants qui grandissent dans ces communautés sont largement protégés contre les affections respiratoires, et notamment l’asthme et d’autres allergies. En cause, un système immunitaire renforcé par leurs contacts permanents avec les microbes des animaux des fermes où ils vivent. Grâce à cette découverte, des scientifiques américains espèrent identifier des substances qui ouvriront la voie à de nouvelles stratégies pour prévenir l’asthme et les allergies.
      – Il est reconnu également qu’un membre de la communauté fait 6 fois plus d’exercice qu’un adulte américain moyen (!). Ils sont en meilleure forme, ne fument pas et ne boivent pas.
      – Ils mangent leur production (bio), pas d’obésité.
      – On joue collectif : les règles de distanciation sociales et gestes barrière ont été scrupuleusement respectés dans la communauté de Pennsylvanie en question.

      C’est vraiment un exemple. On parle donc d’une catégorie qui n’est comparable à aucune autre, dans nos sociétés « dégénérées » et c’est édifiant de rappeler effectivement que ce style de vie, inspiré de leur foi, les a protégés, finalement !

      Mais je ne sais pas si on peut dire que le MOYEN d’atteindre l’immunité collective, c’est de prendre la Cène, ça me semble un peu excessif.
      Un dernier détail : ils ne sont pas TOUS tombés malades. La communauté dont tu parles, celle de Pennsylvanie, a déclaré 90% de familles concernées par le covid à cause d’UN membre atteint. Pas de 90% de membres atteints (source ici).

      • Je n’ai pas dit que la Cène était l’antidote au Covid ….

        J’ai juste essayé de témoigner que ces gens ont à mon humble avis répondu correctement à la question « Faut il obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu ? » en continuant à se réunir « en présentiel » sans céder à la panique.
        Au moment ou le verset « Soyez soumis aux autorités » sert de paravent à toutes les lâchetés et tous les renoncements, ça fait drôlement du bien.

  • Bonjour Olivier,
    Google fait état d’un taux de vaccination complète pour la France de 68.5%. Leur source est Johns Hopkins University, la référence américaine en médecine. Apparemment les méthodes de comptage sont différentes. Le chiffre que j’ai utilisé, 70%, reflète le bon ordre de grandeur.
    Le taux d’immunité collective varie en fonction de l’agressivité du variant, d’où les chiffres en constante augmentation.
    Les Amish: beaucoup d’articles sur eux dont beaucoup de fake. En résumé, leur taux de mortalité non significatif serait dû à leur style de vie beaucoup plus sain que la moyenne des américains.
    Le Brésil a aussi essayé le laisser faire, avec des résultats mitigés.

  • Covid Tracker a pour source le ministère de la santé, c’est écrit sur leur site.
    Donc je maintiens que 89 % de la population éligible en France est vaccinée. Soit presque 9 personnes sur 10.

    Ma connaissance des amishes je la tiens aussi de lectures personnelles et de récits de frères qui sont allés les voir il y a deux ans.
    Ces gens sont des croyants.
    Je trouve admirable leur gestion de cette crise et le résultat est à la hauteur de leur foi. Tout ça sans confinement, sans pass sanitaire etc…
    Je ne sais pas ce qui s’est passé au Brésil mais je doute que l’on parle de la même chose.
    Mais je trouve triste que des chrétiens les dénigrent ou doutent de leur témoignage juste parce qu’elle ne cadre pas avec leur propre expérience .

  • Bonjour Olivier,
    En admettant que 89% des personnes éligibles soient vaccinées. Qu’est-ce qui justifie aux 11% restant de ne pas participer à l’effort collectif ?

    • Salut Marc,

      les objections sont nombreuses, tellement en fait qu’on se demande pourquoi elles ne sont pas entendues.
      Quelques unes parmi tant d’autres :
      – un nombre incalculable d’études montre que les vaccins protègent beaucoup moins que prévu et qu’ils n’empêchent que peu la transmission. Evidemment le gouvernement cite toujours les études les plus favorables à son argumentaire.
      – la Suisse vient d’ouvrir son certificat Covid au gens qui peuvent prouver par une simple prise de sang qu’ils ont des anticorps. En effet, si j’ai des anticorps, pourquoi me faire piquer pour un produit qui ne protège que 6 mois ?
      Pourquoi sont-ils à ma connaissance les seuls à le faire ?
      – malgré les mensonges du gouvernement, les vaccins sont toujours sous AMM conditionnelle. Ce n’est pas de nature à créer la confiance.
      – les effets secondaires ne sont pas encore connus (1 an de commercialisation ce n’est pas assez) . Les effets à long terme encore moins.
      – etc, etc…

      Je précise que TOUS mes autres vaccins sont à jours, que j’ai déjà reçu 2 fois le vaccin contre la fièvre jaune, ce n’est donc pas de la mauvaise volonté de ma part.
      Mais surtout, en priant au sujet du covid en mars 2020, j’ai reçu la paix au sujet de cette peste. Ma vie est entre les mains de Dieu, avec ce vaccin je n’ai rien de plus.

  • Bonjour Marc ,

    L’annonce d’une 3ème dose obligatoire pour les plus de 65 ans ne souffrant pas de comorbidités et désireux de conserver leur précieux sésame d’ouverture à la vie sociale devrait nous faire réfléchir : C’est vraiment étrange. Au début de la campagne de vaccination les personnes à risques étaient systématiquement contactées par leur médecin pour les pousser à la vaccination car ce sont elles qui sont en danger de mort en contractant la covid. Donc si cela fait plus de 6 mois qu’elles sont vaccinées, elles sont à nouveau en danger. Et là, Mr Macron ne s’en inquiète plus pour elles ! Pourquoi ? A-t-il peur qu’elles ne succombent toutes à la troisième dose ?

    Et les moins de 65 ans qui sont vaccinés depuis plus de 6 mois et qui donc à priori ne sont plus protégés par leur 2 doses, doivent -ils désormais compter uniquement sur leur système immunitaire naturel pour faire face à la 5ème vague prophétiquement annoncé ? Quel avantage ont-ils alors par rapport aux non vaccinés ?

    D’autre part, j’aimerais faire remarquer que le fait que certains antivax se hasardent à faire des prédictions chiffrés et datés dans le temps ne rend absolument pas ces injections sans danger à long terme et des effets secondaires à court terme ont déjà été signalés. Mr Blachier a dit : “ On sait qu’en pharmacovigilance, ils ne sont pas tous rapportés. Parfois un rapport de 1 à 10 ou 1à 100”

    J’aimerais aussi qu’on m’explique comment on peut atteindre l’immunité collective par un vaccin qui n’empêche ni de contracter la maladie ni de la transmettre. Simple question de bon sens. L’immunité collective par la vaccination, un miroir aux alouettes ? Une propagande vaccinale basée sur un mensonge ? S’être sacrifier soi-même pour une tromperie à l’échelle planétaire ?

    Et toutes les églises ne seront pas vidées de leurs membres si tous les non vaccinés meurent cet hiver car dans les églises de mon milieu, ces derniers sont une espèce rare en voie de disparition.

  • Bonjour Jérôme,

    Ce qui me choque particulièrement dans cette crise sanitaire, c’est l’extrême arrogance de ceux qui dirigent le monde et nous martèlent que le retour à la vie normale dépend uniquement de notre soumission à la vaccination. (Des virus à venir sont déjà prédits par Bill Gates) (Et les pilules Molnupiravir sont paraît-il le Mal du pire à venir) Par leur fierté d’avoir réussi à trouver l’antidote, un miracle de leur science, ils n’ont plus aucune gêne pour se placer au-dessus de Dieu en proclamant leur toute puissance à laquelle le monde entier doit se soumettre. N’est-ce pas là l’esprit de l’antichrist ? Et les 2 cibles visées par le diable sont Israël et l’église. Alors est-ce un hasard si Israël a été choisi comme laboratoire par Pfizer ? N’est-ce pas aussi le moment pour l’église de prendre ses distances par rapport à tous les discours de ces hommes arrogants ? “ Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous “. Ro 1 :23 Et cette parole est valable aussi pour tous ceux qui racontent des sottises sur internet. Rapprochons-nous du Seigneur. Il est la Sagesse. ” Or c’est par Lui que vous êtes en Jésus Christ qui, par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption “ 1 Cor1 :30

    • Bonsoir Lilli,
      Merci pour votre commentaire. Votre analyse coche pas mal de cases prophétiques et spirituelles, c’est la raison pour laquelle beaucoup s’y retrouvent. La plus belle case, c’était celle de la marque de la Bête, mais il semble qu’elle n’ait pas tenu la distance et que la plupart admettent désormais que ce n’est ni le covid, ni les mesures sanitaires. Pourtant, il faut le reconnaître, ça semblait coller. J’en parle ici depuis 2009.

      Ce que vous percevez comme de l’arrogance de ceux qui nous gouvernent correspond à votre filtre personnel. Ce n’est pas mon cas, par exemple, et il me semble (je peux me tromper) que ce n’est pas le cas non plus de la très grande majorité. Bon, ça ne prouve pas que vous avez tort.
      Comme pour la marque de la Bête, c’est vrai que la configuration actuelle peut ressembler, sous certains aspects, à ce qu’on peut comprendre de l’action de l’esprit de l’antichrist. Mais vu de ma fenêtre, on est très loin du compte. Je ne vois pas où est la question de l’adoration, qui est centrale dans l’action de l’esprit antichrist (la marque est une question d’adoration). Le texte de l’Apocalypse (ch. 13) parle de l’admiration des peuples, mais aussi et surtout d’adoration. Perso je pense que tout ça est un bel écran de fumée, et ne pèse pas bien lourd devant le poids grandissant de l’immoralité, les lois iniques et la destruction des identités masculines, féminines, jusque dans le cœur des enfants. Il faut peut-être revenir à la notion biblique du péché, et de ce qui a déclenché les jugements de Dieu comme le Déluge, ou la destruction de Jérusalem.

      Vous dites que ceux qui dirigent le monde sont fiers du miracle de leur science (je pense que vous parlez du vaccin) mais je ne vois pas où est le miracle. Car les vaccins ne sont qu’un pis-aller, c’est un bien piètre miracle. En réalité, les hommes font ce qu’ils peuvent pour faire face à leurs menaces, de la même manière que Caïn a construit une ville : ça rassure, ça fait baisser le chômage, mais ça ne règle rien. Si Dieu vise quelque chose dans cette affaire, qu’est-ce que c’est ? La justice dans le monde ? Soyons sérieux.

      Demain il surviendra autre chose puisque nous savons que les douleurs de l’enfantement sont peut-être le vrai évènement de la fin. Les vagues de jugements sont destinées à ramener les brebis dans la maison. Alors quand vous verrez ces choses arriver, relevez la tête. Parce que nous avons tous besoin de nourrir et renouveler notre espérance, et non de nourrir et de renouveler notre désespérance.

      • Bonjour Jérôme,

        Daniel Steen donne des éléments de réponse dans son message “une étrange pluie de poussière “ à la question : Que vise Dieu dans cette crise sanitaire qui de prime abord n’a rien à voir avec la foi en Christ ? Je vous les livre au travers du filtre de ce que j’ai retenu du message.

        “ De32 : 21 “Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, ils m’ont irrité par leurs vaines idoles …23 J’accumulerai sur eux les maux, j’épuiserai mes traits contre eux. Ils seront desséchés par la faim, consumés par la fièvre et par des violentes maladies. J’enverrai parmi eux la dent des bêtes féroces et le venin des serpents. “ Dieu est irrité par le comportement de son peuple et cette secousse actuelle a pour but de les ramener à Lui.

        Et si tout est confus dans la situation actuelle, c’est parce que c’est voulu par Dieu. So1 : 17“Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Eternel. Je répandrai leur sang comme de la poussière et leur chair comme de l’ordure.”

        Na 1 :2 L’Eternel est un Dieu jaloux, Il se venge, Il est plein de fureur Na1 :3“L’Eternel marche dans la tempête, dans le tourbillon. Les nuées sont la poussière de ses pieds.” Dans son irritation, le Seigneur nous a envoyé la tempête, c’est à dire une nuée de poussière. Et la poussière, c’est la nourriture du serpent. Gen3 :14 “ L’Eternel Dieu dit au serpent : tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.” Donc ce qui nous arrive c’est une manifestation de la jalousie et de la colère de Dieu qui donne à Satan de la poussière à manger à savoir du sang des hommes, des vies décimées comme dit il est dans So1 :17b .

        Il est dit dans 1 Pi4 :17 que le jugement de Dieu va commencer par la maison de Dieu. Il faut donc que nous n’excitions plus la jalousie du Seigneur ni par nos pensées, ni par nos comportements Il y aura encore d’autre secousses. Il nous faut apprendre dès aujourd’hui à faire entièrement confiance au Seigneur pour le lendemain. “

        C’est très édifiant.

  • Bonsoir Jérôme,
    Je n’ai pas évoqué la marque de la bête, J’ai juste dit que l’esprit de domination mondiale et d’imposition d’un vaccin nocif présenté avec beaucoup d’aplomb comme étant la panacée était un esprit démoniaque.
    Ensuite, c’est vous- même qui aviez fortement appuyé ceux qui présentaient le vaccin comme un miracle de Dieu et qui disaient que Jésus serait pour le vaccin. Apparemment, vous avez retourné votre veste sur ce point là.

    • Bonjour Lilli,
      Je n’ai jamais écrit que le vaccin était un miracle, mais j’ai dit que beaucoup priaient pour une solution face à une pandémie meurtrière, et que le vaccin (comme les traitements d’ailleurs) pouvaient être compris comme un exaucement. Dieu étant miséricordieux et compatissant à nos souffrances, comme chacun sait, je n’ai pas besoin de citer ici des versets bibliques ! Je le crois toujours. Et je continue de penser que nous avons tort de spiritualiser à l’excès ce qui relève du simple bon sens, sinon il faudrait peut-être le faire aussi avec le carburant de nos voitures et nos émanations de particules fines qui tuent paraît-il entre 40 000 et 100 000 personnes chaque année rien qu’en France. Est-ce que vous ne trouvez pas ça démoniaque ?

      Depuis le début je le répète : il n’existe pas de médicament auxquels nous recourons tous à un moment ou à un autre qui soit un produit parfait. Et toute la pharmacopée peut avoir des effets secondaires, y compris les produits anodins comme le paracétamol, qui cause des décès chaque année. Et je n’ai jamais entendu personne sur ce blog vitupérer contre les chimiothérapies, ni contre la pilule abortive. Et je continue d’affirmer – et je ne suis pas prêt d’arrêter – que c’est bien davantage le déséquilibre moral de la société, mais aussi des chrétiens, qui est la cause de la colère de Dieu, comme le montrent très bien les Écritures, en long, en large et en travers.

      • Bonjour Jérôme,

        Je suis entièrement d’accord avec vous “que c’est bien le déséquilibre moral de la société, mais aussi des chrétiens, qui est la cause de la colère de Dieu, comme le montrent très bien les Écritures, en long, en large et en travers.”

        Je considère, et en cela que nos avis diffèrent, que ce vaccin n’est pas une réponse aux prières, mais qu’il fait partie des fléaux de la colère de Dieu sur l’humanité. Je pense que ce vaccin tuera à long terme plus de personnes que la covid elle-même en affaiblissant le système immunitaire, en générant des micro thromboses, des micro inflammations, des maladies auto immunes voire des cancers. Et cette liste de dégâts causés n’est pas exhaustive…

        Ce qui est démoniaque c’est cette volonté despotique d’imposer à tous cette injection en étouffant, réprimant tout avis contraire, même par la violence et des mesures répressives privant les récalcitrants de leur moyen de subsistance. Et je trouve cela très grave.

        Nous sommes des pierres vivantes et Dieu peut se servir de l’irritation que suscite en moi ces avis divergents pour me tailler, m’ajuster, me polir afin que la pierre que je suis s’intègre harmonieusement dans l’édifice, le temple de Dieu que nous sommes.

  • Est-ce que l’adoration n’est pas présente dans cette histoire ?
    Le mot grec ou hébreu traduit par « Adorer » signifie aussi se prosterner.

    Esaie dit : « Le pays est rempli d’idoles; Ils se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, Devant ce que leurs doigts ont fabriqué. » Esaie 2:8
    N’est-on pas dans le cas typique d’une prosternation dans le sens ou l’on cherche son SALUT avec ce vaccin fabriqué de mains d’hommes ? (j’ai entendu le terme dans la bouche de nombreux journalistes)

    En tous certains y ont mis leur foi, leur confiance.

    Alors que Dieu dit :
    Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
    Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, De la peste et de ses ravages. Il te couvrira de ses plumes, Tu te réfugieras SOUS SES AILES ; Sa vérité est un bouclier et une cuirasse.
    Tu ne craindras ni la terreur de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour,
    Ni la peste qui marche dans l’obscurité, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
    Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite, Rien ne t’atteindra
    Psaume 91
    Le croyez-vous ?

    « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins SOUS SES AILES, et vous ne l’avez pas voulu ! » Matt 23

    • Olivier, c’est vrai qu’on peut voir l’adoration sous l’angle que tu présentes.
      L’adoration doit se manifester par une obéissance pratique et une confiance concrète, et ton interprétation du Psaume 91 est très respectable. Et je t’encourage dans ta foi. Ton témoignage aussi est important. Tout témoignage qui est sans risque et qui ne coûte rien est d’une piètre valeur. Donc si tu avances dans cette foi-là, elle doit être respectée et entendue.

      En ce qui me concerne, je n’ai pas vu et ne vois pas les choses sous le même angle. Pour moi il y a aussi peu de choses à voir entre l’adoration et le vaccin, qu’entre l’adoration et un traitement d’antibiotiques. Ou entre l’adoration et l’utilisation d’un smartphone … et pourtant, si on cherchait bien, ont trouverait sans doute des pièces à verser au dossier !

      À mes yeux, ça fait partie d’un plan/niveau sur lequel le Seigneur me laisse décider, et ne me fait pas de reproches. Simplement les conséquences ne seront pas les mêmes. Et c’est vrai que des notions d’impatience, de confort et de peur peuvent pousser les gens chez les médecins. C’est triste, mais ça ne me semble pas vraiment condamnable, c’est la condition humaine. Au-delà de tout ça, et sans jeter aucun discrédit sur ta position, il me semble qu’on peut et qu’on doit s’interroger sur la résonnance d’un enseignement qui opposerait le psaume 91 à un recours à la médecine, dans le sens d’un subtil blocage, d’un interdit. Le monde chrétien qui est devant nous est constitué d’une matière vivante et en évolution constante. Et ceux qui sont forts dans la foi doivent apprendre d’une part à exprimer sans nuance leur foi (on en a besoin), mais aussi à prendre garde à ceux qui sont faibles dans la foi, et qui sont là, eux aussi. Exercice pas facile, plutôt pastoral, pour le coup. « Il mène doucement celles qui allaitent » (Es. 40/11 Dby).

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